Partagez|

NOAH ♠ Unexpected confession

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Phoenix V. Mumford
avatar
Empire State of Mind
▌INSCRIT LE : 21/04/2014
▌MESSAGES : 413
▌AGE DU PERSO : 27
▌ADRESSE : 1296 Kermit Place #202, Kensington
▌CÉLÉBRITÉ : Emilie de Ravin
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: NOAH ♠ Unexpected confession Jeu 4 Sep - 17:11


Unexpected confession




Par un beau matin de ce début de mois de septembre, Phoenix se dirige vers son travail, où une journée chargée l'attend. Elle ne savait pas trop expliquer pourquoi les problèmes se concentraient sur des lapses de temps concentrés comme cela, mais c'était bien le cas. Au moins, cela lui permettait de penser à autre chose. Cela faisait bien une semaine que Yohan était parti, ne lui donnait aucune autre explication qu'un "je pars de New York", si sec qu'il sous-entendait qu'elle ne devait pas chercher à en savoir plus. bien sûr, elle avait tenté de l'appeler, pour savoir s'il allait bien, mais visiblement il ne souhaitait pas lui répondre. Elle le vivait mal, mais ne s'en morfondait pas. Après tout cela faisait bien plusieurs semaines qu'ils se voyaient à peine, à tel point qu'elle s'était plusieurs fois demandée s'ils étaient encore ensemble. Mais cela faisait très mal, cette sensation d'abandon était particulièrement exécrable.

Sauf que Phoenix se voulait une femme forte, qui n'avait pas besoin de lui. Elle ne ressentait plus grand chose pour lui, du moins elle s'en persuadait. Peut-être que si elle le voyait, cela serait différent, mais elle était à la fois tellement en colère contre lui et déçue par lui, que cela masquait tout autre sentiment. Alors elle tentait de vaquer à ses occupations, pour oublier la déception et la douleur. Ainsi que la solitude, qu'elle détestait énormément. Au boulot, elle ne risquait pas vraiment d'y penser un seul instant. Elle était aujourd'hui sur plusieurs enquêtes, notamment celle du meurtre d'un homme de 50 ans, d'une richesse assez impressionnante. L'analyse de la scène de crime avait conduit à la découverte de cheveux appartenant au fils de cet homme. Il était impossible à joindre au téléphone, du coup Phoenix et un collègue se déplacèrent à son appartement.Ils y entrèrent de force, mais il n'y avait personne. Les deux policiers firent le tour de l'appartement par sécurité, et Phoenix découvrit un bébé, d'environ 1 an, sur le lit double de la chambre principal. Par peur qu'il ne tombe, elle se saisit du bébé. Il fallait vraiment être inconscient pour le laisser ainsi. Un rapide examen de la chambre la mena devant des photos de famille, le fils qu'ils cherchaient était avec une jeune femme, et ce bébé. Elle n'eut pas vraiment le temps de se demander où la mère était, que son collègue lui transmis une nouvelle qu'il venait d'avoir au téléphone : la femme du meurtrier présumé venait d'être retrouvée morte, à première vue, elle avait sauté d'un pont. Encore une sombre histoire qu'il allait falloir éclaircir. Ayant toujours le bébé dans les bras - ce qui étonna son collègue - ils continuèrent le tour de la chambre, pour y trouver de façon assez évidente, des sachets de drogue. L'environnement n'était clairement pas propice pour ce bébé, d'ailleurs sa chambre à lui paraissait bien pauvre en mobilier adapté, il n'y avait qu'un petit berceau, une vague table à langer et quelques peluches éparpillées au sol. Un autre examen rapide précisa qu'il y avait des taches de sang au sol.

Le sort et la santé de cet enfant inquiéta la jeune femme - entre instinct maternel et conscience professionnelle, il ne pouvait pas en être autrement. Il pouvait avoir été maltraité, voire laissé à lui-même depuis trop longtemps. Dans ces cas là, elle avait un réflexe, appeler Noah, un pédiatre qu'elle consultait pour toutes les affaires concernant de jeunes enfants. Elle appela son secrétariat, et obtint un rendez-vous dans l'après-midi. A force, ils la connaissaient et parvenaient à lui trouver quelques trous entre deux rendez-vous, car son intervention était plutôt urgente. L'examen de ce bébé pourrait à la fois lui assurer une bonne santé, mais aussi aider à l'enquête, s'il s'avère qu'il a été maltraité, cela serait un élément de plus contre le meurtrier présumé. En tous cas, il serait poursuivi pour maltraitance envers ce bébé, cela était presque certain, et Phoenix y veillerait personnellement. Avant de partir de cet appartement, elle attrapa (après avoir tout pris en photo) le cosy du bébé, une couverture sur laquelle était brodé le prénom de Jason - un rapide test confirma que c'était le prénom de ce joli petit bébé - et un doudou. Cela sembla lui faire plaisir, et Phoenix se surprit à lui sourire en retour, lui qui était si adorable. Pourtant elle n'aimait pas tant les enfants que cela, mais la situation de celui-ci l’émouvait particulièrement, elle espérait pouvoir contribuer à sa guérison.

Elle l'installa donc dans la voiture, lui ayant donné du lait qu'elle avait acheté sur le chemin. Ils rentrèrent à la station de police déposer leurs rapports, et puis il était déjà l'heure de partir au rendez-vous avec Dr Noah Lieben-Weiss. La jeune femme installa donc le petit Jason du mieux qu'elle put avec le cosy dans la voiture. Le bébé ne disait pas grand chose, à part quelques pleurs de temps en temps, que Phoenix parvenait à calmer à force de petits calins. Cependant, quand elle touchait son bras gauche et sa nuque, le bébé se mettait automatiquement à pleurer, comme s'il y avait eu des douleurs à ces endroits. Cela inquiéta la jeune femme, qui avait donc hâte d'avoir l'avis de ce pédiatre qu'elle commençait à connaître à force de le fréquenter professionnellement. Il était en plus fort sympathique, et il faut le dire très séduisant, alors malgré la gravité de la situation, elle aimait lui rendre visite. Un jour elle espérait qu'ils pourraient se voir dans un cadre moins oppressant.

En quelques instants elle fut au centre médical où il travaillait. Elle sortit avec le bébé Jason toujours dans le cosy, avec son doudou. Dans la salle d'attente, elle le sortit de son cosy, car il commençait à geindre un peu, comme s'il pouvait exploser en pleurs quelques instants après. Elle n'était pas la plus à l'aise avec les enfants, mais le lien d'abandon qui les liait semblait faciliter les choses. Elle le câlina alors tout délicatement. Après quelques minutes d'attente, Noah sortit de son bureau pour venir l'appeler. Elle sourit en le voyant, se levant avec Jason dans les bras, le cosy dans l'autre main. " Salut Noah ! Alors qu'il la fit entrer dans son bureau, elle lui fit la bise, ils se connaissaient depuis suffisamment longtemps pour se saluer ainsi. " Comment tu vas ? " Elle ne posait pas la question que par politesse, désirant vraiment connaître la réponse, car plus que des relations professionnelles, il lui semblait bien qu'ils étaient amis. Attendant la réponse, elle posa le cosy sur une des chaises, et y allongea à nouveau Jason, qui commençait à beaucoup gesticuler dans ses bras. N'ayant pas trop l'habitude, elle pensa que c'était parce qu'il en avait marre.
Revenir en haut Aller en bas
http://hypermusicality.wordpress.com
Raylan L. DeWitt-Brown
avatar
Empire State of Mind
▌INSCRIT LE : 06/10/2013
▌MESSAGES : 621
▌AGE DU PERSO : 31
▌ADRESSE : uc.
▌CÉLÉBRITÉ : justin timberlake.


MessageSujet: Re: NOAH ♠ Unexpected confession Jeu 4 Sep - 22:39

Plus je passe du temps à l’hôpital et plus je me rends compte que les salles d’attente ne désemplissent pas. Mon carnet de rendez-vous est plein et je ne parle pas de ceux de mes collègues, toutes spécialisations confondues. Nous manquons cruellement de personnels, comme partout ailleurs, mais on le ressent encore plus lorsqu’on enchaîne plusieurs heures d’affilées. Cela ne me dérange pas outre mesure, j’aime énormément ce que je fais, mais lorsque je me sens trop fatigué, je m’arrête : une grosse fatigue pourrait me faire commettre une grosse erreur et si cela devait arriver, je crois que je ne pourrais pas me le pardonner.
Alors mes collègues me demandent souvent pourquoi je ne sors pas davantage, pourquoi je ne vais pas plus en soirées avec eux, mais c’est simplement parce que je n’en n’ai ni la force ni l’énergie. J’ai besoin de reprendre mon souffle, de faire des longues nuits pour être opérationnel le lendemain. Il arrive parfois que je bosse tous les jours, même lors de mon repos ; s’il y a une urgence avec un patient que je suis, je ne réfléchis pas des heures, j’abandonne tout et je retourne au travail. Je ne sais pas si cela fait de moi un meilleur pédiatre, mais je me sais investi. J’aime trop ce que je fais pour me morfondre de toutes ces heures de congés perdues.

Alors lorsque ma secrétaire m’annonce que Phoenix viendra un peu plus tard, je ne m’offusque pas à l’idée de me dire que je prendrais ma pause plus tard. Je sais que c’est une urgence. C’en est toujours une, lorsque la jeune femme me ramène un enfant, qu’il soit en bas âge ou non. Je suis toujours disponible lorsqu’elle le demande et le secrétariat le sait parfaitement. Elle case toujours un rendez-vous entre deux ou même lorsque ce n’est plus vraiment l’heure.

Mais avant que la jeune femme n’arrive, je continue mes consultations avec toujours ce même ton rassurant envers les plus jeunes parents qui paniquent, envers les enfants qui pleurent parfois et qui me craignent. Je sais toujours être souriant. Je les amuse quelques instants et ils me font ensuite confiance. Être pédiatre ce n’est pas seulement diagnostiquer des maux et des maladies, c’est aussi mettre à l’aise des enfants qui n’ont pas toujours une belle vision de ces cabinets médicaux ou de l’hôpital, en règle générale. Ce n’est jamais un endroit où on aime se rendre.

Une fois les derniers patients partis, je fais une petite pause de quelques secondes, je bois une longue gorgée d’eau et me lève pour ouvrir la porte. J’invite Phoenix à entrer et je la vois qui s’approche avec un enfant dans les bras, cosy dans l’autre main. Je m’écarte afin qu’elle passe et lui fait la bise. Je ferme la porte derrière nous et retourne derrière mon bureau. Je fais attention aux gestes et mes yeux se posent sur le bambin.

« Je vais bien, je te remercie. Et toi ? » J’imagine que son travail ne doit pas être facile. Non, en fait, je le sais très bien. Rien qu’à l’idée qu’elle découvre des choses horribles me fichent droit dans le dos. Je n’aurai pas pu faire un tel travail. Je ne dis pas que le mien est plus simple, il y a aussi des mauvaises journées et des mauvaises nouvelles, mais elles sont moins nombreuses.

J’attrape un dossier pour mon tout jeune patient, passage forcément obligatoire. Même si je n’ai pas toutes les informations, je me dois de le faire. « Tu connais son prénom ? Son nom ? » Je lui demande en attrapant un stylo. Je procède d’abord ainsi et ensuite, je vais faire un examen de cet enfant, espérant sincèrement qu’il n’ait rien. « Lorsque tu l’as trouvé, comment était-il ? » Il est important de savoir comment les parents l’avaient laissé. S’il se portait bien. S’il pleurait. Ce genre de choses qui semblent presque anodines mais qui ont une grande importance en réalité.
Revenir en haut Aller en bas
Phoenix V. Mumford
avatar
Empire State of Mind
▌INSCRIT LE : 21/04/2014
▌MESSAGES : 413
▌AGE DU PERSO : 27
▌ADRESSE : 1296 Kermit Place #202, Kensington
▌CÉLÉBRITÉ : Emilie de Ravin
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: NOAH ♠ Unexpected confession Ven 5 Sep - 16:29


Unexpected confession




Parmi les choses que Phoenix pouvait voir au quotidien en tant que flic, la maltraitance ou l'abandon d'enfants était toujours douloureux. Elle se demandait bien comment des gens pouvaient leur faire tant de mal, alors que eux étaient si innocents. Non, elle n'était pourtant pas de celles qui rêvaient absolument d'avoir une ribambelle d'enfants. Mais elle était toujours choquée par ce genre de situations. C'était pour cela qu'elle avait instauré ces rendez-vous avec Noah, le pédiatre qui permettait de prendre soin d'eux, avant parfois de les remettre à de la famille ou les services sociaux, ce qui n'était jamais chose aisée, mais il le fallait. Là, ce petit Jason l'inquiétait. En  somme, ils allaient probablement devoir le confier pour une nuit ou deux aux services sociaux, afin d'élucider vraiment toute la vérité sur ce qui semblait être un drame familial, avant d'éventuellement aider un membre de sa famille à l'adopter. Elle espérait qu'il n'allait pas se retrouver seul, car cela devait être horrible à vivre. Elle ne cessait de faire des allers et retours entre leurs deux situations, et la solitude la frappait aussi.

Noah l'avait gentiment accueillie. Il lui avait toujours dit que sa porte était grande ouverte, et elle le remerciait vivement. Mais elle avait toujours peur de déranger aussi. Il l'assurait du contraire, mais elle ne pouvait s'empêcher d'y penser en voyant ce monde dans la salle d'attente. Pourtant, quand elle lui posa la question de savoir comment il allait, il répondit qu'il allait bien et lui retourna la question. " on va dire qu'on fait aller... " Elle ne put que sourire faiblement, ne voulant pas l'embêter avec ses histoires, lui qui avait tant d'autres choses à faire. Et puis, il enchainait déjà, prenant un dossier pour ce petit bébé, lui demandant si elle en connaissait le nom. " Il s'appelle Jason Merthews ! Pour tout te raconter, on a retrouvé son grand-père, un richissime homme d'affaires, mort, avec autour de lui des indices menant à son fils. On a été à son appartement, et j'ai trouvé le petit Jason seul sur le lit double, sans aucune protection. Il gigotait beaucoup, et dès que je suis entrée dans la pièce il a pleuré. Il s'est un peu calmé, mais depuis que je suis avec lui, il pleure par intermittences. On sait pas combien de temps il a été seul, on sait juste qu'on a retrouvé sa mère morte aussi, apparemment elle se serait suicidée. Et son père est introuvable. On a regardé dans la chambre de Jason, où il y avait assez peu de jouets et de meubles pour bébé, et on a vu de petites taches de sang par terre... J'espère qu'il a rien, mais on a aussi retrouvé pas mal de sachets de drogue dans l'appart, j'ai peur que les parents en aient pas vraiment pris soin... Et dès que je le touchais vers le bras gauche et la nuque, il pleurait assez fort, je sais pas s'il n'y a pas quelque chose par là..." Elle avait tentée d'être la plus claire possible pour donner tous les éléments à Noah, pour qu'il s’occupe au mieux du bébé. C'était un peu difficile pour elle qui n'y connaissait rien. Peut-être qu'en fait il pleurait parce qu'elle s'en occupait mal. Elle faisait ce qu'elle pouvait, mais elle n'était pas sa mère, et encore une fois n'avait pas d'enfants donc elle ne savait pas comment s'en occuper.

Elle s'était levée, pour rester à côté de Jason pendant que Noah l'examinait, histoire d'être au fait de ses conclusions. Le bébé l'avait regardée de ses grands yeux, et avait pris dans sa toute petite main un de ses doigts. " On devrait pouvoir retrouver de sa famille qui accepterait de l'adopter et de bien s'occuper de lui, mais d'abord on doit tirer notre affaire au clair. Le pauvre, ses deux parents l'ont laissé seul quand même... A quel moment tu peux faire ça à ton bébé ? Je comprends pas... " Et là, d'une façon qui étonna même la jeune femme, les larmes vinrent embuer ses yeux. Sans plus attendre, elles coulèrent sur ses joues. La situation de ce bébé la touchait, mais ce n'était pas cela. Elle se retrouvait dans cet enfant, et sa situation d'abandon. Elle aussi avait été laissée sans plus d'information. Et d'un coup, elle aussi se sentait seule, sans plus d'avenir. Elle avait l'impression que personne ne voudrait plus d'elle. Elle le prenait aussi très personnellement, dans le sens où elle n'avait pas su retenir Yohan, elle ne devait pas être assez bien pour cela. Du coup, elle fondait en larmes. Une crise qu'elle n'avait pas forcément pu faire depuis le départ de son ex, et qui devait finalement exploser un jour ou l'autre. Mais elle aurait bien aimé que cela ne soit pas dans l'immédiat. Surtout pas devant Noah, qu'elle devait décidément beaucoup embêter aujourd'hui. Et il devait vraiment la trouver ridicule. Elle trouva la force de se calmer quelques instants pour s'excuser " Je... Je suis désolée... C'est pas pour lui, même si son histoire est triste.. " Elle avait qu'une envie: disparaître. Mais elle ne pouvait pas le faire, car elle devait rester avec Jason. Elle parvenait à calmer la crise de larmes, mais les sanglots continuaient à couler sur ses joues, alors que le désarroi se lisait dans ses yeux. Elle espérait juste que Noah ne la trouverait pas ridicule. Elle en venait même à espérer qu'il la consolerait, elle en avait bien besoin, surtout pour sa confiance en elle qui venait d'en prendre un gros gros coup. Et puis, être consolée par Noah ne serait pas désagréable, même si elle se serait bien passée de ce mélodrame inattendu.

Revenir en haut Aller en bas
http://hypermusicality.wordpress.com
Raylan L. DeWitt-Brown
avatar
Empire State of Mind
▌INSCRIT LE : 06/10/2013
▌MESSAGES : 621
▌AGE DU PERSO : 31
▌ADRESSE : uc.
▌CÉLÉBRITÉ : justin timberlake.


MessageSujet: Re: NOAH ♠ Unexpected confession Mer 24 Sep - 16:08

Elle ne fait qu’aller ? Je note l’information dans un coin de ma tête avant que toute me concentration se pose de nouveau sur le jeune bambin qui accompagne Phoenix. Je prendrais plus de nouvelles de mon amie après, lorsque je serai certain que l’enfant n’a rien ; dans ce cabinet, mes priorités sont toujours les mêmes et les patients passent avant le reste, d’autant que ce petit bonhomme ne me semble pas être au mieux de sa forme, je le remarque au premier coup d’œil. Cela ne présage rien de bon, mais j’espère sincèrement que je fais fausse route, même si c’est assez rare. Avec le temps, ce sont des choses que l’on remarque rapidement et malheureusement, beaucoup d’enfants font les frais de parents peu intentionnés.

Aussi, je ne suis pas surpris lorsque la jeune femme m’annonce les faits : même si je tique un petit peu parce que cela me rend toujours fou… Des gens font des enfants et ils ne sont pas capables d’en prendre soin alors que ces petits êtres ne demandent qu’un peu d’amour et d’attention. Il a vécu dans un environnement pas très clean et cela ne me rassure pas plus que tout à l’heure, je crains réellement le pire. Je note toutes les informations rapidement pour ensuite me concentrer sur le petit Jason. Je me lève de mon siège, m’approche du cosy et l’attrape doucement pour le mettre sur le petit lit de consultation.

« Je crois que tu as raison : les parents n’en prenaient pas vraiment soin. »


Et c’est bien regrettable, d’ailleurs… Mais quoiqu’il en soit, j’adresse un petit regard à la jeune femme qui s’est approchée et attrape ensuite mon stéthoscope. Je frotte un peu le bout sur la manche de ma veste afin que ce ne soit pas trop froid et le dépose lentement contre la peau du bambin. J’écoute attentivement son rythme cardiaque, son murmure respiratoire et de ce côté-là, tout semble être correct. Je prends le tensiomètre pour enfants afin de prendre la tension du petit ; elle me semble un peu trop basse et je sens que ce n’est pas la seule mauvaise nouvelle que je vais avoir durant cet examen.

J’écoute en même temps les propos de Phoenix, et au moment où j’allais lui répondre, je la vois qui éclate en sanglots assez soudainement. Je la regarde durant quelques secondes, incapable de dire ou faire quoique ce soit qui pourrait être utile – déjà parce que je maintiens l’enfant, mais aussi parce que je ne m’y attendais absolument pas -. Il me semble bien qu’elle ait besoin de vider son sac parce qu’elle a l’air d’en avoir gros sur le cœur…

« Hey, ne t’excuse pas… Écoute, assieds-toi quelques instants, d’accord ? Essaie de reprendre ton calme, je termine avec Jason et ensuite, on discutera toi et moi, ça te va ? »

Je ne peux malheureusement pas tout plaquer d’un coup, la prendre par le bras et l’emmener dans un coin tranquille parce qu’il faut que je termine cette consultation, mais j’ai bien l’intention de passer un peu de temps avec elle afin de comprendre ce qu’il se passe actuellement dans sa vie qui puisse la mettre dans un état pareil.

Je termine l’examen de Jason et en effet, il a quelques douleurs au niveau du bras et de la nuque, ce qui n’annonce rien de bon, même si ça peut ne pas être vraiment méchant. J’appelle alors une infirmière qui arrive dans le cabinet quelques minutes plus tard et lui donne les instructions : il faut faire une radio, lui poser une perfusion afin qu’il se réhydrate correctement et le surveiller toutes les trente minutes. On l’installe dans un lit pour enfant, je pose correctement le dossier et lui demande de me biper dès que les radios seront faites.

Une fois seuls avec Phoenix, je me tourne vers elle et m’assoit sur le bord de mon bureau.

« On va lui faire des examens plus poussés, il est possible qu’il ait une fracture ou quelque chose qui s’en rapproche. Le chirurgien pédiatrique va également voir les radios, mais pour l’instant, on le transfert dans une chambre dans le service pédiatrie. On me bip dès qu’il y a du nouveau. »

Je lui adresse un petit sourire, me relève et retire la blouse que je pose sur le porte-manteau avant de la troquer contre ma veste.

« Je t’emmène prendre l’air ? Je crois que nous en avons tous les deux besoin. »
Revenir en haut Aller en bas
Phoenix V. Mumford
avatar
Empire State of Mind
▌INSCRIT LE : 21/04/2014
▌MESSAGES : 413
▌AGE DU PERSO : 27
▌ADRESSE : 1296 Kermit Place #202, Kensington
▌CÉLÉBRITÉ : Emilie de Ravin
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: NOAH ♠ Unexpected confession Mer 24 Sep - 20:28


Unexpected confession




Il était indubitable que Phoenix apparaissait très facilement comme une femme forte qui pouvait résister à beaucoup de choses. Rien que par son travail, on s'imagine facilement qu'elle peut beaucoup endurer. Et pourtant, ce qui l'a aussi motivée à rentrer dans la police c'est sa grande sensibilité, sa forte empathie pour les autres. C'est aussi pour cela qu'elle est appelée en cas de crises, de négociations avec un suspect dangereux, ou pour approcher des témoins fragiles, notamment les enfants. Mais il lui arrivait de rentrer chez elle et de pleurer, que ce soit pour des raisons personnelles ou pour des raisons professionnelles. Elle restait un être humain, et il se trouvait qu'elle était très sensible de nature. Mais elle se retenait. Depuis le départ de Yohan elle se contenait, sauf chez elle. Elle parvenait à passer peu à peu outre, car ses sentiments s'étaient effacés au cours des derniers jours avant son départ, alors qu'il ne lui parlait presque plus. Mais la douleur était là, et l'inquiétude aussi de ne pas savoir ce qu'il faisait et comment il allait. Et pourtant, le boulot prenait le dessus, il fallait bien continuer de vivre.

C'était pour cela qu'elle se retrouvait aujourd'hui dans le bureau de Noah, parce qu'elle avait eu le malheur de tomber sur ce petit bébé, Jason, qui l'inquiétait tout autant, avec différentes marques qui n'indiquaient franchement rien de bon. Elle n'était pas professionnelle mais sentait bien qu'il souffrait. Même sans être mère cela se sentait. Docteur Noah l'examinait et prenait l'affaire très au sérieux, faisant preuve de son intégrité professionnelle et de sa propre sensibilité que la jeune femme trouvait rare chez les hommes, et d'autant plus appréciable. Elle le vit même réagir aux commentaires qu'elle faisait. Elle le regarda l'examiner, s'approchant du bébé qui avait visiblement fait confiance à la jeune femme. Elle ne voulait pas qu'il se sente encore plus abandonné. Mais alors qu'elle continuait à évoquer son cas, la notion d'abandon trouva un échos absolument déchirant dans sa poitrine, la faisant fondre en larmes. Elle se détourna un peu, et parvint à se calmer en quelques instants. Mais les larmes coulaient toujours doucement sur ses joues, alors que Noah s'était interrompu dans son examen. Elle se maudissait d'avoir craqué comme cela. Mais lui, de son ton si rassurant, parvint à lui dire de s'asseoir, qu'il allait s'occuper de Jason mais qu'ensuite ils discuteraient. Ne voulant pas parler d'un ton qui serait surement ridiculement larmoyant, elle ne fit qu'acquiescer de la tête. Elle avait attrapé un mouchoir et tentait de cacher les traces de cette crise de larmes. Pendant ce temps, Noah terminait l'examen, découvrant des choses peu rassurantes. Elle le vit prendre Jason et appeler une infirmière, détaillant tout ce qu'elle devait lui faire. Elle se leva pour faire un petit bisou à ce petit être. Elle s'attachait beaucoup à ce genre de victimes, et c'était un défaut professionnel, elle le savait, mais ne pouvait s'y résoudre. Un peu d'affection ne ferait surement pas de mal à ce petit bébé laissé à lui même.

Noah s'installa sur le bureau, alors que Phoenix s'était rassise dans une chaise. Il expliqua qu'ils allaient faire des examens plus poussés, et qu'il en saurait plus bientôt. Il lui adressa un petit sourire, avant de retirer sa blouse pour la troquer contre sa veste, lui proposant de prendre l'air, comme ils en avaient besoin tous les deux. Phoenix se leva, lui retournant son petit sourire : " Ouais, c'est une bonne idée ! Mais je ne veux pas bouleverser ton emploi du temps de la journée ! " Elle se dirigea vers la porte qu'il avait ouverte et sortit, le suivant ensuite dans les couloirs. " De toutes façons je crois que je vais rester dans le coin pour quand il y aura du nouveau sur Jason, c'est une affaire assez urgente. Et puis... le pauvre, il est quand même adorable, aucun enfant ne mérite ça... "

Ils sortirent dehors, et l'air frais fit du bien à la jeune femme, elle ne pouvait que le reconnaître. Elle inspira de grandes bouffées, pour vraiment se reprendre au maximum. Alors qu'un léger silence - pas long ni embarrassant - s'était installé pendant qu'elle respirait amplement, elle décida de le rompre. " Je suis désolée d'avoir craqué tout à l'heure, tu dois en voir tellement dans ton bureau des gens qui pleurent, et c'est pas à toi de gérer ça.. Bon en plus moi c'est débile.. " Elle ne savait pas trop s'il voulait vraiment entendre cette histoire, alors elle ne fit que lancer l'histoire, et s'il voulait en savoir plus, il n'aurait qu'à demander. Non pas qu'elle souhaite s'étendre sur le sujet, mais elle estimait que craquer devant quelqu'un supposait quelques explications si la personne concernée les demandait. " C'est juste... Je sortais avec un gars depuis trois mois, et il est parti du jour au lendemain, sans nouvelles, sans rien dire... " Après une petite pause, elle souhaita tout de même reprendre la conversation en parlant de lui, car elle détestait trop parler d'elle-même. " Et toi... Ton besoin de prendre l'air c'est parce que tu travailles comme un fou ? " Elle savait qu'il bossait énormément, et ça en arrivait même à l'inquiéter, car certes il était dévoué à son travail, mais un être humain à aussi besoin de se détendre, de faire des pauses...
Revenir en haut Aller en bas
http://hypermusicality.wordpress.com
Raylan L. DeWitt-Brown
avatar
Empire State of Mind
▌INSCRIT LE : 06/10/2013
▌MESSAGES : 621
▌AGE DU PERSO : 31
▌ADRESSE : uc.
▌CÉLÉBRITÉ : justin timberlake.


MessageSujet: Re: NOAH ♠ Unexpected confession Sam 27 Sep - 16:40

Une fois Jason entre de bonnes mains avec l’infirmière, je troque ma blouse blanche contre ma veste en prenant soin de mettre mon biper dans ma poche avant que l’on quitte les lieux. Être dehors me fait toujours le plus grand bien, à tel point que je ne déjeune quasiment jamais au sein même de l’hôpital ; je préfère me rendre dans une petite brasserie qui se trouve pas très loin ou alors, je prends un sandwich, un café, et je mange dans un parc pas très loin. J’ai besoin de ces moments où je suis tranquille, seul, loin de l’agitation et loin des conversations qui tournent sans cesse autour des patients où des cas que nous avons. Même si j’aime mon travail, j’ai parfois besoin de prendre du recul parce que je bosse énormément et j’ai l’impression que ma vie entière ne tourne qu’autour de l’hôpital et de mes jeunes patients.

« Ne t’en fais pas, c’est l’heure de ma pause. » Lui dis-je dans un sourire.

Et une fois dehors, je respire un grand coup et me tourne un instant vers Phoenix qui en fait de même. On avait vraiment besoin de cette pause. Je m’en rends un peu plus compte à présent, même si je pense encore à ce jeune bambin qui s’est retrouvé seul parce que ses parents ont probablement fait de grosses conneries. Je me demande parfois pourquoi certaines personnes font des enfants alors qu’ils n’assument rien…
Heureusement la voix de la jeune femme me tire de mes sombres pensées et j’esquisse un petit sourire en secouant la tête de gauche à droite.

« Ne dis pas cela… Les peines ne sont jamais débiles, quoiqu’on en pense. Lorsqu’on craque, c’est qu’on en avait besoin et il est même mieux de le faire plutôt que tout garder pour soi jusqu’à ce qu’on explose. »

Et je m’y connais assez bien dans ce domaine. J’ai eu de très mauvais moments avec mon ex-femme, mais je ne disais rien, je ne craquais jamais, je faisais comme si tout ce qu’elle me faisait n’avait aucune importance alors que cela me faisait vraiment mal et je n’en pouvais plus de son comportement. Je n’avais craqué que bien plus tard et ce n’était pas franchement beau à voir ; ce qui explique à quel point j’étais soulagé lorsque le divorce a été prononcé, je me suis senti libéré de tout ce qu’elle avait fait. Alors, je préfère lorsque les gens se laissent aller à leur peine, qu’elle soit grosse ou toute petite.

Mais lorsque Phoenix m’explique les raisons de sa peine, je fronce les sourcils et me demande comment un homme peut se comporter de cette façon. Disparaître de cette manière, sans rien dire, je trouve cela horrible… Celui qui reste souffre toujours le plus… C’est malheureusement vrai. « C’est tellement idiot de se comporter de cette manière. Quand on aime vraiment quelqu’un, on lui donne des explications, on lui donne des nouvelles. » Je secoue la tête, incapable de comprendre ces personnes. « À mon humble avis, il ne mérite pas tes larmes. »

Je le pense sincèrement. Il ne méritait pas Phoenix et je pense qu’il s’en mordra les doigts lorsqu’il en prendra conscience. Mais la jeune femme rebondit rapidement en me posant une question qui me fait doucement sourire. « C’est un petit peu ça, oui. » Dis-je sans mentir. Je ne peux pas le cacher, je bosse énormément et tous mes proches le savent, je suis un bourreau de travail, ça en devient presque inquiétant. « Il faudrait que je songe à prendre des vacances, mais il y a tellement de rendez-vous, tellement de patients, et pas assez de personnel… » Dis-je en entraînant Phoenix dans une brasserie que j’affectionne particulièrement. Je commande la même chose que d’habitude : un sandwich et un café et j’attends que la demoiselle en fasse autant – ce qui n’est pas négociable, évidemment – avant de me tourner de nouveau vers elle. « Ça ne me dérange pas outre mesure, mais il y a des jours où je suis épuisé. » Et c’est clairement peu de le dire…
J’attrape nos commandes, remercie la vendeuse, paye nos déjeuners et nous quittons de nouveau les lieux pour retourner à l’air frais et plus particulièrement dans un parc à quelques mètres de là. « Mais je suppose que tu connais ça, aussi. Quand quelque chose nous tient à cœur, on le fait, peu importe notre état de fatigue en fin de journée. »
Revenir en haut Aller en bas
Phoenix V. Mumford
avatar
Empire State of Mind
▌INSCRIT LE : 21/04/2014
▌MESSAGES : 413
▌AGE DU PERSO : 27
▌ADRESSE : 1296 Kermit Place #202, Kensington
▌CÉLÉBRITÉ : Emilie de Ravin
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: NOAH ♠ Unexpected confession Sam 27 Sep - 18:35


Unexpected confession




Noah insistait très gentiment pour sortir prendre l’air avec Phoenix, c’était apparemment l’heure de sa pause. La jeune femme avait perdu un peu le compte des heures, surtout à partir du moment où elle s’était mise à craquer dans le bureau de ce charmant pédiatre qu’elle venait régulièrement consulter pour des affaires impliquant de jeunes enfants. Il était tout aussi gentil avec elle qu’il était doux avec les bébés, et si les affaires traitées n’étaient pas glauques, elle prendrait toujours du plaisir à venir le voir. Mais aujourd’hui, elle avait un peu plombé la séance par sa crise de larmes totalement incontrôlée. Etait-ce parce qu’elle se sentait bien avec Noah ou parce qu’elle était vraiment à bout ? Elle ne savait pas vraiment…

En tous cas elle en était mortifiée, et quand ils sortirent prendre l’air, elle rompit doucement un court silence qui s’était installé alors qu’ils profitaient de l’air libre sur leurs visages. Apparemment il ne lui en tenait pas rigueur, précisant qu’il était bien mieux de craquer que de tout garder en soi. Venant d’un homme, la confession était étonnante mais pas désagréable à entendre. Il était un homme sensible et sincère, cela la touchait beaucoup. A tel point qu’elle se sentit presque assez forte pour raconter la raison de sa peine – rapidement, pour ne pas l’ennuyer tout de même. Il eut une réaction totalement réconfortante, affirmant que personne ne devrait faire ça, la moindre des choses étant de donner des nouvelles à la personne aimée. C’est à ce terme que Phoenix réagit, alors qu’il continuait en disant de façon touchante qu’il ne méritait pas ses larmes. Elle eut un petit sourire à cette mention, tellement c’était gentil. Mais elle revint sur le terme précédent « Je ne sais pas s’il mérite mes larmes mais apparemment je ne suis pas digne d’être aimée, vu comment il m’a laissée tomber. Je ne suis plus amoureuse depuis pas mal de temps, mais… j’aurais juste aimé savoir qu’il va bien, avoir des explications. Et le coup est rude à digérer… » Elle n’allait pas encore pleurer, mais elle sentait bien encore la douleur de cet abandon. En soi elle n’en avait plus rien à faire de Yohan, et s’il revenait il se prenait certainement les pires insultes dans la tête, mais elle aurait aimé en savoir plus, savoir si elle était vraiment en cause, si horrible que cela pour causer son départ.

Mais par peur d’embêter Noah et parce qu’elle voulait avoir véritablement de ses nouvelles, elle lui retourna la question, savoir s’il travaillait encore trop. Il le confirma en effet, et elle le savait tellement impliqué dans son travail que cela n’étonnait même pas la jeune femme. Alors qu’il la faisait entrer dans une brasserie, il avoua son désir de prendre des vacances, mais il ne pouvait pas, car trop de patients mais pas assez de personnel. Elle ne put pas répondre qu’il commandait déjà un sandwich et un café, insistant très sérieusement pour que la jeune femme fasse de même. Elle n’avait pas spécialement faim, mais elle se laissa convaincre après plusieurs tentatives – elle était têtue – de prendre un sandwich et un jus de fruit. Les commandes furent prêtes rapidement, et il paya pour eux deux, alors que la jeune femme tentait de le retenir « Non mais Noah, laisse moi payer s’il te plait ! » Elle eut un petit rire, tentant de l’empêcher de payer pour eux deux, mais il n’en fut rien… Elle rangea son porte-monnaie et le remercia « Bon eh bien... merci ! » en se mettant sur la pointe des pieds et en déposant un petit bisou sur joue. Elle était toujours spontanée, et ce genre de réactions faisait partie du lot qu’elle pouvait offrir. Elle espérait cependant qu’elle n’avait pas offusqué Noah par ce geste. Qui plus est, le contact de ses lèvres sur sa peau n’avait pas été déplaisant, se surprit-elle à penser…

Mais bref, ils sortirent de la brasserie pour aller dans un petit parc tout proche. Noah était revenu sur le sujet de l’épuisement au travail, supposant que c’était pareil pour Phoenix, il était dur de s’en détacher quand on aime ce que l’on fait. Il n’avait pas tort en soi, pensa la jeune femme en s’asseyant à côté de lui sur un banc joliment placé dans ce petit écrin de verdure. « Oui c’est vrai. Enfin pour ma part, j’ai quand même des horaires fixes, sauf en cas d’affaire urgente et grave.. Tu devrais vraiment faire attention à pas te surmener Noah. C’est con, mais partir pas trop tard le soir et de temps en temps partir en week-end prolongé, je suis sûre que ça te ferait du bien. » C’étaient le genre de conseils qu’elle tentait d’appliquer sur elle-même pour décrocher de temps en temps. Même si en ce moment, elle n’avait plus vraiment de personne avec qui partir en week-end, et elle manquait d’argent pour que ce soit un endroit sympathique (elle ne demandait rien de luxueux, mais autre chose qu’un motel miteux dans le New Jersey par exemple). Alors qu’elle déballait son sandwich – après avoir souhaité « Bon appétit » à Noah – elle pensa à quelque chose. Elle prit une première bouchée de son sandwich, et la soumit à Noah « Même une petite sortie le soir parfois ça permet de couper de la routine. Nous qui nous voyons que dans le cadre du travail, on pourrait peut-être aller dîner ensemble ou boire un verre un soir, qu’en penses-tu ? » Elle sourit gentiment, espérant que l’invitation n’était pas trop osée – elle était faite sans aucune véritable arrière-pensée – et que cela ne le gênerait pas. Elle comprendrait qu’il ne veuille pas, elle n’était peut-être pas la personne avec qui il envisageait de sortir le soir, mais elle voulait au moins qu’il comprenne que se surmener était dangereux pour lui, et qu’elle s’en inquiétait.
Revenir en haut Aller en bas
http://hypermusicality.wordpress.com
Raylan L. DeWitt-Brown
avatar
Empire State of Mind
▌INSCRIT LE : 06/10/2013
▌MESSAGES : 621
▌AGE DU PERSO : 31
▌ADRESSE : uc.
▌CÉLÉBRITÉ : justin timberlake.


MessageSujet: Re: NOAH ♠ Unexpected confession Sam 4 Oct - 16:47

Elle n’est pas digne d’être aimée ? Je fronce doucement les sourcils à l’entente de ses propos et même sans le connaître, j’en veux à cet homme parce qu’il fait du mal à Phoenix et à cause de lui, elle en vient à trop se remettre en question, au point de croire qu’elle n’est pas digne d’être aimée correctement. Si cet homme était un imbécile, ce n’est en rien de la faute de la jeune femme qui, selon toute évidence, semblait vraiment amoureuse.
Je me demande parfois pourquoi nous perdons autant de temps dans les relations amoureuses alors que dans la majorité des cas, nous ne gagnons que des déceptions à l’arrivée. Si les débuts peuvent être fantastiques et dignes des plus belles comédies romantiques de l’industrie du cinéma, il n’en reste pas moins que les histoires se terminent souvent très mal et laissent des traces, des blessures qui ne disparaîtront jamais. Nous en sommes tous plus ou moins victimes, au moins une fois dans nos vies.
« Est-ce que tu trouve que je ne suis pas digne d’être aimé ? Parce que si je suis ton raisonnement, cela veut dire que ma femme a eu raison de me tromper parce que je n’étais pas digne de son amour et je ne méritais même pas son respect, du coup. » Ce ne sont pas des choses que je raconte facilement, j’ai encore cette trahison au travers de la gorge parce qu’on ne se remet jamais réellement d’une infidélité, mais j’ai besoin de faire comprendre à Phoenix que ce n’est pas à elle de se remettre en question. « Quoiqu’il en soit, je pense qu’avec le temps tu iras mieux ; c’est en tout cas ce que je te souhaite. » Parce que vivre sans cesse avec de tels souvenirs est assez douloureux… Je le sais parce que j’ai mis du temps à me remettre et pour faire face, je me suis encore plus plongé dans le travail, ce qui explique cette presque dépendance. Parfois, j’en viens même à la conclusion que je devrais vivre au sein même de l’hôpital, ça ne changerait pas grand-chose puisque j’y passe déjà tout mon temps.

Enfin, nous entrons quand même dans une brasserie puisque je meurs de faim et j’ai besoin de force puisque je bosse encore toute l’après-midi (de nombreux rendez-vous m’attendent) et avant de rentrer chez moi, je fais toujours un petit tour dans le service pédiatrique pour voir comment se porte certains de mes patients. Tous ne le font pas, mais pour moi, c’est quelque chose d’important, surtout pour des enfants qui ont besoin d’être sans cesse rassurés.
Après quelques minutes de lutte, je parviens quand même à convaincre la jeune femme de prendre un petit quelque chose et une fois nos commandes prêtes, s’engage une nouvelle lutte puisqu’elle veut mettre la main au porte-monnaie et qu’il en est hors de question. Bon Dieu, veut-elle vraiment mettre à mal toute mon éducation et les valeurs inculquées durant mon enfance et mon adolescence ? Ce sont les hommes qui invitent. Certains disent que c’est un comportement vieux-jeu, mais bon sang, ce n’est que de la galanterie.
Elle me remercie finalement et m’embrasse sur la joue, ce qui me fait doucement sourire. « Je t’en prie. » Répondis-je dans un souffle alors que nous quittons la brasserie. C’est étrange, mais je me sens proche d’elle, même si on ne se connaît pas réellement de manière personnelle, j’ai comme cette impression qu’il y a quelque chose entre nous – à moins que je ne me fasse des idées, mais peu importe, ce n’est pas le moment de me perdre dans mes réflexions les plus étranges.

On s’installe finalement à quelques mètres de là, dans un petit parc tranquille dans lequel j’aime me rendre quasiment tous les midis, du moins, lorsque le temps n’est pas capricieux. Assis sur un banc, j’écoute la jeune femme et force est d’admettre qu’elle a raison, mais je ne décroche que très difficilement du boulot, surtout lorsque je sais toutes les demandes qu’il y a… Je pense qu’on devrait être encore plus parce que nous manquons cruellement de personnels, mais malheureusement, rien ne bouge de ce côté-là et nous avons trois fois plus de boulot qu’à la normal.
« Il faudrait sérieusement que j’y songe, mais il faudrait surtout que je trouve un moment où je n’ai pas de rendez-vous la veille d’un week-end ou le lendemain d’un week-end. Mes semaines sont pleines jusqu’à… loin. » Dis-je dans un petit sourire tant je ne sais plus moi-même jusqu’à quand je ne suis pas disponible. Pourtant, c’est vrai que cela me ferait du bien de prendre du recul, être tranquille en dehors de la ville et profiter d’un peu de temps juste pour moi. « Merci, toi aussi. » Lui répondis-je avant de déballer mon sandwich.
Je croque dedans et mâche tranquillement, appréciant toutes les saveurs et surtout, mon estomac apprécie encore plus que moi, j’avais vraiment faim en fait. Je regarde quelques personnes qui passent au loin avant que la voix de Phoenix ne me tire de mes pensées. Sa proposition est tentante. Plus que tentante même. Je ne vois pas pourquoi je ne voudrais pas puisqu’on s’entend bien et qu’il est vrai qu’on ne se voit jamais en dehors du travail alors qu’on pourrait parfaitement le faire, rien ne nous l’interdit. « J’en pense que c’est une excellente idée ! Je me demande même pourquoi je n’y ai jamais pensé… » J’esquisse un petit sourire alors que je tourne mon visage vers elle. « Il faudrait qu’on s’organise un petit quelque chose ; on aura forcément plus de temps qu’une petite discussion entre deux missions ou deux rendez-vous. » Parce qu’il faut dire que ce n’est pas vraiment pratique lorsqu’on souhaite faire plus ample connaissance.
Revenir en haut Aller en bas
Phoenix V. Mumford
avatar
Empire State of Mind
▌INSCRIT LE : 21/04/2014
▌MESSAGES : 413
▌AGE DU PERSO : 27
▌ADRESSE : 1296 Kermit Place #202, Kensington
▌CÉLÉBRITÉ : Emilie de Ravin
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: NOAH ♠ Unexpected confession Dim 5 Oct - 13:07


Unexpected confession




Phoenix n’avait jamais été le genre de fille à avoir confiance en elle. Elle doutait toujours de ce qu’elle était. Elle continuait à vivre, mais elle ne se levait pas le matin en se disant qu’elle était superbe et qu’elle allait faire tomber les hommes à ses pieds. En plus d’une véritable modestie, elle n’avait pas confiance en elle pour penser cela. Et la disparition de Yohan, précédée par des semaines sans véritable relation de couple n’avait absolument pas aidé. Dans un petit moment de faiblesse elle l’avait avoué à Noah, alors qu’ils prenaient une petite pause bien méritée. Elle le vit froncer les sourcils à cette mention, peut-être qu’il n’aurait pas voulu savoir cela ? Selon ses paroles qui suivirent, il trouvait le raisonnement peu malin. Il lui demanda si elle ne le trouvait pas digne d’être aimé. Il raconta que sa femme l’avait trompé et que selon ce qu’elle avait dit précédemment, il ne méritait pas son respect ni son amour. Avant qu’elle ne put répondre, il lui souhaita d’aller mieux au plus vite. Elle ne se sentit pas très maline pour le coup. « Non, je ne disais vraiment pas ça… Ca n’avait vocation qu’à parler de moi. Toi en revanche, c’est ta femme qui ne te mérite pas. J’ai jamais compris la trahison dans un couple, c’est quelque chose que je trouve ignoble… Personne ne mérite d’être trompé, mais sincèrement, toi encore moins. » Elle l’avait dit avec un petit sourire sincère. Noah avait vraiment l’air d’être un homme formidable, elle ne comprenait pas comment sa femme avait pu le tromper.. Elle était en tous cas touchée qu’il lui raconte cela, car cela avait dû être terrible pour lui. Finalement pour Phoenix on ne parlait d’une relation amoureuse qui n’avait duré que quelques mois (même si elle avait été précédée par un an d’ambiguité). Cela l’aidait à relativiser un peu finalement.

Noah était d’ailleurs un homme tellement formidable qu’il insista pour payer le déjeuner de la jeune femme. C’était de la galanterie qu’on ne voyait que très peu. Bien sûr, elle était un peu gênée, car elle avait tendance à se voir comme une femme indépendante, mais il faut reconnaître que l’attention est adorable, et elle ne put s’empêcher de le remercier par un doux baiser sur sa joue. Elle crut déceler un sourire sur les lèvres du jeune homme après ce geste. Mais non, Phoenix, arrête de t’imaginer des choses comme cela voyons…

Bref, ils s’installèrent sur un banc à quelques mètres de la brasserie, entouré d’un peu de verdure. Ils parlaient justement de faire une coupure, de prendre quelques instants. Noah avait l’air de vraiment se tuer au travail. Certes, Phoenix travaillait beaucoup, mais dans la majorité des cas elle parvenait à prendre des congés et quand elle quittait le travail, sauf en cas de gros problème, elle était libre. Noah avait une telle conscience professionnelle qu’il ne voulait pas laisser ses patients, et même l’idée d’un week-end prolongé était compliquée pour lui. « Tu ne peux même pas voir une après-midi où tu n’as pas grand-chose, décaler quelques rendez-vous et en profiter pour aller lire dans un parc, ou voir des amis ? Et tu te bloques à l’avenir des jours de repos ! » Elle sourit, étant presque un peu autoritaire pour être sure qu’il aille mieux, qu’il prenne un peu de temps pour lui. C’était très féminin, mais quand elle avait le temps pour prendre un bain relaxant, elle se sentait mieux, une fois qu’elle avait pris soin d’elle plus qu’à l’habitude.

Ils mangeaient leurs sandwichs alors qu’une idée émergea. Faire une pause dans le travail, c’était aussi faire des choses qui sortaient de la routine. Pourquoi ne pas aller diner ensemble ? Pour eux qui ne se voyaient jamais que pour le boulot. Il approuva l’idée et sourit en se tournait vers elle. Il voulait prendre le temps de discuter avec elle, tout comme elle voulait mieux le connaître. Elle sourit à son tour. Maintenant venait la partie organisation. « Ce serait super ! Est-ce que vendredi soir prochain tu serais libre ? J’ai entendu parler d’une bonne pizzeria downtown… Mais tout me va niveau nourriture » Elle rit gentiment, elle était vraiment emballée par cette sortie restaurant, et ne voulait pas forcer son choix Peut-être qu’il avait d’autres plans. Elle serait ravie de toutes façons de passer une soirée avec lui, alors qu’importe.

Son téléphone sonna –la sonnerie qui indiquait un sms d’un collègue de travail –alors elle l’attrapa dans la poche de sa veste. « Désolée, c’est le boulot… » Elle regarda le message, qui indiquait que l’enquête avançait, et que le petit Jason retrouverait ses grands-parents maternels une fois qu’il sortirait de la clinique. Elle communiqua évidemment cela à Noah, qui était concerné aussi « C’est à propos de Jason, il va aller rejoindre ses grands-parents maternels une fois qu’il ira mieux. Apparemment, ils étaient bouleversés, et beaucoup beaucoup plus sains que les parents du bébé ! » Elle était soulagée de savoir qu’il aurait quelqu’un chez qui aller, et ne s’éterniserait pas dans le système des services sociaux. Elle recommença à manger son sandwich une fois le téléphone rangé et trouva la force de sourire : « Ah le boulot… Promis, si on sort dîner, mon téléphone sera éteint ! » Elle rit un peu, mais il était clair qu’elle le ferait, et que son téléphone serait au fond de son sac, pour ne pas que le boulot vienne les déranger tous les deux. Si déjà le moment n’était pas désagréable en sa compagnie ici, elle supposait assez facilement que sans le contexte de travail, la soirée serait un vrai plaisir avec lui. Seule question qu’elle se posait déjà –elle avait tendance à beaucoup trop réfléchir- le dîner en question serait-il un dîner entre amis, ou quelque chose qui ressemblait plus à un rendez-vous galant ? Elle aurait peut-être eu une petite préférence pour la dernière option, mais là encore son cerveau allait peut-être bien vite en besogne.
Revenir en haut Aller en bas
http://hypermusicality.wordpress.com
Raylan L. DeWitt-Brown
avatar
Empire State of Mind
▌INSCRIT LE : 06/10/2013
▌MESSAGES : 621
▌AGE DU PERSO : 31
▌ADRESSE : uc.
▌CÉLÉBRITÉ : justin timberlake.


MessageSujet: Re: NOAH ♠ Unexpected confession Lun 20 Oct - 18:53

Ce que la jeune femme dit me touche beaucoup ; entendre qu’on ne mérite pas un tel traitement fait toujours du bien, même si je doute parfois d’être un homme aussi parfait qu’on le pense. Les gens voient toujours en moi un type bien, un homme dévoué à son travail, qui fait en sorte que les autres passent toujours avant lui-même, mais je ne me considère pas pour un saint pour autant et je sais que dans mon mariage, j’ai aussi des torts. Je n’étais certainement pas assez présent et la femme qui partageait ma vie n’en pouvait plus des soirées où elle était seule, même si elle savait parfaitement qu’il en serait ainsi puisque j’étais encore au milieu de mes études. Mais certaines personnes changent rapidement d’avis et décident d’un moment à un autre de foutre en l’air plusieurs années de relation.
« Tout comme tu ne méritais pas qu’on t’abandonne de cette manière, Phoenix. Crois-moi, tu es quelqu’un de bien et tu es digne d’être aimé. » Dis-je le plus sincèrement du monde.
Je ne suis pas de ces personnes qui mentent et qui balancent des mensonges juste parce que cela est réconfortant ; je le dis parce que je le pense vraiment et qu’à mes yeux, un tel comportement venant d’un homme est horrible. Et c’est sans aucun doute lui, qui ne mérite pas qu’on l’aime comme la jeune femme l’aimait.

Quoiqu’il en soit, après une petite pause dans une brasserie, on s’installe tranquillement sur un banc, dans un parc qui se situe non loin de là et dans lequel j’aime me rendre lorsqu’il fait assez bon et beau. Cela me change des murs de mon cabinet ou du réfectoire de l’hôpital dans laquelle je déteste mettre les pieds – lorsque je prends une pause, elle est vraie et je quitte ces lieux qui fichent la chair de poule à pas mal de personnes -.
« Ce n’est pas de la mauvaise volonté de ma part, loin de là même, mais… Sais-tu seulement le délai d’attente pour que les parents obtiennent un rendez-vous ? C’est hallucinant ! Et très franchement, je ne me vois pas du tout dire à ma secrétaire de reculer des rendez-vous alors qu’ils attendent depuis longtemps… » J’esquisse un mince sourire en faisant une petite moue parce que ma conscience professionnelle m’empêche de faire une telle chose. Si mes collègues le font sans problème, ce n’est pas mon cas. « Mais promis, je me bloquerais des jours de repos. » Dis-je dans un petit rire, me souvenant de son petit ton autoritaire qui m’amuse assez, je l’avoue.

Je suis un bourreau de travail, tout le monde le sait. Même mon père s’en inquiète alors qu’il est comme moi, c’est dire ! Mais il sait comment je suis et sait très bien que sans mon travail, j’aurai plongé depuis longtemps dans une profonde dépression suite à la trahison de mon ex-femme. Lorsque nous nous sommes séparés, j’étais dans un tel état que je me demandais si j’allais m’en remettre ; c’est le travail qui m’a sauvé et à l’hôpital, je me suis rendu compte qu’il y avait bien pire que moi et que franchement, si des enfants se battaient pour leur survie, je pouvais parfaitement survivre à une douloureuse rupture amoureuse – aussi brutale soit-elle -.
« Vendredi soir prochain, c’est parfait. Je ne suis pas chiant non plus niveau nourriture, mais si tu me fais assez confiance, je me charge de la réservation. » Je lui adresse un petit clin d’œil complice avant de prendre une nouvelle bouchée de mon sandwich.
Non pas que je souhaite le grand jeu, mais j’aime faire les choses correctement et cette fois encore, je ne compte pas aller à l’encontre de mes principes. Je crois qu’à mon âge, on ne me changera plus, alors… !

Je me perds durant quelques secondes dans la contemplation du parc ; les personnes qui passent tranquillement, qui profitent encore un petit peu de ce temps clément, des enfants qui suivent leurs parents et cette vision me fait doucement sourire. Je pourrais très bien en avoir marre des enfants à force d’en voir toute la journée, mais je ne m’en lasse pas. En réalité, je trouve que les enfants sont fascinants, surtout lorsqu’ils énoncent des vérités avec leurs mots. Cela me fait toujours rire lorsque cela arrive.
Je sors de mes pensées avec l’aide de Phoenix qui me donne des nouvelles de la famille de Jason. Je suis heureux d’apprendre qu’il n’ira pas se perdre dans les services sociaux. Au moins, des gens vont prendre soin de lui.
« C’est une très bonne nouvelle. Je suis heureux qu’il n’ait pas à subir l’épreuve des services sociaux et des foyers d’accueils. » C’est souvent difficile de faire face dans ces situations. Je vois parfois des enfants qui viennent de là et ils ne sont pas les plus heureux du monde, malheureusement…
« J’espère bien… Il est hors de question que le travail ne t’arrache à notre dîner. » Dis-je dans un sourire amusé en lançant un regard en direction de Phoenix. D’ailleurs, j’en ferai certainement autant parce que moi, je sais que si on me prévient d’une urgence, je n’hésiterais pas très longtemps… Chose qui me fait souvent défaut, je l’avoue !
Revenir en haut Aller en bas
Phoenix V. Mumford
avatar
Empire State of Mind
▌INSCRIT LE : 21/04/2014
▌MESSAGES : 413
▌AGE DU PERSO : 27
▌ADRESSE : 1296 Kermit Place #202, Kensington
▌CÉLÉBRITÉ : Emilie de Ravin
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: NOAH ♠ Unexpected confession Mar 21 Oct - 19:01


Unexpected confession




Finalement, se confier à Noah avait placé leur relation dans une toute autre optique. Il s’était aussi confié à elle, et venait la rassurer, comme elle venait aussi de le faire. Il avait l’air si sincère quand il dit qu’elle méritait d’être aimée qu’elle ne put rien répondre d’autre qu’un sourire un peu gêné. Certes ses remarques faisaient du bien, mais elle n’avait jamais vraiment été à l’aise avec les compliments qui la concernaient. Cependant elle aurait pu en faire des tonnes à Noah, un homme formidable, et dédié à son travail. Il l’était tellement que Phoenix tentait de le convaincre de prendre du temps pour se reposer. Il rit à son ton autoritaire, et finit par promettre de se bloquer des jours de repos. Dans un doux sourire, Phoenix rétorqua « Ah, je préfère ça ! ».

Au moins, il réussissait à lui proposer de se voir vendredi soir prochain. Comme elle s’en doutait, il proposa de se charger de la réservation et du choix du restaurant. Elle sourit, « Bien sûr que je te fais confiance ! » Elle espérait juste qu’il ne l’emmènerait pas dans quelque chose de trop gastronomique, dans lequel elle n’était pas certaine d’être à l’aise. Mais elle savait qu’il trouverait la juste mesure. Mais le travail commençait à reprendre ses droits, quand la jeune femme reçut un message de ses collègues qu’elle transmit directement à Noah : les grands parents de Jason acceptaient de s’en occuper, ce qui évitait de le remettre aux services sociaux. Il en sembla sincèrement soulagé, comme Phoenix. Après une petite plaisanterie sur le fait que leur dîner ne devrait rien avoir à voir avec leur travail respectif, la pause déjeuner toucha à sa fin. Les sandwichs terminés, ils se levèrent tout en continuant de discuter. Phoenix raccompagna Noah à son cabinet, avant d’aller attendre dans une salle prévue à cet effet. Elle voulait avoir des nouvelles du petit Jason, ce que Noah vint faire quelques instants plus tard, une fois les résultats d’analyse tombés. Il devait rester encore un peu en observation, et la jeune femme devait retourner à son enquête. Elle dit au revoir au petit Jason, lui faisant des petits bisous pour tenter de limiter le manque de tendresse qu’il devait ressentir, et promettant de passer dans la soirée le récupérer. Elle dit également rapidement au revoir à Noah, lui faisant la bise : « Merci beaucoup Noah, pour Jason et pour… moi… A vendredi ! » Elle sourit, et s’éclipsa. Ils devaient vraiment trouver le temps de se voir en dehors, car avec le travail c’était purement impossible de prendre du temps ensemble. Elle avait hâte de le voir vendredi, dans un autre contexte, et de prendre le temps de le connaître, de parler avec lui…

RP TERMINE
Revenir en haut Aller en bas
http://hypermusicality.wordpress.com
Contenu sponsorisé
Empire State of Mind


MessageSujet: Re: NOAH ♠ Unexpected confession

Revenir en haut Aller en bas

NOAH ♠ Unexpected confession

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
NEW YORK CITY LIFE :: Other Boroughs :: Staten Island :: Richmond Medical Center-