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lights will guide you home - SAMENZIE.

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Mackenzie J. Howard
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MessageSujet: lights will guide you home - SAMENZIE. Mer 8 Oct - 16:46

    « Une petite surprise t’attendra ce soir à 20h chez nous… pas le droit d’être en avance et surtout… pas en retard non plus. » Mes doigts tapotèrent sur le clavier de mon téléphone avant de cliquer sur la touche envoyer. Voilà, parfait, mon petit stratagème pouvait commencer…

    17h32.
    C’était une Mackenzie avec le sourire aux lèvres qui rentra dans l’appartement. Ils étaient loin ces temps maussades où je rentrais avec une gueule de six pieds de long parce que ma boss était la pire des sal*pes. Mais non, pas aujourd’hui. Aujourd’hui elle serait même presque devenue ma meilleure amie. C’était fébrile que j’étais rentrée dans son bureau à 11h tapante ce matin comme elle me l’avait demandé. Qu’allait-elle me dire ? Qu’elle me virait ? Pourtant j’avais repris du poil de la bête depuis la dernière fois où j’avais franchi ce seuil… elle était bien loin révolue cette période où j’étais en pleine dépression et arrivais à moitié bourrée voir même shootée au boulot… ou alors que tout bonnement je n’y montrais pas le bout de mon nez sans même avoir prévenu. Oui, ça c’était bien loin. J’étais redevenue Mackenzie, l’accro au boulot, celle qui pourrait coudre la jupe de sa collègue sur sa chaine pour faire une présentation à sa place… Ah si seulement, mais non. J’étais juste la petite stagiaire, celle qui s’occupait parfois du café, celle qui faisait souvent plante verte dans les salles de réunion à prendre des notes, celle qu’on envoie faire le sale boulot… Mais je devais avouer que dernièrement la vieille sorcière s’était montrée beaucoup plus… agréable ? Oui, agréable avec moi. S’il vous plait elle m’avait quand même laissé seule gérer un shoot ! Certes pas pour une grosse campagne mais pour moi c’était beaucoup ! Alors non, elle n’allait pas me virer, elle ne le ferait pas, elle n’avait pas de raison pour. Cependant ça ne m’empêchait en rien de stresser comme une dingue. Et blablabla et blablabla… « Promotion » blablabla « styliste » BAM voilà que je redevenais pire qu’attentive. BAM, ce pour quoi j’avais trimé ces deux dernières années voire plus se réalisait enfin. Heureusement que son bureau nous séparait sinon j’aurai été capable de la prendre dans mes bras. Ô joie et bonheur intense !

    Je devais annoncer ça à mon cher et tendre mais je ne voulais pas faire ça en mode « tiens, je me suis enfin débarrasser de ton statut de base dans la chaine alimentaire de ma boite aujourd’hui » alors qu’il rentrait tout juste à la maison. Non, je voulais que ça soit parfait… parce que mine de rien, c’était un grand pas pour moi. Sans me vanter… j’étais sacrément fière. L’idée avait donc germé dans ma tête : un diner aux chandelles des plus parfaits ! J’appelais donc le traiteur et commandais le plat préféré de Sam ainsi qu’une bonne bouteille de champagne – oui, je sais, j’aurai pu le faire moi-même mais comment dire… j’étais pire qu’une bille en cuisine ! Je débarrassais le salon de toutes nos affaires superflues, je dressais la table sans oublier les bougies – sinon ça ne le fait pas ! – et partis me mettre sur mon trente-et-un. Une bonne douche puis j’optais pour une petite robe moulante rouge, un rouge à lèvres assorti et une belle paire d’escarpins noirs vernis. Je remontais mes cheveux en un chignon haut en prenant soin de laisser quelques mèches rebelles ici et là. Je me mettais un dernier coup de parfum quand on sonna à la porte, paniquée je cru que c’était Sam qui n’avait pas respecté mes indications. Mais non, dieu merci ce n’était que le livreur qui était à l’heure. Je pris grand soin de prendre note de ses indications pour réchauffer le tout avant de le congédier avec un chèque. Champagne au frais, repas prêt… parfait ! Il ne manquait plus que mon tatoué.

    Je tendais l’oreille. Des pas dans le couloir, le bruit des clés dans la serrure… VIIIITE ! Me ruant sur la table, j’allumais les quelques bougies que j’y avais mis avant de jeter le briquet je ne sais où du côté de la cuisine – comment ça je ne voulais pas me faire prendre la main dans le sac ? Et éteignis la lampe du salon. J’attendis de voir son ombre dans l’encadrement du salon avant de lancer un magistral « Tadaaa ! » style ‘surpriiiiiiiise’.


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Samuel J. McKelhann
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MessageSujet: Re: lights will guide you home - SAMENZIE. Mer 15 Oct - 15:18

En plein rendez-vous avec la directrice de la galerie dans laquelle j’expose mes toiles régulièrement, je l’écoute presque attentivement (ironie) alors qu’elle me parle d’une prochaine exposition qu’elle souhaite grandiose parce que mes nouveaux tableaux sont « sublimes ». J’ai envie de lui dire que des toiles ne sont pas sublimes parce que les miennes sont bien plus profondes que cela et expriment bien plus de choses qu’une fade beauté pour les yeux inattentifs de quelques amateurs d’arts qui n’y comprennent pas grand-chose non plus. L’impatience commence à me rendre nerveux puisque ma jambe droite tremble légèrement et ma chaussure se lève et s’abaisse à la rencontre du sol à plusieurs reprises ; un signe évident qui devrait lui faire comprendre que je vais bientôt prendre mes affaires et disparaître sans un mot parce qu’elle me gonfle tout simplement. Je passe une main dans mes cheveux déjà en bataille alors que la sonnerie de mon téléphone me tire de mes rêveries dans lesquels je faisais taire cette femme en lui scotchant la bouche – mon Dieu, elle parle vraiment trop celle-là ! -. J’attrape mon portable, indifférent que ce soit impoli lorsqu’on parle à quelqu’un (même si théoriquement, elle parle et j’écoute distraitement à présent) et ouvre le message de Mackenzie. Je fronce les sourcils ; je n’ai pas le droit de foutre les pieds chez nous avant 20 heures et en plus, une surprise m’y attendra. Mais qu’est-ce qu’elle veut que je fiche jusqu’à 20 heures ?! Et c’est quoi cette histoire de surprise ?

Je quitte la galerie, casque dans une main et me dirige jusqu’à ma moto alors que je me demande encore ce que prépare Mackenzie. J’ai bien envie de la harceler de questions jusqu’à ce qu’elle craque, mais ce serait vraiment mal venu venant de moi qui ait gardé le secret sur nos vacances il y a quelques mois. Je grimpe sur ma moto, enfile mon casque et démarre sans perdre une seule seconde. Quitte à attendre des heures avant de remettre les pieds chez moi, autant faire ce que j’aime : une longue balade en moto, l’esprit libre et tranquille. Ce sont des moments que j’apprécie particulièrement parce que je me sens vraiment libre et maître de mon destin ; dans ces instants, personne n’entre en ligne de compte et je me retrouve vraiment, cela me laisse le temps de faire le point sur moi, sur ma vie et tout ce que je traverse. Même si en ce moment, je n’ai à me plaindre de rien : je suis parfaitement heureux avec Mackenzie, j’en suis toujours aussi amoureux et notre cohabitation se passe merveilleusement bien. Putain, il y a vraiment des moments où je me dis que je deviens niais quand je songe à la jolie blonde. À croire qu’elle a définitivement fait fondre la glace qui se trouvait autour de mon organe vital.

C’est seulement en voyant l’heure que je réalise que j’ai fais une bonne route et que si je ne rentre pas de suite, je vais carrément être en retard… Et elle a dit qu’elle ne voulait pas que je sois en retard – je suppose que je peux au moins lui accorder ma présence à l’heure, aherm -. De nouveau sur la moto, j’évolue avec aisance au milieu des véhicules qui se pressent afin d’être chez eux rapidement après une longue journée de travail, c’est toujours agréable de rentrer chez soi… Même si je n’en sais trop rien puisque je bosse directement chez moi, mais peu importe. Je souris juste lorsque je vois les visages de certains alors que je passe entre les voitures, ce qui fait que je gagne considérablement du temps sur les autres. Je n’ai pas besoin d’attendre des minutes entières derrière une voiture, la main sur le klaxon comme un gros malade.

J’arrive finalement dans notre quartier et il ne me faut plus que quelques minutes pour me garer devant notre immeuble. Je coupe le contact et retire mon casque rapidement avant de descendre de la bécane. Une fois tout en place, je fonce jusqu’à la porte d’entrée du bâtiment dans lequel je m’engouffre sans perdre une seconde. Et après quelques instants, je me retrouve devant la porte de notre appartement. Je cherche les clefs dans la poche de ma veste et une fois en main, je la glisse dans la serrure et ouvre la porte. Lorsque j’entre, je remarque de suite les lumières éteintes, mais la présence de quelques bougies. OKEY. Je suis perdu – ah ah !-. « Woooow ! » Fut ma première exclamation avant la connerie suivante. « On a plus d’électricité ? » Ta. Gueule. Samuel. Ouais, bonne idée, je la ferme. Je fini quand même par sourire et ferme la porte d’un coup de pied avant de poser mon casque sur un meuble. Je m’approche encore un peu plus et pose enfin plus attentivement mon regard sur la silhouette de la jolie blonde. « Oh… Dis-moi que c’est toi ma surprise ? » Parce qu’elle est tout simplement… parfaite. « Tu es sublime. » Et encore le mot est faible !
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Mackenzie J. Howard
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MessageSujet: Re: lights will guide you home - SAMENZIE. Sam 1 Nov - 0:03

    Tout ça pour une simple promotion me direz-vous ? Oui. Ça pouvait paraître stupide d'en faire tout un pataquès... mais putain que j'étais fière de moi – pour une fois. Alors oui, ma pauvre petite annonce de rien du tout méritait bien tout ça, le petit plat préféré de mon homme, l'effort vestimentaire – et encore... pouvons-nous comparer ça quand on sait déjà que je mets une heure dans la salle de bain chaque matin ? -, bref, on dira seulement que j'ai mis le paquet comparé à d'habitude, la mise en scène... je voulais que ça soit parfait. Parfait oui... mais c'était peut-être mal me connaître. J'avais ma petite idée derrière la tête sur comment lui annoncer la grande nouvelle – en plus de ma hausse de salaire qui allait enfin me permettre des sous de côté et de pas tout claquer dans des fringues. C'était peut-être vicieux... ou pas... cela dit j'avais déjà un petit sourire en coin taquin sur les lèvres, cette soirée allait être sacrément drôle.

    20h tapante, le bruit des clés dans la serrure... mon tatoué était décidément le meilleur, pile à l'heure ! La douce lumière des bougies souligna son ombre lorsqu'il entra dans notre -j'en revenais toujours pas de dire ça!- appartement. Ma conscience galopait de joie dans ma caboche en tapant des mains, sans parler de mon petit cœur qui battait la chamade dans ma poitrine à chaque fois qu'il était là. Mon sourire s'étendit en grand en entendant son cri d'exclamation. C'était exactement ce genre de réaction que je souhaitais avoir ce soir. Par-fait. Puis je me retins d'éclater de rire lorsqu'il fit la remarque sur une possible coupure d’électricité, du Sam tout craché ! « Je t'ai jamais dit que j'ai peur du noir... ? » invitation à se blottir l'un contre l'autre, bonsoir ! J'ajoute à cela une petite moue bien que je doute qu'il puisse la percevoir avec cette lumière plus que tamisée. J'aime sa seconde expression de surprise lorsqu'il pose les yeux sur moi, au moins mes efforts du jour n'ont pas été fait en vain. Je passe mes bras autour de son coup avant de lui répondre « Ça ne serait pas très original, si ? Tu m'as déjà tous les jours rien que pour toi » je conclus en l'embrassant. « Et encore... tu n'as pas vu la suite ! » Je lui adresse un clin d’œil complice avant de prendre soin de lui enlever sa veste et de la poser sur le canapé.

    Je reviens ensuite près de la table que j'avais dressé quelques heures plus tôt et tire sa chaise en l'invitant à venir s'asseoir « Si Monsieur McKelhann veut bien se donner la peine... » j'y ajoute un geste théâtral du bras comme ils le font si souvent dans les grands restaurants. Enfin... je n'y avais jamais mis les pieds en vérité, j'avais seulement vu ça dans les films. Une fois Sam attablé, je courrais dans la cuisine afin de réchauffer notre plat de résistance et de sortir le champagne. Je présentais la bouteille à mon tatoué tel le meilleur sommelier du continent « Il me semble que c'est ton préféré » dis-je toute guillerette. Maladroitement, et après maintes tentatives, je fis sauter le bouchon de la bouteille et nous servis dans les coupes que j'avais sorti pour l'occasion. Prenant place à mon tour face à Sam, je lève mon verre vers lui pour trinquer de la façon la plus solennelle qui soit. « A ce soir et surtout, à nous... » Le bruit du tintement de nos deux verres résonna dans le silence religieux du salon... tiens, voilà que je réalisais que je n'avais pas du tout pensé à mettre une petite musique toute douce d'ambiance. Merde. Tant pis. Je portais le verre à mes lèvres avant de me raviser au dernier moment et de le reposer sur la table. « Alors, verdict ? » Pitié, dit moi que j'avais bien choisi !


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Samuel J. McKelhann
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MessageSujet: Re: lights will guide you home - SAMENZIE. Lun 24 Nov - 16:24

J’avoue qu’en arrivant dans l’appartement, je ne m’attendais pas du tout à une telle mise en scène ! Je ne m’attendais pas à cette table parfaitement dressée, à toutes ces bougies et à une Mackenzie encore plus sublime qu’à son habitude. Forcément, toutes mes pensées se focalisent sur elle parce que bon, j’admets que je suis complètement sous le charme de cette demoiselle et que, même lorsqu’elle se balade simplement avec un vêtement à moi, je craque directement… en fait, elle pourrait être fringuée avec n’importe quel vêtement, je crois que je craquerai malgré tout. Mais malgré tout, je retiens toutes mes pulsions et me dirige vers elle, posant mes mains contre ses hanches une fois devant la jolie blonde. J’esquisse un sourire en plantant mon regard dans le sien alors que je plante un baiser contre ses lèvres.

« Certes. Mais chaque matin lorsque j’ouvre les yeux et que je te vois là, à mes côtés, je me dis que tu es la plus belle surprise de toute ma vie. »

Mes paroles sont sincères et je sais qu’elle en a conscience puisque je ne suis pas le genre qui balance des conneries juste pour faire le gars sentimental – ce que je ne suis pas forcément, bien que je m’améliore aux côtés de la jeune femme -. Mais il n’empêche que tout cela m’intrigue parce que je me demande vraiment pourquoi ce dîner aux chandelles : je suis vraiment perdu.

Débarrassé de ma veste, je suis Mackenzie des yeux jusqu’à ce qu’elle me tire une chaise et m’invite à prendre place. J’arque un sourcil alors qu’un rire m’échappe… Bordel, je suis tombé dans une autre dimension ? Je rêve ? J’ai eu un accident de moto et là, je suis dans le coma ? Bah quoi ? C’est probable ! Il n’empêche que je m’installe malgré tout, toujours aussi perplexe.

« Mais il se passe quoi ? Tu veux te reconvertir dans la restauration ? »

Je sais, je suis drôle ! Imaginer Mackenzie dans autre chose que le domaine de la mode, c’est comme… m’imaginer en danseur classique, voyez le truc ? C’est juste impossible, mais dans le doute, on ne sait jamais.

D’autant que lorsqu’elle revient avec mon champagne préféré, je commence à sentir l’angoisse qui grimpe. Non, sérieusement, j’ai oublié un truc important ? Genre une date ? Les femmes tiennent à ces choses-là. La première rencontre. Le premier baiser. Le premier bidule et nianiania. Trop de trucs inintéressants parce que bon, si on devait retenir toutes les dates, on n’en aurait pas terminé. Mais là, je ne comprends pas. Ce n’est pas mon anniversaire et ce n’est pas le sien… Fuck. Je ne sais pas pourquoi elle a mit les petits plats dans les grands et cela m’angoisse un peu.

Nous trinquons ensemble après qu’elle ait réussi à ouvrir la bouteille – sous mon regard amusé, je l’avoue ! -. Je plante mon regard dans le sien et lui adresse un petit sourire.

« À nous. »

Je lui adresse un clin d’œil et je porte la flute de champagne à mes lèvres pour en boire une petite gorgée. Je la repose au moment où je vois le regard de Mackenzie sur moi et en voyant son air angoissé, je fais une petite grimace. « Hm… » Je penche la tête sur le côté et finalement, un rire m’échappe.

« Il est parfait. Ne t’angoisse pas à ce point. Tout est parfait. »

Même trop parfait. Alors finalement, je croise les mains devant moi, sur la table et je reprends la parole après quelques instants.

« … J’ai oublié un truc important ? Parce que je réfléchis depuis tout à l’heure à toutes les raisons qui pourraient motiver un tel dîner et je ne trouve pas. »

J’arque un sourcil, cherchant encore, mais rien… Parce que généralement, ce sont les mecs qui organisent ça pour leurs gonzesses quand ils ont une demande importante à faire, donc là, je ne capte rien et… je déteste être dans le flou.
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Mackenzie J. Howard
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MessageSujet: Re: lights will guide you home - SAMENZIE. Mar 16 Déc - 0:52

    Les yeux écarquillés de Sam, son expression de surtout, ses traits... il ne me fallait rien de plus pour me convaincre que j'avais bien fait de me décarcasser ce soir. Et moi qui pensait que j'allais encore oublier quelque chose … ! Non, si ça lui convenait alors c'était suffisant. Suffisamment parfait. Voilà. Je ne le répéterais pas assez. Ce petit bonheur du quotidien de passer mes bras autour de son cou... je ne sais franchement pas si je m'y ferai un jour car chaque fois est comme la première fois. Je ne m'en lasse pas, et je ne m'en lasserais pas, parole d'Howard ! Je l'aimais bien trop pour ça. Et encore une fois... ses mots me rendent folle, au point de vouloir quasiment zapper le diner et filer dans les draps. L'effet que ce type a sur moi, c'est vraiment un truc de dingue, je vous jure. Je ne sais même pas quoi répondre à ces mots doux, Sam était un artiste il avait l'art et la manière de tourner les mots... moi je ne savais que marier oralement des Jimmy Choo à un sac à main Prada, une union parfaite certes, mais je crois que comparer notre relation à des accessoires de mode n'était pas vraiment judicieux. Alors je me contentais de l'embrasser, parce que parfois il n'y a même pas besoin de mot pour expliquer ce que l'on ressent, un regard, un geste peut souvent en tout dire tout autant.

    Il était grand temps de prendre les choses en main : j’invitais le propriétaire des lieux à prendre place à table à la manière des serveurs des restaurants les plus chicos. J’aurais dû m’habiller en soubrette ou lieu de ma robe rouge préférée, mh, tant pis, ça sera pour la prochaine fois. La nouvelle remarque de Sam m’arracha un rire, décidément ! Donc après la coupure d’électricité c’était la cuisine ? Mh pourquoi pas, j’avais toujours voulu faire master chef ou ce genre d’émission culinaire, ça avait l’air trop classe mais malheureusement… j’étais la pire cuisinière de la Grosse Pomme. « Tu crois vraiment que je pourrais vivre avec moi-même si j’intoxiquais de pauvres innocents ? » répliquais-je cynique mais néanmoins sur le ton de l’humour. « D’ailleurs j’espère que tu n’as rien d’important demain parce que ce soir… tu es mon cobaye. » Rompre le charme en révélant l’existence du traiteur ? NOOOOOON, sacrilège ! Bref, je filais chercher le doux breuvage dans la cuisine et nous servis. Je laissais Sam le déguster, reposant mon verre sagement à sa place – et puis qu’on se le dise, même si j’y avais trempé mes lèvres je n’y connaissais absolument rien en champagne. Pitié, faites juste que j’avais choisi le bon, c’est tout ce que je demandais. M’accoudant à la table et posant mon menton sur mes mains nouées, je le regardais en attendant le verdict. Pfiou, soupire de soulagement. Je souris, je souris grand comme l’univers.

    S’il avait oublié quelque chose ? Mon sourire redoubla d’intensité… voilà qu’il commençait à psychoter… j’ai comme envie de dire : ENFIN. J’allais pouvoir un peu m’amuser à ses dépens, c’était bien trop tentant. Je fis alors mine d’être angoissée, le changement d’attitude du tout au tout. Je remis en place une mèche rebelle derrière mon oreille, je tortillais mes doigts… tous les signes distinctifs de ma nervosité. Je me raclais la gorge et… « A vrai dire… non, tu n’as absolument rien oublié… par contre moi… » Je regardais penaude mon assiette, jouer la comédie à fond au point de ne plus oser le regarder dans les yeux. « … je suis désolée Sam, je me suis dit qu’il n’y avait qu’une chance sur un million que ça arrive… j’ai pas cru bon de t’en parler sur le coup… » je me tus. Je voulais voir l’impact de mes mots sur lui, s’il voyait où je voulais en venir. Je levais timidement les yeux vers lui tel un chat errant.

    Un ding. L’occasion idéale pour faire une sortie théâtrale… merci la minuterie du four ! J’adressais un sourire forcée à Sam alors que je me levais et partis me réfugier dans la cuisine au petit trot. Avant d’ouvrir le four, je pris soin de passer ma tête discrètement dans l’ouverture de la porte pour voir mon tatoué se creuser les méninges… tout marchait comme sur des roulettes. Ravie, je présentais soigneusement le plat préféré de mon Sam dans deux assiettes et repartis tête baissée sur le champ de bataille. Je posais son assiette devant lui en articulant fébrilement « Je me suis dit que ça t’aiderait un peu à digérer la nouvelle… » Nouvelle que je prenais soin à ne pas prononcer, je voulais encore le voir gamberger un peu… et pour ça, j’avais ma petite idée pour lui assener le coup de grâce. Retournant m’assoir face à lui, fourchette et couteau en mains, je m’apprêtais à attaquer les Saint-Jacques après un « Bon appétit ». Il ne me suffit que d’une bouchée pour mettre le mécanisme en marche. Précipitée et paniquée –enfin, je le feignais- j’agis comme si j’étais en train de me cramer la langue « ché chaud » articulais-je du mieux que je pouvais. Et hop, voilà que j’attrapais mon verre de champagne après avoir avalé ma bouchée – délicieuse soit dit en passant – et en bu une gorgée. Enfin… je plaquais une main à ma bouche et l’autre à mon ventre, regardais Sam avec de grands yeux paniqués –effet dramatique oblige- puis couru en direction de la cuisine où je recrachais –bringing sexy back- les petites bulles bien chères dans l’évier.

    Une main de chaque côté de l’évier, tête baissée, le regard désolée… si avec ça il ne comprenait pas où je voulais en venir…


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MessageSujet: Re: lights will guide you home - SAMENZIE. Ven 19 Déc - 18:25

Je suis son cobaye… Les propos de la jeune femme me tirent un petit rire alors que je secoue la tête, même si je réfléchis en même temps : non ça va, je n’ai rien à faire demain. Du moins, rien de bien intéressant, même si je préfère ne pas être coincé à l’hôpital à cause d’une mauvaise nourriture… Ouais, je suis mauvaise langue. Il faudrait que je la ferme, même si je ne dis rien à haute voix, mais c’est du pareil au même puisque j’en suis au point où je m’embrouille tout seul à cause des choses que je pense… Décidément, plus rien ne tourne franchement rond chez moi.

Pour ne pas me perdre davantage dans mes pensées et parce que je me demande bien le pourquoi de toute cette mise en scène, je demande clairement si je n’ai pas oublié quelque chose. Venant de moi, cela ne serait pas franchement étonnant puisque je ne suis pas habitué à tout cela et tout ce qui concerne les relations ne m’est pas tellement familier. Alors là, si j’ai oublié une date, un événement ou que sais-je encore, je ne vois pas laquelle cela pourrait être parce que je ne retiens que les plus importantes.

Les propos de Mackenzie me rassurent un instant, mais la suite un petit peu moins. Quoi, elle ? Je ne comprends absolument rien. Pourquoi est-ce qu’on ne livre pas des décodeurs avec les femmes ? Parce que très sincèrement, je pense qu’il me faudrait un traducteur puisque je ne comprends rien à ce qu’elle me raconte et je ne vois pas où elle voudrait en venir. Une chance sur un million que quoi, arrive ? Je fronce les sourcils parce que je ne comprends toujours rien. Mais genre, vraiment rien.

« Mais de quoi est-ce que tu parles ? »

Pas le temps d’avoir une réponse que la demoiselle disparaît dans la cuisine. Durant ce cours laps de temps, je tente de mettre les phrases dans l’ordre, je tente de mieux comprendre parce que je n’ai pas envie de paraître complètement con à ne pas saisir une évidence, mais j’ai bon le faire, je ne parviens toujours pas à saisir où elle voulait en venir. Oh merde, pourquoi les femmes sont-elles si compliquées ? Qu’elles aillent droit au but !

Au lieu de cela, elle revient avec mon plat préféré… Pour que je digère mieux la nouvelle ? MAIS QUELLE NOUVELLE ? Oh ça y est, je commence à me faire des films de fou. Le pire dans l’histoire, c’est que c’est seulement maintenant que les propos de la belle me reviennent en mémoire… C’est elle qui a oubliée quelque chose… Une chance sur un million que ça arrive… Non. Ça ne peut pas être ce que je crois que c’est – vachement spécial cette phrase dis donc -. Je crois que je n’entends plus le reste parce que mes yeux restent fixés sur Mackenzie au moment où j’attrape mon verre de champagne. Peut-être que si je bois, ça va disparaître hein, parce que non, clairement, ça ne peut pas être la nouvelle à laquelle je songe actuellement.

Ou peut-être que si. Je la vois qui se lève d’un coup, une main contre sa bouche, l’autre sur son ventre et elle se précipite jusqu’à la cuisine. Bordel. C’est ce moment que je choisis pour avaler le champagne de travers et je m’étrangle juste un petit peu vu que l’information vient de me percuter brusquement. Je me lève d’un coup et me dirige vers la cuisine en toussant comme un imbécile parce que bon, ça fait mal et j’ai failli perdre la vie, bonsoir.

« T’es pas… Genre, t’es pas… »

Non non, rien à faire, le mot ne veut pas sortir de ma bouche. Rien que le dire mentalement, je n’y arrive pas.

« Si ? »

Putain, je suis en tachycardie les gars, je me sens comme si j’allais faire un malaise.
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MessageSujet: Re: lights will guide you home - SAMENZIE. Ven 19 Déc - 22:19

    Était-ce vicieux de ma part de lui faire croire qu’effectivement un petit être grandissait dans mon ventre ? Certains diraient que oui, d’autres non, mais personnellement je n’avais pas un avis tranché. Je trouvais ça plutôt drôle de le faire tourner en bourrique même si c’était avec un sujet aussi sérieux que celui-ci… et puis qu’on se le dise : j’étais malgré tout avide de savoir comment mon tatoué réagirait si j’étais vraiment enceinte. Serait-il heureux ? Paniquerait-il ? Prendrait-il peur ? Mais attention hein, que personne ne se fasse des plans sur la comète, je n’étais absolument pas prête moi-même à être mère. Je venais tout juste d’avoir une place stable mais je devais encore faire mes preuves, je voulais avoir un petit pécule de côté pour être sure de pouvoir offrir à ma progéniture tout ce qu’elle méritait, et puis même… cela ne faisait qu’un peu plus d’un an que Sam et moi étions ensemble. Je l’aimais oui, comme une folle même, je savais que c’était le bon, le numéro un, celui qui devrait me supporter quand je serai vieille et aigrie… mais c’était encore tôt, trop tôt. Nous avions encore plein de choses à vivre avant de nous focaliser sur un mini Sam ou une mini Mack. Nous avions encore tout l’avenir devant nous.

    J’articulais des mots qui ne faisaient sens probablement que pour moi. Je ne l’avais oublié qu’une fois… quelles étaient les chances ? Par là je voulais bien évidemment parler de la pilule, mais don’t worry, je ne l’avais pas oublié réellement. Non, vraiment, il n’y avait aucun danger de ce côté pour qu’un des p’tits soldats de Sam ait passé outre mes murailles. Je pariais que Sam n’y comprenait rien, strictement rien pour le moment. L’inquiétude et l’incompréhension le bouffaient, moi, je jubilais intérieurement. Tout marchait à merveille. Je ne répondis pas à sa question, merci la sonnerie du four qui tombait pile poil. Parfait. Je disparaissais pour quelques minutes dans la cuisine le laissant là à table à gamberger avec, surement, un million d’hypothèses toutes aussi farfelues les unes que les autres.

    Revenir et être digne de l’oscar avec la pseudo erreur de boire ma coupe de champagne. Du grand art je vous dis ! Si jamais je finissais par échouer dans le milieu du stylisme, j’avais une carrière cinématographique toute tracée ! Watch out Jennifer Lawrence ! Une nouvelle sortie toute aussi théâtrale. Et je restais là, appuyée à l’évier de la cuisine comme si je venais de faire la plus grosse erreur de ma vie. J’entendis Sam arriver derrière moi et visiblement… la pilule avait du mal à passer. Je lui aurai bien tapé dans le dos pour faire qu’il cesse de tousser mais j’aurai surement gâché la scène. Ca y’est, il avait compris. Je me retournais lentement vers lui m’adossant à l’évier et portant délicatement une main à mon bas ventre. Je regardais celle-ci, puis relevais lentement mais vraiment lentement la tête vers mon Sam plus qu’abasourdit par la nouvelle. Me mordant la lèvre inférieure, j’essayais de le sonder pour voir ce qu’il en pensait. Tout ce que je lisais était de la panique pure et simple. « Je ne comptais pas te l’annoncer de cette façon… » Murmurais-je en un souffle, genre comme si j’avais prévu de faire ça à table en mangeant le dessert de base. Puis je fis un léger signe de tête de haut en bas pour lui confirmer que oui, j’étais enceinte.

    Je restais muette pendant un bon moment, cherchant mes mots, les plus appropriés mais aucun ne l’était vraiment. Non mais vous n’imaginez pas le truc que c’est une annonce pareille ! Surtout quand tu fais genre que c’est arrivé comme un accident et que tu n’as pas parlé du sujet d’avoir un gamin avec ton mec. Normal qu’il flippe, j’aurai surement fait la même à la place de Sam. Mais pitié, faites qu’il ne s’enfuît pas en courant. Et puis au bout d’un moment… « tu m’en veux ? » Je n’avais toujours pas bougé d’un iota.


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MessageSujet: Re: lights will guide you home - SAMENZIE. Sam 20 Déc - 16:17

Non mais c’est juste impossible. Voilà, impossible est le bon mot. Mackenzie ne peut pas être… elle ne peut pas. Je me refuse même à dire le mot parce que je refuse d’y croire – même si bon, elle ne laisse pas franchement de place aux doutes, mais soit -. Ce n’est pas que je ne veux pas de mioches, mais je ne me sens tellement pas prêt à être père que l’idée même me file des sueurs froides et j’en suis à la limite de faire un malaise tant je ne suis pas bien. Alors je reste simplement là, dans l’encadrement de la porte de la cuisine et j’observe la jolie blonde, sans réellement être en mesure de mettre de l’ordre dans mes pensées et sans connaître la marche à suivre – parce que bon, je ne peux pas me mettre à hurler de joie, hein -.

En vrai, je suis en total panique et dans ma tête, c’est pire que Bagdad et Hiroshima. Le problème n’étant pas que je ne souhaite pas d’enfant avec Mackenzie ; au contraire, elle est très certainement la seule femme avec laquelle je souhaiterai fonder une famille, mais le problème vient du fait que je ne sois pas prêt et que je n’ai toujours pas réglé mes propres problèmes liés à l’enfance alors franchement, je ne serai pas un modèle en la matière. Oh putain, je commence à trop me perdre dans mes réflexions et ça, ce n’est jamais bon parce que je décroche complètement et je ne calcule plus ce qu’il se passe autour de moi, comme présentement.

Je tourne alors mon visage vers la jolie blonde et je me demande ce qu’elle vient de dire parce que je n’ai pas franchement fais attention, mais elle reprend la parole un peu après et me demande si je lui en veux. Je fronce les sourcils et lui lance un petit regard.

« De ? »

Merde, c’est qu’au bout d’un moment, je deviens un peu con quand on m’annonce une nouvelle déstabilisante. Non mais franchement, je suis stupide… Elle ne peut faire allusion qu’à une seule chose et moi, je demande encore… Je crois que la drogue que je prenais a pas mal amoché mes neurones restants.

« Hein ? Non. »

Je ne suis plus capable de faire des longues phrases, je sais, je suis en train de m’en rendre compte, mais quelques mots par ci, par là, ce n’est déjà pas trop mal parce qu’à la place, je pourrais être en train de faire une crise cardiaque ou je pourrais être parti direction l’aéroport pour prendre la fuite – ah ah, je déconne -. Allez Sam, essaie de te reprendre un peu ! Ouais, je me motive un peu tout seul, mais rien à faire, je reste là, je ne bouge pas et je ne fais que la regarder comme si j’aurai plus de réponses à toutes les questions que je me pose et que je suis incapable de formuler à haute voix.

Le pire dans tout cela, c’est que d’habitude, j’ai toujours des petites remarques en stock, mais là, rien du tout. J’ai l’impression que tout est parti en même temps que cette annonce qui me fait l’effet d’une bombe nucléaire – si si, je suis jamais dans l’exagération moi -.

« C’est OK. »

Genre, c’est OK, je vais bien, je ne vais pas mourir, ni prendre la fuite, ni me jeter par la fenêtre (et comme on vit au 1er, je suis pas sûr de me faire bien mal et à la limite, j’aurai juste pas l’air con) ou me claquer la tête dans un mur. Bon par contre, je ne suis pas sûr d’être de nouveau capable de faire des longues phrases avant quelques heures.
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MessageSujet: Re: lights will guide you home - SAMENZIE. Dim 28 Déc - 19:09

    Ouf. Soulagement… il ne m’en voulait pas. Enfin… ça c’était ce qu’il disait, le peu de mots qui sortait de sa bouche. Intérieurement je suis sure qu’il se disait un truc genre « merde, qu’est-ce que je vais devenir ? » C’était peut-être le bon moment pour lui annoncer que tout cela n’était qu’une mascarade, que je voulais un peu me jouer de lui bien qu’on ne soit pas le premier avril, qu’en réalité j’avais juste eu une promotion pour le boulot… Oui, enfaite il allait m’en vouloir pour ça. Tout ça pour des fringues, haha. Ou alors il allait être soulagé, non, ça c’était sûr. Il n’y aurait pas de mini Sam ou de mini Mack qui courrait à travers notre appartement de sitôt et qui baverait sur le plaid du canapé. Mais non, je ne disais rien –du moins pas pour le moment- car je devais avouer qu’une petite part de moi crevait d’envie de voir comment Sam réagissait entièrement, histoire que je sache à quoi m’attendre quand je serai réellement en cloque – bah quoi, on ne sait jamais ! Friends ne vous a donc rien appris ? Les préservatifs ne sont sûrs qu’à 99%.

    Et nous restions là, face à face presque aussi désemparés l’un que l’autre. Il y avait cette distance soudaine entre nous à laquelle je n’étais pas habituée, c’était étrange, froid, et c’est à ce moment que je me suis dit et jurée que jamais ô grand jamais je ne voulais réellement ça pour Sam et moi. Jamais. C’est OK ? Comment ça c’est OK ? OK t’es en cloque et basta ? Mon dieu, mon annonce –enfin, ma blague- l’avait vraiment choqué et affecté à ce point ? Je réalisais que j’étais allée trop loin, Sam n’était peut-être pas prêt à entendre ça même si c’était une blague pure et simple. Quelle conne Mack sérieusement… ! Je soupirais en prenant la décision de lui révéler le poteau rose, il était grand temps ou bientôt un trou de la forme de Sam ornerait notre porte d’entrée.

    « Non, c’est pas OK Sam… » Commençais-je en faisant un pas timide vers lui. Je cherchais mes mots. Comment lui dire que je m’étais jouée de lui sans le froisser plus qu’il ne l’était déjà ? Ça me semblait insurmontable de faire cela sans créer de damage collatéral. Levant les yeux doucement vers lui, j’essayais tant bien que mal de sourire mais cela devait plus ressemble à une grimace qu’autre chose. Au-revoir mon assurance, ma confiance en moi et tout le tralala, mon petit cercle vicieux se refermait sur moi et j’avais peur de sa conclusion. Grand dieu, faites que Sam ne me jette pas à la rue après une connerie pareille ! « Il se peut que ça ne soit pas exactement ce que tu crois… » Comment ça il se peut ? Ce N’EST PAS ce qu’il croit. Bordel Mack, toujours tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler, ne jamais oublier ça ! Tss, qu’est-ce que je me sentais conne maintenant.

    Alors je me tus un peu histoire de bien chercher mes mots, d’avoir les mots justes… mais ils me semblaient tout bonnement impossible à trouver. Mais devant son regard interrogateur, perdu ou insistant – à vrai dire j’étais moi-même totalement paumée et ne savais pas totalement ce qui se passait dans la caboche de Sam, peut-être que sa conscience s’était faite la malle et était déjà au fin fond de la Papouasie dans un terrier de fourmilier ou autre bébête étrange du style – je me sentais obligée de me justifier sur le champ. Et genre d’avoir une TRES bonne justification sinon la sentence risquerait d’être irrévocable. « Non, non, il n’y en a pas deux hein ! » QUOI ? REPETE CE QUE TU VIENS DE DIRE ? Ma conscience hurlait littéralement. Bah oui Mack, va mettre ça dans la caboche de ton tatoué que t’es enceinte de jumeaux, comme si UN gosse ne suffisait pas à le faire paniquer ! « Ni trois ! » je commençais à faire de grands gestes avec mes bras comme une dégénérée. « Ce que j’essaye de dire c’est que y’a rien, rien du tout ! » Voilà. Il n’y avait rien. C’était le néant, le Sahara, le désert de Gobi dans mon utérus. Maintenant c’était dit. Je respirais à nouveau… mais pour combien de temps ?


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MessageSujet: Re: lights will guide you home - SAMENZIE. Lun 5 Jan - 16:04

C’est OK. C’EST OK. À quel moment je me suis dis que c’était la bonne phrase à dire actuellement ? Non parce que franchement, c’est juste tellement pourri et débile que je me demande ce qu’il se passe actuellement dans ma tête pour que je perde autant mes moyens et que je balance autant de merde à la seconde. Non en fait, je sais très bien ce qu’il se passe autrement : mon cerveau s’est barré et je suis dans la merde jusqu’au cou. Je ne m’attendais tellement pas à cette nouvelle que je suis complètement sous le choc et je ne sais pas quelle devrait être ma réaction parce que je ne me suis jamais fais à l’idée que je pourrais être père et là, j’ai l’impression que ça tombe sur le coin de la gueule alors que je n’ai rien demandé. S’il fallait que je sois un gros connard comme je l’étais auparavant, je serai déjà probablement très loin de cet appartement, mais comme je n’en suis plus un et que je n’ai pas envie que Mack ait cette image de moi, je reste juste là et je ne dis rien. Voilà. Je ne sais pas quelle option est la meilleure, mais les deux me paraissent bien pathétiques et je n’ai qu’une seule envie : me foutre la gueule à l’envers parce qu’avec l’alcool, on oublie tout.

Je ne peux pas être père, putain. Pas maintenant. Pas alors que je n’ai toujours pas réglé mes problèmes liés à l’enfance et que mon seul modèle paternel fut le mien qui me foutait sur la gueule. Je ne veux pas me dire que je pourrais être comme lui, que je pourrais être une grosse ordure et pourtant, c’est ma seule et unique crainte. Je n’ai pas envie de reproduire le même schéma et je crois que c’est ce qui m’angoisse là, maintenant, et c’est aussi ce qui m’empêche de dire le moindre mot alors que je vois la jolie blonde qui me regarde bizarrement (?). D’accord, je devrais peut-être être plus bavard, mais je ne peux pas. Je crains de dire un truc de travers, une phrase qu’elle prendrait mal et qui ficherait complètement le bordel entre nous, mais en fait, lorsqu’elle reprend la parole, je suis encore plus perdu que tout à l’heure.

Comment ça, ce n’est pas ce que je crois ? J’arque un sourcil alors que je me tourne vers elle, les bras croisés contre mon torse. Merde, mais qu’est-ce qu’elle raconte ? Il y a une caméra cachée dans le coin et c’est une blague ? Non parce que là, à moins d’avoir une très bonne explication, je ne vois pas ce qu’il se passe actuellement. J’ai cette impression d’être une sorte de figurant dans un film qui ne comprend rien de rien, mais qui donne le change quand même – ah ah -. Bref, je la regarde toujours et j’attends qu’elle me balance des explications, mais Mack m’annonce simplement que non, elle n’attend pas des jumeaux. Uh ? Et c’est sensé être rassurant, ça ? Non parce que d’accord, elle n’est pas enceinte de jumeau, mais cela ne me dit toujours pas pourquoi elle m’a dit que ce n’était pas ce que je croyais.

« Je comprends rien, là ! »

Finis-je par dire alors que je perdais lentement patience. Ouais, la mienne avait des limites et elles commençaient à être franchies. Putain, mais ne tourne pas autour du pot et balance tout ce que tu veux dire ! Mais à la place, je la vois qui fait de grands gestes avec ses bras alors je m’approche et j’attrape ses mains que je garde dans les miennes et là… elle me balance qu’il n’y a rien. OK. De quoi ? De où ? MAIS DE QUOI ELLE PARLE ENCORE ? Voilà, c’est la question du siècle, celle à trois milles dollars. Mais en fait, l’information commence à se faire un chemin jusqu’à mon cerveau (il est revenu de sa retraite) et je percute.

« Comment ça, il n’y a rien ?! Tu m’dis qu’t’es enceinte, mais en fait, t’es pas enceinte ? »

Si je suis soulagé ? Je n’en sais trop rien. Ça me fait une sorte d’ascenseur émotionnel et là, je ne sais pas ce que je dois ressentir alors comme d’habitude, je fais un blocage. Comme après mon accident d’avion, j’avais fais un énorme blocage et j’étais dans une sorte de déni de mes propres émotions et là, c’est complètement pareil.

« Mais… on déconne pas avec ça, putain. J’y ai cru. »

Ouais et pas qu’un peu. J’y ai tellement cru que j’étais déjà parti loin, très loin dans mes souvenirs et que j’étais en train de me dire que j’allais être un père aussi pathétique que le mien. Mais putain, heureusement que ce n’était qu’une blague. Puis bon, si, on peut déconner avec ça, mais pas avec moi – ah ah -.

Je regarde de nouveau Mackenzie et la pauvre, elle n’a pas vraiment l’air bien. Ce serait assez monstrueux de ma part de la laisser ainsi et même si ce serait mérité, je ne suis pas autant un connard que cela, enfin… Bref, je m’approche d’elle et comble la distance qu’il y avait entre nous pour la serrer contre moi. J’ai bien cru que mon cœur allait me lâcher tellement il battait de manière irrégulière et je crois que c’est encore le cas.
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MessageSujet: Re: lights will guide you home - SAMENZIE. Ven 30 Jan - 23:26

    Quelle conne mais quelle conne… ! Comment avais-je pu imaginer une seconde dans ma pauvre petite caboche de blonde que faire croire à Sam que j’étais en cloque serait une bonne blague ? SÉRIEUSEMENT ? COMMENT ? Soudainement il n’y avait plus personne. J’assumais plus vraiment mon idée pourrie. Normal en même temps. Fuck. Je réalisais maintenant que de jouer avec un truc aussi important que ça allait peut-être m’amener à le perdre lui. Et imaginez qu’en fait j’étais réellement en cloque (non parce que je n’avais pas fait de test de grossesse hein ! Imaginez genre… un déni de grossesse et qu’il y avait vraiment un truc qui grandissait là-dedans ?) et que j’étais sur le point de me retrouver mère célibataire et à la rue qui plus est ? Oh mon dieu. Oh mon dieu. J’allais hyper ventiler, ou m’évanouir, ou ou ou… je sais pas. Bordel. Fallait que la vérité sorte de ma bouche au plus vite ou cela allait me rendre malade, littéralement.

    Je ne trouvais rien de mieux que de lui dire qu’il n’y avait pas non un, ni même deux voire trois gamins en route ! Rha le stress, j’vous jure… parfois ça vous fait dire n’importe quoi. Je paniquais et ça crevait les yeux. Mes bras faisaient de grands moulinets (heureusement qu’il n’y avait rien qui casse dans le coin ou sinon on était bon pour dévaliser le rayon vaisselle chez Ikea) jusqu’à ce que Sam m’agrippe les poignets. Respire Mack, inspire, expire… Tu ne peux pas t’échapper de toute façon. Et même si tu essayais Sam courre beaucoup plus vite que toi sur tes talons aiguilles vertigineux. J’osais à peine le regarder à le sentir si près de moi maintenant – ceci dit je n’osais déjà pas vraiment le regarder dans les yeux avant ça alors…-. Je sentais bien qu’il était dans un état dans lequel il n’était pas apte à se bidonner comme une baleine. Putain.

    Baissant la tête, je la tournais lentement de gauche à droite, puis de droite à gauche en signe de négation. Non, Sam, non je n’étais pas enceinte. Mais oui, oui je t’ai dit que j’étais enceinte. Oui, oui, oui, mille fois oui je ne suis qu’une pauvre quiche à l’humour des plus pourris (non mais je vous jure, même Tom mon ancien colocataire qui avait l’humour le plus merdique qui puisse exister sur cette planète n’aurait pas pu faire pire que ça – et le mec avait déjà deux gamins à son actif !). « Je sais Sam, je sais. Je… je… je… » Comment lui avouer tout ? Lui dire simplement que j’avais eu la promotion dont je rêvais depuis plus d’un an et que j’avais plutôt trouvé ça marrant de le faire flipper avant ? A l’écrit cela semblait tellement facile mais à l’oral… C’était une autre paire de manche ! « Désolée » articulais-je d'une pauvre voix chevrotante. Et je l'étais, sincèrement.

    Mais bordelius, où était la fameuse coupe de champagne quand on en avait le plus besoin ? Là en cul-sec la coupe serait passée crème, et elle m'aurait fait du bien surtout, elle m'aurait surement donné un peu de courage. M'enfin. Petites bulles dorées ou non, je devrais bien assumer ma connerie. « Tu dois m'détester » dis-je en regardant mes chaussures vernies, « j'voulais juste faire une pauvre blague. J'pensais pas.. j'pensais pas... » non mais Mackenzie Janett Howard ressaisit toi bordel de dieu ! Tu vas pas te mettre à chialer comme une gamine de six ans à qui on aurait volé un bonbon dans la cours de l'école quand même ! « J'voulais pas... t'y as tellement cru, j'pensais pas, c'était tellement énorme... qu'est-ce que j'suis stupide. Pardon. Je dormirai sur le canapé si tu veux. C'était bête, bordel. Qu'est ce que t'es conne Mack sérieux. » oui je finissais par me parler à moi-même, Sam ne m'aurait pas tenu les poignets je me serai surement frappée aussi, genre hop une bonne trempe pour me remettre les idées en place. « Tout ça pour dire que... que... » voilà que j'avais même les boules d'annoncer la vraie nouvelle maintenant ! « que j'ai été promue au boulot. J'sais qu'les bouts de chiffons c'est pas grand chose pour toi alors j'pensais que ça aurait plus d'impact avec une p'tite blague, même si c'en était pas une bonne au final. 'Fin tu comprends ? Non, ne dit rien, je veux pas savoir, évidemment que tu comprends pas, y'a que les nanas tordues comme moi pour penser ça. » moi un vrai moulin à parole quand je suis nerveuse ? NOOOOOOOOOON.


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MessageSujet: Re: lights will guide you home - SAMENZIE. Mar 3 Fév - 17:08

Je ne comprends plus rien. Je crois qu’on a tous compris à quel point j’étais paumé et rien ne s’arrange puisque je ne saisis plus du tout ce qu’il se passe actuellement. Il y a encore deux minutes, j’étais convaincu que Mackenzie était enceinte – c’est ce qu’elle me faisait comprendre en tous les cas – et l’instant d’après, elle me disait clairement que non, il n’y avait rien dans son ventre. Je fronçais les sourcils, incapable de vraiment comprendre. Elle était enceinte ou elle ne l’était pas ? Après coup, il semblait évident que non, elle ne l’était pas puisqu’elle me le faisait parfaitement comprendre elle-même… Mais dans ce cas, où se trouvait l’intérêt de dire un truc pareil ? Autant je peux rire de tout (même du pire), mais autant avec une grossesse, je ne peux pas. Je ne suis pas en train de dire que je refuse l’idée même qu’on ait des mioches, mais pas maintenant, pas alors qu’on en parlait pas, pas alors que je ne suis pas prêt. C’est au dessus de mes forces là. Et merde. Je ne suis vraiment pas dans une phase où je veux changer des couches.

Et Mack s’emballe. Elle fait de grands gestes avec ses bras et si d’habitude je trouve cela amusant, là de suite, c’est stressant. J’attrape alors ses poignets et j’attends qu’elle m’explique un peu le délire. J’essaie de ne pas paraître trop froid, mais je suis juste… fermé, je crois. Ouais, comme à chaque fois qu’un truc me tombe sur le coin de la gueule, je me ferme, je fous les émotions dans un placard bien fermé et j’attends d’y faire face plus tard. Mais je n’ai pas envie qu’elle croit que c’est contre elle. Parce que, merde, non, ce n’est pas du tout ça. Elle est désolée. D’accord. Jusque là, je saisis très bien ce qu’elle raconte, mais elle si elle a bafouillée pas mal pour en venir là.

J’attends encore avec toute la patience du monde (blague) et elle daigne enfin reprendre la parole, mais ne me regarde toujours pas. Elle avance que je dois la détester et qu’elle voulait juste faire une pauvre blague. OK. Donc j’ai confirmation que ce n’était qu’une blague – pas drôle, certes, mais une blague quand même. Elle se parle à elle-même et j’attends qu’elle ait terminée parce que je sens que ce n’est pas tout. Elle en vient finalement à la vraie raison de cette mise en scène et m’apprend tout simplement qu’elle a eu une promotion au boulot… et elle se reparle encore à elle-même.

« Mack. » Merde, je crois que mon ton est encore un peu froid là, non ? Il faut que je me radoucisse, je ne vais pas l’égorger non plus. « Mackenzie, regarde-moi. » Plutôt que d’attendre qu’elle le fasse, je relâche ses poignets et pose mes mains de chaque côté de son visage et le relève afin que nos regards puissent se rencontrer. « Évidemment que j’y ai cru… Lorsque la femme que j’aime m’annonce qu’elle est enceinte, je n’ai aucune raison de me dire que c’est une blague… Et ouais, j’ai sans doute eu la trouille de ma vie parce que… Enfin, tu sais très bien que le sujet ‘gamins’ est encore compliqué dans ma vie, mais… » Je marque une petite pause et esquisse un demi sourire. « … Ça va. Relax. » Je n’ai pas envie qu’elle se sente mal pendant des heures à cause d’une stupide blague. Je vais m’en remettre. Je crois. Mais oui, d’ici quelques jours.

Il faut que je détende l’atmosphère parce qu’en réalité, je n’aime pas du tout qu’elle soit ainsi. Je crois qu’on traverse un putain d’ascenseur émotionnel. « Ensuite, sache que les bouts de tissus m’intéressent vachement… surtout ceux que je peux te retirer. » Aherm, elle était facile celle-ci. « Et je suis super heureux que tu ais été promue. » D’ailleurs, j’aurai accueillie la nouvelle de la même manière même sans cette blague. Je suis vraiment fier d’elle et elle la mérite sa promotion. « Après, je confirme bien le fait qu’tu sois tordue, mais il faut l’être pour me prendre comme mec. » Je hausse les épaules et esquisse un nouveau sourire. Il faut qu’on évacue tout ça le plus vite possible. Je n’ai pas envie que ça reste entre nous.

« Et puis… C’est quoi ce délire de dormir sur le canapé ? » J’arque un sourcil, l’air de dire : tu es complètement dingue. « Si t’as envie de te punir, j’en sais rien, fais ce que tu veux, mais me prive pas de ce joli petit corps à mes côtés. J’ai rien fais moi. » Ouais je sais, je m’amuse un peu là. Mais il faut que la pression retombe et je crois que c’est en train de se faire de mon côté.
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MessageSujet: Re: lights will guide you home - SAMENZIE. Lun 16 Fév - 15:46

    Voilà, c’était dit. Dans quelques secondes j’aurai le verdict : ma valise devant la porte d’entrée, ou mes fringues volant de notre premier étage… ce qui, entre nous, serait bien con maintenant que j’étais officiellement styliste, le comble ! Mais j’aurai encore préféré me retrouver au chômage plutôt que vivre sans mon tatoué. Ouais, parce que je m’en foutais de tout, tout, tout –même de m’habiller avec un sac poubelle ou avec une toile de jute comme les amish- tant que j’avais Sam à mes côtés. Et moi je n’avais rien trouvé de mieux que de lui donner l’une des meilleures raisons de partir en courant : un gosse. Certes, les grossesses non désirées étaient courantes mais merde, on n’en était pas là, et puis ce n’est pas comme si j’avais arrêté de prendre la pilule et que j’essayais de lui faire un marmot dans le dos. C’était une décision qui se prenait à deux, et là de suite maintenant je ne me sentais pas prête, Sam non plus visiblement. Mais je le connaissais par cœur… je n’avais pas besoin d’assister à son horrible moment de panique pour savoir qu’un truc baveux n’était pas dans ses projets également actuellement. Alors se reposait cette stupide question… POURQUOI ? POURQUOI BORDEL DE DIEU je lui avais fait croire que j’étais enceinte ? Comment n’avais-je pas pu comprendre plus tôt que c’était une mauvaise idée ? Parce que je voulais savoir sa réaction si jamais cela arrivait ? Peut-être. Inconsciemment je crois. Bon note à moi-même : prendre rendez-vous chez le psy.

    Il me força délicatement à le regarder en posant ses mains de chaque côté de mon visage, je me retins de déverser un flot de larmes tellement sa réaction était cute et d’une douceur incomparable. Je m’attendais tellement à ce qu’il m’envoie chier. Quand je dis que mon homme c’est le meilleur, il l’est, vraiment, sur tous les points. J’en revenais toujours pas d’être aussi chanceuse de l’avoir. Un léger sourire vint égailler mon visage lorsqu’il mentionna ‘la femme qu’il aime’, mon cœur avait un bond dans ma poitrine. « Je sais Sam, je sais… Je… Je… Je ne sais vraiment pas ce qu’il m’est passé par la tête » j’aurai bien regardé à nouveau mes chaussures mais ses mains m’en empêchaient toujours. Relax. D’accord. Mes muscles se décrispèrent un peu, sa réaction me réconfortait, non seulement dans cette situation mais aussi de savoir que j’avais choisi le bon pour finir le reste de mes jours. L’on dit bien que c’est dans les moments difficiles qu’on se rend compte de la solidité d’un couple, non ? Mon tatoué me le prouvait actuellement. Qu’est-ce que je pouvais l’aimer bordel.

    « Sam » laissais-je échapper avec un léger sourire suite à sa remarque salace. Voilà que c’était lui qui me rassurait alors que cela aurait dû être l’inverse, c’était bien moi qui avait mis cette machination tirée par les cheveux en route, pas lui. « Vraiment ? » Il se souciait encore sérieusement de ma promotion après la bombe que je venais de lui balancer ? Je n’en revenais pas. Ce mec me laissait sur le cul, littéralement. Sa nouvelle remarque m’arracha un nouveau sourire, j’aimais tellement la façon dont il détournait les choses. « Il faudrait plutôt être folle pour passer à côté de la perfection » renchéris-je en m’avançant vers lui pour me blottir contre lui, mon endroit préféré au monde. C’est dingue comment je me sentais soudainement plus légère seulement en quelques secondes, seulement avec quelques mots, quelques gestes et de grandes doses d’amour et de compréhension. Ah Samuel Jered McKelhann, promets-moi de ne jamais, jamais, jamais me quitter. JAMAIS.

    L’idée du canapé ? D’où venait-elle ? Bah c’était simple, s’il était vénère contre moi et qu’il aurait trop pitié de ma petite tête blonde pour me mettre à la porte… alors il me laisserait le canapé, c’est à peine si je méritais la chambre d’amis après ça. Mais non, je ne repartirais pas sur ce chemin-là maintenant qu’il réussissait à me calmer petit à petit... j’optais malgré tout pour la touche d’humour comme lui l’avait fait « Beh c’est le meilleur moyen de contraception, non ? » J’esquissais un léger sourire. Oui, autant blaguer là-dessus que de lui dire que je me voyais déjà à la rue. C’était plus sure, histoire qu’il ne me croit pas aussi cinglée qu’il ne le pensait déjà. Il me fit rire à nouveau, qu’est-ce qu’il était cute bordel. Je relevais la tête vers lui et l’embrassais tendrement. « A vos ordres mon colonel, je serai un bon petit soldat » Un éclat de rire m’échappa alors que j’entourais son cou de mes bras. « Tu me pardonnes ? Ou me laisserais-tu te soudoyer avec un bon dîner ? » Je souris. « Je pensais pas que ça irait jusque-là, pardon. » Je le regardais dans les yeux « J’aime comme on est actuellement, je ne veux rien y changer, c’est parfait. Ne croit pas que c’était un moyen de te soudoyer pour passer à la vitesse supérieure, d’accord ? Promis ? » Yeux de chien battu bonjour. Et ça ne l’était vraiment, vraiment pas.



    Cuz hey baby ,  baby you got me so good.  Hey baby ,  baby I got it so bad.  Think you're all about me but I'm all about you ,  turn the lights down let me show you it's true ,  get a little taste of what I'm into.  Think you're all about me but
    I'm all about you.
    code broadsword.
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