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A long time ago ♠ YASEN

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Phoenix V. Mumford
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MessageSujet: A long time ago ♠ YASEN Lun 3 Nov - 16:55


A long time ago




L’automne se faisait sentir désormais sur la ville de New York. Le temps s’assombrissait, la lumière se faisait plus rare, les feuilles tombaient au sol, et le fond de l’air se faisait bien plus frais. Mais aussi d’un point de vue moins météorologique, cela signifiait le retour des bougies aux odeurs rassurantes, les petites lumières un peu partout, la préparation pour Noël, les boissons chaudes… Comme le temps se prêtait moins aux longues balades seule, pour Phoenix cela voulait dire plus de musique au coin du feu. Non pas qu’elle se replie sur elle-même, mais elle trouvait que l’ambiance s’y prêtait vraiment bien. Elle alternait donc entre son violon et son piano, deux instruments qu’elle chérissait vraiment de tout son cœur. Elle jouait du piano depuis ses 3 ans. C’était presque la seule tradition familiale qu’elle avait conservé. Sa famille très traditionnelle voulait que leur fille sache danser, faire la cuisine et jouer du piano. Et puis c’était l’occasion de faire rassembler les enfants de bonne famille dans des cours donnés par de grands professeurs.

Mais finalement, si Phoenix avait un peu désapprouvé ses parents sur la majorité des choix qu’ils voulaient qu’elle fasse, elle avait continué de jouer du piano et y avait ajouter le violon autour de ses 8 ans. La musique la mettait dans une bulle dont elle ne retrouvait la force d’isolement et de calme partout ailleurs. Elle y exprimait ses émotions, sans même avoir besoin de composer. Elle se contentait de reprendre des titres classiques, ou plus modernes. La musique classique était la base, mais les chansons contemporaines pouvaient parfois la toucher particulièrement par leurs paroles. Mais il était souvent difficile de reprendre ses titres préférés de rock au piano ou au violon, alors elle s’en tenait aux titres tristes – certes les plus beaux, mais limitant un peu ses capacités d’expression.

Aujourd’hui, c’était samedi. Phoenix avait commencé à jouer un peu de violon au réveil, et cela réveilla une envie qui n’était pas bien enfouie. Rien de fou, mais elle avait envie de faire un petit tour dans un magasin qu’elle appréciait particulièrement. Situé sur Broadway, entre tous les fameux théâtre, cette petite boutique qui ne payait pas de mine recelait des richesses incroyables. Des partitions, des instruments, et un vieux vendeur qui pouvait réparer tous les instruments. Elle adorait s’y rendre, ne serait-ce que pour regarder, et aussi pour aller glâner de nouvelles partitions. Certes, il y avait internet, mais elle adorait encore prendre ces partitions dans ses mains, et avoir des idées d’interprétation qu’elle n’aurait jamais eu sans le support papier.

Toute guillerette à cette idée, elle se prépara rapidement après déjeuner, portant une jolie petite robe pull, avec des collants, un bon manteau et tout ce qu’il fallait pour ne pas avoir froid. Elle s’était maquillée légèrement et ses cheveux tombaient en faisant de jolies petites boucles sur ses épaules.

Elle se dirigea vers la boutique en prenant les transports en commun et y fut rendue en quelques instants. En sortant des transports, elle coupa sa musique et retira son casque audio avant d’entrer dans la boutique. Elle poussa la porte, et toute guillerette lança « Bonjour ! » au vendeur qu’elle savait dans les parages. Il lui répondit en un instant « Bonjour mademoiselle Mumford ! »Il la connaissait bien, à force qu’elle vienne le voir. Mais il ne vint pas la voir, car il était en pleine discussion avec un jeune homme que Phoenix ne voyait pas car il était de dos. Elle eut une étrange impression en l’entendant parler au vieux vendeur, comme si cela lui rappelait une voix déjà entendue. Mais elle ne se formalisa pas et se rendit vers les partitions, commençant à regarder ce qu’elle pourrait jouer au violon ou au piano.
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Yasen D. Austen
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MessageSujet: Re: A long time ago ♠ YASEN Dim 9 Nov - 5:01


Yasen & Phoenix

A long time ago…
« Maman, j’ai une chirurgie qui commence dans cinq minutes, je ne peux pas parler pour le moment, je dois me préparer. Promis, je te rappelle plus tard quand c’est terminé. »
Et hop, tu fais signe à l’infirmière qui applique le téléphone contre ton oreille de raccrocher, et tu la remercies en t’excusant de l’insistance que ta mère a eu lors de ses appels. Elle est toujours comme ça, elle s’inquiète quand tu ne réponds pas, elle pense toujours au pire, et ce n’est pas toujours évident, mais bon, il faut dire à force que tu t’es habitué à être couvé de la sorte, et que si tu perdais contact avec elle trois jours de suite, tu t’inquièterais un maximum. Après un soupir, tu reprends ta place de l’autre côté de la table de travail, faisant face au résident qui allait te montrer par le biais de cette opération comment exécuter un type précis de sutures. Tu t’es déjà entraîné là-dessus et tu espères d’ailleurs ne pas le décevoir. Il vérifie la montre encastrée dans un des murs de la salle, annonce l’heure du début et pratique instantanément la première incision.
Tu aspires le liquide sanguin qui obstrue la vue de ton supérieur, après qu’il te l’ait demandé. Tu observes chaque mouvement, chaque esquisse de geste, tu analyses, tu le reproduis dans ta tête. On dit que tu as des mains habiles, mais ce qui les rend adroites, c’est plutôt cet esprit minutieux qui étudie chaque contorsion, chaque détail comme s’il était essentiel, à tout prix. Il y a aussi ce côté de découverte, lorsque tu t’entraînes sur tes sutures, où tu innoves, par le biais duquel tu essaies de trouver de nouvelles techniques. En tous les cas, tu te sens toujours dans ton élément ici, dans ce genre de situations, en présence d’une performance comme celle que tu ne quittes pas du regard.
Ça dure cinq heures trente, mais finalement tu en vois le bout, et on te laisse refermer. L’ordre exécuté, tu te débarrasses de tes gants, tu les jettes dans l’endroit prévu à cet effet puis tu quittes l’espace histoire de te laver les mains. Côté vessie, tout va bien, tu es paré, tu as appris la leçon, pas de boissons avant une opération, c’est la clé pour ne pas souffrir le martyr en privant ton corps de son besoin naturel. Tu soupires de satisfaction, puis tu réalises que tu peux sortir, quitter l’hôpital pour quelques heures, aller retrouver Morphée dans ton lit, seule compagnie que tu as eue dans ce dernier depuis toujours. Après t’être débarrassé de ta tenue d’interne, tu vas dire au revoir à tes collèges et à ton superviseur qui t’annonce que tu ne reviens pas jusqu’après-demain, et que c’est un ordre, parce que tu as assez enchaîné les gardes comme ça et que tu as impérativement besoin d’une journée de repos… Tu ne comptes pas discuter son injonction, ce n’est franchement pas ton genre, alors tu te résignes à la perspective de devoir passer la journée éveillé pour mieux dormir la nuit que tu auras pour toi tout seul.

Alors, que faire ? C’est la question qui se pose, qui s’impose. Tu sais déjà ce que tu veux faire vraiment, le désir qui te hante, celui de retrouver ces yeux brûlants, où se mêlent la sauvagerie et la tendresse. Pourtant, tu dois te résigner à écarter ce souhait, tu ne peux pas y céder, c’est impossible, tu dois le retenir cloîtré là où il appartient, dans des fantasmes qui seront éternellement inassouvis. Tu soupires, il est à peine le début de l’après-midi et tu voudrais au moins régler ton horloge biologique pendant ces deux nuits qui te sont offertes, c’est pour cela que tu ne peux pas retourner chez toi, ton lit serait une tentation encore plus grande que MatveÏ encore. Tu optes donc pour la petite boutique à Broadway, celle où la musique règne, où elle te tiendra éveillé pour les longues heures qui restent avant que tu ne retrouves les bras de Morphée. Sauf que pour y arriver, il faut prendre un taxi pour une durée assez longue, et oui, c’est ça New York, c’est très différent et tu ne t’y es toujours pas accoutumé. Néanmoins, tu trouves cette dissemblance fascinante. Surtout que tu as le ferry pour t’emmener de chez toi à l’hôpital, et Dieu sait à quel point tu l’adores celui-là. Enfin, après des instants qui t’ont paru interminables, tu te retrouves devant le commerce, tu te fous une gentille claque sur la joue pour te ressaisir parce que tu dors carrément debout, puis tu pousses la porte. Tu es immédiatement accueilli par le vieillard qui règne sur les lieux, et tu te résignes à devoir lui accorder un quart d’heure alors que tu n’es réellement pas d’humeur. Tu n’y peux rien, tu es poli, tu te dois de l’écouter parler de ses petits-fils qui eux aussi sont initiés à la musique, tu l’entends te raconter des histoires que tu connais déjà sur le bout des doigts. Tu es peut-être l’un des rares clients qui ne trouvent pas un moyen de s’écarter de lui alors tu fais un effort. Quelqu’un te sauve momentanément, faisant irruption dans l’endroit, et peut-être si tu étais un autre genre d’individus, tu te serais éclipsé. Mais non, tu restes planté là, avec ton sourire gêné. Sauf que le nom de famille de la jeune femme, parce que oui c’en est une qui vient de pénétrer les lieux, te choque et te rappelle d’agréables souvenirs, teintés d’une certaine amertume au fait qu’ils fassent partie d’un temps qui est révolu. Tu dois en avoir le cœur net. Alors tu trouves la force de t’excuser auprès de l’homme et tu t’approches d’elle, hésitant. Tu ne sais pas trop t’y prendre pour aborder des inconnus, et tu as peur qu’elle pense que tu l’accostes, que tu cherches à la draguer. Tu te mets à côté d’elle, tu t’éclaircis la gorge, et tu lui offres ton plus beau sourire, le rouge aux joues : "Si je ne me trompe pas de personne, je ne crois pas que ce soit un vrai défi pour toi, ce que tu as en main là." La ressemblance est là, la sensation est là, tu ne crois pas t’être trompé pourtant c’est fort possible, alors tu te prépares à l’éventualité, mentalement. À force d’être aussi crispé, elle ne te reconnaîtra même pas peut-être.
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Phoenix V. Mumford
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MessageSujet: Re: A long time ago ♠ YASEN Dim 9 Nov - 20:48


A long time ago




La musique a toujours été un refuge pour la jeune femme. Même après son agression et la mort de sa meilleure amie, alors qu’elle ne parlait plus vraiment – ce qui inquiétait beaucoup les gens évidemment –elle se mettait devant son piano ou prenait son violon et jouait, pendant des heures. Elle ne pensait plus à rien, faisait le vide, et se laissait pour un temps envahir par l’émotion que le morceau qu’elle jouait pouvait offrir. Gaité, allégresse, colère, tristesse, elle vivait une véritable catharsis quand elle avait l’occasion de jouer. Elle devenait tout autre, tout en restant elle-même. En effet, si elle empruntait les émotions des titres tout en faisant le vide, elle y mettait également du sien, transposant chacune de ses propres pensées dans ce que la musique lui faisait ressentir. Elle avait du mal à expliquer cela sans qu’on la prenne pour une folle. Mais les musiciens ou fans de musique pouvaient la comprendre, même si elle ne parvenait pas à mettre les bons mots sur ce qu’elle pouvait ressentir.

C’était en partie ce genre de sensations qui la conduisaient dans son magasin de musique préféré en ce samedi après-midi. Elle voulait trouver de nouvelles partitions, de nouvelles idées pour jouer. Elle ne savait pas ce qu’elle voulait, c’était pour cela qu’elle se rendait dans la boutique : pour glaner des idées au fur et à mesure. Elle tenterait de ne pas demander conseil au vieux monsieur qui la tenait, car il était très bavard et pouvait parler pendant des heures, alors que la jeune femme n’osait rarement s’en congédier, elle était d’un naturel trop gentil pour cela. Quand elle entra, elle constata d’ailleurs que ce vieux monsieur était déjà avec quelqu’un. Il la salua tout de même, avant de reprendre sa conversation. La jeune femme se déplaça donc vers les partitions, et commença à en regarder quelques-unes. Lisant les notes, elle entendait déjà ce que cela pouvait donner, n’entendant pas que le vieux monsieur avait cessé de parler.

En revanche, elle entendit quand le jeune homme qui était à l’autre bout de la conversation se rapprocha d’elle, et commença à lui parler. Il eut à peine dit quelque chose qu’elle entendit un léger accent britannique familier. Ses propos laissaient entendre qu’il pensait la connaître, et qu’il savait même qu’elle était douée en musique, et qu’elle jouait depuis longtemps. Reposant la partition, elle se retourna, perplexe. Perplexe non pas parce qu’un inconnu l’abordait – elle n’était pas du genre à avoir peur, elle qui était bien entrainée aux différentes techniques de combat – mais bien parce qu’il lui disait quelque chose. Et en se retournant, son visage lui fut très familier. Mais elle ne pouvait pas rester à l’observer en silence, cela ferait très bizarre, alors elle combla un peu le silence « Je… Je suis désolée, on se … » Mais la phrase resta en suspens, car Phoenix eut une sorte de révélation. Pour retracer le cheminement de son cerveau : elle se rappela l’avoir vu en photo, de vieilles photos de quand elle était petite et prenait ses premiers cours de piano. Puis elle fit la connexion avec les sous-entendus présents dans sa phrase. Et son accent léger britannique. Et son visage, ses yeux notamment, qui n’avaient pas tant changé que cela. D’un coup, cela la frappa – en plein milieu de sa phrase – c’était Yasen Austen, celui avec qui elle était très complice pendant ces fameux cours de musique, que leurs familles leur faisait prendre en commun pour être bien vus en société. Mais finalement tous les deux adoraient cela, et cela les rapprochait aujourd’hui par un formidable hasard. « Mon dieu, Yasen !!! C’est toi ?! »

Après cette exclamation, un grand sourire vint s’afficher sur le visage de la jeune femme, et après l’approbation du jeune homme, elle lui sauta au cou. Elle était très câline, et passa doucement ses bras autour de son cou. Elle n’avait été ni violente ni trop empressée, et elle n’était absolument pas lourde, elle voulait simplement serrer dans ses bras celui qui avait marqué sa plus tendre enfance d’une si jolie amitié. Quand elle repensait à l’Angleterre, il était souvent dans ses souvenirs. Elle était vraiment ravie de le retrouver ! « Alors, tu deviens quoi ? Tu t’es installé à New York ? » dit-elle en abandonnant son étreinte amicale. Le sourire n’avait toujours pas quitté ses lèvres. Cela faisait toujours plaisir de retrouver un compatriote, surtout quand on en était si proche enfant. Cette rencontre avait le gout du passé, mais pas de l’amertume, simplement d’une douce nostalgie. Et s’il était vraiment installé pour de bon à New York, cette amitié avait de quoi repartir de plus belle ! Ah ça, Phoenix ne s’y attendait pas du tout, et cela venait joliment éclairer sa journée. Quoi de mieux qu’une super surprise comme celle-ci en effet ?
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MessageSujet: Re: A long time ago ♠ YASEN Dim 16 Nov - 4:26


Yasen & Phoenix

A long time ago…
Tes pas t’ont mené ici, dans cet endroit d’une manière toute à fait imprévue. Tu aurais pu aller à la bibliothèque, tu aurais pu aller prendre un café pour te garder les yeux grands ouverts bien comme il faut, tu aurais pu aller te promener en ville, dans un parc, n’importe où en fait. Mais non, le destin a voulu que tu viennes ici. Le destin. C’est un concept auquel croit ta mère beaucoup, sa religion étant basée sur ça. Selon elle, tous les choix, toutes les interactions, toutes les rencontres, tous les événements qui régissent l’existence d’un être sont déterminés bien avant sa naissance. Ça a l’air d’être une sorte de prison, mais selon elle, l’individu peut faire des décisions, mais qui sont déjà recensées quelque part. En tous cas, là, tes retrouvailles avec une amie d’enfance te donnent l’envie de croire en la providence parce qu’une coïncidence te paraît au contraire trop invraisemblable. Ça fait combien de temps déjà, vingt ans ? Et pourtant, tu la reconnais, son nom de famille t’intrigue, et son visage te revient. Ce minois qui n’a pratiquement pas changé, ne gagnant qu’en maturité. Vous étiez très proches, malgré votre très jeune âge, et vous aviez partagé des cours communs en piano très agréables. Il y avait cet esprit de compétition, même si à votre âge vous auriez du plutôt vous concentrer sur le côté amusant de la chose. C’était à propos de celui qui apprendrait le plus vite, celui qui maîtriserait un passage le plus rapidement. En tous cas, c’est une personne qui a marqué ta jeunesse, et qui t’a donné envie de te dépasser dans ton éducation musicale, et c’est donc avec un grand émerveillement que tu la croises ici, dans le meilleure lieu pour ça. Les circonstances ont voulu qu’elle doive déménager quelques temps après que vous ayez fait connaissance, mais elle n’a jamais quitté ton esprit, et vos souvenirs restent encastrés dans ta mémoire, alors qu’un sourire étire tes lèvres lorsque tu viens à les évoquer à quelques reprises. Aurais-tu été enclin à la remarquer si ce n’était pas dans la boutique d’ailleurs ? Peut-être que non, ce qui rend la chose encore plus intéressante, encore plus excitante.  Elle semble troublée, peut-être ne s’est elle pas souvenue de toi ce qui n’est pas très grave, tu ne lui en voudrais pas, ça fait tellement longtemps après tout.

Tu veux bien lui rafraîchir les idées, mais elle s’interrompt dans ses propos, dans son interrogation sur ton identité. Tu vois une sorte de lueur révélatrice dans ses yeux, une consternation dans ses traits. Elle y arrive, ça lui échappe encore mais elle rattrapera presque le bout de réminiscence qui la trahit. Puis soudain, la surprise emplit sa voix et elle prononce les mots attendus. Elle t’identifie, elle se remémore même ton nom complet, et ça te rend fou de joie. A peine as-tu le temps d’acquiescer d’un hochement de tête qu’elle te câline, délicatement, venant lentement entourer ton cou de ses bras. Tu essaies de ne pas exécuter un mouvement de réticence involontaire, après tout ça ne te dérange pas, c’est juste que tu n’es pas habituée à ce genre d’élans d’affection à ton encontre. A part peut-être de la part de ta défunte sœur. A son évocation, tes entrailles se nouent, non tu ne gâcheras pas ce moment par le biais de tes démons insistants. Tu lui rends son étreinte en t’appropriant son dos de ton bras, timidement. Tu gardes ton sourire, bien que le rouge te monte aux joues. Elle prend de la distance après un moment, d’humeur apparemment ravie ce qui te contente donc aussi. "Oh et bien, j’ai poursuivi mon rêve de devenir médecin, et là j’y suis presque, je suis un interne au Richmond Medical Center. J’ai rejoint la ville il y a quelques temps après…" Oups, non tu ne mentionneras pas cela. Tu ne veux pas qu’elle se sente gênée, après tout, elle ne sait peut-être même pas que tu as une sœur, elle a quitté l’Angleterre quelques temps avant sa naissance. Tu ne veux pas qu’elle te dise qu’elle regrette, tu ne veux pas de ses condoléances, de son regard de pitié et de confusion parce que pour le commun des mortels, la mort est un sujet très embarrassant à aborder. "Après que j’aie fini mes études théoriques tout ça. Enfin voilà, je voudrais bien dire que le plus difficile est fait, mais…" Tu te passes la main dans tes cheveux avec un petit rire, puis tu l’observes, intéressé. "Et toi, qu’a mis la vie sur ton chemin? Je vois que tu n’as pas abandonné la musique, c’est déjà un très bon point, ça me fait énormément plaisir ! D’ailleurs, il faudra que je te mentionne à ma mère, elle sera très surprise d’entendre que nous sommes réunis." Et maintenant, elle sait que tu es toujours aussi proche de ta génitrice. Heureusement que tu ne la dragues pas et que tu n’as pas de pensées de ce genre à son encontre, sinon tu aurais gâché toutes tes chances sur le coup.
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Phoenix V. Mumford
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MessageSujet: Re: A long time ago ♠ YASEN Dim 16 Nov - 19:04


A long time ago




Phoenix a toujours été une femme pragmatique, du genre à croire ce qu’elle voit. Cela a peut-être bien un lien avec une déformation professionnelle : il est crucial dans son métier de ne se fier qu’aux indices. Pour Phoenix il est donc totalement improbable que le destin gouverne sa vie. Et pourtant, là elle se trouvait dans son magasin de musique préféré, en face de celui avec qui elle avait commencé la musique il y a plus de 20 ans. Elle n’en revenait pas. Elle ne pensait jamais le revoir, il faisait partie des personnes qu’elle n’aurait jamais vraiment la chance de recroiser. Elle n’avait même pas essayé de le retrouver sur les réseaux sociaux, sentant que cela serait bien trop frustrant de ne pas pouvoir se revoir. Elle ne pensait clairement pas qu’il serait à New York, et que dans cette immense ville, ils pourraient se retrouver sans s’être concertés.

Alors bien sûr, avec le temps, il lui avait fallu quelques instants pour reconnaître Yasen. Il n’avait plus la même voix, et il n’était clairement plus ce jeune enfant adorable. Il était devenu un bel homme. Mais elle y reconnaissait ses traits, ses yeux, son petit sourire. Et elle avait le sentiment d’être en présence de quelqu’un qui comptait pour elle. Sentiment totalement indescriptible, mais pourtant vraiment présent. Il semblait ravi qu’elle le reconnaisse, elle retrouvait ce sourire enfantin que depuis elle avait revu sur quelques photographies. Heureuse elle aussi, elle n’avait pu s’empêcher de lui sauter au cou, dans une démarche d’affection qu’elle faisait aux personnes qui comptaient vraiment pour elle. Elle n’avait pas pris le temps de se demander si cela était approprié ou si cela le dérangerait. Il ne la repoussa pas, alors elle en déduit que ce n’était pas si horrible. Elle sentit même sa main se poser sur son dos, dans un geste réconfortant. Son sourire ne la quitta pas quand elle se détacha doucement de lui.

Il est temps de rattraper le temps perdu, et la jeune femme ne peut s’empêcher de lui demander ce qu’il devient. Il a suivi son rêve d’être médecin et est interne au Richmond Medical Center. Endroit que la jeune femme connaît bien à cause de son métier, où elle doit souvent y escorter des blessés –voire pire-. Apparemment il y est arrivé après la partie théorique de ses études, et il a passé une partie difficile de tout cela, même s’il reste beaucoup à faire. Il en faut du courage pour faire ce métier. Elle savait qu’il pouvait s’en sortir, déjà enfant il était tenace ! « Oh super, il en faut du courage pour faire médecine, bravo ! En plus le Richmond Medical Center est très réputé ! » Pour le coup, elle laissait parler un peu son affection grandissante pour ce pédiatre, Noah, qui travaillait là-bas. Mais elle savait que c’était un bon hôpital.

Il lui retourna évidemment la question, se disant ravi qu’elle continue la musique, et qu’il devrait en parler à sa mère qui serait ravie de les savoir ensemble. Elle sourit, son enthousiasme était agréable et allait bien avec celui de Phoenix ! Alors, elle se lança « Eh bien, suite à quelques évènements, j’ai décidé de me lancer et de rentrer dans la police new-yorkaise ! Donc maintenant je suis officier de police depuis 4 ans ! Et oui, je continue la musique, comme toi, c’est marrant, heureusement qu’on n’a pas décroché ! » Elle rit doucement, toujours sans s’être départie de son charmant sourire. « Ah oui ? Elle va bien ta mère ? » Elle hésita avant de poursuivre, mais finalement s’il en parlait à sa mère, il aurait peut-être besoin d’informations complémentaires. « Avec mes parents on n’est plus aussi proches… Enfin rien de grave, mais bon, entendre des reproches à longueur de journée sur mes choix de vie et de carrière ça fatigue un peu à force. Je vais toujours les voir, et je leur dirais que je t’ai revu, ça leur fera plaisir, mais bon, ce n’est plus comme avant.. Les choses évoluent, c’est tout ! » Elle sourit toujours, ne voulant absolument pas plomber leurs retrouvailles, simplement exposer la situation. Afin d’enchainer un peu, et aussi parce qu’elle avait vraiment envie de le dire : «   Ah qu’est-ce que je suis contente de te retrouver ! » Là encore, son sourire et ses yeux disaient tout, elle était vraiment heureuse.
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MessageSujet: Re: A long time ago ♠ YASEN Mar 18 Nov - 19:51


Yasen & Phoenix

A long time ago…
Tu n’as pas l’habitude d’aborder les gens, d’entretenir une conversation qui s’attarde plus que des salutations polies et respectueuses. Tu es non seulement timide, mais aussi ennuyeux. Tu ne sors pas trop de chez toi, tu n’as pas beaucoup d’amis pour ne pas dire pas du tout. En gros, socialement, tu as la popularité d’un gros gamin nain boutonneux au milieu de mannequins. Qui n’a pas d’humour en plus. Le cauchemar quoi. Donc quand il s’agit d’entretenir une discussion, tu n’es pas du tout doué, tu hésites, tu ne connais pas trop la limite entre la curiosité et l’indiscrétion, et tu gaffes forcément tôt ou tard. Tu ne sais pas de quoi les gens parlent, tu n’estimes pas avoir de points communs, tu as tes goûts à part que pas beaucoup d’êtres humains ne partagent. Et tu détestes quand ça parle de toi, tu aimes ton intimité, il est dans ton dessein de garder secret ce que tu fais durant ton temps libre, quand tu es tout seul. Alors, tu écoutes, tu souris, tu essaies de combler le silence affreux qui t’entoure, que l’on prend à tort pour du mystère, mais tu manques cruellement de confiance en toi, et ça se voit, ça se lit sur ton visage. Néanmoins, avec Phoenix, c’est un peu différent. Certes, vous êtes séparés depuis très longtemps, mais ce visage du passé te rend plus apte à t’ouvrir, tu en ignores la raison, les mots fusent et tu déblatères tout sur ta vie ou presque. Tu ne t’en plains pas, c’est une bouffée d’air pur, frais, qui t’éveille les sens et qui t’emplit de plaisir délicieux. Tu te sens épanoui, assez heureux à vrai dire. Tu as plein d’espoirs pour vous, pour le développement de votre relation, tu vous vois devenir proches, amis peut-être même sachant que tu as perdu tous les tiens quand tu as quitté Londres, et qu’ici, il n’y a que quelques rares élus triés sur le volet, mais qui sont surtout tes collègues puisque vous ne vous voyez pas ailleurs. Lorsque tu lui annonces ton choix de carrière, elle s’émerveille devant ta décision brave. Si elle savait… C’est certes tout ce dont tu as rêvé, mais c’est également ce que ta mère voulait pour toi. Elle t’a tellement influencé que tu as toujours cru que ça venait uniquement de toi. Il n’est donc pas question de courage, c’est juste la seule option à considérer.

Au moins, elle sourit toujours, elle a l’air d’apprécier les retrouvailles autant que toi et ça te fait l’effet d’une bombe dans ta poitrine. Une fois le sujet du métier abordé, bien entendu que tu allais lui poser la question à ton tour. Tu ne t’attendais pas du tout à ce qu’elle allait te répondre, et tu ne fais même pas l’effort de le cacher, haussant les sourcils. Tu l’aurais bien imaginé avocate, comptable, ingénieur. Tu aurais même considéré qu’elle choisisse une voie moins difficile en étant décoratrice d’intérieur ou même libraire. Mais rejoindre les forces de l’ordre ? Comment diable a-t-elle pu faire ça avec la famille qu’elle a ? Comment a-t-elle pu obtenir la bénédiction de ses parents ?
Ce qu’elle te laisse savoir par le biais des propos qui suivent te fait mieux comprendre et fait joindre à ton étonnement une certaine admiration. Ainsi, elle est allée à l’encontre de ce qu’ils voulaient pour elle, elle s’est rebellée, elle a opté pour son bien-être plutôt que pour celui de son entourage. Tu l’envies tellement. Tu aurais aimé avoir fait la même chose, non pas pour ta profession mais pour d’autres choses que tu as tellement mal faites à cause de celle qui t’a mise au monde et de son pouvoir énorme sur toi. "Je suis également très content qu’on se soit revus, Phoenix, tout en adorant l’aspect fortuit de la chose." Toi également, tu as toujours souvenir de son prénom, après tout les vôtres, tous les deux, sont inusuels. "Je n’ai pas du tout été discret avec mon air abasourdi, je suppose, mais tu m’as vraiment pris de court, je ne m’attendais pas du tout à ce que ton travail soit avec la police." Tu ne veux pas qu’elle se sente obligée d’aborder le sujet, d’ailleurs tu es sûre qu’elle détesterait cela, mais tu essaies de la réconforter. "Je crois que tu en as sûrement conscience, mais si c’est ce que tu as voulu à l’époque, tu ne devrais pas te sentir coupable. Au contraire. J’admire beaucoup le fait que tu te sois opposée à tes ascendants, il faut beaucoup de force, ça ne doit pas être du tout facile. Mais c’est chose faite, et tu as le droit au bonheur."Tu en fais trop, alors tu décides de ne pas t’attarder sur le problème. "Tu dois aller quelque part? Enfin c’est juste que bien que l’endroit soit merveilleux, ce n’est pas le meilleur pour discuter, je t’invite pour un café. Enfin si tu n’es pas pressée et si tu en as envie bien sûr."
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MessageSujet: Re: A long time ago ♠ YASEN Sam 22 Nov - 21:26


A long time ago




Il est des surprises qui font vraiment plaisir. Quelques minutes plus tôt, Phoenix n’aurait nullement imaginé rencontrer celui qui avait marqué sa plus tendre enfance. Son ami qu’elle avait perdu de vue. Cela arrive, mais cela laisse toujours un petit gout amer quand on revient sur les photographies du passé. Et là, elle le croisait dans un magasin de musique, drole de rencontre pour eux qui jouaient du piano ensemble lors de leur rencontre. La coïncidence était très belle, et faisant hautement plaisir à la jeune femme. Son sourire ne s’effaçait pas, et il lui semblait bien que Yasen aussi était heureux de ce doux hasard. Ils commençaient doucement à prendre des nouvelles l’un de l’autre, savoir comment ils allaient, ce qu’ils faisaient à New York, et puis dans la vie de façon générale.

C’était au tour de Phoenix d’exposer qu’elle travaillait dans la police new yorkaise depuis plusieurs années. Il ne cacha pas sa surprise, cela se lisait sur son visage comme dans un livre ouvert. Elle avait l’habitude de ce genre de réactions. Parfois, elle le prenait mal, quand certaines personnes s’étonnaient alors qu’ils la connaissaient, ou n’avaient aucun véritable motif pour s’en étonner. En général elle le leur reprochait, elle ne se gênait pas pour le faire. Mais là c’était complètement différent, Yasen ne l’avait pas vue depuis plus de 20 ans, son étonnement était totalement légitime en connaissant sa famille, et en la voyant comme avant, un joli petit nœud dans les cheveux. Elle n’avait pas perdu de sa féminité hors du travail, mais quand le job l’appelait, elle répondait à tous les objectifs, même les plus sportifs et réputés comme masculins.

Mais avant de s’exprimer sur sa surprise, il s’estimait heureux de la retrouver, étant même content de la surprise. Il expliqua qu’il ne s’attendait pas à son métier, et elle imaginait bien que cela surprenait. Il trouvait même qu’elle avait eu beaucoup de courage de s’opposer à ses parents. Mais avant de poursuivre, il lui demanda si elle avait quelque chose de prévu, car si ce n’était pas le cas ils pouvaient aller prendre un café. Ravie de la proposition qui les mettrait dans une position plus agréable, elle accepta « Je n’ai rien de prévu, donc je suis totalement libre pour parler plus longuement autour d’un café ! »

Ils sortirent donc du magasin cote à cote, salués par le propriétaire de la boutique, un peu bougon de ne plus avoir personne à qui parler. La jeune femme en profita pour rebondir sur ses propos précédents : « T’en fais pas pour tout à l’heure, je sais bien que ça surprend de me voir moi, qui fait 1m10 de haut et qui met des robes et des escarpins dans la police. Mais c’est vraiment là que je me sens bien. Je sais pas, j’ai l’impression de compter un peu… » Elle le regarda à cet instant, un petit sourire. Elle était contente de résoudre une affaire, de voir que le méchant était condamné, et de se dire que peut-être plusieurs vies étaient sauvées comme cela. « Bon et puis je m’y suis lancée parce que… j’ai déconné pendant un certain temps, et ça s’est très mal terminé à cause d’un très gros con. J’avais envie de punir celui qui m’a fait tant de mal, et qui a … Enfin bref, je ne vais pas m’étendre là-dessus, c’est du passé, tout va bien maintenant ! » S’il voulait vraiment tout savoir, elle pouvait bien détailler cela, mais elle ne voulait pas trop l’assommer avec les détails plutôt glauque de la révélation de sa vocation pour la police. Le sourire adorable qu’elle avait souvent sur son visage y revint, alors qu’elle désigna un café qui avait l’air chaleureux de l’autre côté de la rue : « On va là bas ? » Elle avait bien envie de continuer cette conversation avec Yasen. Elle était si heureuse de le revoir, et avait plein de questions à lui poser, elle voulait tout rattraper ! « Du coup tu es installé où à New York ? Tes parents sont restés à Londres ? » Mais elle s’arrêta dans ses questions, elle se trouva trop inquisitrice ! Du coup elle se reprit, en riant « Désolée je pose beaucoup de questions, mais je veux tout savoir, maintenant que je t’ai retrouvé ! » Il faut reconnaître qu’elle était assez adorable comme cela, et elle comptait bien renouer totalement le contact !
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MessageSujet: Re: A long time ago ♠ YASEN Jeu 27 Nov - 3:30


Yasen & Phoenix

A long time ago…
Elle accepte et tu lui tiens la porte pendant qu’elle quitte la boutique, t’excusant au propriétaire de le laisser ainsi dans sa solitude avec un regard désolé et un sourire en lui souhaitant une bonne journée. Tu ne peux pas t’empêcher de te sentir coupable, lui qui n’a pas beaucoup l’occasion de discuter et qui est une vraie pipelette, tu es sûrement quelqu’un qu’il veut voir pénétrer dans l’endroit à tout instant et aujourd’hui, la jeune femme lui a volé la vedette. Pour te faire pardonner, tu lui expliqueras sûrement la situation la prochaine fois, il adorerait écouter une histoire aussi juteuse de toute façon. Marchant côte à côte, tu n’éprouves aucune gêne à cause du silence, c’est tranquille et ça ne te dérange pas, tu ne ressens pas le besoin compulsif de dire quelque chose pour combler le manque de paroles, c’est naturel entre vous, ça remonte à tellement longtemps et on dirait que vous ne vous êtes jamais quittés. Enfin pas à ce point puisqu’il y a beaucoup de choses que vous ignorez, l’un sur l’autre, mais il y a une sorte d’ambiance qui fait que tu as l’impression que tu peux tout lui dire sans être jugé. Et autant dire que là tout de suite, tu as vraiment besoin de quelqu’un comme ça. Enfin elle reprend la parole, pour te dire qu’elle comprend les raisons de ton étonnement. Et tu te rends compte que ça ne doit pas être facile pour elle, d’être ainsi cataloguée comme étant une fille qui dérive d’une famille riche, qui se doit d’être parfaite. Chacun ses problèmes. Les mots qui suivent te confirment cette impression qu’elle n’a pas eu la vie facile, comme tout le monde à dire vrai, et qu’elle a du se battre autant contre son entourage que contre elle-même. Soudain, elle tend le doigt vers un café que l’on peut atteindre en traversant la rue, qui a l’air assez sympa, et te propose que vous vous y rendiez, et avec un sourire, tu hoches la tête pour approuver son choix. "Tu peux poser autant de questions que tu veux, je suis curieux également, j’attends juste qu’on soit assis pour te noyer sous le flot de mes interrogations." Puis tu ouvres la marche, tu fais irruption dans le local pour découvrir un endroit calme, paisible, agréable avec les senteurs du café enivrantes. Ton truc, c’est plus le thé, mais tu ne dirais pas non à l’alternative pour cette fois à vrai dire, trop tenté de goûter la source de cette incomparable odeur.

"Je ne veux pas que tu penses que je crois que ce n’est pas le bon choix pour toi, comme je te l’ai dit, j’admire beaucoup ta résolution de faire face à tous ceux qui ne sont pas d’accord avec toi et d’opter pour ce que tu veux, toi. C’est juste que ça fait plus de vingt ans que je ne t’ai pas vue, et jamais il ne me serait tombé à l’esprit que ce serait ton choix de carrière. Ce n’est pas une mauvaise chose, bien au contraire, l’imprévisibilité c’est plutôt classe."Vous êtes assis l’un en face de l’autre, et la serveuse vient de vous quitter après que vous ayez précisé votre commande. C’est vraiment charmant comme endroit, on t’y retrouvera sûrement à d’autres reprises, avec un peu d’espoir en la compagnie de ton amie retrouvée. "Pour ma part, j’ai élu résidence dans l’Upper East Side. J’aurais préféré un lieu plus modeste mais bon ma mère appréhendait tellement ma décision, clamant que New York n’est pas la ville la plus sûre du monde que j’ai dû laisser mon père me payer ce luxe. Il faut dire qu’avec mon salaire d’interne, ce n’est pas trop possible." Vos boissons se font poser près de vous, et tu remercies l’employée qui se permet d’ajouter que vous êtes mignons ensemble, ce qui te fait monter instantanément le rouge aux joues. Tu ne prends pas la peine de lui faire remarquer que vous n’êtes pas un couple, et tu t’empresses de porter la tasse à ta bouche. Sauf que bien sûr, le liquide est excessivement chaud et tu manques te brûler la langue. Tu as à peine le temps de réprimer une exclamation de peine, mais ça a du se lire sur ton visage, après tout le masque de la douleur est universel. Le ridicule ne tue pas, la preuve, tu es bien vivant. "Et oui, ils sont toujours à Londres. Ma mère aurait voulu me suivre, mais je lui ai formellement interdit, et puis mon père ne peut pas juste abandonner son travail et le manoir familial comme ça." Depuis la mort de Leïla, ce n’est plus pareil entre tes parents, mais bon tu ne vas pas importuner Phoenix avec ces histoires, surtout que tu tentes de reprendre contenance après avoir failli lâcher le contenant et créer un désastre. "Arrête-moi si je parle trop, franchement. Je suis désolé, c’est juste vraiment plaisant de te revoir, j’ai les mêmes peurs que tu avais pour les questions." Autant tu es taciturne lorsque tu es en présence d’inconnus  ou de collègues que tu ne connais pas assez, autant la pipelette en toi surgit lorsque tu t’y attends le moins, et à l’instant présent, lorsque tu es réuni avec quelqu’un que tu aurais préféré ne jamais avoir perdu de vue.
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MessageSujet: Re: A long time ago ♠ YASEN Lun 1 Déc - 21:21


A long time ago




Evidemment que Phoenix comprenait l’étonnement de Yasen quant à sa profession. Mais avec le temps, elle avait parfois un peu oublié que cela provoquait ce genre de réactions. Après tout, elle trouvait cela normal, à force, puisque c’était son quotidien. Mais elle oubliait bien vite que sa jeunesse, sa taille, son aspect si féminin ne correspondait pas vraiment au standard du flic traditionnel. Mais c’était ce choix qu’elle avait fait, et qu’elle ne regrettait pas. Elle était assez épanouie dans son métier. Et c’est pour cela qu’elle en parle sans honte ni peur.
Yasen était revenu sur ce sujet une fois qu’ils étaient installés dans un café très charmant des environs. Il dit juste qu’il était étonné du fait du temps qu’ils avaient passés à être éloignés sans nouvelles. Mais qu’il trouvait finalement cette imprévisibilité très classe. Phoenix en rit, non pas qu’elle se moquait, mais qu’elle acceptait cette conclusion avec plaisir. « Classe je sais pas, mais en tous cas je pense que c’est ma voie » Elle sourit, lui montrant qu’elle n’avait nullement prit offense de ce qu’il avait dit. Il sembla le comprendre alors que la serveuse vint prendre leur commande. Pour Phoenix ce fut un thé aux agrumes, il faisait froid et c’était agréable pour se réchauffer.
Alors qu’elle s’en allait, il expliqua qu’il vivait dans l’Upper East Side, parce que ses parents l’y avaient un peu obligé. Elle sourit « Ils sont mignons de se préoccuper de ta sécurité comme ça ! » Elle n’avait jamais pu vivre dans ce quartier, avec sa modeste paye. Mais la serveuse interrompt encore leurs réflexions en déposant leurs boissons. Ils la remercient tous les deux, alors qu’elle dit qu’elle les trouve mignons ensemble. Comme un réflexe, Phoenix ne peut s’empêcher de dire « C’est gentil, mais on n’est pas ensemble » sur un ton doux, et absolument pas sec ni vexé. Elle a tout de même un peu rougi, et voit que c’est le cas de Yasen aussi. Mais celui-ci commence à boire son verre, mais malheur, c’est brulant ! La douleur se lit sur son visage, mais Phoenix ne dit rien, cela ne sert à rien  de le faire remarquer après tout. Il enchaine sur ses parents, restés à Londres, notamment parce qu’il a interdit à sa mère de venir. A voir comment il parle de sa mère et son père séparément, ils sont probablement moins proches qu’avant, ou séparés. Mais elle ne veut pas soulever de mauvais souvenirs. « J’aimerais bien retourner à Londres d’ailleurs… J’ai envie de voyager en ce moment ! » Elle rit de cette confession, car elle avait fait la même à Noah quelques jours auparavant. Elle rêvait de Paris, Londres, ou encore Vienne… Mais là encore sa paye risquait de rendre le tout très compliqué.
Comme tout à l’heure, il lui dit de l’arrêter s’il parle trop, et s’excuse de lui poser trop de questions. La jeune femme en rit encore. « Non mais ! Ca fait 20 ans qu’on ne s’est pas vus, comment tu veux que je trouve que tu parles trop ? Je veux tout savoir moi… » Mais elle se corrigea : « Enfin, ce dont tu as envie de parler bien sûr.. » Elle ne voulait bien sur pas le forcer, la conversation devait rester plaisante pour eux deux, le temps des confessions plus lourdes viendrait peut-être plus tard si le besoin s’en fait sentir. « Je t’avoue que tu m’as vraiment manqué… A chaque fois que je repensais à Londres, je te voyais avec moi… J’ai très peu de souvenirs de cette période, mais tu es très souvent dedans ! » Petit moment mièvre, rendu tout doux par le ton délicat et le doux regard de la jeune femme, mais pourtant sans être trop mielleux. Elle était douce, comme elle l’était dans la vie. Mais cette confession était vraiment sincère, elle était totalement heureuse de le retrouver, enfin. Surtout que c’était inattendu. Alors elle lui proposa une possibilité : « Allez, tu peux me poser n’importe quelles questions, j’y répondrais ! » Elle rit, avant de boire une gorgée de son thé bien chaud. Il avait surement beaucoup de questions sur ses parents, peut-être sa situation amoureuse, sa vie new-yorkaise… En tous cas, elle avait suffisamment confiance en lui pour lui confier beaucoup de choses, c’était revenu naturellement.

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MessageSujet: Re: A long time ago ♠ YASEN Sam 13 Déc - 3:30


Yasen & Phoenix

A long time ago…
Est-ce un avertissement ? Cette brûlure dans la langue veut-elle dire que tu devrais t’arrêter là, que tu en dis trop sans que ça ne veuille dire grand-chose ? Tu te laisses avoir par la nostalgie, tu n’hésites pas à importuner quelqu’un ainsi. Peut-être se force-t-elle et qu’au fond, elle est juste en train de chercher un moyen de se défiler. Rien que cette hypothèse  te donne l’impression d’avoir un grand creux au niveau de ton myocarde. Tu ne veux pas la perdre, elle n’est pas tienne, vous n’êtes pas proches, pourtant la promesse que cela pourrait changer, qu’une complicité s’imposerait à vous et vous relierait est un espoir qui te fait revivre. Dieu seul sait à quel point tu as besoin de quelqu’un en ces moments difficiles de ton existence, à quel degré une confidente t’est essentielle. Et qui de mieux qu’un fantôme du passé aussi abordable et aussi adorable ? Non, tu ne laisseras pas le doute te faire courber l’échine, tu le combattras, et tu resteras spontané. Si tu la déranges, elle te le dira, elle ne se gênera pas. Et en attendant, toi tu apprécieras ce naturel dont tu es doté en sa présence, et que tu ne montre qu’à de rares élus. Elle te révèle son désir de retourner visiter Londres, et tes yeux s’illuminent. Tu te sens tout à coup nostalgique, et tu te rends compte que finalement, tu partages la même envie, sans te l’avouer. Tu y as vécu toute ta vie, et bien que cela ait été nécessaire, tu as toujours regretté d’avoir quitté cette ville merveilleuse. Bien que le froid y règne en maître suprême, c’est pour toi l’endroit le plus chaud et le plus convivial au monde. "Moi aussi, j’aimerais y passer quelques jours. Quand l’opportunité se présentera peut-être." Il existe un léger sous-entendu derrière ta phrase, qui stipule que tu n’y as plus remis les pieds depuis que tu l’as abandonnée. Qui est tout à fait vrai en fait, car oui les souvenirs t’y hantent, et tu ne te sens pas la force de revoir le décor où ta sœur a évolué lorsqu’elle respirait encore. Mais oui, tu ne mens pas. Un jour, peut-être demain, peut-être la semaine prochaine, peut-être dans quelques années, tu voudrais avoir le courage d’affronter tes démons et de redécouvrir les lieux où tu as passé la majorité de ton existence jusqu’ici, lemelting pot anglais.

Son rire est contagieux, et le tien lui fait donc écho une fois qu’il résonne dans la pièce. Ça fait du bien, énormément. Un baume sur le cœur, tes blessures te semblent moins graves, le ciel te paraît plus bleu et tu as l’impression que tu es en mesure de quitter le sol et de t’envoler si tu le veux. Tout te paraît possible après ce miracle d’aujourd’hui. La réunion t’affecte bien plus que tu ne veuilles le montrer, si ça ne tenait qu’à toi, vous seriez déjà devant un piano à échanger vos coups de cœur musicaux. Pourtant, tu te retiens, tu essaies de prendre les choses lentement, comme il se doit. "Honnêtement, il n’y a pas grand chose à savoir. Il n’y a que le travail que j’ai en tête, rien d’autre." Omettre que tu as rencontré quelqu’un qui te fait tourner la tête est-il un mensonge ? Tu ne sais pas ce qui se profile à l’horizon pour toi et Matveï. Après tout, il se raccroche, il insiste, mais tu sais que tu feras tout pour résister et qu’il laissera tomber tôt ou tard. Tu sais aussi que ça te fera extrêmement mal cette fois, encore plus que d’habitude. Peut-être confieras-tu ta blessure à Phoenix quand elle sera trop dure à tolérer en étant tout seul, mais pour l’instant, tu te mures dans le silence et tu attends. La tendresse qui se dégage d’elle te fait fondre comme neige sous soleil, et une impression que tu peux lui faire confiance pour tous tes secrets t’enveloppe dans son cocon chaud. Tu lui rends son sourire, puis tu penches la tête, ravi. "Franchement, je n’ai aucune question là tout de suite. Par contre, je voudrais savoir si on pourra se revoir par la suite, ça m’enchanterait grandement et j’espère vraiment que c’est la même chose de ton côté, parce que je veux avoir l’opportunité de poursuivre ce que l’on a commencé il y a bien des années."Dans un souffle, sans prendre de pause, tu te mets à nu et tu exprimes ta confusion. Il y a de grandes chances qu’elle te rie au nez, parce que la façon presque cérémonieuse avec laquelle tu as exposé les choses te donnerait presque envie de te gifler. Tu t’empares de ta tasse et tu la rapproches de tes lèvres. Cette fois, c’est la bonne température. Quant à tes joues, et bien le rouge qui est monté à leur niveau les réchauffe à point.
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MessageSujet: Re: A long time ago ♠ YASEN Sam 13 Déc - 17:42


A long time ago




Phoenix est une femme très attachée à l’amitié. Une fois que vous la comptez parmi vos amis, elle ne vous laissera pas tomber. C’est d’abord du fait de sa sincérité et de son entièreté. Mais aussi, depuis qu’elle a perdu sa meilleure amie, il y a une petite dizaine d’années, elle cherche quelqu'un à qui se raccrocher. Elle a besoin de ces amitiés, et ne souhaite en rien les perdre. C’est pour cela à la base qu’elle avait souhaité voir Noah en dehors de leurs relations professionnelles, avant de tomber sous son charme (même si elle avait un peu de mal à se l’avouer). Mais là, c’est l’amitié juvénile avec Yasen qui ressurgit et leur laisse la possibilité de renouer contact. La jeune femme est ravie de retrouver quelqu’un qu’elle connaissait il y a si longtemps. Il apporte avec lui un petit souffle d’enfance et d’Angleterre qui fait chaud au cœur de Phoenix. Elle ne se sent aucunement méfiante, elle veut simplement savoir ce qu’il se passe dans sa vie aujourd’hui, et comment il est arrivé ici. Bien sûr, elle ne souhaite en aucun cas être indiscrète et le mettre mal à l’aise.
D’ailleurs, elle évoque le lieu de leur rencontre, et qu’ils aimeraient toux deux y retourner. Malheureusement ce n’est pas forcément si facile. Le salaire de la jeune femme et ses congés ne sont pas forcément adaptés… Certes, elle est proche d’obtenir une promotion et devenir lieutenant, mais tout de même, cela ne changera pas son état financier du tout au tout, car le logement n’est vraiment pas donné. « On se prévoira cela à l’occasion ! » Elle rit gentiment de cette proposition, avant d’ajouter « Malheureusement en ce moment, avec mon salaire c’est pas facile de prévoir ce genre de voyages… J’imagine que pour toi c’est pareil non ? » C’est dommage d’être freiné par des préoccupations financières, mais c’est la vie, surtout à New York qui n’est pas forcément une ville où les prix sont abordables. Mais cela reste une ville où il est agréable de vivre, en tous cas selon Phoenix.
La discussion se poursuit, et Phoenix en profite pour prendre quelques gorgées de sa boisson, un thé comme elle les aimait, aux agrumes. Bien chaud, il ne faisait pas de mal à la jeune femme, qui reprenait du coup quelques couleurs sur les joues. Elle écoutait Yasen lui dire qu’il n’y avait pas grand-chose qui comptait, à part le travail et que du coup il n’avait pas grand-chose à raconter. Il ajouta qu’il n’avait pas tellement de questions pour elle, mais qu’il voulait surtout savoir s’ils allaient se revoir. Il avait l’air de vraiment y tenir, ce qui fit naître un très joli sourire 100% sincère sur les lèvres de la jeune femme. Il voulait continuer ce qu’ils avaient commencé il y a quelques années. Elle s’empressa de répondre « Bien sûr qu’on va se revoir Yasen, enfin moi je l’espère vraiment, on ne s’est pas retrouvés par hasard pour laisser tomber ! » Elle sourit, et sortit son téléphone : « D’ailleurs, ce serait cool si tu me donnais ton numéro ! » Elle le lui tendit pour qu’il le rentre lui-même, pour être sûre qu’il n’y ait pas d’erreur. « Et si tu veux passer chez moi ce week-end par exemple, hésite pas, je ferai des cupcakes et je pourrais t’entendre jouer du piano ! » Elle était vraiment contente de faire ce genre de plans avec cet ami qu’elle croyait perdu à tout jamais. Elle avait aussi très envie de lui faire de le prendre dans ses bras – de façon purement amicale – comme pour vérifier qu’il était vraiment là avec elle… Les yeux un peu brillants de joie, elle exprima d’ailleurs ce sentiment « J’ai du mal à croire qu’on se soit retrouvés, c’est incroyable…J’aurais jamais pu imaginer cela, je suis tellement contente ! » Son sourire venait prouver tout ce qu’elle disait, on voyait très clairement sa sincérité, et sa tendresse envers Yasen.
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MessageSujet: Re: A long time ago ♠ YASEN Lun 22 Déc - 2:43


Yasen & Phoenix

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Retourner à Londres avec elle serait une expérience très plaisante ! Après tout, ça lui ferait énormément plaisir d’être son guide pour revisiter la ville. Lorsqu’elle mentionne vos finances, tu clignes des yeux, te giflant mentalement de ne pas avoir pensé à ce côté de la chose qui ne constitue pas de problème pour toi. Oseras-tu révéler que tes parents ne t’accorderont jamais l’indépendance, qu’ils n’ont accepté ton départ qu’à la condition de ne pas te laisser te débrouiller tout seul ? Après tout, c’est ta mère invasive qui a choisi ton appartement, et c’est elle qui paie ton loyer. Tu ne peux pas dire «Non» parce que déjà, le fait qu’ils te laissent venir aussi loin est une liberté en elle-même, alors tu t’es laissé faire, ton compte bancaire bien garni, ayant rarement recours à ce qui s’y trouve puisque tu vis uniquement par le biais de ton salaire, qui t’es t suffisant. Exceptionnellement, tu y accèdes pour aider les gens qui en ont besoin, tu n’es pas avare, tu donnes généreusement en attendant rien en retour. Alors, tu changes de sujet, et pour un instant, tu te demandes si ce n’est pas pire. Tu ne sais pas d’où proviennent ces paroles pleines de naïveté et de niaiserie. Tu vomirais un arc-en-ciel si tu le pouvais, tellement ta bouche laisse passer une flopée de mots aussi gnangnan les uns que les autres. Heureusement que tu n’aimes pas les filles, sinon tu aurais bien du mal à t’en trouver une, avec ce manque de virilité et d’assurance. Les garçons comme toi sont destinés à être les meilleurs amis de ces dames plutôt que leurs amants. Dès que ces dernières mettent leur grappin sur l’un de tes semblables, elles le propulsent vers la dénommée «friendzone», et si toi ça ne te dérange pas, bien au contraire, tu sais à quel point elle est dévastatrice pour ces messieurs. Enfin tout ça pour dire que la façon avec laquelle tu as formulé ta question était sans conteste l’incarnation de l’inexistence de ta masculinité, du moins intellectuellement. Tu n’as jamais partagé les centres d’intérêt des hommes, et surtout, tu n’as jamais eu d’ami du même sexe, ayant du mal à les comprendre, les trouvant trop bêtes même. Avant même de comprendre que ton attirance sexuelle, éternellement inassouvie cela dit en passant, tendait vers les personnes dotées du chromosome XY,  les garçons ne t’intéressaient pas. Trop fades, trop sales, trop sexistes, trop présomptueux, trop stupides. La compagnie des filles t’enrichissait, leurs bonnes odeurs te donnaient envie de sourire, leurs jolis vêtements excitaient ton admiration, tandis que leurs sujets de conversation te passionnaient et avaient tendance à te transformer en vraie pipelette.

Ça fait longtemps que tu n’as pas eu quelqu’un pour cela, depuis que tu as pris l’avion pour New York en fait. Ou peut-être même avant, après avoir rejeté tout le monde et t’être créé ce barrage après le décès de ta sœur. La perspective d’avoir à nouveau une amie vers qui te tourner te fait perdre les moyens et te fait dire n’importe quoi, ou plutôt elle te fait dire ce que tu dirais si tu ne réfléchissais pas avant, faisant de la spontanéité ta pire ennemie. Tu es tellement surpris par sa réaction, elle te réchauffe le cœur, tu avais vraiment peur qu’elle se moque de toi, au moins un minimum quoi. T’emparant de son téléphone, tu y entres ton numéro, puis tu te bipes pour entrer en possession du sien. Tu lui rends avec un sourire timide. "C’est bon, j’ai le tien aussi, je t’enregistre tout de suite dans mon répertoire." Aussitôt dit, aussitôt fait. "Ce week-end, donc tu veux dire demain? Mais c’est parfait, j’ai une journée de congé et je me demandais justement comment la passer. Si c’est avec toi, ce serait vraiment super !" Tu es tellement heureux par ce coup du sort, on dirait que c’est ton jour de chance, et tu devrais probablement jouer au loto. Enfin, façon de parler, tu ne t’adonnerais jamais à ce genre de stupidités. Tu ouvres la bouche pour laisser échapper un bâillement qui dure probablement une quinzaine de secondes. Tu es vraiment fatigué. Enfin non, ça c’était avant. Là, après ce lot de sensations fortes, dire que tu es exténué est un euphémisme. Tant pis pour l’attente de la nuit, et puis ça t’aidera à te réveiller tôt pour te rendre chez ton amie si vos plans sont toujours d’actualité. "Par contre, là, ce n’est pas que je n’apprécie ce moment où j’ai vraiment eu la grande chance de te revoir, mais je viens de sortir de deux gardes successives et je n’ai pas fermé l’œil depuis… Je ne sais plus en fait. En tous cas, ma dernière sieste a duré une vingtaine de minutes et mon meilleur ami que je veux retrouver tout de suite, c’est mon lit. Donc, je te dis à demain. Enfin si nos plans tiennent toujours." Tu la regardes d’un air suppliant, déterminé à ne pas lâcher l’affaire, à ce qu’elle ne change pas d’avis. "D’ailleurs, tu m’enverras un sms avec l’adresse. Parce que si tu me la dis, je ne m’en rappellerai jamais, pas avec cette brume dans ma tête. Oh, et j’adore les cupcakes, et ce serait avec grand plaisir que je goûterai les tiens."
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MessageSujet: Re: A long time ago ♠ YASEN Lun 22 Déc - 18:50


A long time ago




Phoenix rêverait de retourner à Londres. En plus, en ce moment elle avait de folles envies de voyage. Depuis que Noah lui avait parlé de Paris, mais aussi de l’Autriche d’où il venait, elle en avait vraiment envie. Mais son salaire était encore un peu bas pour conjuguer habitation, alimentation et voyage. Elle vivait confortablement, mais aller en Europe était vraiment inaccessible pour elle malheureusement. Et puis bon, avant aujourd’hui, elle n’avait pas vraiment quelqu’un avec qui y aller. Enfin, c’était jusqu’à ces retrouvailles avec Yasen, qui lui offrait de nouvelles possibilités de souvenirs et nostalgie londonienne. Mais bon, il était peut-être mieux de leur laisser le temps de se retrouver d’abord, et pour Phoenix d’engranger un peu plus d’argent. Mais le projet la tentait évidemment beaucoup.


D’ailleurs, comme pour sceller ces retrouvailles, ils échangèrent leurs numéros de téléphone. Plus d’excuse pour ne pas se recontacter. Ils allaient même se revoir demain –oui Phoenix était un peu perdue dans les jours- chez la jeune femme, ce qui sembla ravir Yasen. « Oui désolée c’est demain, je suis un peu perdue dans les jours ! En tous cas ça va être top, j’ai hâte ! » Elle sourit, se moquant un peu de sa propre non connaissance du calendrier de cette semaine. Mais rapidement, Yasen se mit à bailler, il semblait décidément bien fatigué, et il s’en expliqua rapidement. Il avait fait deux gardes successives et devait impérativement aller se coucher. Phoenix lui répondit, avec un regard un peu préoccupé, comme si elle était inquiète qu’il ne se sente pas bien : « Oh la la mais oui mon pauvre, tu dois être crevé ! Va falloir te mettre au lit au plus vite ! » Elle ramassa ses affaires, ne se vexant absolument pas, sachant qu’ils se revoyaient le lendemain. « Promis, je t’envoie toutes les infos pour demain, avec même une photo de la préparation des cupcakes si tu veux ! » Elle rit gentiment, alors qu’ils sortaient du café après avoir payé. « Je vais prendre le métro là, et toi ? » Elle indiquait une bouche de métro juste à côté, qui l’emmenait directement à quelques pas de son appartement. Mais elle croyait savoir que cette ligne n’allait pas l’emmener vers chez lui, du coup ils allaient se séparer. Il était alors temps de se dire à demain, et non plus adieu. « Je crois que nos chemins se séparent ici… Mais on se revoie demain, tout va bien ! » Elle sourit, et lui fit la bise, avant de souligner encore une fois à quel point elle était heureuse de l’avoir retrouvé : « Je suis vraiment ravie qu’on se soit revus, et je compte bien ne pas te lâcher maintenant ! » Elle rit, et ils finirent par se dire au revoir, avant de se séparer, Phoenix s’engouffrant rapidement dans le métro. Elle était vraiment heureuse de cette après-midi totalement inattendue, avec une retrouvaille qu’elle n’aurait même pas osé imaginer dans ses rêves les plus fous.

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A long time ago ♠ YASEN

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