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ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important

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Cole W. Dashwood
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MessageSujet: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Lun 10 Nov - 16:08

Alessandro & Cole
   Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important

« Ne vous en faites pas Monsieur Walter, je vous envoie les papiers dès que j’ai fait la liste des entreprises à vous proposer. Passez une bonne fin de journée. » Une poignée de main très formelle, un raccompagnement jusqu’à la porte, un dernier signe tandis que la porte de l’ascenseur se refermait devant l’air hautain et arrogant – pour que je le dise, c’était parce qu’il était vraiment arrogant – de l’homme qui venait de quitter mon bureau au dernier étage d’une tour à bureaux située non loin de Wall Street, mais pas directement dans le bâtiment. Cela me faisait étrange d’être dans ce bureau, pour tout dire, puisque normalement, je le fréquentais au grand maximum une fois ou deux par semaines, préférant de loin être au cœur de l’action à la bourse de New York pour faire ce que je faisais de mieux, à savoir mon travail. Cependant, pour les rencontres avec des clients importants, comme ce monsieur Walter qui venait de quitter, il était préférable de les recevoir dans un bureau bien entretenu, tranquillement, afin de discuter affaires. Heureusement d’ailleurs que cet entretien avait eu lieu dans mon bureau, puisqu’il n’y avait rien de plus confortable que mon fauteuil, et franchement, vu la durée de la rencontre, je ne me serais pas vu sur une chaise de bois pendant presque trois heures.

Pourquoi ce fut si long ? Tout simplement parce que cet homme était probablement un des hommes les plus riches en ce moment à New York, et qu’il souhaitait qu’une partie de sa fortune personnelle soit placée entre mes mains pour la faire fructifier. Pas entre celles d’un de mes gestionnaires, les miennes, et celles de personne d’autre. Voilà ce qu’avait été son exigence dès le départ. Honnêtement, je m’en étais montré particulièrement flatté, puisque cela montrait que j’avais une bonne réputation, mais cela me donnait également une pression qui faisait en sorte que je devais me montrer à la hauteur. Voilà pourquoi je n’avais pas laissé passer aucun détail; pendant tout ce temps, nous avions parlé du type d’investissements qu’il souhaitait effectuer, le délai qu’il imposait pour arriver à un certain niveau de profits, tous ces détails économiques qui pourraient ennuyer bien des gens, mais qui, de mon côté, faisaient en sorte que le défi que je devais relever se dessinait entre mes mains, au travers des notes que je prenais au fur et à mesure que la conversation avançait. Pendant tout ce temps, et jusqu’au moment où mon nouveau client quitta le bureau, je ne vis pas les heures passer. Ce qui me rappela le fait que les heures avaient passé, ce fut mon ventre qui commença à gronder de mécontentement par manque de nourriture. C’est là que je regardai l’heure, constatant que finalement, il faudrait que je me dépêche pour effectuer la transition d’un rendez-vous à l’autre, puisqu’autrement, je serais en retard, et ça, jamais je ne le permettais, que ce soit pour une rencontre formelle ou pas.

Rapidement, je pris mon veston en cuir, l’enfilai par-dessus ma chemise et ma cravate que je desserrai quelque peu – j’avais fait une exception ce matin, justement parce que c’était un gros client  potentiel – puis je prévins ma secrétaire que j’allais déjeuner à l’extérieur. Je ne remarquai même pas son air complètement abasourdi, sachant parfaitement qu’elle en tirerait un, puisque non seulement, elle était tellement expressive que jamais elle ne pourrait jouer au poker, mais de plus, il était vrai que c’était plutôt rare que je mange à l’extérieur. Ça n’arrivait limite jamais. Cependant, aujourd’hui, c’était une exception; un déjeuner informel avec une personne d’exception. En effet, jamais je ne pourrais dire non à un de mes amis les plus proches, au père de ma filleule, soit Alessandro. Nous avions choisi de nous retrouver dans un restaurant pour discuter un peu, prendre des nouvelles, et franchement, cela ne me déplaisait pas du tout, puisque je ressentais le besoin d’oublier le travail pour un moment et prendre du temps pour mon ami, probablement un des seuls que j’avais aujourd’hui. De ce fait, peu importe si le monde continuait de tourner, il pourrait se passer de moi pendant une heure, ou du moins, je l’espérais.

Sitôt sorti de l’immeuble, je hélai le premier taxi que je vis, lui demandant de me déposer à quelques blocs de là. J’aurais très bien pu prendre le métro et même marcher, mais prendre le métro, ce n’était pas dans mes cordes, et marcher, ce n’était pas le temps, vu comment j’étais trop peu vêtu pour m’adonner à ce genre d’activité en plein cœur du mois de novembre. De ce fait, le taxi demeurait la meilleure alternative. Une fois sur place, je payai le petit montant de la course, un pourboire en plus, puis je sorti du véhicule en marchant d’un pas rapide vers le Pizza Shack. Sitôt sur place, je regardai ma montre, satisfait de voir que j’avais quand même réussi à avoir une minute ou deux d’avance, puis je pénétrai dans le restaurant, prenant la première table près de la fenêtre que je trouvai pour m’y installer et attendre Alessandro.

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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Lun 10 Nov - 20:02

Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important
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Alessandro travaillait à l’hôpital aujourd’hui, comme tous les jours. Ce matin là, arrivant à l’heure comme à chaque fois — il détestait être en retard, il se dirigea vers les vestiaires. Allant à son casier, il retirait son t-shirt pour enfiler son haut bleu col V, et fit ensuite de même pour le bas. Il chaussait de nouveau ses converses, accrocha son étiquette indiquant son grade au niveau de son pectoral gauche puis fermait la porte de la boîte d’acier dans laquelle se trouvaient ses affaires.

Il rejoignit ensuite la réception de l’hôpital. Celle ci comportait l’accueil avec son comptoir en forme d’hémicycle, la salle d’attente où de nombreuses personnes patientaient déjà, et le tableau de répartition des tâches du personnel de l’établissement. Il cherchait son nom sur celui-ci. Il serait au bloc de 8h à 9h30, puis serait de poste au service des urgences jusqu’à midi. Il aimait les journées comme ça. Il préférait opérer et s’occuper de cas disons sérieux, plutôt que de faire passer des examens, de prendre en consultations médicales, ou de faire de simples prises de sang. Il aimait son travail, il pouvait faire pleins de choses variées ; mais ce genre de choses l’ennuyait. Il avait besoin de se sentir utile, de ce fait, les urgences étaient le service qu’il préférait, même s’il causait beaucoup de pression et de stress.

Son opération fut assez simple et se déroula parfaitement bien. Il l’avait déjà pratiquée plusieurs fois auparavant, et l’ambiance dans le bloc était assez calme. A vrai dire, cela dépendait des médecins avec lesquels il travaillait. Parfois, un silence mortel pouvait régner dans la salle durant une opération ; d’autres fois, au contraire, l’ambiance pouvait être très festive, surtout un lundi matin : tout le monde racontant ce qu’il a fait de son week-end, allant de la simple soirée devant la télé avec son partenaire, jusqu'à la grosse fête du style Projet X en passant par un diner entre amis. Un peu bizarre il faut dire, parler de festivités quand on a les mains dans le sang et qu’on est en train d’ouvrir ou de trifouiller l’intérieur du corps d’un patient. Mais heureusement, sinon Aless serait mort d’ennui. Il n’était pas du genre très bavard au boulot, mais il aimait bien écouter les autres raconter leurs petites histoires. Et puis, les autres ne lui posaient pas trop de questions quand il opérait : il était toujours le plus compétent autour de la table d’examen — il était le plus compétent de l’hôpital — ce qui généralement lui valait le rôle le plus important et le plus délicat dans l’opération. De ce fait, il nécessitait du calme et de la concentration pour ne pas faire d’erreurs, qui pourraient être fatales.

Il sortit du bloc à 9h25. Il eu à peine le temps de se laver les mains et de prendre un café que les urgences le réclamaient bruyamment. Il rejoignait alors la partie du bâtiment en courant, sachant que dans ces situations, c’était souvent question de vie ou de mort. Et ce fut comme cela qu’il passa la matinée. En courant. Il courut partout jusqu’à 12h15. Quand son service se termina enfin, il regarda sa montre. Il soupirait en voyant l’heure. Il était en retard. Il récupéra son téléphone et son portefeuille dans son casier, puis sortit de l’hôpital et pris sa voiture, conduisant rapidement jusqu’au Pizza Shack où il avait rendez-vous avec Cole. Cole, c’était l’un de ses seuls amis. A vrai dire, c’était plus qu’un simple ami. Il était comme un frère pour Aless. Le grand frère qu’il n’avait jamais eu. Et depuis la reprise du boulot en Septembre dernier, ils n’avaient pas eu l’occasion de se voir souvent. Il faut dire qu’il lui manquait. Il n’avait pas vu grand monde ces derniers temps à part ses collègues, et ça devenait pesant. Il était assez stressé et tendu, et un déjeuner avec son acolyte ne pouvait que lui faire du bien.

C’est alors qu’il entra dans le restaurant, encore habillé de son uniforme bleu de médecin, son étiquette mentionnant « Docteur Alessandro Wade, médecin-chirurgien » toujours accrochée à son haut. Il chercha Cole du regard, puis une fois l’ayant repéré, se dirigea vers la table. Il arriva derrière son ami. Il déposa son porte feuille et son téléphone à sa place, puis posa une main sur l’épaule de Cole. « Alors, je t’ai manqué? » Aless avait l’expression taquine, un grand sourire aux lèvres. Rien que de voir Cole lui faisait se sentir bien. Malgré sa tenue et sa respiration essoufflée qui montrait bien qu’il n’avait absolument pas eu le temps de se changer et qu’il était désolé de son retard, rien d’autre ne comptait en cet instant. Il allait enfin avoir le temps d’être avec la personne la plus importante à ses yeux.
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Cole W. Dashwood
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Jeu 13 Nov - 16:08

Alessandro & Cole
   Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important

Je n’avais pas nécessairement l’habitude de venir dans un restaurant pour le déjeuner, préférant manger au bureau ou dans les environs de Wall Street, demandant plus souvent qu’autrement à ma secrétaire d’aller acheter quelque chose, puisque celle-ci, au fil du temps, avait appris à connaître mes goûts. Habituellement, j’y venais par cas d’occasions spéciales. Non pas que j’étais gêné de manger seul, mais plutôt parce qu’un élément me dérangeait tout particulièrement dans les restaurants; lorsque j’arrivais et à peine venais-je de m’asseoir, une serveuse me sautait dessus, comme si j’avais déjà ma commande en tête alors que je n’avais même pas commencé à songer à prendre le menu pour choisir ce que j’allais manger. Je ne savais pas pourquoi, mais cela m’irritait, puisque je venais prendre la peine de poser mon derrière sur une chaise, c’était parce que je voulais, d’une certaine façon, prendre mon temps, et non pas simplement commander et quelque chose et partir. Parfois, j’avais l’impression que j’étais le seul à penser ainsi, et cela m’embêtait tout particulièrement, comme je le fis sentir à la jeune femme en lui disant que j’attendais quelqu’un et que de ce fait, je n’allais même pas ouvrir le menu tant et aussi longtemps que cette fameuse personne ne serait arrivée. Peut-être cela pourrait me faire passer du temps, mais bon, j’avais d’autres façons de m’occuper en attendant.

Premièrement, je commençai par regarder par la fenêtre, histoire de voir si Alessandro arrivait. Puisque je ne vis aucune silhouette familière approcher, je pris quelques instants pour sortir mon téléphone portable de ma poche et regarder, vite fait, mes messages. Apparemment, je ne pouvais pas m’en empêcher. Il était certain qu’une fois qu’Alessandro serait là, j’allais mettre mon téléphone de côté, et je le prendrais seulement s’il y avait une urgence, comme n’importe qui, mais en attendant, je ne voyais pas ce qui m’empêchait de regarder mes messages, puisque vu mon métier, j’en avais constamment. Parfois, ils étaient pertinents, parfois pas. Pour le moment, j’en avais peut-être un pertinent, et les autres ne l’étaient pas vraiment, voire pas du tout. Relevant une nouvelle fois la tête pour regarder l’entrée de restaurant, puis ne voyant toujours pas Alessandro, je pris quelques secondes pour répondre au message qui demandait davantage d’attention. Le moment où j’appuyai sur la touche « envoyer » concorda exactement au moment où je vis soudainement un téléphone et un portefeuille se poser sur la table, suivi par une main sur mon épaule. Une voix s’éleva finalement, me faisant alors comprendre que je n’avais pas du tout me demander à qui j’avais affaire. Sachant parfaitement que c’était mon ami qui venait de me poser cette question, je tournai la tête pour croiser son air taquin. Là, je ne sus me retenir plus longtemps; je lui adressai un large sourire, puis je lui dis, sur le même ton qu’il avait emprunté précédemment : « Ouais. Je commençais à me demander quand tu allais arriver. » Il fallait bien que je lui fasse une remarque à ce sujet, c’était bien plus fort que moi. Puis, sans attendre plus longtemps, je fis quelque chose que peu de gens, voir personne, ne me voyait faire. Je serrai amicalement la main d’Alessandro, puis je lui fis une petite accolade qui se voulait fraternelle, puisque mine de rien, il était un peu comme mon frère, et il serait toujours ainsi. Il faisait partie des rares personnes avec qui je pouvais présenter une nouvelle facette de moi-même, où je pouvais être un peu plus détendu, un peu plus simple. Je le prouvai d’ailleurs en lui faisant signe de prendre place en face de moi, et que je lui dis : « Alors, comment ça va ? Dure matinée au boulot ? »

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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Ven 14 Nov - 5:38

Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important
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Aless non plus n’était pas habitué à manger à l’extérieur de l’hôpital. Généralement, il apportait son repas du midi (souvent des pasta boxes) ou alors il allait simplement acheter quelque chose au kiosque du coin. Mais quand il rencontrait quelqu’un, il trouvait ça beaucoup mieux. On avait le temps de se poser, de discuter et de passer du temps avec l’autre personne tout en dégustant un plat délicieux. « Ouais. Je commençais à me demander quand tu allais arriver. » Ah, il l’attendait celle là. Faut dire que son ami était très pointilleux sur la ponctualité. Et d’habitude lui aussi. Mais il n’avait vraiment pas eu le choix. « Désolé. » Malgré ça, il ne pouvait s’empêcher de sourire. Il prit place en face de Cole, se mettant à l’aise. « J’étais de poste aux urgences. Tu sais bien ce que c’est. J’aurais bien voulu laisser mon patient mourir et venir te rejoindre pile à l’heure — voire arriver à l’avance, mais j’ai bien peur que si je fasse ça, le boss me foute à la porte. Et tu comprends, après sept interminables années d’études, j’ai pas envie de me retrouver papa au foyer. » Il riait un peu, puis fit craquer ses doigts. « Alors, comment ça va ? Dure matinée au boulot ? » Il roulait des yeux, exagérant son expression. « T’imagines même pas! Une opération au bloc, puis le reste de la matinée à courir partout avec les urgences. Y’avait des cas sérieux ce matin, donc c’était pas mal, je me suis senti utile, mais bon, épuisant quoi. Désolé d’ailleurs de venir habillé comme ça. Mais bon, je voulais pas me mettre plus en retard que ce que j’étais déjà, et ça m’aurait pris trop de temps de me changer. Puis, j’ai pas de sang sur moi cette fois… » Il affichait un large sourire plaisantin face à son frère. Pas de sang, certes, mais il le considérait comme son frère. Il aimait bien faire des blagues au sujet de son travail comme celle-ci, vous savez, un peu d’humour noir par-ci par-là… « Et toi? Comment va? Toujours aussi occupé par ton travail? Mon dieu, tant d’argent perdu parce que tu prends du temps pour moi… » Il avait toujours son air et le ton taquin. Ca faisait longtemps qu’il ne l’avait pas vu, et c’était sa façon de montrer qu’il était heureux d’être là. C’est l’un de ses meilleurs amis ; il n’en serait pas un si Aless ne le taquinait pas au moins une fois quand ils se voyaient. Il appelait la serveuse d’un geste de la main, demandant pour les menus. Il mourait de faim. Elle rappliqua assez vite en leur laissant la carte, puis s’éclipsa. Aless la prenait entre ses mains et commençait à chercher quelque chose qui lui donnait envie entre toutes les pizzas proposées. C’est alors qu’il lit « La Toute Garnie - Garnitures : Pepperoni, Salami, Bacon, Boeuf haché, Champignons, Oignons, Piments verts. » Il allait prendre ça. Définitivement. « J’ai tellement de trucs à te raconter, c’est affolant. Mais d’abord ton tour! » La serveuse revenait, décidément pressée de prendre nos commandes. « Ca sera La Toute Garnie pour moi. Avec une carafe d’eau s’il vous plait! » Puis il se tournait vers son ami. « Et toi? »
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Cole W. Dashwood
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Jeu 20 Nov - 0:08

Alessandro & Cole
   Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important

Constatant rapidement qu’Alessandro semblait limite avoir pris ma remarque au sérieux, je ne pus m’empêcher d’avoir un petit sourire tandis que celui-ci m’expliquait en long et en large la raison de son retard, alors que je n’avais pas demandé de le justifier de quelconque façon. Après tout, il n’avait pas besoin d’en faire autant pour que je puisse comprendre la situation et ce, même si je me faisais toujours un devoir d’être ponctuel dans mon travail, habitude qui m’avait suivie dans ma vie personnelle. Cependant, je savais quand même qu’Alessandro avait un métier prenant, probablement encore plus que le mien, et de ce fait, il n’avait pas besoin de s’excuser, je ne lui ferais pas de reproches. En revanche, cette fois-ci, je ne lui fis pas la remarque, ne me voyant pas mentionner qu’en fait, je ne faisais que plaisanter, me rappelant à ce moment que je n’étais pas vraiment douée pour les blagues à la base, ou du moins, peut-être que je les faisais si sérieusement qu’elles ne passaient pas nécessairement bien. De toute façon, je préférai demander à mon ami quel genre de matinée il avait eue dans son travail, et celui-ci ne tarda pas à venir ajouter des détails sur sa matinée qui me parut infernale selon ses dires que j’écoutais attentivement, même si je n’étais pas un expert en ce qui concernait le monde hospitalier. Enfin, je m’y connaissais quand même un peu, mais je n’avais pas acquis mes connaissances de la meilleure façon qui soit, c’est-à-dire au moment où j’étais matin et soir à l’hôpital pour être au chevet de mon fils maintenant décédé. Je préférais ne pas trop penser à cet épisode, sauf peut-être à un élément, soit un truc plus positif dans ce moment de détresse, soit le fait que j’étais resté ami avec Alessandro, voire même un ami que je considérais proche et pour qui je faisais certaines choses que je ne ferais pas pour beaucoup d’autres personnes. Il releva d’ailleurs un exemple parfait en parlant du fait que je devais perdre de l’argent en mangeant avec lui en ce moment même, ce qui m’arracha une petite moue avant que je lui dise finalement : « Tout l’argent du monde ne te vaut pas toi, tu le sais bien. », agrémentant ensuite mon propos d’un petit sourire en coin. Ma réflexion était un peu nunuche, je devais l’admettre, mais elle était quand même réaliste : Même si je ne perdais pas d’argent en soi en prenant le temps de manger avec mon ami, il n’en demeurait pas moins que je perdais du temps pour suivre le cours de la bourse et gérer les portefeuilles de mes clients, mais ils pourraient bien m’attendre une heure, je faisais cela si rarement que je jugeais que je pouvais me le permettre une fois de temps en temps, surtout pour mon ami. C’était la moindre des choses, après tout.

Par la suite, je voulus lui expliquer vite fait ma rencontre de la matinée, mais la serveuse arriva avec les menus. Alessandro en prit un et commença à le lire, mais pour ma part, je le posai à côté, n’ayant pas besoin de le regarder. Plutôt sélectif de nature, je prenais toujours le même menu quand je venais à cet endroit, et je n’avais pas envie de faire changement aujourd’hui. Je laissai alors mon ami terminer de choisir, mais avant que je puisse commencer mon récit, la serveuse, apparemment pressée, revint, prenant aussitôt nos commandes. Alessandro commanda alors en premier, et je suivis par la suite, répondant en même temps à mon voisin de table et à la serveuse en affirmant : « Une pizza végétarienne sans piments et avec le double de fromage, s’il vous plait. » avec un petit sourire, ne commandant rien à boire, compte tenu qu’Alessandro avait déjà demandé une carafe d’eau dans laquelle je pourrais me servir, ou du moins, c’était ce que je supposais. Puis, ayant maintenant la liberté de parler, je dis : « Donc en fait, ce matin, j’ai passé deux heures avec un nouveau client. Un gros client. On a parlé de la paperasse habituelle, du coup, lorsque je rentrerai au bureau, je vais monter son dossier. Mais je ne te cache pas que j’ai la pression un peu. Il ne voulait personne d’autre que moi pour m’occuper de lui, et il représente un gros paquet d’argent. » Je m’en tins à cela, premièrement parce que les détails pouvaient être futiles, et de plus, je n’étais pas nécessairement à l’aise de divulguer des chiffres ainsi, même si c’était des gens proches de moi. Puis, après avoir fait une courte pause, je dis : « Alors, t’as plein de choses à me raconter toi ? Dis-moi tout, je suis sûr que ça sera moins saoulant que ces histoires de gros clients ! » Pour lui, en tout cas. Après, il faudrait que moi je voie ce qu’il allait me dire, même si je me doutais que ça ne manquerait pas de pertinence, connaissant assez mon ami pour cela.

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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Dim 23 Nov - 22:28

Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important
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« Tu m’étonnes qu’il ne veut personne d’autre que toi pour s’occuper de lui si c’est important. Et d’après ce que j’ai compris, ça a l’air vachement important. T’es le meilleur à ce niveau, et tout le monde le sait. C’est comme pour moi au boulot, tout le monde s’accorde à dire que je suis le meilleur médecin — même si j’y crois pas, tu le sais bien. Bah c’est la même chose pour toi. T’es quelqu’un digne de confiance et tu bosses toujours à fond. T’as pas à t’inquiéter, tu vas gérer. Je suis sûr et certain que dès cette nuit, tu vas pas dormir parce que tu vas être pris à faire des tas de trucs pour ce nouveau client. Je te connais hein, on est pareil à ce niveau-là! » Et oui, c’était aussi ça les amis. Savoir rassurer l’autre et faire en sorte qu’il se sente en confiance. Et Alessandro pensait ce qu’il disait. Pour sa réserve d’informations au niveau du montant, il s’en fichait totalement à vrai dire. Il se doutait bien que c’était beaucoup. Beaucoup trop pour l’entendre. Puis il comprenait qu’il gardait ça pour lui, c’était confidentiel, tout comme les informations qu’Aless avait à l’hôpital. Vous voyez, ils avaient des tas de choses en commun en fait. Il le tirait de ses pensées en lui demandant ce qu’il avait à lui raconter. Il riait quelque peu à sa réflexion. « Tu sais très bien que tu peux me raconter tout ce que tu veux! A chaque fois je ferai semblant d’écouter et j’hocherai la tête comme un imbécile parce que je ne comprendrai rien, mais tu peux toujours essayer! » C’était plaisantin, mais ce n’était pas faux. Alessandro et les chiffres, c’était loin de coller, et la bourse, l’argent et tout ça, c’était pas pour lui. Heureusement que son ami était là d’ailleurs pour lui donner des coups de main de temps en temps avec ses comptes en banques et tout le tralala, parce que sinon, il serait fauché! Bon, revenons à ses petites histoires. « Ah oui, bon t’es prêt à m’écouter? C’est parti. » Il fit mine de se racler la gorge, prenant un faux air sérieux. Puis il riait, avant de se mettre à parler. « Tu vois Riley? Mon meilleur ami. Tu ne l’as jamais rencontré parce qu’il est parti à la guerre quand on a commencé à se voir. Il est revenu. Et je suis tombé sur lui par hasard à l’hôpital. Il venait pour un bilan général, et j’étais assigné. Bon sang, après trois ans on se croise sur mon lieu de travail, t’imagines le choc que ça m’a fait? J’étais super heureux, mais il est revenu blessé et je suis inquiet pour sa santé, physique et morale. Il refuse de parler de son expérience. Ca a du être affreux… Et il ne veut pas que je m’inquiète plus que ce que je suis déjà. Mais bon, tellement de souvenirs… J’étais pas préparé. Mais ça nous a fait super plaisir, on a repris où on en été il y a trois ans. Il a même reconquis l’élue de son coeur qu’il a abandonné en partant, ce chanceux! » Je levais les yeux au ciel. Le chanceux, c’est peu dire. Puis vint alors l’autre sujet. « Et sinon ben… Tu vois ma meilleure amie, Deny? Bah… » Il se sentait assez gêné. « J’ai couché avec. » Il ne savait pas comment l’annoncer, alors il l’a juste sorti comme ça. Il ajoutait rapidement : « Je sais pas pourquoi c’est arrivé. Elle passait la soirée chez moi, on a regardé un film — peut-être pas le bon, c’était Friends With Benefits — puis je sais pas, c’est monté d’un cran et elle m’a embrassé, et ça a fini comme ça… Et je suis perdu. J’étais raide dingue d’elle quand je l’ai rencontrée quand j’avais dix-huit ans. Puis on est devenus amis et meilleurs amis, et c’est passé… Et il a suffit d’une nuit pour que tout refasse surface. Je suis perdu. J’ai affreusement besoin de conseils. » Il regardait son ami avec un air qui voulait tout dire. Il devait l’aider. Question de vie ou de mort. La serveuse venait déposer la carafe et nos pizzas respectives. Il la remerciait d’un signe de tête avec un sourire, puis reposait ses yeux sur Cole. « Sinon Ashley va bien. Mais tu lui manques énormément. Ca fait un moment qu’elle t’a pas vue. Elle devient une vraie pro en dessin, tu verrais ce qu’elle fait maintenant. Et elle m’a demandé de lui apprendre la guitare récemment. Alors on commence tout doucement. Faudrait que tu passes à l’appartement un de ces jours. Si tu as le temps bien sûr. » Il servait leurs deux verres. Il avait beaucoup parlé. Il attendait que son ami lui retourne la chandelle.
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Cole W. Dashwood
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Lun 1 Déc - 17:32

Alessandro & Cole
   Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important

Même si je savais mes propos plutôt barbants pour les gens n’étant pas trop intéressés par le monde de la finance, je fus quand même flatté qu’Alessandro prenne quand même le temps de commenter sur ce que je venais de dire par des propos qui se voulaient des compliments, à mon avis. Je lui servis un sourire, suivi d’un petit rire, ne pouvant qu’approuver ce qu’il affirmait. Après tout, même si je n’étais pas un expert en médecine, j’avais quand même eu l’occasion de le voir à l’œuvre lorsqu’il était interne, et je le savais particulièrement doué. Et puis, me concernant, mon client m’avait bien fait comprendre qu’il ne voulait pas chercher plus loin une personne compétente qui saurait gérer adéquatement son portefeuille, ce qui m’avait montré une nouvelle preuve de ma réputation dans le domaine et avait eu pour effet de flatter encore plus mon égo, même s’il n’était pas nécessaire qu’on me le dise pour savoir que j’étais bon. Après tout, je consacrais ma vie à mon emploi, donc si j’étais incompétent dans ce que je faisais, alors ma vie ne servirait pas à grand-chose. Il n’y avait pas vraiment moyen d’argumenter sur cette question. C’est pourquoi je préférai plutôt céder la parole à mon ami, surtout que celui-ci m’avait clairement fait comprendre qu’il avait des choses pas mal plus intéressantes à me raconter. En fait, il semblait tellement rempli d’histoires à me partager qu’il fallut qu’il me mette en garde avant de commencer, comme s’il craignait que je m’endorme ou que j’en aie marre. Sans hésiter une seconde, parce que je me doutais que je ne ferais ni l’un, ni l’autre, je dis : « Je suis prêt. Allez, balance la sauce ! », cessant de parler à ce moment pour le laisser prendre la parole autant qu’il le souhaitait. Il commença alors à me raconter qu’il avait revu un de ses meilleurs amis, que je ne connaissais pas parce que celui-ci était en mission militaire quand Alessandro et moi nous nous étions rencontrés. Même si je ne le connaissais pas, malgré le fait que mon ami m’en avait probablement parlé une fois ou deux, j’écoutai tout de même attentivement son propos, sans toutefois vraiment réagir, puisque je ne savais pas trop comment faire en fait sans paraître un peu trop exagéré. Cependant, quand il poursuivit en m’expliquant qu’il avait couché avec celle qui considérait comme sa meilleure amie, il ne fut pas exagéré de ma part d’écarquiller soudainement les yeux, un peu choqué par cette nouvelle révélation. En revanche, je ne lui fis pas la morale et je ne lui posai pas de questions, voyant très rapidement qu’il était gêné. Il était plutôt rare que je fasse preuve de politesse, de respect et de compassion envers les gens, mais Alessandro était une des rares personnes avec qui je me permettrais de le faire, parce qu’il était un de mes rares amis, et que je me faisais un devoir d’être là pour lui lorsqu’il en avait besoin, et là, il en avait besoin, ça se voyait clairement dans ses yeux. Même si n’avait pas dit clairement qu’il avait besoin de conseils, je l’aurais compris malgré tout, parce que ça se voyait de façon si évidente que je n’aurais pas pu penser à autre chose. Légèrement pris au dépourvu pour le coup, parce que je ne me voyais certainement pas lui sortir mon discours comme quoi l’amour, c’était complètement merdique – ce que je pensais depuis ma séparation avec Layla – je déglutis, et je finis par dire, tout simplement : « Et elle, ça lui a fait quoi, cette nuit que vous avez passé ensemble ? Vous vous êtes reparlés depuis ? » Je jugeais que c’était là le plus juste à demander pour commencer. En effet, si je pouvais savoir ce que sa meilleure amie pensait de tout cela, ce serait bien plus simple pour moi d’avoir un avis, et de ce fait, conseiller mon ami, considérant que je préférais de loin avoir ma propre opinion avant de développer et devenir conseiller, j’étais fait comme ça. J’attendis alors sa réponse, un air un peu grave au visage, mais celui-ci ne resta pas bien longtemps, puisque sitôt qu’Alessandro commença à parler de sa fille, Ashley, qui était également ma filleule, mon regard s’illumina un peu plus et j’esquissai un sourire, ravie d’entendre parler d’elle. Je n’avais pas l’occasion de la voir très souvent, et cela me chagrinait quelque peu, parce que j’aimais beaucoup ma filleule, et je souhaitais à tout prix remplir au mieux ce rôle qu’Alessandro m’avait confié. Heureusement, celui-ci avait la gentillesse de me dire comment elle allait, ce qu’elle faisait, et j’aimais bien être tenu au courant de cette façon, même si cela me faisait penser que j’aimerais en savoir plus, que j’aimerais bien la voir à l’œuvre. C’est ce qui expliqua pourquoi je ne me gênai certainement pas pour répondre : « Bien sûr. Je te fais signe dès que je peux, et si ça t’arrange, je viendrai la voir ? » Cependant, je sentais, d’une certaine façon, que ce n’était pas suffisant à mon goût. C’est ce qui expliqua pourquoi je me permis d’ajouter : « Et puis, si jamais à un moment donné tu veux une journée de congé, ne te gêne pas pour me la laisser aussi. Ça fait longtemps que je n’ai pas passé une journée avec elle. » Je fis un petit sourire, ne voulant certainement pas forcer mon ami en lui faisant cette proposition, même si une journée avec la petite ne me déplairait certainement pas. Je ne le montrais pas vraiment, mais ne pas m’occuper d’un enfant me pesait beaucoup parfois. Heureusement, je pouvais le faire avec Ashley de temps à autre, mais pas assez à mon goût, à mon plus grand désarroi.

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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Ven 5 Déc - 2:18

Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important
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Alessandro levait les yeux au ciel à la réaction de son ami une fois qu’il se fut confessé. Il avait l’air tellement surpris. Oui bon d’accord, ce n’était pas commun. Et encore moins prévisible. Mais quand même…  Mais il ne dit rien pour autant. Alessandro savait exactement ce qu’il pensait. L’amour pour lui, c’était que des problèmes, et ça n’apportait rien de bon. Jamais. Mais Alessandro n’était pas amoureux. Enfin… Il ne pensait pas. Il avait juste besoin de conseils. Sur ce qu’il devrait faire, ne pas faire, dire, ne pas dire. Aless était quelqu’un de très maladroit. Tout le contraire de Cole. C’est bien pour ça qu’il se tournait vers lui. Il avait déjà demandé des conseils à Riley, son meilleur ami, qui lui avait répondu « suis ton coeur ». Quel phrase de merde! C’était une phrase toute faite qui ne voulait rien dire. Suivre son coeur? Mais justement, le problème c’était qu’il n’avait aucune idée de ce que son coeur lui disait. « Elle? » Il fut surpris de cette question. A vrai dire, il n’y avait jamais pensé. « Euh… J’en sais rien moi… On s’est pas encore reparlé depuis, c’est vraiment, vraiment récent… Le truc c’est que elle a jamais su que quand on s’est rencontré au début, j’étais fou d’elle. Du coup, je sais pas. Je sais pas si je devrais lui dire. Je sais pas si on devrait en parler. Je sais pas si c’est mieux que j’aille hiberner pendant cinq hivers pour qu’elle m’oublie. Je lui avais promis que rien ne changerait si on dépassait cette frontière, mais maintenant je peux pas m’empêcher de me poser des tas de questions. J’aurais pas du hein? Dis-moi que j’ai pas à m’en vouloir s’il te plait. » Il était désespéré. C’était le fouillis dans sa tête. Bien trop de choses pour pouvoir penser droit.
Vint alors le sujet d’Ashley, et Alessandro s’apaisa un peu lorsqu’il vit le regard de son ami changer du tout au tout. Ses yeux brillaient et ses lèvres étaient étirées en un sourire discret. Alessandro était vraiment fier du choix qu’il avait fait pour sa fille. Cole n’était peut-être pas très présent, mais il savait qu’il n’avait qu’une seule envie, et c’était d’être avec elle. Il n’aurait pas pu choisir un meilleur parrain pour elle. Alessandro souriait aux paroles de Cole. « Bien sûr. Dis-moi quand est-ce que tu es libre et je te la laisse. Même pour un week-end si t’as un peu plus de temps. Elle serait ravie. Et ça me ferait plaisir aussi que vous passiez du temps ensemble. Elle t’a dessiné tu sais? C’est pas parfait mais presque. » Il sortait alors de sa poche une feuille de papier pliée en quatre, et la déposait à côté de l’assiette de son ami. Dessus, Ashley avait dessiné un portait presque parfait de Cole et elle, tous deux de grands sourires aux lèvres, se regardant. C’était jusqu’à présent sa meilleure oeuvre. « Elle tenait à ce que tu l’aies. Elle est très jalouse qu’on se voit ce midi tu sais? Ca fait trois jours qu’elle me boude. Mais elle m’a donné ça pour toi. »  Alessandro savait à quel point s’était important pour Cole de s’occuper d’un enfant, après la perte qu’il avait connu. Après la mort de son fils, il avait passé énormément de temps avec Ashley et ça l’avait beaucoup aidé à surmonter ça. Du moins, c’est ce qu’Aless pensait. Point de vue médical et personnel. Il se mit finalement à manger. « Et toi? Raconte moi tout ce que j’ai manqué. »
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Cole W. Dashwood
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Mer 10 Déc - 22:59

Alessandro & Cole
   Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important

« Aless… Mais dans quel merdier t’es-tu foutu ? » fut la première phrase à laquelle je pensai lorsque mon ami commença à m’expliquer plus en détails la situation dans laquelle il se trouvait en ce moment. Toutefois, sachant que celui-ci cherchait des conseils, et certainement pas des reproches, je ne pouvais pas me permettre de lui sortir un truc pareil. Cependant, puisque je me devais de travailler mes pensées, mes dires, cela prit un peu plus de temps, histoire que je puisse décanter et surtout, que je trouve une réponse intelligente par rapport à tout cela. Après, si jamais mes mots se montraient maladroits ou déplacés, je pourrais m’en vouloir de m’être prononcé sur le sujet, surtout parce que je tenais à Alessandro et de ce fait, je ne voulais rien faire pour causer des tensions, mais à l’entendre me demander s’il aurait dû, s’il devait s’en vouloir, je ne pouvais pas rester sans rien dire, prétendre que j’étais la Suisse, que j’étais neutre et que je ne voulais pas avoir mon mot à dire. Au bout du compte, je me contentai de soupirer discrètement, puis affirmer : « Non non, t’as pas à t’en vouloir mais… Si je peux me permettre, je te dirais de mettre ça au clair avec elle le plus rapidement possible. Les femmes ont une sacré mémoire, donc si tu lui laisses le temps d’accumuler un tas de trucs et que tu restes dans le flou comme ça… Ça ne sera pas joli. » Je savais parfaitement que je ne faisais pas un portrait très brillant des femmes en général, mais là, je parlais par expérience personnelle, compte tenu que mon ex-petite amie avait réussi à me blâmer pour une tonne de trucs jamais relevés au moment de notre rupture. De ce fait, si jamais Alessandro ne voulait pas que ça éclate, qu’il se fasse reprocher de n’avoir rien fait, alors ça pourrait lui retomber dessus, et je ne voulais certainement pas que ça lui arrive. Je ne disais pas que sa meilleure amie était exactement comme cela, mais après, je parlais selon ce que je savais, même si de toute façon, dans tous les cas, laisser les tensions en plan était une mauvaise idée. J’espérais simplement m’être fait clairement comprendre et que surtout, j’avais pu l’aider ne serait-ce qu’un peu. Après, s’il avait besoin d’avoir encore mon avis sur autre chose, je serais ravi de lui dire ce qu’il souhaitait entendre, ou du moins, ce que je croyais était le mieux.

Toutefois, je n’allais pas dire non à l’idée de discuter d’un sujet peut-être un peu moins complexe et qui me réjouissait à chaque fois, à savoir ma filleule, Ashley. Même si je n’avais pas l’occasion de la voir autant que je le voudrais, il n’en demeurait pas moins que je l’adorais, autrement, je ne serais pas en train d’aborder un sourire béat tandis que je proposais à mon ami de m’en occuper une journée, si jamais il souhaitait avoir un petit repos. Plus que cela, ce sourire s’élargit, me faisant alors ressembler à un grand gamin pendant un instant tandis qu’Alessandro soulevait l’éventualité que je puisse m’en occuper pendant un week-end si je le souhaitais, ou plutôt, si j’avais le temps de le faire. Toutefois, histoire d’avoir l’air un peu crédible, je repris rapidement mon sérieux, et je dis : « Je vais voir ce que je peux faire… », mais je ne sus pas complètement effacer ce sourire de mon visage, laissant comprendre que je risquais très bien de trouver bien rapidement un moment pour s’occuper d’elle, parce que mine de rien, elle me manquait, et j’étais impatient de la revoir. D’ailleurs, c’était ce qui expliquait pourquoi j’étais ravi d’entendre Alessandro en parler, et que plus encore, il m’annonce que la petite avait fait un dessin pour moi. Dans un premier temps, je restai plutôt surpris lorsque mon ami posa la feuille devant moi, et finalement, trop intrigué, je finis par la déplier pour regarder le dessin. En le regardant, deux choses me frappèrent; la première, c’était qu’Ashley avait un talent incroyable en dessin. Ensuite, cette image paraissait si candide, si simple, elle représentait deux personnes si heureuses que je me demandai si c’était réellement elle et moi. Puis, au bout d’une seconde, je décidai de me faire à l’idée que si elle me voyait ainsi, alors c’était tant mieux. Touché, je me perdis alors dans mes pensées une seconde, si bien que je dus secouer la tête lorsqu’Alessandro reprit la parole, me contentant, dans un premier temps, de faire un petit rire, avant de finalement demander : « Sérieusement ? La pauvre ! » Puis, sur ces mots, avec un petit sourire aux lèvres, je repliai le dessin soigneusement, puis histoire de ne pas l’oublier ou l’abîmer, je le rangeai dans la poche intérieure de ma veste en lui disant : « Tu lui diras qu’il aura une place de choix, son dessin, et que je la remercie de tout mon cœur. » Après, je ne savais pas si ce serait dans mon appartement ou bien dans mon bureau, mais il était certain que je tiendrais ma promesse. Toutefois, je n’y réfléchis pas trop pour le moment, préférant reporter complètement mon attention vers mon ami qui me demandait maintenant le nouveau dans ma vie. Dans un haussement d’épaules, je dis : « Bof, pas grand-chose… » Après tout, ma vie se résumait grandement à mon travail, sauf peut-être pour… « Ah oui, la sœur de Layla a eu un dégât d’eau dans son appartement, du coup, elle a décidé de venir squatter chez moi. » J’avais dit cela comme si ce n’était rien, même si le regard que je jetai à mon ami une fois mon propos terminé voulait dire tout autre chose. Après tout, c’était quand même de mon ex-belle sœur qu’on parlait, alors c’était loin d’être une situation banale, ou du moins, je ne le pensais pas.


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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Lun 22 Déc - 0:13

Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important
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Son temps de réaction avait tendance à me stresser. Je voyais bien qu’il réfléchissait à ce qu’il pouvait dire et ne pouvait pas dire, et c’était pas bon d’après moi. Je savais que je m’étais mis dans une situation inhabituelle et plutôt, disons… compliquée, mais je l’avais pas vraiment choisi. C’était arrivé comme ça, ça n’était pas prévu. A sa réponse plus que sensée, j’hochais quelque peu la tête. Il avait totalement raison. Je devrais lui parler. « Oui, je sais bien ça… Les femmes… Super compliqué comme spécimen d’après moi. » Je riais quelque peu pour me forcer à dédramatiser. Je ne voulais pas la perdre, et je ne savais pas où j’en étais, ni où elle en était. Après tout, je devrais écouter Cole. Il avait plus d’expérience que moi niveau nanas, il devait s’y connaître un peu plus. Du moins, c’était ce que j’espérais. Je reportais quelque peu mon attention sur mon plat, et en avalais quelques morceaux avant qu’il ne se mette à refroidir. Maintenant parlant d’Ashley, je relevais la tête vers mon ami et me mis à rire. « Cole. Arrête. Je sais que tu meures d’envie de la voir et de la serrer dans tes bras et de l’avoir un week end à toi tout seul pour t’occuper d’elle. Ton sourire de gosse t’a trahi. » Je lui adressais un grand sourire taquin. Puis je lui tendais le dessin, et examinais sa réaction lorsqu’il le dépliait. Il semblait surpris. Et je me doutais pourquoi, à ses yeux. Il ne se rendait pas compte de l’air enfantin qu’il avait quand il était avec elle. Le propriétaire d’une firme de gestionnaires de porte-feuilles de Wall Street disparaissait totalement dans ses moments là. Et Ashley le voyait, et moi aussi. Mais bien sûr, lui n’en avait aucune idée. Et c’est avec ce dessin qu’il en prenait conscience. « Bien sûr je lui dirai. Tu penses le mettre où? Je suppose que tu passes plus de temps dans ton bureau que chez toi… »
Puis temps de parler de lui. Il haussait les épaules, je m’attendais donc à quelque chose de banal, et faillis recracher mon verre d’eau quand il m’annonçait que son ex-belle-soeur vivait chez lui en ce moment. « Quoi? » fut tout ce que je pus répondre sur le coup. Et oui, je suis plutôt du genre spontané. « Attends attends. Faut que tu me racontes là. Un dégât des eaux? T’en es sur au moins? Ca se trouve elle ment et elle squatte chez toi pour te draguer. On sait jamais, ça arrive tout le temps dans les films… » Je levais les yeux au ciel. Je trouvais ça super bizarre quand même. J’attendais que Cole me donne plus de détails, qu’il s’ouvre un peu plus, parce que jusqu’à présent, il n’avait pas été très bavard.




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Cole W. Dashwood
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Sam 27 Déc - 2:22

Alessandro & Cole
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Je ne sus qu’approuver le propos de mon ami lorsqu’il me dit que les femmes, c’était compliqué. Comment pouvais-je contredire cela ? Il n’y avait tout simplement pas moyen, c’était une règle non-écriture de la nature, et apparemment, peu importe ce qu’on faisait, il n’y avait pas moyen de changer cela, bien malheureusement. Peut-être était-ce pour cela que j’avais tendance à m’attacher aux enfants. Eux, ils ne faisaient pas de cas pour une petite chose, pour un délai trop long ou trop court, pour une mauvaise journée. J’avais toujours eu une bonne relation avec mon fils lorsqu’il était vivant, et maintenant, j’aimais beaucoup ma filleule, tellement que même si je faisais tout mon possible, jamais je ne saurais le cacher. J’avais voulu paraître pas nécessairement trop immature devant mon ami lorsqu’il m’avait parlé de m’occuper de la petite un week-end, mais je m’étais trahi moi-même par mon sourire. Me grattant la nuque en signe de faux embêtement, je finis par craquer, et avec un air de véritable gamin qui en aurait étonné plus d’un de ma part, je dis : « Ouais, j’avoue que ce serait vraiment génial. Elle me manque énormément. » Bien sûr, il faudrait que je prenne encore un peu mon mal en patience, puisque je ne savais pas quand je serais disponible pour la prendre chez moi, et surtout, quand Alessandro voudrait bien me l’emmener pour que je m’en occupe et que je passe un bon moment avec elle. Heureusement, j’aurais de quoi penser à elle en attendant, à savoir son dessin pour lequel je n’avais pas encore choisi une place. Toutefois, mon ami ne tarda pas à me donner la réponse sans même que je demande quoi que ce soit, lorsqu’il affirma que je passais plus de temps dans mon bureau que chez moi. Choisissant de ne pas me casser la tête plus longtemps, je répondis : « Oui, en effet. Il ira sur mon bureau, bien en vue, c’est promis. » En fait, il serait certainement placé non loin de la photo de Nathan dont je n’avais jamais pu me départir, même si j’avais un pincement au cœur chaque fois que je la regardais un peu trop longtemps. Peut-être cela pourrait rendre mon bureau un peu plus juvénile, un peu moins crédible, mais je m’en moquais. J’avais déjà vu de grands représentants avoir des photos de leurs chats sur leur bureau. Devant cela, je crois que j’étais plus gagnant avec la photo de mon fils et un dessin de ma filleule. Sitôt cette décision prise et assumée, je ne pus m’empêcher de dire : « Par contre, si elle veut en faire un autre, il aura une place de choix dans mon appartement ! », esquissant un sourire par la suite pour montrer que c’était une blague, parce que je ne voulais pas la forcer en quoi que ce soit, mais en même temps, si j’avais la chance d’en avoir un autre, je ne me gênerais pas pour le mettre de l’avant et ce, personne ne pourrait me l’empêcher, pas même ma nouvelle « colocataire » temporaire, à savoir Tiffany. Pour ma part, puisque cela faisait maintenant quelques jours, je m’étais habitué à sa présence, mais apparemment, ce n’était pas acquis pour Alessandro, qui se montra particulièrement choqué de ma révélation. Sa réaction m’amusa, je n’allais pas le cacher, surtout quand il supposa qu’elle était venue chez moi pour me draguer et qu’en fait, il n’y avait aucun dégât d’eau chez elle. Pour toute réponse, je haussai les épaules, je dis : « Pour être honnête, je n’y ai pas vraiment pensé quand elle s’est pointée chez moi à cinq heures du matin en me disant qu’elle devait aller squatter chez quelqu’un. » Je marquai une petite pause, et j’ajoutai : « Et puis, c’est pas comme si elle était casse-pieds, je me suis toujours bien entendu avec elle. » En ce moment, je semblais limite essayer de me convaincre que ce n’était pas une mauvaise chose, mais il fallait l’avouer, peu importe les circonstances, Tiffany restait mon ex belle-sœur, et pour ça, il y aurait toujours quelque chose d’étrange, surtout dans ce genre de situation, même si je ne voulais pas l’admettre.


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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Dim 28 Déc - 20:36

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J’en savais peu sur les femmes. Et je n’étais pas sûr de vouloir en apprendre davantage. Tout ce que je voulais à cet instant, c’était oublier le sujet. Cole avait raison. Il fallait que je parle avec Deny tout simplement. Je ne savais pas encore bien ce que je lui dirai, mais je trouverai. On avait toujours su s’entendre sur tout, il fallait juste espérer que ça serait pareil cette fois ci. Mais pour le moment, je voulais arrêter de m’inquiéter pour ça. La seule femme que j’avais besoin dans ma vie, c’était Ashley, et ça me suffisait amplement. Les enfants, c’est pas simple non plus, mais au moins c’est moins compliqué que les femmes. Ashley n’avait que moi, Cole et Deny. Moi, elle me voyait tous les jours. Elle devait sûrement en avoir ras le bol d’ailleurs… Deny, elle la voyait très souvent, si ce n’était pas tous les jours. Mais Cole, c’était plus compliqué étant donné son boulot. Il manquait à Ashley, et elle lui manquait aussi. C’est pour cette raison que rien ne me faisait plus plaisir que de lui la confier un week-end. Ca ferait plaisir à la demoiselle et je savais que ça enchanterait Cole. Qui me le confirma juste à ce moment. Mes lèvres s’étirèrent en un air niais. « Qu’est-ce que t’es mignon avec ton air de gamin… » le taquinais-je un peu. C’est vrai, j’avais pas l’habitude de le voir se défaire de son côté sérieux. J’étais sûrement l’un des rares à pouvoir en être témoin, mais ce n’était pas tous les jours non plus, et ça me surprenait dans le bon sens à chaque fois. « En tout cas, sache que pour moi peu importe le moment. Tu m’envoies un texto pour me prévenir, mais il n’y a aucun souci. » Il se décida ensuite sur l’emplacement du dessin, qui à moi m’avait parue très logique dès la première seconde. C’est alors qu’il réclama gentiment un nouveau dessin pour son appartement, du coup. Réclamer était un bien grand mot, je savais qu’il ne voulait pas qu’Ashley se force. « Oh t’en fais pas, je suis sûr qu’elle travaille déjà dessus! T’es son modèle préféré, crois-moi. Dessiner son père, c’est ringard. » Je levais les yeux au ciel dans une expression rieuse. Puis, nous revenons sur le sujet de sa nouvelle colocation. Je le vis hausser les épaules de façon nonchalante, et je ne pus m’empêcher de lever les yeux au ciel à nouveau, de façon exaspéré cette fois. « Cole! Je sais très bien que tu t’es toujours bien entendu avec elle. Et c’est bien ça le problème. » Décidément, je comprenais mieux les femmes que lui. J’inspirais un bon coup. J’allais lui donner mon point de vue. En espérant que je ne serai pas trop abrupte. « Tu t’es toujours bien entendu avec elle, et elle aussi. Je vous ai toujours vu complices, même quand tu étais avec Layla. Et ça m’a toujours fait bizarre, mais ça tu le sais, on en avait déjà rapidement parlé une fois, et tu m’avais assuré qu’il n’y avait rien d’ambiguë. Je t’ai cru, parce que je sais très bien que tu es quelqu’un de fidèle et dévoué. Mais maintenant, tu n’es plus avec Layla. Tu es célibataire, et elle est célibataire. Et elle habite chez toi, en ce moment même. En plus, t’as qu’une chambre. Et je suis pas dupe, me dis pas que tu la fais dormir sur le canapé! » Je lui lançais un regard qui voulait dire « n’essaye même pas de m’entourlouper ». « Pourquoi elle est allée chez toi d’ailleurs? Elle n’a pas de famille, d’amis? A ton avis, pourquoi elle a pensé à toi en premier? Je suis sûr que t’es confus avec elle aux alentours, parce que tu sais qu’au fond de toi, t’as un truc avec elle, mais tu te sens coupable parce que c’est ton ex-belle soeur. J’ai pas raison? » J’haussais un sourcil. C’est clair que la situation n’était pas facile, et super ambiguë. Mais pour moi, il n’avait pas à se poser de question. Il n’avait plus rien à voir avec son ex Layla, alors qu’est-ce qui l’empêcher de s’avancer un peu avec Tiffany? Je savais très bien que ni l’un ni l’autre étaient totalement innocents, du moins dans leurs pensées.
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Cole W. Dashwood
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Ven 2 Jan - 18:22

Alessandro & Cole
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Discuter de ma filleule était plutôt rafraichissant et me permettait de complètement me détacher de ce quotidien parfois un peu trop sombre à mon avis. Après tout, comment faire autrement ? Ashley était un pur bonheur dans ma vie, et jamais je ne pourrais suffisamment remercier Alessandro de m’avoir choisi pour être son parrain. Bien sûr, je ne pouvais pas être aussi présent que je le souhaiterais, mais quand je la voyais, je faisais mon possible pour la gâter autant que possible. Bien sûr, pour le moment, je devais me contenter d’écouter ce que mon ami avait à me dire à son sujet, et naturellement songer au moment où j’aurais l’occasion de l’avoir tout à moi pour un week-end. Cette simple idée faisait ma journée, pour tout dire, et j’en étais déjà plus qu’heureux, autrement, je n’aurais pas ce fameux air de gamin à propos duquel Alessandro m’embêtait, et de plus, je ne lui dirais certainement pas : « Ça marche ! Mais ça risque d’être bientôt, je te préviens. », ne surprenant certainement pas mon ami avec ces propos. En fait, il était sûr et certain que la première chose que je ferais une fois de retour au bureau, ce serait de regarder mon agenda et voir le premier week-end où je serais disponible. Ensuite, je trouverais un moment de libre, entre ce jour et celui où j’allais la recevoir, pour aller acheter plusieurs cadeaux, comme je le faisais plus souvent qu’autrement. Peut-être que certaines gens mal intentionnés et ne me connaissant pas assez pourraient croire que je compensais mon manque de temps avec des éléments matériels, mais moi, je pensais plutôt que si j’avais les moyens pour la gâter, je ne voyais pas pourquoi je m’en priverais. Toutefois, je n’en fis pas part à Alessandro, puisque non seulement, il aurait la surprise lorsqu’il reviendrait chercher sa fille, mais de plus, nous avions d’autres sujets de discussion à développer, des sujets de discussion pas si amusants, certes, mais relativement sérieux dont je voulais lui parler, si je pouvais le dire ainsi. Effectivement, je n’avais jamais vraiment parlé à qui que ce soit du fait que Tiffany squattait maintenant mon appartement, et j’aurais très bien pu ne pas en parler, simplement dire que je vivais mon quotidien sans que rien ne vienne le perturber, mais sachant que je pouvais faire confiance à Alessandro et que celui-ci saurait commenter la situation sans que cela devienne une dispute, je l’avais fait, et je ne l’avais pas regretté. En fait, pour tout dire, l’espace d’un instant, je crus m’entendre parler moi-même lorsqu’il commença à déchanter sur la question, puisqu’en fait, il relevait tous les points de cette mise en situation à propos desquels je m’étais interrogé ces derniers temps devant tout cela. Cependant, il poussa la réflexion encore plus loin, ce qui me mit dans une situation légèrement gênante lorsqu’il supposa qu’elle ne dormait pas sur le canapé. J’eus un petit rire qui laissait transparaitre un certain embarras, puis pour toute réponse, je secouai la tête en signe de négation. Effectivement, je ne la laissais pas dormir sur le canapé, mais après, nous avions trouvé un moyen pour s’arranger afin qu’on ne dorme pas dans le même lit, comme je tins à le préciser à mon ami en disant : « Elle ne dort pas dans mon lit non plus. », histoire de mettre les choses au clair. Ensuite, la discussion se transporta là où je n’avais pas vraiment posé de réflexion, à savoir pourquoi elle m’avait choisi moi et pas quelqu’un d’autre, et surtout, pourquoi j’avais accepté de l’héberger. À ce moment, Alessandro supposa que j’avais un truc avec elle, mais que je n’osais pas faire quoi que ce soit, parce qu’elle était quand même la sœur de Layla. Comme un homme vaincu, je baissai alors la tête. Pourquoi fallait-il qu’il pense exactement comme moi ? Qu’il soit capable de deviner de ce que je pensais, ou du moins, ce que je pensais ressentir ? Légèrement vaincu, je poussai un léger soupir, et dans un haussement d’épaules, je dis : « Ouais, peut-être bien. Après, peut-être elle est venue chez moi parce que j’étais le plus près de sa résidence, que ses autres amis ont des studios ringards et pas chauffés, je n’en sais rien. » Je remarquai une petite pause, puis j’ajoutai : « Après, un truc, je ne sais pas vraiment. Peut-être parce qu’elle sait aussi ce que c’est, être abandonné… » Aux dernières nouvelles, Tiffany n’avait plus de nouvelles de Layla non plus, et elle était sa sœur, quand même. Ensuite, je ne savais pas si ma réflexion était la meilleure qui soit, mais peut-être cela réussirait de m’évincer de la conversation des sentiments, celle que je voulais éviter, parce qu’encore et toujours, je n’avais plus envie de retourner chez ma mère, en larmes, le cœur brisé comme avant.

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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Ven 9 Jan - 2:44

Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important
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J’étais reconnaissant d’un côté que Cole avait décidé de me parler de sa nouvelle colocataire inattendue. Je me doutais bien que je devais le seul à être au courant. D’un côté parce qu’il n’est pas du genre bavard, encore moins pour raconter sa petite vie, mais également car les gens trouveraient ça sûrement bizarre du fait que Tiffany était son ex-belle soeur et que cette dernière avait complètement disparue de la circulation, pour tout le monde apparement. Pour Cole, je pourrais à la limite comprendre, mais pour sa propre soeur également? Pour moi, la famille est tout ce qu’il y a de plus important. Peu importe ce qu’il se passe dans le monde, les drames, les tragédies, ça m’importe peu tant que ma famille est saine et sauve. Ma famille qui ne se résume pas qu’à Ashley mais aussi à Cole principalement, même si je ferais également n’importe quoi pour Riley et Denytza. Je n’arrivais pas à comprendre ce qui pourrait pousser une personne à ne plus donner aucune nouvelle à sa famille. J’veux dire, c’est vrai quoi, c’est quelque chose de fou… Qu’est-ce qui a bien pu la motiver? Je n’en savais rien, et à vrai dire je ne voulais pas savoir, ça ne m’apporterait rien. Je savais juste qu’elle n’était pas la meilleure personne pour mon ami, et ça de loin. Et maintenant elle était partie. Et Layla avait fait son apparition chez Cole. Quoi? Ca je ne l’attendais pas. J’étais plutôt prévisible, mais là ça avait été la surprise. Je ne jugeais pas; jamais. Je donnais juste mon point de vue, que je croyais cette fois plutôt juste et assez correct, comme si je pouvais lire dans les pensées de Cole. Je savais qu’il y avait quelque chose de pas net dans cette histoire. C’est alors qu’après son petit rire gêné sur ma réplique concernant où la jeune fille dormait, il me contredit comme quoi elle ne dormait tout de même pas dans son lit. Je levais les yeux au ciel dans un sourire malin. « Pas qu’aucun d’entre vous deux le veut, hein. » Je n’étais pas dupe. Et si ce n’était pas lui, elle le voulait. Puis j’évoquais son « truc » refoulé avec elle par principes. C’est alors que je le vis baisser la tête, et l’entendis soupirer quelque peu, vaincu. J’avais vu juste alors. Ca me rassurait un peu dans un sens, sinon, ça aurait pu créer un certain malaise et je ne voulais ça pour rien au monde. « Ouais, peut-être bien. Après, peut-être elle est venue chez moi parce que j’étais le plus près de sa résidence, que ses autres amis ont des studios ringards et pas chauffés, je n’en sais rien. » Mh… « Après, un truc, je ne sais pas vraiment. Peut-être parce qu’elle sait aussi ce que c’est, être abandonné… » Je me pinçais les lèvres quelques instants, le front froncé. Je ne voulais pas dire de bêtises ou parler trop vite. Ni que mes mots ne soient pas les bons et qu’on crée un malentendu. « Tu sais Cole… Je pense que ta conscience et tes principes t’empêchent d’aller de l’avant, d’avancer… Je te comprends, totalement. C’est la soeur de ton ex, c’est pas anodin. Mais ce que j’aurais envie de te dire c’est… Elle est partie. Layla vous a abandonné, elle et toi. Les deux. Et il est temps de passer à autre chose. Et pourquoi pas vous aider mutuellement? C’est dur pour toi, c’est dur pour elle. Je sais que le fait que Tiffany réapparaisse d’un coup comme ça, ça te fout un coup car t’as des temps plutôt durs à oublier sa soeur, mais c’est pas pour autant que tu dois lui fermer la porte à elle… Elle est très différente de sa soeur, du peu que je sais je peux le dire. » Je marquais une pause de quelques secondes. Mais je me remis à parler. Je n’avais pas dit tout ce que je pensais. « Je sais que t’as peur. Que tu veux pas en parler, parce que le dire rendrait la chose réelle. Mais… Tu devrais. Au moins à moi? Tu sais très bien que je ne juge rien, et je pourrais au moins essayer de t’aider, de te conseiller, de t’épauler. On a traversé beaucoup de choses ensemble, des meilleures aux pires, et tu le sais tout aussi bien que moi. Et qu’est-ce que je t’ai promis ce jour-là? Que je serais toujours là. Je ne t’abandonnerai pas. Jamais. C’est pas ce que ferait un frère. » Je lui adressais un faible sourire, timide. Je n’étais pas habitué non plus à me mettre à nu de cette façon. Disons que Cole, c’était un peu l’exception à la règle. « Tout ça pour dire que, je pense que tu devrais t’ouvrir un peu. Prendre le risque. Peut-être que quelque chose de beau peut arriver. Peut-être que ça sera le contraire. Mais dans ce cas là, je serai là, et je te rattraperai bien avant que tu touches le sol et que ta chute soit fatale. T’en fais pas pour ça. Puis si tu tombes, que tu te blesses, n’oublies pas que t’as un petit frère médecin, alors rien n’est grave! » Je lui souriais chaleureusement et malicieusement à la fois. J’étais sincère et j’espère, je pensais, qu’il le savait. Il pouvait l’entendre au ton de ma voix.
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Cole W. Dashwood
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Mar 13 Jan - 23:48

Alessandro & Cole
   Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important

Pour toute réaction, je ne fis que déglutir lorsqu’Alessandro supposa qu’en fait, j’avais du mal à progresser, à aller de l’avant suite à ma rupture avec Layla. Si je n’avais pas le courage de le contredire, de lui dire qu’après trois ans, j’avais quand même réussi à passer par-dessus, c’était parce que c’était vrai, même si jamais je n’avais voulu l’avouer et même si, encore aujourd’hui, je ne voulais pas l’avouer à voix haute, parce que je ne voulais pas souffrir, parce que chaque fois que j’y repensais, cela me faisait mal. Après tout, j’avais toujours été persuadé que Layla et moi passerions notre vie ensemble. Peut-être étais-je vieux jeu, mais nous avions été profondément amoureux, et notre relation me paraissait si fusionnelle de l’époque où nous avions Nathan dans nos vies que j’étais persuadé que rien ni personne ne pourrait nous séparer. J’avais pensé un peu trop naïvement, semble-t-il, puisque dès que nous avions perdu notre fils, elle n’avait plus rien voulu savoir de moi, me disant même qu’elle me mentait depuis longtemps, très longtemps. Elle est partie alors que j’avais probablement le plus besoin d’elle, ce qui m’avait laissé en véritable loque, sans rien ni personne pour m’aider, sauf ma mère, la seule personne qui ne semblait pas m’avoir oubliée dans tout cela. Après, il ne fallait pas s’étonner que tout ce que j’avais fait, c’était de me renfermer sur moi-même, érigeant un mur entre moi et le reste des gens, à l’exception de quelques personnes de qui je ne pouvais pas vraiment me cacher, par exemple Alessandro, qui avait su ce qui s’était passé lorsque j’étais à mon plus bas. C’était pourquoi, même si je regrettais d’avoir abordé le sujet de cette façon, je savais que j’étais bien moins gêné d’en parler avec Alessandro qu’avec quiconque d’autre. Pourquoi ? Parce qu’outre le fait qu’il ne me jugeait pas, il tentait toujours de se montrer aidant, et c’était ce que j’aimais probablement le plus chez lui, la raison pour laquelle il aurait été complètement stupide de ma part de le rayer de ma vie lorsque j’avais voulu m’isoler du reste du monde. Après, cela ne voulait pas dire que j’étais totalement convaincu de tenter quoi que ce soit avec Tiffany, mais je savais au moins que si oui, je prenais un risque de me donner une chance, de m’ouvrir une nouvelle fois et que ça ne marchait pas, alors cette fois-ci, je ne serais pas seul, je pourrais compter que Alessandro de qui j’étais plus proche que jamais aujourd’hui. Je savais bien que ce n’était que des paroles, mais j’avais confiance en ses paroles, et cela était plutôt rassurant. Après tout, comme il l’avait dit, il était un peu comme mon frère, et même si c’était cliché, c’était quand même vrai, et cela m’arracha un nouveau sourire, ainsi qu’un sincère « Merci Alessandro, vraiment. » Évidemment, j’étais conscient que ce n’était rien par rapport à tout ce qu’il avait pu dire, et histoire de lui montrer que je ne disais pas cela seulement pour clore le sujet, je pris mon courage à deux mains, puis je lui dis, au bout d’une courte pause : « J’avoue, en effet, peut-être j’ai peur, mais en plus, je ne sais pas trop ce qu’elle, elle veut. Peut-être qu’en fait, elle s’en est parfaitement remise, du départ de sa sœur… » Je haussai les épaules, me disant que ce n’était peut-être pas plausible, mais après tout, comme je l’avais dit, je n’en savais rien, et je ne voulais pas faire quelconque spéculation, pas même sur la raison pour laquelle elle s’était pointée chez moi, ce que je jugeai préférable de préciser lorsque j’affirmai : « Et ne me dis pas que le fait qu’elle débarque chez moi est un signe ! Il est hors de question que je me prononce là-dessus ! » Finalement, histoire de montrer que je ne disais pas cela méchamment, je ris légèrement, puis sur ces mots, je m’arrêtai de parler, histoire de finir ma pizza avant que celle-ci ne soit plus mangeable. Une fois que celle-ci fut complétée, je ne pris pas la peine de regarder l’heure, et je demandai aussitôt : « Tu as encore un peu de temps pour un café ? » ou un dessert, c’était comme il le voulait, après tout. Pour ma part, je n’étais pas vraiment difficile, mon but étant surtout de savoir si je pourrais passer encore un peu de temps avec mon ami ou si celui-ci devait retourner travailler, ce que je comprendrais tout à fait, naturellement.


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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Mer 14 Jan - 22:45

Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important
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Cole mit un long moment pour dire quoi que ce soit, et ça me faisait paniquer. Et si j’avais dit quelque chose de mal? Et si j’étais allé trop loin? Peut-être l’avais-je offusqué, vexé, ou je ne sais quoi. C’est vrai que je ne devrais pas avoir un avis sur cette histoire, après tout, ce n’est en rien mes affaires. Mais j’avais pensé qu’il avait bien besoin d’aide en ce moment. Et comme je supposais être le seul à pouvoir l’aider — étant donné qu’il n’en parlerait sûrement à personne d’autre, je m’étais lancé. Je le vis gêné, perdu. Peut-être qu’il réfléchissait. Il devait sûrement peser le pour et le contre dans mes paroles, avec son côté carré et structuré. Finalement, je n’essayais pas de le convaincre de quoi que ce soit. Bon, d’accord, un peu peut-être. J’étais persuadé que s’il se laissait un peu aller et qu’il se donnait une chance avec Tiffany — ou plutôt qu’il lui donnait une chance, à elle — tout se passerait bien et il finirait heureux. Mais ça restait son choix, et peu importe ce qu’il déciderait de faire, je le soutiendrai. Mais quand même, il fallait qu’il ouvre un peu les yeux. Il finit par sourire, et me remercia. Je lâchais un soupire de soulagement. « Dieu merci, j’ai cru que tu n’allais jamais me répondre. Je pensais avoir dit quelque chose de mal et que tu allais quitter la table sur le champ! » Je levais quelque peu les yeux au ciel. J’exagérais, mais seulement un peu. Puis, il s’ouvra un peu. Il avoua qu’il avait peur (oui, parce qu’on n’allait pas se mentir, son « peut-être » était totalement faux), et qu’il ne savait pas ce qu’elle voulait. Et suggéra qu’elle s’était remise du départ de Layla, elle. « Moi, j’crois que oui. » dis-je simplement, de façon naturelle. Bon, je n’allais pas répondre que ça. « Je pense qu’elle s’en est effectivement remise, ou du moins qu’elle s’est faite une raison. Il y a un moment où il faut tourner la page, c’est la seule option qui reste. Tu comprends? Puis, si tu ne sais pas ce qu’elle veut, qu’est-ce qui t’empêche de lui demander? Ou si tu ne veux pas en parler clairement — ce dont je me doute, tu peux toujours essayer de creuser pour en savoir plus. Tu sais, dans le genre, tu lui tends des perches, tu la questionnes de façon naturelle et désintéressée autour d’un petit-dèj sur sa vie sentimentale… Juste histoire de faire un peu plus connaissance, tu vois. T’as une bonne excuse, tu lui offres un toit. T’as le droit de savoir qui habite avec toi, quand même. » J’haussais les épaules. Puis, à sa remarque suivante, je ne pus m’empêcher d’éclater de rire. Qu’est-ce qu’il était borné! « Si, Cole, c’est totalement un signe. C’est un énorme panneau lumineux qui clignote en lettres rouges te disant « remarque-moi » devant tes yeux tous les jours. » Je secouais la tête, toujours en riant légèrement. Puis je prenais exemple sur lui et finissais rapidement ma pizza, qui n’était plus aussi bonne car elle s’était refroidie. C’était bon signe, d’un côté ; ça voulait dire qu’on avait beaucoup parlé, et que l’ennui n’avait pas été au rendez-vous. Mais ça, ça ne m’étonnait pas tellement ; lorsqu’on était ensemble, on ne s’ennuyait jamais. A son interrogation, je relevais la tête et feint un air surpris de façon exagérée. « Tiens, Monsieur Dashwood a un bonus temps à me consacrer? » Puis je me mis légèrement à rire. « Bien sûr que oui. En revanche, en tant qu’homme super viril que tu es comparé à moi, tu oublies tout le temps que je ne bois pas de café. Du coup, si ça t’embête pas, moi je vais prendre un dessert. » J’appelais la serveuse qui nous débarrassait rapidement et lui commandais un moelleux au chocolat pour moi, laissant en même temps Cole commander ce qu’il désirait. Elle revenait quelques secondes après pour nous servir, et je lui réclamais l’addition, qu’elle m’apportait également. « C’est pour moi. » lui dis-je alors d’un air faussement menaçant, avant qu’il n’aie eu le temps de dire quoi que ce soit. Je donnais ma carte de crédit à la jeune femme qui me la rendit quasi immédiatement.

Puis, je commençais à savourer mon dessert. « Hm, au fait. Denytza a disparu de la surface de la terre. Comme Layla, disons. » Je sortais ça naturellement, comme si ça n’était pas important. En effet, ça faisait un bon moment que je n’avais pas eu de nouvelles, et je savais que je n’en aurais pas de sitôt, si ce n’est jamais.
« Et sinon… J’ai rencontré quelqu’un. » Je relevais les yeux sur lui et me reprenais quasiment de suite. « Enfin non, pas dans le genre, j’ai rencontré quelqu’un! Juste… j’ai rencontré quelqu’un… Enfin, je sais pas. Tu m’as compris. » Je me sentais tellement stupide à cet instant précis. Je savais qu’il allait me demander des explications, mais je le devançais. « Je suis sorti un soir. J’ai encore eu un de ces cauchemars sur mes parents, et j’avais besoin de prendre l’air. » Jusque là, tout était normal. Il savait à propos de mes cauchemars, après tout il était le seul avec qui je pouvais en parler. Et il comprenait que ce n’était pas facile, de voir ses parents se faire assassiner de sang froid presque toutes les nuits. En revanche, il ne m’en avait jamais touché un mot, mais je savais — du moins, je croyais — qu’il n’appréciait guère ma façon de « prendre l’air ». En effet, par cela, je voulais dire que je sortais et me réfugiais dans un bar pour m’aider de l’alcool pour oublier ce que je venais de voir dans mon sommeil. Non, je n’étais pas alcoolique, il ne fallait pas exagérer. Ca n’était pas tout les soirs, et je n’étais pas dépendant. J’avais des périodes plus ou moins tranquilles, et en ce moment, j’étais plutôt dans la phase « moins tranquille ». « Et donc je suis allé dans ce bar, je le connaissais pas. La Taverne. Et disons que j’ai pas vraiment géré mes limites ce soir là… Et un des gérants du bar s’est occupé de moi. » Dit comme ça, ça pourrait laisser entendre que je me suis fait remettre en place ou casser la gueule. Mais c’est pas ce que je voulais dire. « Il s’est occupé de moi, pas dans le genre « bon aller celui là on le fout dehors » comme je pensais qu’il le ferait. » Je fronçais quelque peu les sourcils. A vrai dire, je ne pouvais pas raconter ce qu’il s’était réellement passé, car je ne me souvenais pas de tout. On a tous déjà eu une cuite et ces fameux trous noirs. « Je sais pas trop ce qu’il s’est passé, parce que j’étais bien amoché… mais… je me souviens qu’il m’a ramené chez moi. Il s’est occupé de moi comme si on était amis. Voire… Enfin non. » Je secouais la tête. Depuis cette nuit, j’avais une étrange sensation en moi, comme un malaise, et le fait que je ne puisse pas me souvenir de ce qu’il a pu se passer n’arrangeait pas les choses. De plus, j’avais l’intuition que j’allais recroiser cet homme plus tôt que je ne le pensais, et je ne savais pas si je le voulais ou non. Je secouais finalement la tête une nouvelle fois, qui se voulait être l’arrêt définitif de penser à ça. « Enfin non, laisse tomber, je sais pas pourquoi je te dis ça! »
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Lun 26 Jan - 17:07

Alessandro & Cole
   Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important

Encore une fois, Alessandro avait raison : Peut-être que Tiffany s’était complètement remise du départ de sa sœur. Peut-être qu’en fait, je me faisais des idées et pour tout dire, elle s’en moquait complètement, puisqu’elle n’était pas aussi proche de Layla que je ne l’aurais cru. Enfin, quoiqu’il en soit, qu’elle s’en soit remise ou non, sur ce point, outre pour le fait que nous avions été abandonnés par une personne qui nous était chère, il y avait peu de choses qui étaient pareilles concernant sa situation et la mienne. Si elle, elle semblait plutôt bien s’en porter maintenant, pour ma part, j’avais toujours d’horribles séquelles de ce qui s’était passé. Premièrement, j’avais été complètement brisé de perdre mon fils, comme Alessandro le savait déjà, mais par-dessus le marché, il avait fallu que la seule personne qui aurait su me supporter pour remonter cette épreuve difficile me plante là, même pas par tristesse, mais voyant là une opportunité de se débarrasser de ma personne comme ça, sans scrupule. Je n’avais pas besoin d’un psychologue pour savoir que cela m’avait profondément affecté, que j’étais devenu quelqu’un que je n’étais pas, à quelques exceptions près, naturellement. Bien sûr, j’étais devenu beaucoup plus renfermé, voire même particulièrement austère, mais après, certaines choses, certains fondements de ma personne ne pourraient pas changer, par exemple le fait que ce n’était pas du tout mon genre d’aller m’interroger sur les sentiments des autres. Essentiellement parce que je m’en foutais la plupart du temps, mais aussi parce que je ne me voyais tout simplement pas faire ça, me disant que ce serait m’entraîner dans un merdier sans fin. Et cette idée, jamais elle ne pourrait me sortir de la tête, même si mon ami s’entêtait à me dire d’aller enquêter sur ce que Tiffany pouvait ressentir, s’accrochant même au fait que sa présence à mon appartement était toujours ce fameux « signe » qui commençait sérieusement à me décourager, même si je n’en faisais rien de méchant, me contentant de simplement rire de résignation en lui disant : « Tu ne lâcheras pas le morceau, hein ? », me surprenant même à penser que oui, peut-être était-ce un signe, mais sitôt, je chassai cette pensée, refusant d’admettre que mon ami avait raison une nouvelle fois, parce que là, ce serait jouer beaucoup trop avec mon amour propre pour un déjeuner, déjeuner qui n’était même pas prêt de se terminer, puisqu’à mon plus grand bonheur, Alessandro accepta – non sans me lancer une pique au passage – de ne pas mettre fin à notre repas commun immédiatement, acceptant de prendre un dessert avant de quitter les lieux. Histoire de l’embêter moi aussi, je lui répondis alors : « Tu prends ce que tu veux, tu sais ? Tu peux même boire une petite tisane si ça te chante. », lâchant un sourire narquois au passage pour lui montrer que je ne voulais pas le rabaisser, mais simplement le taquiner un tantinet par rapport au fait qu’il ne buvait pas de café et que moi, je ne saurais m’en passer, d’où le fait que c’était ce que j’avais proposé au moment de lancer mon invitation. Peu de temps après, la serveuse revint prendre nos commandes, et je laissai Alessandro demander son dessert tandis que moi, je me contenterais d’un café comme je le faisais d’habitude. Ce à quoi je ne m’attendis pas tout de suite, ce fut le fait que mon ami demanda l’addition, et pire que cela, il s’occupa de la payer pour nous deux, chose qui m’agaça immédiatement, parce qu’il savait très bien que j’avais les moyens de payer, que j’aurais eu les moyens de payer même si nous avions pris le menu tout entier. Sachant que je n’y pouvais rien, parce que je n’allais pas lancer une bagarre pour qu’il mange sa carte de crédit et que je paie avec la mienne, je me contentai de lui sourire un peu, même si ce sourire montrait bien qu’il n’avait pas à faire cela, même s’il avait ma reconnaissance. Peu de temps après, le dessert de mon ami et mon café étant arrivés, nous commençâmes à déguster le tout, mais sitôt, Alessandro faillit faire en sorte que je m’étouffe avec mon café lorsque soudainement, il me dit comme ça, tout à coup, que quelqu’un qu’il connaissait avait disparu, comme ça, comme Layla l’avait fait. Sitôt, j’écarquillai les yeux, mais avant que je puisse lui dire quoi que ce soit, il partit dans une autre direction, me racontant qu’il avait rencontré quelqu’un dans un bar, un soir qu’il avait trop bu, que cette personne l’avait ramenée, et tout ce qui venait avec. Aux premiers abords, tout cela ne faisait pas énormément de sens, d’où le fait que je considérai mon ami avec un air particulièrement interrogateur, ne sachant pas vraiment quoi lui demander, comment m’exprimer pour lui faire comprendre à quel point j’étais confus par rapport à tout cela. Au final, avant même que je puisse dire quoi que ce soit, il me lâcha qu’il ne savait même pas pourquoi il m’expliquait tout cela. C’est à ce moment que je choisis de réagir, lui lâchant du tac au tac : « En fait, je crois que tu me dis tout ça parce que limite, tu ne sais pas à quoi t’en tenir. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais tes propos ne font même pas une histoire qui se suit. » C’était peut-être cru dit comme cela, mais j’étais fait ainsi, c’était comme cela que je disais les choses. En revanche, puisque je ne voulais pas me montrer méchant, mais plutôt aidant, je dis : « Reprends depuis le début là. À moins qu’il y a des trucs dont tu ne te souviens pas ? Ou dont tu ne veux pas me parler ? » Après tout, peut-être que c’était cela, le souci. Je n’en savais rien, j’espérais simplement qu’Alessandro pourrait éclairer un peu plus ma lanterne sur le sujet, et s’ouvrir, comme moi je venais de le faire concernant toute cette histoire avec Tiffany.

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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Lun 26 Jan - 21:08

Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important
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J’essayais d’aider Cole du mieux que je pouvais. Ce n’était pas vraiment facile car de un, il était compliqué, et de deux, il était têtu et buté. Et encore pire quand ça concernait les relations amoureuses : il était totalement aveugle. Je n’étais pas Docteur Love non plus, mais je savais repérer ce qui ne trompait pas. Et la Tiffany, elle, crevait les yeux. J’essayais donc de lui expliquer, de lui montrer qu’il ne fallait pas chercher bien loin pour voir l’évidence, mais pour simple réponse il me questionnait sur le fait que je n’allais pas me résigner, dans un petit rire. « Tu rigoles ou quoi? J’abandonne jamais moi, tu le sais bien. Mais je te laisse tranquille pour aujourd’hui va. On en reparlera! » Je lui lançais un regard évocateur, comme quoi il n’y échappera pas la prochaine fois.

Il me proposait alors de prolonger ce déjeuner avec un café, et après avoir noté que je ne buvais pas de café mais que je prendrais donc un dessert, il se moqua gentiment de ma virilité en me proposant une tisane. Je lui lançais un regard faussement assassin, avant de répliquer « Un jour, je te jure que je trouverai un moyen de me moquer de toi ! Et puis d’abord, j’aime pas le thé. » Je roulais des yeux de façon exagérée puis commandais à la serveur, réclamant aussi l’addition. Et quand je pris les devants pour payer, je remarquais directement son air agacé et son faux sourire. « Ca va. Me regarde pas comme ça. J’ai aussi les moyens de payer. Puis tu payes à chaque fois. J’suis ton petit frère, tu pourrais me faire plaisir au moins une fois, non? » Je le regardais, coudes sur la table et mains jointes en attendant la commande. Je savais qu’il détestait se faire payer les choses, et qu’il avait bien trop d’argent pour lui tout seul. Mais c’était exceptionnel ; on ne se voyait presque pas et j’avais juste envie que pour une fois, il vienne et se fasse inviter.

Mon dessert et son café nous furent servis et nous entamions à peine la dégustation que je lui annonçais la nouvelle pour Deny, la fille qui était ma meilleure amie — voire plus si affinités vers nos dernières rencontres. Elle était partie et n’avait donné aucune explication, aucune nouvelle non plus. Et au fond de moi, je savais que c’était fini, que je ne la reverrai plus. Et je crus bien qu’il allait s’étouffer avec sa gorgée. Oui, je l’avais comparé au départ de Layla. Je n’aurais peut-être pas du. « J’suis désolé, c’était pas ce que je voulais dire. » m’empressais-je d’ajouter, de peur qu’il l’ait mal pris.

Mais je ne voulais pas vraiment en parler. C’était du passé, et contrairement à Cole, je savais qu’il fallait que je tourne rapidement la page pour ne pas en souffrir comme lui en souffrait. Ce n’était pas la même échelle non plus, mais si je lui donnais mes conseils, il fallait que je les mette en pratique pour moi aussi, sinon, je serais peu crédible. C’est pourquoi je changeais très vite de sujet, décidant de lui parler de ma nouvelle rencontre. Or, c’était assez fouillis dans ma tête encore à l’heure d’aujourd’hui, ce qui rendait mes tentatives d’explication vaines et incompréhensibles. Pour cela que je finissais tout ce charabia en lui avouant que je n’avais aucune idée du pourquoi je lui parlais de ce gars. Mais il me rétorqua que ça devait être confus dans mon esprit et que du coup il n’avait rien compris lui-même parce que mon histoire n’avait aucun sens. Je soupirais doucement. Il avait raison. Au final, il me demandait de tout reprendre, de façon claire. Puis il suggérait que si je m’emmêlais c’était peut-être parce que je ne me souvenais pas de tout, ou que je lui cachais des choses. « Non! Je te cache rien. Pourquoi je devrais? S’il y a bien quelqu’un à qui je fais confiance, c’est toi, et tu le sais. Très bien, je vais réessayer. »

J’inspirais doucement pour me concentrer et remettre tous les morceaux dans l’ordre. « Bon, disons que en ce moment, c’est pas la joie niveau psycho. Tu sais mieux que quiconque que j’ai des périodes où ça va plus ou moins, et d’autres où ça va pas vraiment et que c’est un peu plus difficile. Ces derniers temps, c’est plutôt difficile. Mes cauchemars sont revenus, toujours les mêmes, toujours cette fameuse nuit où mes parents se sont fait… enfin, voilà, tu sais bien. Et tu sais aussi que quand ça m’arrive et que ça me réveille en pleine nuit, je peux pas me rendormir, et que j’ai du coup la fâcheuse manie à aller dans un bar bien chaleureux et d’oublier ce que je viens de voir grâce à un peu trop de verres. Sauf que cette nuit là, j’ai un peu trop abusé. J’ai dépassé mes limites. J’étais complètement mort. Mais le gérant du bar a pris soin de moi, et m’a ramené chez moi vers cinq heures du matin, après avoir fermé le bâtiment. »

Je me mordais quelque peu la lèvre. Autant être honnête. « Et, au final, on s’est revus. Crois-moi, c’était le total hasard, j’ai tout fait pour éviter de me retrouver de nouveau dans ce quartier parce que, tu t’imagines bien comment je me sentais honteux. Et une aprèm après le boulot je suis allé à Flushing pour dessiner un peu, puis en repartant je suis tombé sur lui dans la rue. Gros choc. On a un peu parlé, et disons que c’est vite devenu inattendu. Ca a tourné à l’ambiguë. On a bien accroché et, au final, j’ai terminé dans son appart, et… ben voilà, je vais pas te faire un dessin quoi. » Je passais ma main sur ma nuque, un peu embarrassé de lui raconter ça. Bon, après tout, je ne donnais pas de détails — et heureusement, ça serait bien trop bizarre sinon. « Sauf que… Il y a quelque chose de plus. C’était pas que physique. Et je sais que c’est réciproque. Juste que… j’ai pas vraiment envie de me l’avouer, et je crois que c’est pareil de son côté. Mais c’est en train de me rendre dingue, Cole. » Je savais que les sentiments étaient là — pas clairement définis, mais définitivement présents. « Et… ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas ressenti quelque chose comme ça. A vrai dire, jamais. Et… » Je marquais une petite pause, les lèvres pincées. « Ça me fait peur. » ajoutais-je d’une voix assez basse, comme si le dire à voix haute rendait tout ça bien plus réel que je ne le voulais.
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Cole W. Dashwood
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Lun 2 Fév - 16:23

Alessandro & Cole
   Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important

Il avait fallu que je me résigne à l’idée qu’Alessandro ne lâcherait pas le morceau concernant Tiffany et moi, et maintenant, il fallait que je me résigne au fait que je me devais de le laisser payer pour une fois, parce que suite à ce qu’il me dit, je n’aurais pas su le lui refuser cela. C’était plutôt étrange pour moi de ne pas tenir tête, parce que dans mon métier, voire même dans ma vie en général, j’étais particulièrement reconnu pour tenir mon point et ne pas me faire contredire par qui que ce soit. Enfin, ça, c’était surtout ce que les gens voyaient. Ceux qui me connaissaient mieux, qui me connaissaient pour qui j’étais réellement, savaient que je ferais n’importe quoi pour mes proches, même si cela impliquait un truc banal comme les laisser payer au restaurant si ça leur faisait plaisir. Et puis, cela venait s’ajouter au fait qu’Alessandro m’avait carrément pris par les sentiments, ce qui me chicotait en temps normal, parce que je n’aimais pas passer pour un faible. Heureusement, il était bien un des seuls à me connaître aussi bien et savoir ce qui me faisait réagir, ou même ce à quoi je pensais quand je réagissais à quelque chose par une simple expression faciale. En effet, il crut comprendre que j’avais été un tantinet choqué lorsque celui-ci avait remis le sujet du départ de Layla sur la table, puisqu’il s’en excusa sitôt que j’eus écarquillé les yeux. Apparemment, cette réaction avait été plus vive que je ne l’aurais imaginé, parce que pour tout dire, je ne comptais pas vraiment en faire tout un plat, d’où le fait que je ne relevai pas ses excuses, faisant ainsi comprendre par mon mutisme qu’il n’y avait pas de mal à ce qui venait de se passer. De plus, il y avait beaucoup plus complexe à discuter que ce simple lapsus, et surtout, pour moi en tout cas, beaucoup plus intriguant, vu le pêle-mêle de mots que mon ami m’avait sorti précédemment. N’y ayant pas compris grand-chose, j’avais tenté de voir pourquoi tout semblait si confus, et là, ce fut à mon tour de sembler l’offusquer, compte tenu du fait que celui-ci me dit qu’il ne serait pas du genre à me cacher quoi que ce soit. Sitôt, je marmonnai un petit « Je sais, pardon. », histoire de ne pas envenimer les choses et surtout, mettre Alessandro dans un état encore plus mal dans lequel il semblait être actuellement. Ensuite, je me tus, le laissant ainsi mon frère de cœur recommencer son récit depuis le début, si possible avec plus de détails pour que je comprenne tout. Premièrement, il m’expliqua que son état psychologique par rapport à ses cauchemars ne s’améliorait pas. Même si cela m’inquiétait, pour tout dire, je ne passai pas quelconque commentaire, même si ce n’était pas l’envie qui me manquait de lui demander pourquoi il ne tentait pas de consulter, faire une thérapie ou quoi que ce soit du genre. Après, il fallait dire que je n’étais pas le mieux placé qui soit pour faire ce genre de proposition alors qu’aux yeux de certains, j’étais probablement atteint de bipolarité, mais peu importe; ce qui comptait à ce moment précis, c’était le bien-être de mon ami, et pour le moment, cela ne semblait pas nécessairement aller. Bien sûr, si jamais les choses empiraient, je n’hésiterais pas à le lui proposer, mais pour le moment, je préférai faire le consultant moi-même et le laisser parler et s’expliquer par rapport à ce qui s’était passé. Je ne le regrettai pas, puisque cette fois-ci, je sus en détails, ou presque, ce qui s’était passé, et je me rendis compte que la première idée que je m’étais faite de cette histoire n’était pas complètement fausse. En gros, si je comprenais bien tout cela, Alessandro avait carrément passé un moment intime avec ce fameux gérant. Il était plutôt évident que ce n’était pas là une petite nouvelle, mais c’était un peu particulier, parce qu’il s’agissait d’une facette de mon ami dont je ne connaissais pas et que je ne pensais pas connaître avant aujourd’hui. Légèrement confus, pour toute réaction, je déglutis, et finalement, comme si c’était moi qui voulait jouer les psychologues, ou l’idiot qui ne comprenait jamais rien, je dis : « Mais… En quoi ça te fait peur ? » Je savais que c’était complètement stupide, mais je me rendis compte, après réflexion, que ce propos sous-entendait autre-chose, à savoir que je ne m’étais pas montré dégoûté par rapport à ce qu’il m’avait dit ou quoi que ce soit. En fait, je n’avais pas de raison de l’être, à mes yeux. Et pourquoi ? J’en fis part à Alessandro après avoir marqué une petite pause lorsque je lui dis : « Écoute, ça semble compliqué tout cela, mais… Si jamais tu as quelqu’un qui peut t’aider, prendre un peu soin de toi… Pourquoi pas ? » Cette affirmation faisait probablement de moi le pire des psychologues, mais pour tout dire, tout ce que je voulais signifier par mes propos, c’était que je ne voulais pas juger mon ami par rapport à ses faits et gestes, et encore moins par rapport à ses sentiments. Il fallait dire que cette discussion créait un énorme contraste avec ce dont il m’avait parlé plus tôt, par rapport à son amie et tout ce qui venait avec, mais pour tout dire, qu’importe s’il penchait dans un sens ou un autre, s’il était heureux avec ses choix, alors pour ma part, je ne pourrais pas m’en montrer mécontent. N’était-ce pas ce qu’un ami se devait de faire, être toujours présent pour l’autre ? En tout cas, je ne savais pas pourquoi moi je n’adopterais pas ce comportement avec Alessandro alors que celui-ci avait toujours été là pour moi dans les moments les plus difficiles de ma vie, et même encore aujourd’hui. Je lui en devais beaucoup, et la moindre des choses, à mon avis, était de tenter de lui rendre la pareille autant que possible, même si j’étais bien loin d’être le plus doué dans la matière.

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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Jeu 5 Fév - 8:02

Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important
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Dieu merci, il ne répliquait pas plus quand je lui disais de me laisser payer, pour faire plaisir à son petit frère. Le prendre par les sentiments, ça marchait toujours. Je laissais le sujet Tiffany de côté pour le moment. Je comptais bien lui en reparler un jour ou l’autre — plus tôt qu’il ne se l’imaginerait — mais pour aujourd’hui je pense qu’il en avait eu assez, et je ne voulais pas qu’on s’engueule. On se voyait tellement peu… Puis je lui racontais quelques autres nouvelles que j’avais en stock, notamment que ma meilleure amie s’était fait la malle, façon Layla, et je m’excusais aussitôt. C’était un manque de respect envers lui, et je n’avais pas contrôlé mes mots. Je peux être pire qu’un idiot parfois. Mais il ne relevait pas, alors je me disais qu’il ne l’avait pas réellement mal pris, et j’en fus soulagé.

Vint ensuite le sujet de Dean, le fameux gérant qui m’avait raccompagné chez moi un soir après que j’eus dépassé mes limites dans son bar, et que j’avais revu de façon bien plus intime quelques temps après. Mais au début, ce fut très confus puisque je n’étais pas à l’aise à parler de mes sentiments, et je voulais faire ça vite. Mais Cole ne comprit rien — pas que je rejetais la faute sur lui, c’était normal vu le pêle-mêle que j’avais dégobillé — et me demanda de tout reprendre depuis le début, de façon claire. Zut. Puis, il émit l’hypothèse que peut-être, je lui cachais des choses. Et je ne m’énervais pas, mais fus extrêmement surpris, et je lui en fis part. Pourquoi je lui cacherais des choses? Il était comme mon frère, et pour moi je n’avais rien à garder pour moi avec lui. Je pouvais tout partager, et il pouvait tout partager. Il s’excusa, et je secouais la tête. « T’en fais pas, c’est pas grave. J’ai juste été surpris que tu puisses penser ça. » Mais rien de grave.

Du coup, je recommençais mon récit, démarrant par les cauchemars jusqu’à la relation intime que j’eus avec ce gars. Je ne lui avais jamais caché que hommes ou femmes, ça m’importait peu, mais il avait l’air surpris. A vrai dire, il ne m’avait jamais vu avec personne, alors peut-être que ça lui faisait bizarre que je lui parle de quelque chose de concret après tout ce temps passé ensemble sans que je n’eus une seule relation amoureuse — ou physique d’ailleurs. Du coup, je comprenais que ça faisait un choc. En fait, je ne savais même pas si un jour je lui avais précisé noir sur blanc ma sexualité. Ça m’importait peu à vrai dire, je ne me définissais pas par ça et s’il ne l’acceptait pas il n’aurait qu’à aller voir ailleurs. Mais je savais qu’il n’était pas de ce genre. Il semblait vraiment confus, déglutissait, et me demandait de quoi j’avais peur une fois que j’eus terminé mon petit discours. « De quoi j’ai peur? Mh… J’sais pas trop à vrai dire… J’ai peur de l’inconnu. Et ça… Ce que je ressens pour lui, ce qu’il se passe quand je suis avec lui, c’est pire que l’inconnu. Tu me connais, je suis quelqu’un de très carré et organisé, qui sait toujours ce qu’il va se passer. Et avec lui… Jamais je sais ce qui va se passer. C’est toujours inattendu. Et ça me plait. Mais… Ça me fait peur. » avouais-je alors. « Écoute, ça semble compliqué tout cela, mais… Si jamais tu as quelqu’un qui peut t’aider, prendre un peu soin de toi… Pourquoi pas ? » Prendre soin de moi? Je me mordillais quelque peu la lèvre. Pourquoi pas? « Je sais pas… Je crois que… J’ai peur de souffrir. » finissais-je par dire. Parce que c’était la vérité. Si j’étais irréfléchi, je foncerais la tête baissée sans me poser de questions. Mais j’étais très loin de l’être, et du coup j’étais là à me torturer l’esprit, à penser déjà au futur sans même avoir essayé. Quel idiot. « Tu vois, c’est un gars bien. On est assez différent, mais quand je suis avec lui, je me sens bien. J’ai jamais ressenti ça, jamais. Il est différent. Mais quand on aime trop, ça finit toujours mal, hein?… » J’avais cette vision, ce qu’on appelle l’amour ‘destructeur’. L’amour trop passionné qui finit par brûler les ailes. Et Dean et moi, on n’était pas passionnés, ça allait déjà bien au-dessus de ça. C’était de l’obsession. Et encore. « J’ai envie d’essayer, mais imagine si ça se passe mal? Qu’est-ce que je ferai moi? » Oui, ça c’était ma plus grande peur. Et le Carpe Diem, ce n’était pas vraiment mon fort. Je pensais déjà à la rupture avant même d’entamer une relation officielle, de vivre au jour le jour. Ce n’était pas très malin, mais que voulez-vous, c’était ma façon d’être après tout…
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Cole W. Dashwood
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Mar 10 Fév - 17:03

Alessandro & Cole
   Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important

Même si je me doutais bien que ce n’était pas le mot approprié pour la situation actuelle, je ne pus m’empêcher que c’était quand même mignon de voir Alessandro sembler vouloir sortir de sa zone de confort. Enfin, un tantinet en tout cas, puisque même si je venais de me souvenir qu’il n’avait pas de problème avec des relations avec des hommes, ce que j’avais oublié momentanément puisqu’en fait, je ne l’avais jamais vraiment vu ou même entendu parler d’une relation avec un homme, ou du moins, pas d’une relation qui le mettait dans un tel état, un état où il paraissait un peu plus inconfortable. Mais en fait, bien qu’effectivement, c’était quand même mignon de le voir ainsi, puisqu’il était plutôt évident qu’il était bien avec ce fameux gérant de bar, il n’en demeurait pas moins que ce qu’il faisait avait quelque chose d’admirable aussi. En effet, je ne savais même pas si moi, je serais capable de me sortir de ce quotidien dans lequel je m’étais enfoncé ces trois dernières années, cette routine qui me donnait l’assurance comme quoi je n’aurais pas de mauvaises surprises, l’assurance que, comme Alessandro l’affirma, je n’allais pas souffrir au bout du compte. Sans même que je le dicte ou quoi que ce soit, mon visage devint soudainement un peu plus austère, un peu plus déformé par une grimace à la fois de tristesse et de compassion pour mon ami. À vrai dire, sur ce point, je ne pouvais que le comprendre, probablement plus que quiconque. Cette impression ne fit que se poursuivre au moment où il poursuivit en affirmant que si on aimait trop, on finissait par avoir mal. Même si je voulais l’encourager à aller de l’avant, à se sentir bien, je ne pus m’empêcher d’avoir un moment un peu plus sombre pendant lequel je dis entre mes dents : « Je ne l’aurais pas mieux dit moi-même. » Il n’y avait pas besoin de chercher pendant une éternité pour comprendre pourquoi je me sentais si visé par ce propos; j’avais eu une seule relation sérieuse pendant ma vie, une relation où je pouvais dire que j’avais vraiment aimé une autre personne. Effectivement, j’avais aimé Layla, tellement que cela m’avait rendu aveugle et qu’à la fin, j’en avais profondément souffert. Par conséquent, je comprenais parfaitement mon ami lorsque celui-ci me disait qu’il ne voulait pas avoir mal. Pendant un instant, j’étais limite torturé à savoir si j’allais continuer à tenter de le pousser un peu, ou bien si je devais lui demander de se rétracter, s’enfermer dans une coquille comme moi je l’avais fait. Je n’avais pas mal, certes, mais il n’en demeurait pas moins que je ne vivais pas non plus, pas autant que je l’avais fait avant, en tout cas. Naturellement, j’avais encore certains bonheurs, le fait de passer mon heure de déjeuner avec mon ami et ma filleule en faisant partie, mais après, même si je ne m’en plaignais pas, il me manquait certaines choses que je ne retrouverais probablement jamais, et pour tout dire, je ne souhaitais pas cela à qui que ce soit. Cette réflexion que j’eus fit en sorte que j’hésitai un instant sur ce que j’allais lui dire, mais finalement, au moment où il me demanda ce qu’il allait faire si tout finissait mal, je tentai de dédramatiser les choses en affirmant, après avoir pris une nouvelle gorgée de mon café : « Eh bien… Tu viendras voir ton grand-frère et on fera comme les gonzesses, sauf qu’on prendra de la bière à la place de la glace, et on remplacera les films pourris par un Fast and Furious. C’est pas plus compliqué. » Une fois que j’eus terminé ma tirade, j’esquissai un sourire en coin, laissant un instant à Alessandro pour décanter ce que je venais de dire. Même s’il s’agissait, dans l’ensemble, d’une blague, il n’en demeurait pas moins que cette fameuse blague avait un fond rempli de sincérité. En effet, si on retirait tous les éléments à caractère humoristique, il en restait que peu importe ce qui se passerait, que si jamais les choses allaient vraiment mal, alors Alessandro n’avait qu’à venir frapper à ma porte et moi, je serais là pour lui comme il avait été là pour moi dans les moments les plus difficiles. C’était là un simple retour du balancier que je voulais me permettre de lui offrir autant que je pouvais, puisque je tenais à lui et je souhaitais qu’il soit heureux.

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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important Mer 11 Fév - 18:34

Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important
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Quand on aime trop, ça finit toujours mal… Cette phrase était digne d’un pessimiste professionnel. « Je ne l’aurais pas mieux dit moi-même. » Évidemment, je me basais sur son expérience en annonçant ça. Moi, je n’avais jamais rien vécu de tel, alors que lui il avait eu une femme pendant un long moment, et ça c’était fini très mal. Tellement mal qu’encore aujourd’hui, il n’arrivait pas à tourner la page et à se laisser aller à ses sentiments que je savais présents pour Tiffany. Il n’osait même pas s’ouvrir de nouveau par peur de souffrir comme il avait souffert, et il s’était tellement refermé sur lui-même que je m’inquiétais de mon sort à présent. Et si Dean finissait par me laisser? Il m’assurait que non, mais Layla devait avoir dit la même chose à Cole au début non? Pourtant, je devais être masochiste — ou simplement con, puisque je me jetais dans la gueule du loup de mon plein gré. Et plus j’y repensais, et plus je me disais que s’il fallait le refaire, même des milliers de fois, je n’hésiterais pas non plus. Bon sang. J’aurais compris que Cole finalement me pousse à renoncer, à revenir sur mes pas et me tenir éloigné de ce gars. Mais il n’en fit rien. Il me laissait parler, se contentant simplement de m’écouter attentivement. De toute façon, je ne sais pas si au point où j’en étais, je serais effectivement capable de rebrousser chemin et de faire comme si rien ne s’était passé ou encore que je ne ressentais rien face à lui. Ça me serait tout bonnement impossible. J’étais du genre à m’attacher trop vite, et je savais que c’était l’un de mes pires défauts, mais là ça me paraissait bien, ça me remplissait d’un bonheur sans nom, et pour la première fois depuis toujours, je sentais que ça pouvait marcher. Mais il y avait toujours ce risque : qu’est-ce que je ferais si ça tournait mal? Et c’est ce que je demandais à mon ami face à moi. Il l’avait vécu lui. Il était le mieux placé pour me conseiller. Riley, mon meilleur pote, était tranquillement heureux avec Pandora. Il l’avait abandonnée en partant à la guerre en Irak, mais il avait su la reconquérir et maintenant tout allait bien. Alors en terme de conseils, Riley me dirait encore un « suis ton coeur » qui m’agacerait plus qu’autre chose parce que non, le docteur Wade ne suit jamais son coeur à l’aveuglette ; il suit son cerveau, c’est bien connu. Riley était le coeur, Cole était le cerveau. Et je voulais des conseils réels et raisonnés, rien d’idéalisé. Et en effet, Cole était vraiment honnête dans toutes les circonstances et c’est pour cela que j’avais choisi de me tourner vers lui, même si ça pouvait lui paraître bizarre d’évoquer ce genre de sujet, étant donné que c’est la première fois. C’est la première fois que j’ai affaire à ce genre de relation, que je considère sérieuse, et Cole ne m’a jamais vu avec personne — tout simplement parce que ma première relation avec Wyatt date du lycée et qu’on ne se connaissait pas encore, et qu’ensuite je n’ai jamais vraiment rien eu de sérieux, ni d’aventures assez importantes pour être mentionnées, hommes et femmes confondues. Et boum, Dean arrive et tout se chamboule. « Eh bien… Tu viendras voir ton grand-frère et on fera comme les gonzesses, sauf qu’on prendra de la bière à la place de la glace, et on remplacera les films pourris par un Fast and Furious. C’est pas plus compliqué. » Et je ne pus retenir un sourire sincère. Vous comprenez maintenant pourquoi je l’aime? « T’es le meilleur Cole, tu le sais ça? » Bien sur que non, j’étais presque certain qu’il aillait me contredire ou ne rien répondre, préférant ignorer ma remarque. Mais je le pensais. J’étais vraiment content qu’il soit là à mes côtés pour me soutenir dans n’importe quelle situation.

Je soupirais finalement et appuyais sur le bouton d’accueil de mon iPhone posé sur la table pour vérifier l’heure. Oh mon Dieu. Je n’avais pas vu le temps passer, et si je ne partais pas maintenant j’allais être en retard au bloc. En espérant qu’il n’y aurait pas énormément de traffic jusque Staten Island. Ce qui, rien que l’idée me traversant l’esprit, paraissait impossible. Bienvenue à New York City, là où vous trouverez des embouteillages à toutes heures de la journée, et ce à n’importe quel endroit ! Je finissais mon dessert et relevais la tête vers Cole. « Je suis vraiment désolé, je dois y aller. J’ai vraiment pas vu l’heure, c’est dingue. » Je m’essuyais les mains, finissais mon verre d’eau et pris quelques secondes pour envoyer un texto à l’hôpital, comme quoi je serais sûrement un peu en retard. Ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas vu mon ami que je ne m’étais pas soucié du travail, j’avais juste apprécié sa présence. Je me levais donc, reprenant mon téléphone dans ma main. « Je t’envoie un texto, d’accord? » Je lui posais la main sur l’épaule, y serrant quelque peu mes doigts en geste d’affection. Dans un sourire, je m’éloignais vers l’entrée du Pizza Shack, puis me retournais avant de sortir pour de bon, lançant : « Appelle Ashley dès que t’as le temps, elle sera contente! On se voit bientôt ! » Une fois dehors, j’hélais le premier taxi qui passait et montais dedans, près à replonger dans les responsabilités professionnelles après ce moment de détente.
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MessageSujet: Re: ALESSANDRO (+) Parfois il faut prendre un recul pour voir ce qui est vraiment important

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