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love always wins. (akage)

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Aksel E. Moriarty
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MessageSujet: love always wins. (akage) Mar 11 Nov - 14:23

Honnêtement, Aksel avait perdu la notion du temps. Si on lui demandait depuis combien de temps sa Sage, sa petite-amie, son amour était dans le coma, il aurait très certainement répondu des années alors que cela faisait moins d’un mois en réalité. Il avait simplement l’impression de survivre, d’être un corps sans vie se contentant de faire les choses essentielles du quotidien. Se lever, manger un morceau, aller au boulot, aller voir Sage, ressortir le plus tard possible de l’hôpital, rentrer chez lui, manger un bout, dormir, recommencer tout depuis le début. C’était un robot, un garçon sans raison de vivre. Il était des plus désespéré, et la seule raison pour laquelle il continuait de se lever le matin était dans l’espoir que Sage se réveille. Il n’avait plus que ça de toute manière, l’espoir. Depuis qu’il avait reçu ce coup de fil, tout le bonheur qu’il avait pu ressentir s’était effondré, fondant comme neige au soleil en un quart de seconde. « Bonjour, êtes-vous bien Monsieur Aksel Moriarty ? » « Oui c’est moi, que puis-je pour vous ? » « Je vous appelle car votre amie Sage Lewis a eu un accident. Elle est actuellement transférée au Richmond Medical Center… » Aksel ne se souvenait pas vraiment du rester, simplement qu’il avait quitté son travail en quatrième vitesse et c’était précipité à l’hôpital. On ne l’avait pas laissé entrer tout de suite pour la voir, et il avait attendu, encore et encore, la peur lui nouant l’estomac, le cœur au bord des lèvres. Sa Sage était blessé, et apparemment cela ne s’annonçait pas bon du tout. Sinon, il l’aurait laissé entrer plus tôt n’est-ce pas ? Si cela n’avait pas été grave, il serait déjà auprès d’elle, serrant sa main et lui disant que tout allait bien aller. Mais ce n’était pas le cas, alors Aksel pouvait seulement s’imaginer le pire. Cela avait été très certainement la plus longue heure de toute son existence, et lorsqu’un médecin était venu le voir, Aksel était certain que son cœur allait exploser tellement il battait vite. Faites qu’elle soit encore en vie, faites qu’elle soit encore en vie…. « Monsieur Moriarty ? Mademoiselle Lewis est sortie du bloc et a été installée dans une chambre individuelle. » Les larmes s’échappèrent des yeux d’Aksel alors que l’information montait doucement à son cerveau. Elle était en vie. Son rayon de soleil était toujours là. Mais le médecin n’avait pas le visage rassurant qu’il aurait dû avoir, et Aksel n’était pas encore totalement capable de se calmer. « Monsieur, elle a subi une très forte commotion cérébrale. Nous avons ce que nous avons pu pour la maintenir en vie, mais elle est malheureusement tombée dans le coma. » La respiration d’Aksel se coupa, et il resta en apnée pendant de brèves secondes. Coma. Alors elle n’était pas encore sortie d’affaire. « Mais… elle va se réveiller n’est-ce pas ? » « C’est fort probable, mais nous ne pouvons être sûr de rien. Cela pourrait prendre deux jours, ou plusieurs années. » C’était là que l’attente avait commencé. Un jour, deux jours, trois jours, une semaine… Aksel venait chaque jour, avec cet espoir fou de voir les beaux yeux de sa petite-amie s’ouvrir. Il n’avait plus de larmes à verser, mais la peine qui lui comprimait la poitrine ne bougeait pas d’un poil. L’inquiétude pesait un poids énorme sur ses épaules, l’empêchant de dormir la nuit et de se nourrir convenablement. Il était fatigué, malheureux, effrayé, perdu. Il ne pouvait même pas imaginer une vie sans elle, c’était hors de question. Alors tous les jours il venait, il prenait sa main, caressait son doux visage et lui racontait sa journée. C’était dur de ne pas la voir bouger d’un millimètre, mais le bip régulier était quelque part rassurant. Au moins, elle était toujours en vie. C’était ça le principal.

Ses doigts glissèrent entre les siens alors qu’Aksel n’avait pas encore fini de s’asseoir sur la chaise qu’il avait rapproché du lit. Sa main était froide, comme toujours. Cela ne l’inquiétait pas pour autant, Sage avait toujours des doigts glacés en temps normal. Patiemment, il s’appliqua à réchauffer sa main, plongé dans ses pensées. Elle était là, face à lui, et pourtant… « Tu me manques. » Il murmura doucement, comme si elle dormait et qu’il avait peur de la réveiller. En réalité en la regardant, c’était comme si elle dormait, paisible, sereine. Il caressa son visage des yeux, ce visage qu’il connaissait par cœur et qu’il aurait pu dessiner les yeux fermés. Il déposa un léger baiser sur sa pommette la plus proche, toujours aussi prévenant envers elle. Le bip, incessant, résonnait tel un bruit de fond. Sa main vint caresser son visage délicatement, tandis que son pouce traçait des formes indistinctes sur le dos de sa main désormais réchauffée. « Je t’aime. » Ses yeux le piquaient, mais il ne voulait pas pleurer encore. Sage n’aimerait pas le voir pleurer ainsi, mais des fois il avait simplement envie de se rouler en boule dans un coin et de pleurer toutes les larmes de son corps. « S’il te plait, reviens-moi. Ouvre les yeux. J’ai besoin de toi… » Il ne cessait de lui dire cela, attendant toujours un signe de sa part. Un signe qu’il pouvait recommencé à vivre. Mais comme toujours, elle restait parfaitement immobile, comme une poupée de porcelaine. Il finit par déposer sa tête sur sa poitrine, écoutant les battements de son cœur, fermant les yeux pour se concentrer sur ce son rassurant. Il aurait pu s’endormir ainsi, auprès d’elle, le son de sa vie résonnant à ses oreilles. Puis ensuite il y eut une légère pression au niveau de sa main, et le corps entier d’Aksel se figea. Il avait dû rêver. Pourtant, il sentit à nouveau les doigts autour des siens se resserrer légèrement et il releva brusquement la tête, regardant le visage de sa belle. « Sage ? Sage tu m’entends ? »


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MessageSujet: Re: love always wins. (akage) Jeu 13 Nov - 0:48


    Des phares l’aveuglèrent et dans un geste vain, elle protégea ses yeux. Les pneus crissèrent sur le sol, tentant d’arrêter le véhicule qui se dirigea droit sur elle. La scène sembla se dérouler en slow motion. Puis vint le choc, la carrosserie se déforma, s’enfonça comme de la pâte à modeler. Ce fut impressionnant. Son corps fut secoué simultanément par l’impact, la ceinture la garda contenue contre son siège, écrasant ses os frêles, sa tête exerçant un basculement à droite durant l’impact avant de faire demi-tour et de frapper la vitre. L’airbag se déclencha, les dégâts étaient déjà faits. Elle était inconsciente. La jeune polytraumatisée oscilla entre la vie et la mort. Elle était face à un choix, s’accrocher ou sombrer. Il serait tellement plus facile de tout lâcher ! Cette solution là, Sage l’avait envisagée. Elle ne souffrait pas, elle était paisible, il lui suffisait juste d’abandonner. Elle l’aurait fait, vraiment, mais ce sont les visites d’Aksel, sa présence à ses côtés, son amour, sa tendresse, sa douceur qui l’en empêchait. Elle n’abandonnait pas pour lui, elle l’aimait tant, elle ne voulait pas le faire souffrir, il ne le méritait pas. Encore une fois, il était son pilier, celui qui faisait battre son cœur...Alors elle s’accrochait autant qu’elle le pouvait.

    La vie n’était pas un conte de  fée, elle avait beau ressemblé à la belle aux bois dormant à l’heure actuelle, ce n’était pas un sortilège qui l’avait plongé dans cet état de léthargie absolue. Le baiser de son prince charmant ne la réveillerait pas, pourtant elle en aurait rêvée tandis qu’elle le sentit à ses côtés… Elle devait se manifester, lui dire qu’elle l’entendait et qu’elle était là, présente. Elle n’avait pas l’intention de le quitter de si tôt. Elle sentait sa main dans la sienne, sa douce chaleur se répandait dans le corps tout entier de la jeune femme. Elle appréciait cet instant, son contact et sa présence. Rassemblant ses forces, elle tenta de lui rendre son étreinte. Elle se concentra, mit toute son énergie pour serrer sa main, en vain. *Allez !* Pourquoi était-ce si dur ? Pourquoi était-elle si fatiguée ? Elle ne devait pas s’écouter, mais dire qu’elle était là ! Son corps tout entier était engourdi, anesthésié. Elle avait la sensation d’être dans du coton, ne parvenant pas à s’en dégager. * Un membre à la fois Sage…* Elle se focalisa sur ses doigts qu’elle sentait entrelacés aux siens puis se représenta l’image associée du jeune homme qui la lui tenait. Elle s’ordonna à elle-même de bouger, ne serait-ce que son auriculaire, n’importe quoi mais esquisser le moindre mouvement pour qu’il sache qu’elle était là. *Je vous en prie…* Aucun succès.

    * Ne jamais abandonner !! * Imperceptiblement, son rythme cardiaque avait prit une cadence plus rapide, plus désordonné. Elle se dessina mentalement ses neurones, ordonnant à ses nerfs de bouger. L’influx nerveux, qu’elle se représenta par un courant électrique orangé, parcourut lentement son bras, son poignet jusqu’à arriver à l’extrémité de ses doigts. Elle ne démordrait pas, elle n’abandonnerait pas la lutte qu’elle menait contre elle-même. Physiquement, elle parvint enfin à bouger son index puis son majeur durant une fraction de seconde. Tout ceci requérait de plus en plus d’énergie et lentement, vicieusement, la douleur se réveilla dans son corps dont elle reprenait possession. Elle s’y accrocha. Avoir mal signifiait être vivante. Elle répéta l’opération, ordonnant à sa main de serrer celle d’Aksel. Elle avait beau avoir la sensation de serrer de toutes ses forces, en réalité, le jeune homme ne pouvait ressentir qu’une très légère pression, presque ridicule, inexistante. Mais elle était là. Elle entendait sa voix clairement à présent, proche d’elle. Elle aimait tellement ce son. *Aksel !*Elle hurla ce prénom mais son homme ne put entendre qu’un faible son, semblable à un gémissement s’échappant d’entre les lèvres d’un rose pâle de la jeune femme. Son cœur battait la chamade à présent tant elle y mettait de volonté et de force. Elle voulait revoir son visage, ses magnifiques prunelles qui la faisaient chavirer, son sublime sourire tendre, attentionné et aimant qu’elle avait tant de fois admiré. Ses paupières tressautèrent légèrement et lentement, elle les entrouvrit, éblouie par la luminosité perçante venant agresser ses iris à travers ses longs cils. Elle les referma aussitôt. C’était déplaisant. Elle avait la sensation de regarder le soleil en face, et qu’il picotait chacun de ses nerfs optiques de manière désagréable. Pourtant elle devait le voir, elle en avait terriblement besoin. Elle se força donc à répéter l’opération, ses yeux s’entrouvrant, clignant de manière frénétique pour tenter de s’habituer à ce qu’elle voyait. Le picotement se fit supportable, l’image blanchâtre finit par lentement s’estomper pour la laisser distinguer des formes vagues, puis les traits d’un visage, si familier, si beau qu’elle ne put s’empêcher d’esquisser un très léger sourire, un mouvement simple et pourtant si difficile pour elle. « Hey… » Sa voix n’était qu’un souffle rauque, un simple son réveillant ses cordes vocales d’une longue, très longue sieste…


Dernière édition par Sage N. Lewis le Sam 29 Nov - 0:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: love always wins. (akage) Dim 16 Nov - 19:00

Il était un battant. Le genre de garçon qui n’abandonnait jamais, et ce, peu importe la situation. Il voyait toujours le bon côté des choses, et ne voyait qu’un avenir positif. Car c’était en imaginant le bon que le bon arrivait. Aksel y croyait à tout cela, alors il était toujours positif, voyant le faible rayon de soleil parmi les gros nuages noirs. Il a grandi comme cela, de toute manière, en se persuadant que tout serait mieux un jour, qu’il sortirait de cette maison des cauchemars et qu’il serait libre, libéré du joug maternel, capable de faire ce qui lui plaisait quand il lui plaisait. Cela avait fini par arriver, alors jamais Aksel n’allait cesser de voir le bon côté des choses. Même à cet instant. Même alors que les médecins le regardaient avec pitié, car ils étaient bien trop habitués à ne pas voir leurs patients se réveiller un jour. Ce petit bonhomme pourtant, qui venait ici tous les jours, qui tenait la main de sa belle, qui lui caressait le visage et qui lui parlait, encore et encore, il refusait de cesser d’y croire. De toute manière, il ne pouvait pas le faire. Il ne pouvait pas vivre sans elle, pas sans Sage. C’était impossible, d’imaginer se lever le matin et savoir qu’il n’allait plus revoir son visage à nouveau. Non, il ne pouvait simplement pas cesser d’y croire. Il ne croyait pas en Dieu, ni en une autre forme supérieure, mais il croyait en l’amour et c’était selon lui une des choses les plus fortes au monde. En plus de cela, il avait l’espoir qui ne voulait pas quitter son cœur et rien que cela lui permettait de savoir qu’un jour, elle allait finir par ouvrir ses beaux yeux à nouveau. Il ne savait pas quand, il ne savait pas combien de temps cela prendrait, mais cela allait finir par arriver et alors il pourrait regarder tous ces médecins défaitistes et leur dire « Vous voyez, j’avais raison. » Sage n’allait pas l’abandonner. Elle savait qu’il avait bien trop besoin d’elle.

Une pression discrète et délicate sur sa main, c’était tout ce qu’il fallait au cœur d’Aksel pour bondir sur sa poitrine et le faire se relever tellement vite que des étoiles dansent devant ses yeux pendant un court instant. Elle avait repris conscience. Elle revenait à elle. Elle lui revenait. Finalement, le poids sur ses épaules pouvait s’évanouir et son ventre se détendre. L’encourageant, le cœur battant la chamade, Aksel l’admira soulever difficilement ses paupières, lui dévoilant des yeux qu’il n’avait pas vu depuis bien trop longtemps. Il relâcha son souffle qu’il avait retenu sans même s’en rendre compte et un immense sourire vint prendre place sur ses lèvres à l’instant même où Sage esquissa elle-même un pénible sourire. Elle était là, bien vivante, les yeux ouverts et lui souriant. Jamais la vie n’avait été aussi belle. « Oh Sage. » Ses propres yeux se remplirent de larmes alors qu’il posa les deux mains sur ses joues, les caressant doucement, avant de venir déposer une myriade de baisers sur son visage. Il n’arrivait tout simplement pas à le croire. Elle s’était réveillée.

« Je reviens vite. » Lui jetant un dernier regard, il se sépara finalement d’elle et déguerpit dans le couloir, attrapant la première infirmière qui entra dans son champ de vision. « S’il vous plait, ma petite-amie vient de se réveiller de son coma. » Tout fut relativement flou pendant une dizaine de minutes alors qu’on le priait de rester à l’extérieur, pendant que médecins et infirmières vérifiaient l’état de santé de la jolie rousse. Finalement, lorsqu’on le laissa à nouveau entrer, il put se laisser tomber à ses côtés, sa main se liant immédiatement à la sienne. Les yeux brillants de larmes, il ne pouvait cesser de la regarder. « Tu m’as tellement manqué… Comment tu te sens ? »


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MessageSujet: Re: love always wins. (akage) Sam 29 Nov - 0:33

Il était là, près d’elle. Elle était tout simplement heureuse lorsque son regard croisa enfin le sien. C’était peut-être éprouvant mais elle se battrait toujours, pour lui. Elle savoura son contact, sa peau semblant toujours s’embraser lorsqu’il l’effleurait du bout des doigts. Alors, lorsque ses lèvres se posèrent sur son visage, aussi légères que des plumes, elle referma les yeux, conservant son doux sourire, appréciant l’instant, ces douces retrouvailles. Cette sensation était si agréable qu’elle se demanda presque si elle n’était pas au paradis. Seul ce malaise et son corps douloureux lui rappelaient ô combien tout ceci était réel. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, déjà il se séparait d’elle. « Y a intérêt. » murmura-t-elle toujours souriante, de toute façon elle ne pourrait pas aller bien loin, même si elle le souhaitait.

A présent face à la solitude, elle grimaça, portant sa main à son crâne. Elle ne voulait pas lire dans les yeux de son bel homme encore plus d’inquiétudes qu’elle pouvait déjà y voir. Au cours de son absence, elle prit le temps de regarder autour d’elle et y découvrit tout un tas d’appareils médicaux. Elle ignorait totalement depuis combien de temps elle était là… ni même ce qui lui était arrivé mais ça avait l’air assez grave. C’était étrange comme sensation, elle avait un blanc et cette migraine, semblable à un vrai marteau-piqueur dans son crâne n’était pas là pour l’aider. Elle prit conscience que tout son corps était endolori. « Je vais vous administrer des antalgiques, vous vous sentirez bien mieux après» Elle n’avait pas entendu rentrer l’infirmière, ce qui l’a fit sursauter. « Oh excusez moi, je suis l’infimière de cet après-midi, le médecin va bientôt arriver. »

Le médecin était un homme d’une quarantaine d’années, énergique et sérieux. Il examina la demoiselle avait beaucoup d’attention et minuties, venant l’éblouir avec une espèce de lampe de poche, testant ses réflexes, vérifiant son abdomen et ses paramètres vitaux. Puis il procéda à un flot de questions : des informations basiques sur son identité, puis sur ses souvenirs récents. Méthodiquement elle tenta de fournir des réponses adéquates, encourageait par les soignants. Le médecin répondait aux questions sans réponses, et Sage digérait les informations au fur et à mesure. Elle avait eu un accident de voiture et il énuméra une à une les séquelles : des côtes fracturées, une luxation de l’épaule, la rate abimée mais encore bien présente, et le plus important une hémorragie cérébrale. C’est ce dernier élément là qui l’avait plongé dans le coma et qui lui provoquait non seulement des migraines mais des pertes de mémoire partielles. « On dirait bien que j’ai échappé belle alors… » finit-elle par lâcher, ce qui fit sourire son médecin qui acquiesa. « Vous avez été chanceuse en effet. Je prévois des examens de contrôle pour demain. »Il prenait des notes sur un calepin avant de refermer le tout. Il lui tendit la main qu’elle serra délicatement, lui conseillant de se reposer avant de sortir. « Je pense qu’un jeune homme vous attend depuis un bon moment maintenant, on ne va pas le faire languir davantage. »L’infirmière lui sourit et sortit à son tour.

Elle attendit qu’il revienne, guettant la porte. Quand il réapparut et s’installa à ses côtés, elle était aux anges, ses doigts venant se mêler aux siens. Elle n’était pas prête de le lâcher, ça c’est sûr ! « Je me porte comme un charme… ou presque » Honnêtement, elle était un peu perdue et épuisée, ce qui était assez drôle vu qu’elle avait apparemment « dormi », si l’on peut dire, durant les dernières semaines. Du bout des doigts, elle effleura la joue du jeune homme. Il était si pâle, avait l’air fatigué, les traits tirés par l’inquiétude dont elle se sentait coupable. Il était vital pour elle, il en avait peut-être pas conscience mais il était son ancre, son tout. elle n’aimait pas voir ce regard dans ces yeux. « Je suis désolé de t’avoir fait attendre si longtemps et de t’avoir inquiété. » Elle dessina les traits de son visage avec douceur. « Tu as vraiment mauvaise mine tu sais… » Elle porta sa main à ses lèvres pour l’embrasser. « Que s’est-il passé durant mon… « absence » ? »
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MessageSujet: Re: love always wins. (akage) Dim 7 Déc - 12:52

La voir les yeux ouverts et souriante était une des plus belles choses du monde aux yeux d’Aksel à cet instant précis. Elle allait bien, elle s’était enfin réveillée. La vie pouvait reprendre son cour. Il pouvait cesser de vivre en suspens – de survivre plutôt – de venir tous les soirs s’inquiéter de l’état de sa rousse, d’espérer comme un dingue de la voir ouvrir ses yeux. C’était bon, c’était parfait. Elle était là avec lui, et Akse ne pouvait rien demander de mieux. Il avait envie de la serrer contre lui à n’en plus pouvoir, de ne plus la lâcher, de lui répéter des millions de fois qu’il l’aimait, de l’embrasser encore et encore. Il allait avoir du mal à prendre vraiment conscience que son cauchemar – leur cauchemar – était terminé. Elle s’en était sorti, et Aksel était sincèrement fier d’elle.

Sage avait un visage fatigué, mais cela devait sûrement être normal. Le médecin lui avait demandé de la laisser se reposer, mais Aksel voulait d’abord profiter d’elle au maximum, avant de la voir reprendre la position qu’elle avait eu pendant plusieurs semaines. La voir bien éveillée était un cadeau du ciel, et il voulait à tout prix s’imprégner de cette vision. De sorte que lorsqu’il se réveillerait lui aussi, il ne croirait pas que tout cela était un rêve. Un léger soupir s’échappa de ses lèvres en sentant ses doigts fins et délicats se glisser sur son visage, et il se força à ne pas verser de nouvelles larmes, ne voulant pas lui faire de mal. Lui-même aurait détesté la voir pleurer pour lui. « Tu as l’air fatiguée… je ne vais pas t’embêter bien longtemps. » Il ne pouvait détacher son regard de son visage, comme s’il la voyait pour la première fois. Comme s’il retombait amoureux. Il aimait leur histoire, chaque détail, chaque minute. Il n’aurait rien voulu changer. Pas même son accident, car cela faisait partit d’eux et ils allaient se reconstruire ensemble. Il allait l’aider à s’en sortir, il se le promettait.

« Non, ne t’excuse pas. Je suis simplement heureux que tu sois en bonne santé. » Il porta sa main à sa bouche, l’embrassant doucement, délicatement, amoureusement. Il pensait ce qu’il disait. Il ne pensait déjà plus aux nuits sans sommeils et aux soirées à la fixer, attendant un miracle. Désormais elle était là, et c’était tout ce qui comptait. Un fin sourire orna ses lèvres à sa remarque, et il caressa encore une fois ses traits du regard. « Merci, ça fait toujours plaisir. » Il prit une profonde inspiration, se rapprochant un peu plus d’elle, passant sa main libre dans ses cheveux – du moins la partie qui n’était pas douloureuse pour elle. « Oh, rien de bien intéressant. La tigresse dont je m’occupe à enfin eu ses bébés, ils sont adorables. Il y a eu des nouveaux à l’association, et les membres me demandent de tes nouvelles à chaque fois que je vais les voir. Ils seront heureux d’apprendre que tu vas bien. » Il sourit encore plus rien que de penser à cela. Pour une fois, il allait rentrer avec de bonnes nouvelles. « Ma colocataire est partit aussi, du coup je me retrouve tout seul avec Pattenrond. » Son chat n’était pas non plus d’une grande compagnie, passant ses journées à dormir. Se mordant la lèvre inférieure, il se tut un instant, réfléchissant à la façon de formuler sa prochaine demande. Sage ne pouvait définitivement pas retourner toute seule à son appartement en sortant de l’hôpital, alors… « Dis, est-ce que tu voudrais emménager temporairement chez moi, le temps que tu te remettes ? Je préfère ne pas te savoir toute seule chez toi, si quelque chose t’arrivais… Enfin c’est uniquement si tu le veux hein, il n’y a aucune obligation. » Bafouillant un peu, son visage devenant plus rouge que d’ordinaire, il attendait sa réponse, le cœur battant.


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MessageSujet: Re: love always wins. (akage) Dim 14 Déc - 23:13



Elle savait qu’elle l’avait inquiété. La jeune femme ne pouvait même pas s’imaginer sa réaction si la situation avait été inversée. Elle l’aimait tant. Le temps se serait sans aucun doute suspendu, tout se serait écroulé autour d’elle. Les dernières semaines, pour elle, étaient… inexistantes. Elle n’avait pas du tout conscience du temps écoulé, elle ne les avait pas vu passés, contrairement à Aksel qui avait vu défilé chaque seconde. « Tu sais bien que tu ne m’embêtes pas. Restes avec moi, s’il te plait » Elle ne voulait pas qui la quitte, peu importe ce que les médecins ou autres pouvaient bien dire. Chaque geste était pour elle si agréable, elle en appréciait chaque minute. Elle ne voulait pas se retrouver seule ici, les hôpitaux n’étaient pas vraiment des lieux qu’elle appréciait.

Il lui donna des nouvelles comme elle lui avait demandé. Elle se réjouit à l’idée que la tigresse est mise au monde ses petits. Aksel lui en avait parlé avant… l’accident. « C’est formidable, ils doivent en effet être sublimes ! Peut-être pourrais-je passer au parc un de ces jours pour les voir» Elle avait toujours aimé les animaux et Aksel lui racontait souvent des petites anecdotes, histoires et autres sur le lieu où il travaillait. Elle l’écoutait toujours aussi attentivement, ravie. Puis elle pensa à l’association: quinze jours. C’était sans aucun doute le temps le plus long durant lequel elle ne s’y était pas rendue. Elle était très impliquée et surtout ça lui faisait toujours du bien d’y aller. Elle se demanda ce que devenait les autres, où ils en étaient, comment ils allaient. « J’y retournerais… Dès que possible. » Puis il lui parla de sa colocataire, elle haussa un sourcil. « Elle a quitté la ville ou elle est toujours à New-York? J’espère que tu n’auras pas de difficultés à en trouver une autre. »

Alors elle le vit faire. Elle l’observa et avec un air interrogateur, elle se demanda qu’est-ce-qu’il souhaitait lui demander ou lui dire. Il avait l’air gêné, ses fossettes rosissantes à vue d’œil, il était adorable. Elle attendit qu’il prenne la parole,en venant presque à s’inquiéter. Elle se posait un milliers de questions sur les raisons de ce silence soudain. Elle fut surprise par sa demande mais qu'à moitié, cet homme était une réelle perle, attentionné, doux et prévenant. Elle était tellement chanceuse de l’avoir à ses côtés. « Je t’aime ! » Ces mots s’échappèrent d’entre ses lèvres, elle serra doucement sa main, ses doigts venant jouer avec les siens par la suite. Elle ajouta alors taquine. « Tu m’apporteras le petit déjeuner au lit tous les matins ? » Elle souriait jusqu’aux oreilles, et termina alors sa phrase par une réponse positive. « Ce sera avec plaisir que je viendrais t’embêter toi et Pattenrond le temps de récupérer. Merci beaucoup ! »

Elle sourit alors et se décala dans son lit, l’antalgique agissait, la douleur avait bien diminuée, y compris lorsqu’elle se mobilisait. Son flanc lui rappella tout de même qu’elle avait été bien abimée au cours du choc, quinze jours plus tôt. Elle n’arrivait toujours pas à se rappeler ce qui avait bien pu se passer. Elle avait cependant conscience que la mort l’avait rejeté et que pourtant elle était venue frapper à sa porte. Elle chassa ses idées noires rapidement quand elle regarda son Aksel. Inutile de penser au pire, il fallait aller de l’avant. Elle était là, lui aussi. C’est tout ce qui comptait. Elle guérirait, ça prendrait peut-être du temps mais tout finirait pas s’arranger. Elle souhaitait vraiment regarder le présent, sans se soucier du reste. A cet instant, elle n’avait qu’une simple et unique envie : se blottir dans ses bras. Voilà pourquoi, elle venait de lui faire une place dans son lit. Il n’était pas fait pour deux mais qu’importe. « Tu veux venir?… Promis je serais sage. » Son regard était adorable à cet instant alors qu’elle regardait son homme avec un sourire.

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MessageSujet: Re: love always wins. (akage) Dim 21 Déc - 17:09

Il n’avait pas envie de partir. De s’éloigner d’elle, de la quitter, même pour quelques minutes. Mais il savait aussi qu’elle avait besoin de repos et qu’elle serait ainsi plus vite sur pied. C’était un mal pour un bien. « Tu sais bien que tu ne m’embêtes pas. Restes avec moi, s’il te plait » Sauf qu’il ne savait pas lui résister, et que cela lui faisait également plaisir à lui. Il sourit, serrant sa main dans la sienne. « D’accord, je reste. » Il préférait être là près d’elle, et s’assurer par lui-même que tout allait bien. Qu’elle était toujours là, bien vivante. Il était certain que les cauchemars n’allaient pas partir facilement, et qu’il allait encore rêver de la voir morte ou dans le coma. Mais cela finirait par partir, les blessures se refermeront et ils continueront tous les deux leur vie, heureux et amoureux, plus fort que jamais. « C’est formidable, ils doivent en effet être sublimes ! Peut-être pourrais-je passer au parc un de ces jours pour les voir» Il sourit encore, toujours heureux lorsque ses deux passions se réunissaient. De toute manière, il ferait tout ce qui ferait plaisir à Sage, et encore plus maintenant. Il ne comptait plus perdre une seule seconde avec elle. Il avait eu bien trop peur de la perdre, il avait eu un simple avant-goût de sa vie sans elle et c’était tout simplement inconcevable. Alors il allait prendre soin d’elle, du mieux qu’il le pouvait et apprécier chaque moment de sa vie. De leur vie. « Bien entendu, tu sais que tu es toujours la bienvenue là-bas. En plus tout le monde t’adore. » Ses collègues avaient tous suivis leur histoire d’amour, et Aksel s’était vu témoigné un énorme soutien de la part de tous lorsque l’accident était arrivé. Il avait vraiment un boulot de rêve.

« J’y retournerais… Dès que possible. » Il hocha la tête à cela, car de toute façon, il assurait qu’elle soit vraiment en forme pour qu’elle se rendre où elle le veuille. Il n’avait pas envie de la voir faire une rechute ou quelque chose du genre, cela serai bien trop douloureux – et dangereux. C’est pourquoi il la voulait auprès d’elle, qu’il voulait se réveiller et voir son visage, s’assurer qu’elle mangeait bien et qu’elle faisait des progrès, et non pas l’inverse. Il voulait être son ange gardien, car de toute manière, il ne pourrait pas enlever cette inquiétude de son cœur tant qu’elle ne serait pas totalement remise. « Elle a quitté la ville ou elle est toujours à New-York? J’espère que tu n’auras pas de difficultés à en trouver une autre. » Il haussa les épaules, ne sachant pas vraiment les raisons de son départ. De toute manière, Elsa avait toujours était instable comme fille. « Aucune idée, elle s’est juste barrée à un moment. Ce n’est pas bien grave. » Non, ce n’était pas grave. Surtout que désormais, il y avait de la place pour Sage et que si elle le voulait bien, ils allaient pouvoir vivre ensemble un moment. Anxieux, il attendit sa réponse, le jour aux joues d’avoir eu le cran de demander une chose pareille. « Tu m’apporteras le petit déjeuner au lit tous les matins ? » Un rire nerveux lui échappa et ses épaules se firent plus légères, tandis qu’un sourire envahissait à nouveau son visage. « Bien entendu, même que je mettrai une rose sur le plateau à chaque fois. » Le pire, c’est qu’il allait le faire. En même temps, c’était inconcevable de ne pas le faire en fait. « Ce sera avec plaisir que je viendrais t’embêter toi et Pattenrond le temps de récupérer. Merci beaucoup ! » Il attrapa son visage entre ses mains et déposa un long baiser sur ses lèvres, collant son propre sourire au sien. « Je t’aime. » Il chuchota doucement, sincèrement, la regardant droit dans les yeux.

Il la regarda se déplacer sur son lit, et il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre pourquoi. Un sourire attendri se forma sur son visage et il se glissa à ses côtés à sa demande, glissant un bras autour son vente, faisant malgré tout attention de ne pas la glisser. Ils restèrent silencieux un moment, et Aksel eut peur de parler à nouveau, des fois qu’il la réveille. Mais sa respiration n’avait pas ralenti, alors il se lança finalement. « Merci d’être revenu. Je ne sais pas si j’aurai pu continuer à vivre sans toi. Tu es la personne la plus forte que je connaisse, alors si toi tu n’étais pas capable de t’en sortir, alors moi je ne pouvais que sombrer. » Il n’osait pas parler trop fort, comme s’il risquait de briser le moment qu’ils partageaient tous les deux, comme s’il pouvait se réveiller d’un merveilleux rêve.


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love always wins. (akage)

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