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Ryna ► Did I miss you ?

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Lena Wates
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MessageSujet: Ryna ► Did I miss you ? Ven 5 Déc - 1:38


L’avion venait d’atterrir sur le sol de la ville que l’on surnommait la Grosse Pomme ou encore la Ville qui ne dort jamais. D’ailleurs, ce dernier surnom semblait correspondre le mieux à la situation actuelle. L’avion avait beau se poser en début de soirée, l’effervescence semblait régner partout autour de la jeune blonde qui sortait de ce foutu avion après plus de six heures de vol et d’ennui  - quoique la blonde puisse à présent rayer de sa liste le fait de coucher avec un inconnu dans les toilettes d’un avion. Attention Mesdames et Messieurs, Lena Wates était de retour sur le sol new-yorkais depuis quelques minutes et un sourire sadique était déjà présent sur ses lèvres. Personne n’était au courant de ce retour sans doute aussi surprenant que le départ de la blonde. Personne n’était là pour accueillir la jeune fille aussi chaleureusement (et beaucoup trop bruyamment pour la demoiselle qui se remettait tout juste de l’avant-voyage et du voyage) que toutes ces personnes qui se sautaient dans les bras avec ces putains d’effusion d’affections à droite et à gauche. Dé-goû-tant. La demoiselle Wates était seule et ce n’était peut-être pas plus mal. Lunettes noires glissées sur les yeux, la blonde savait parfaitement qu’elle n’avait pas besoin de ces lunettes, mais les gardait tout de même sachant qu’elle aurait pu faire peur. Les yeux de la jeune Wates devaient être cernés et peut-être encore un peu rouges suite à toute la drogue qu’elle avait pu prendre avant d’organiser son retour. Traversant le hall de l’aéroport à la hâte, Lena était déjà en train de composer un plan de sa soirée. Son putain d’avion avait eu du retard. Elle aurait dû arriver en début d’après-midi et elle aurait pu avoir le temps de faire le tour de ses amis pour annoncer son retour surprise. Mais, ce n’était pas le cas et elle arrivait alors que la soirée tombait ce qui signifiait qu’elle ne pouvait pas courir chez tout le monde pour annoncer le retour de la demoiselle Wates.

Début octobre, la blonde avait sauté dans un avion sans réellement le regretter ou sans réellement réfléchir. Depuis que le viol avait eu lieu, l’année dernière, la jeune rebelle avait du mal à retrouver sa voie, à retrouver qui elle était ou ce qu’elle devait faire de sa vie. Ce n’était plus aussi facile qu’avant. Ce n’était plus aussi simple qu’elle l’avait toujours connu. Elle ne savait plus si elle avait le courage et la force pour tout recommencer à zéro une nouvelle fois comme après le suicide de son père qui l’avait tellement hanté quand elle était gosse et qui continuait de la hanter bien trop souvent. Ce viol avait entraîné trop de conséquences, trop de changements, trop de bouleversements et la blondinette s’était retrouvée à la case départ pour tout recommencer ou peut-être même à la case prison comme si elle était enfermée dans quelque chose auquel elle ne pouvait pas échapper. Lena avait eu du mal à réapprendre à sortir, à soutenir le contact des autres, à modeler sa personnalité comme avant ou à simplement se sentir en sécurité en traversant la rue. Tout avait été trop compliqué. Beaucoup trop éprouvant. Alors, Lena avait choisi la fuite. Purement et simplement. Lâchement peut-être aussi. Elle avait prit l’argent de côté et s’était rendu à l’aéroport d’où elle avait envoyé quelques sms pour prévenir de son départ avant de couper son téléphone et de le jeter juste avant de sauter dans le premier avion disponible. Tout avait été fait sur un coup de tête, mais c’était une expérience si bénéfique que Lena ne regrettait guère. C’était comme si elle était pleine de motivation, pleine d’elle-même. Elle se sentait enfin de nouveau comme Lena Wates, la fille de New-York. Et elle était prête à retrouver sa place.

La blonde avait tout d’abord passé quelques semaines dans sa ville natale appréciant de retomber dans des lieux où elle avait grandit, dans un paysage où elle avait appris à se construire et à devenir celle que tous les autres connaissaient. Alors, malgré les mauvais souvenirs, ce petit séjour avait été revigorant. Puis, Lena avait rendu visite à Hunter. Son Hunter. Elle voulait trop le revoir, elle voulait simplement le retrouver et ce fut à ce moment que tout aurait pu changer. Hunter lui avait proposé de rester avec lui, de vivre avec lui. Ils avaient vécus de folles et belles nuits. Ils avaient instauré une routine de couple. Pourtant, aujourd’hui, la blonde était bel et bien dans un taxi new-yorkais en direction de son appartement. Elle aurait pu rester avec Hunter et quitter sa vie désordonnée et trop foutue en l’air dans la ville qui ne dort jamais. Elle aurait pu vivre heureuse et en ménage avec quelqu’un qui l’aimait. Cependant, trop vite, Lena s’était sentie prisonnière et différente alors elle était partie. Elle avait simplement disparue pour s’évaporer à Las Vegas où elle avait repris seule les bases de son éducation. Elle avait cherché à se replonger dans son monde et dans ses affaires. Drogues, alcools, soirées, coups d’un soir, prostitution, combats, adrénaline, courage… Tout était revenu au cours des semaines et elle avait fini par se sentir en mesure de faire face à la ville qui l’avait réduite à néant après lui avoir donné une chance. Lena acceptait de donner une seconde chance à New-York en espérant ne pas être à nouveau écrasée sous les chaussures de quelqu’un. Après tout, elle n’était qu’un parasite. Elle n’avait été que cela toute sa vie. Elle avait juste su éviter de crever avant.

Remerciant et payant le chauffeur de taxi qui venait de la déposer devant chez elle, la blondinette s’empressa de sortir et de coincer une cigarette au coin de ses lèvres. Bien, elle ne tremblait pas. Elle ne tremblait plus. Quelques mois auparavant, la demoiselle aurait été incapable de se tenir là devant son immeuble sachant ce qui s’était passé au coin de la rue. Quelques mois auparavant, Lena se serait déjà effondrée au sol alors que la torture aurait pris possession de sa tête. Oh, n’allez pas croire que tout avait disparu ou que la jeune fille était guérie. C’était très loin d’être le cas. Cependant, les images ne prenaient réellement de force que lorsqu’elle faisait des cauchemars et la blonde parvenait toujours à gérer ces crises comme elle l’avait fait par le passé et avec les autres cauchemars qui hantaient sa tête. C’étaient des réveils violents, des rêves un peu trop réels, des vomissements souvent… Mais, elles finissaient toujours par s’en sortir et par passer outre ces images. Ouais, les souvenirs demeuraient toujours présents. Là, à peine enterré sous la surface. Mais, ils ne venaient plus charcuter sa tête comme ils avaient eu l’habitude de le faire auparavant. Glissant ses sacs sur ses épaules, la blonde ne chercha pas à allumer sa cigarette tout de suite alors qu’elle s’avançait d’un pas décidé. Elle pénétra dans l’immeuble et se mit à gravir au pas de course les étages. Elle avait encore tellement à faire ce soir. Tellement à faire avant de pouvoir se coucher bien qu’elle aurait eu envie de s’étaler dans son lit et de dormir une journée entière pour récupérer du décalage horaire et des folies qu’elle avait commises avant de venir ici. Lena aurait aimé se faire passer pour disparue encore quelques jours, mais elle était pleine d’excitation à l’idée de revoir quelques têtes. Pleine d’excitation à l’idée de les surprendre qu’elle ressemblait à une gamine le matin de Noël.

Ouvrant la porte de son appartement, elle y pénétra sans réellement prêter d’attention à tout ce qui l’entourait. Son courrier était déposé sur la table ce qui prouvait qu’un de ces amis avait décidé de s’occuper de ça sans doute. Un sourire aux lèvres, la blonde laissa ses valises dans la cuisine avant de se diriger dans la salle de bain alors qu’elle continuait à tournoyer sur elle-même comme une gamine. Les vêtements volèrent dans la pièce et la blonde se glissa rapidement sous la douche pour se sentir plus à l’aise après ce voyage. Elle n’y passa pas trois heures et s’empressa de sortir, de se sécher et d’enfiler de nouveaux vêtements. Skinny jean noir, débardeur rouge, veste en cuir et bottines. Séchant rapidement ses cheveux et les ordonnant tout aussi vite, la blonde prit le temps de mettre des gouttes dans ses yeux pour réduire leurs rougeurs et de dessiner des traits noirs sous ceux-ci. Un coup de parfum, les papiers et elle était ressortie aussi vite qu’un coup de vent de son appartement. Une fois à l’extérieur, la rebelle glissa son bonnet sur ses cheveux blonds et elle entreprit sa route en direction d’un bar précis. Celui où Ryder travaillait parce que c’était lui qu’elle voulait voir en premier lieu. C’était le seul qui serait au courant ce soir de son retour.

Une vingtaine de minutes plus tard, c’est une blonde quelque peu déçue qui sortait du bar. Ryder ne travaillait pas ce soir et elle était alors passée à cet endroit pour rien. Quoiqu’elle avait pu boire un verre et jeter un peu coup d’œil aux alentours. S’il n’était pas au bar, il y avait de fortes chances pour qu’il soit chez lui du moins c’était ce que la blonde espérait parce qu’il était absolument hors de question qu’elle parcourt toute la ville pour simplement le trouver. Dean Ryder Westfield. Elle l’avait rencontré quand ils étaient adolescents à Chicago. Ils avaient bien accrochés oscillant entre de l’amitié et une espèce d’histoire peut-être pas vraiment une histoire d’amour, mais un truc du genre. Et, elle avait disparu quasiment certaine de ne plus le revoir. Mais, le destin avait joué et elle l’avait retrouvé à New-York des années plus tard et il était devenu un de ses fournisseurs et demeurait toujours un de ses amis. Lorsque Ryder (ouais, elle avait toujours du mal à l’appeler Dean en fait) s’était fait arrêté, la rebelle n’avait pas hésité à aller régulièrement le voir en prison. Après tout, il était important pour elle. Et, il l’était toujours resté. Voir même il était devenu encore plus puisqu’après le viol, la blonde aimait se réfugier dans le bar où il travaillait parce qu’elle se savait en sécurité. Puis, elle était partie et maintenant qu’elle se trouvait devant la porte de l’appartement du jeune homme, elle ne savait pas comment il allait réagir. Allait-elle se faire passer un savon pour être partie si précipitamment et n’avoir jamais donné de nouvelles au cours des derniers mois ? Abattant son poing sur la porte, Lena supposa que c’était le jeu et qu’elle verrait bien. Et, quand la porte s’ouvrit, elle n’hésita pas avant de parler.

Surprise !!!

Un grand sourire aux lèvres, la blondinette effectua une petite pirouette comme pour accentuer encore plus ce qu’elle venait de dire. Il fallait bien qu’elle trouve quelque chose à dire de toute façon (et même si c’était une connerie ou quelque chose qui semblait trop idiot) alors que le jeune homme lui faisait soudainement face. Bordel, ce que ce visage d’ange lui avait manqué. Oh, dommage qu’elle n’ait pas pensé à prendre l’appareil photo parce que la tête de son ami à l’instant était tout simplement magique. C’était un mélange entre la surprise, le bonheur et peut-être même la colère. Enfin, sans doute trop d’émotions et la blondinette n’avait pas envie de chercher à comprendre ou à lire toutes ces émotions. Non, pas ce soir alors qu’elle était exténuée par ce vol et qu’elle voulait juste annoncer son retour. Penchant la tête sur le côté, la blonde prit tout de même quelques secondes pour étudier le visage de son interlocuteur. Putain, que ce visage de Dieu lui avait manquée. Maintenant qu’elle se trouvait en face de Ryder, elle se rendait compte du manque qui avait tiraillé son être assez souvent. Après tout, ce n’était pas si facile que ça de partir seule sans laisser de moyens de communication alors qu’elle était attachée à des personnes. Des personnes qui pourraient lui en vouloir à coup sûr. Un grand sourire se dessina sur le visage de la demoiselle Wates qui reprit la parole aussi vite qu’elle avait laissé le silence s’installer. Après tout, peut-être que cela pourrait lui éviter de se faire engueuler ?

Tu n’es pas content de me voir Ryry ? Surnom plus que ridicule, je vous l’accorde, mais elle était trop heureuse et trop bien pour l’appeler par son prénom. Puis, merde cela faisait des mois qu’elle ne l’avait pas taquiné alors elle pouvait bien se permettre ce petit écart. Les yeux brillant de malice, la tête toujours légèrement penchée, la blonde ne quittait pas son ami des yeux et elle continuait de parler. Encore et encore. Dis-moi, je t’ai manqué ? Ou tu as eu le temps de trouver quelqu’un pour me remplacer et c’est pour cela que je ne peux pas entrer dans ton appartement ? Bah, elle se trouvait toujours sur ce putain de palier alors qu’auparavant, elle serait rentré en à peine quelques secondes. C’était peut-être simplement le choc de la voir là. Ou peut-être que Ryder lui en voulait vraiment. Merde. Se mordant la lèvre, la blonde décida d’agir et elle avança. Dès lors qu’elle fut suffisamment proche, la rebelle se hissa sur la pointe des pieds pour déposer un baiser à la commissure des lèvres de Ryder avant de pénétrer dans l’appartement comme si elle en avait l’autorisation. Elle n’alla pas bien loin cependant puisqu’à peine dans l’entrée, Lena se retourna pour demander. Ryry, tu as quelque chose à manger ? Je meurs de faim. J’ai à peine pris le temps de poser mes bagages chez moi avant d’aller au bar puis de venir ici vu que tu travaillais pas.

Haussant les épaules, la rebelle attendait sa sentence. Elle tentait de se justifier et de prouver que Ryder restait tout de même le plus important puisqu’elle était là pour le voir. Elle était venue très vite dès son retour et elle avait carrément marché jusqu’au bar pour aller le voir. Merde, ces efforts pouvaient bien être récompensés et la dispute évitée, non ? Peut-être qu’elle devrait rajouter une moue enfantine pour faire passer un peu mieux la chose. Après tout, elle apparaissait déjà comme une gamine trop excitée alors ce n’était pas difficile. Un grand sourire aux lèvres, la blonde ne bougeait plus dans l’attente de sa sentence, dans l’attente de la réaction de Ryder. En espérant que le destin soit avec elle pour une fois. Mais, ce n’était guère sûr.
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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: Ryna ► Did I miss you ? Ven 5 Déc - 17:42


i’m in trouble, i’m an addict. I’m addicted to this girl. She’s got my heart tied in a knot and my stomach in a whirl. → ryna


C’est fou comme un plafond peut devenir intéressant lorsque l’on n’a rien d’autre à foutre. Je veux dire, je pourrais très bien me mettre devant la télévision, mais non, je reste là, allongé sur mon canapé, une clope entre les lèvres, une musique en fond sonore et j’admire le plafond blanc de mon appartement comme s’il détenait toutes les réponses aux questions que je me pose actuellement. Oh, elles ne sont pas très intéressantes et elles ne changeraient très probablement pas la face du monde, mais elles changeraient très certainement mon existence si j’avais des réponses à toutes ces interrogations qui me poursuivent depuis de trop nombreuses années. Depuis ce fichu matin où mon père m’a téléphoné pour me dire que ma mère se trouvait à Chicago, je ne suis plus capable de rien. Elle me cherche. Elle veut savoir où je me trouve et apparemment, elle n’a pas envie de lâcher l’affaire aussi facilement puisqu’elle harcèle un peu mon père… Je ne sais pas pourquoi elle revient dans ma vie ni pourquoi elle cherche à ce qu’on se revoit… Me dire qu’elle est morte me paraît tellement plus facile, tellement plus agréable, lorsque je pense à tous ces souvenirs d’enfance que je tente d’enfouir au plus profond de moi tant je suis mort de honte à l’idée que cette femme m’ait mise au monde. Putain, j’ai juste envie qu’on me foute la paix, c’est vraiment trop demander ?

Je ne sais pas si toutes les conneries de mon existence sont de sa faute, je me dis que ce serait trop facile de remettre toutes les fautes sur ses épaules, mais on peut dire qu’elle n’a pas aidée à ce que je sois un gamin très équilibré. C’était limite écrit que j’allais faire des conneries et que j’allais être en taule à un moment ou à un autre de mon existence. Je tente vainement de me reconstruire et de me mettre en dehors des emmerdes, mais il faut qu’elle revienne dans ma vie et qu’elle me foute dans la merde. D’ailleurs, c’est à cause d’elle encore si j’ai un mal de crâne pas possible – c’est parce que je cogite trop ! Et sans elle, rien ne serait arrivé puisque je serai tranquillement au bar, dans mon bureau, en train de m’occuper de toute la gestion, mais au lieu de cela, j’ai pris ma journée et ma soirée parce que je n’avais pas la moindre envie d’y mettre les pieds. Parfois, je me dis qu’être propriétaire d’un bar, c’est trop de pression et ça représente aussi une grosse tentation quand on y pense, mais non… Je ne ferai pas de conneries à nouveau. Je ne veux plus foutre les pieds dans une cellule.

Las de mes réflexions, je me redresse et écrase le reste de la clope dans le cendrier au moment où on frappe à la porte. Une petite grimace déforme un instant mes traits parce que je n’ai pas la moindre envie de voir du monde, mais je lève quand même mon cul et je vais ouvrir cette fichue porte qui me réserve bien des surprises puisque la personne qui se trouve derrière n’est autre que Lena. Je ne sais pas vraiment à quoi ressemble actuellement ma gueule, mais cela doit être pas mal parce que je suis complètement surpris qu’elle soit là, puisqu’elle avait mit les voiles il y a quelques mois. Surprise… Ouais, pour être une surprise, c’en est une et pas des moindres. Alors là, je me contente simplement de la regarder, je détaille son visage, sa silhouette, je scrute ses gestes. Bref, c’est comme si mon esprit ne réalise pas encore qu’elle se trouve bien là…

Mais heureusement, Lena sait comment faire retomber les gens sur terre… Ryry… Franchement ?! Je crois qu’une grimace se dessine sur mes lèvres parce que c’est le surnom le plus pourri et ridicule de toute l’histoire des surnoms pourris et ridicules. Je ne pipe toujours pas mot, ce n’est pas utile, elle parle bien assez et la voilà qui continue son monologue en racontant n’importe quoi, mais c’est ainsi que je l’apprécie et ce, depuis toujours. Du moins, depuis que l’on se connaît, ce qui remonte à nos moments à Chicago avant que l’on se retrouve par hasard à New York où elle est devenue une cliente régulière en plus d’une amie et plus parce que affinités.

Je la vois qui s’approche, je la laisse simplement faire et esquisse un sourire lorsqu’elle m’embrasse au coin des lèvres. Je me décale de la porte pour qu’elle entre et la referme ensuite d’un coup de pied.

« Si tu m’appelles encore une seule fois ‘Ryry’, j’te jure que j’te fiche dehors. » Lui dis-je en prenant un ton plus que blasé et désespéré.

Je fais quelques pas dans le salon avant de rejoindre la cuisine pour ensuite revenir sur mes pas.

« Non mais en fait, tu connais l’appart non ? Tu sais où est la cuisine ? Tu sais où je range la bouffe ? Comme je sais que toutes les réponses sont positives, toi et ton joli petit cul pouvez rejoindre la cuisine et tu peux ainsi te faire à manger. »

J’esquisse un sourire plus franc parce que ouais, je suis heureux de la retrouver et puis, ça a toujours été ainsi entre nous, je ne vois pas pourquoi cela changerait maintenant. Je ne change pas de comportement avec les gens.

« Perso, j’ai la flemme. » J’ajoute, comme si c’était franchement nécessaire alors que non, je crois que c’est visible.

« Et pour te répondre : évidemment que tu m’as manqué et puis, tu sais qu’t’es irremplaçable. J’connais aucune autre gonzesse aussi tarée qu’toi. » Dis-je dans un petit sourire en coin tandis que je chope une nouvelle clope dans mon paquet que je porte à mes lèvres et que j’allume ensuite.

« Et pendant qu’tu fais la bouffe, tu vas m’dire où tu étais ou il faut que j’te fasse boire pour qu’tu parles ? » Parce que ouais, ne déconnons pas, je n’oublie pas l’essentiel.
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Lena Wates
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MessageSujet: Re: Ryna ► Did I miss you ? Sam 6 Déc - 2:04

C’était agréable de rentrer à la maison. C’était bien de pouvoir se sentir en forme et surtout de se sentir à sa place quelque part. Depuis sa plus tendre enfance, la jeune Wates avait été baladée de villes en villes et de familles en familles. Elle s’était toujours sentie comme dénuée de vie, d’identité ou de place au sein du monde dans sa généralité. Comme si jamais aucun endroit ne pourrait devenir sa maison. Vous savez l’endroit où vous vous sentez toujours bien, l’endroit qui finit par vous manquer et qui vous fait sentir mieux quand vous y êtes. L’endroit que vous quittez et qui vous fait vite ressentir le mal du pays. Ouais, la blonde n’avait jamais ressenti cela. D’ailleurs, elle avait beau vivre à New-York depuis quelques années déjà, la demoiselle avait toujours été persuadée qu’elle ne parviendrait jamais réellement à trouver un chez elle comme si elle était sûre de ne jamais se sentir à sa place quelque part. Il était vrai qu’elle était bien à New-York, elle y avait construit une vie et elle n’avait pas eu besoin de fuir – enfin pas avant ces derniers mois en tout cas. Et, à présent qu’elle se retrouvait sur le sol new-yorkais, deux mois après son départ, la jeune fille avait l’impression d’être chez elle. New-York ne lui avait pas réellement manqué, mais elle se retrouvait sur ce sol et c’était comme si elle était à la maison. C’était soudain. C’était inattendu aussi. Certes, la blonde avait parfaitement conscience de se sentir bien à New-York, d’y avoir une vie et des relations devenues presque indispensables à sa vie. Cependant, elle n’aurait jamais pensé pouvoir qualifier la Grosse Pomme de son chez elle. Et pourtant. C’était comme si elle pouvait souffler à nouveau parce qu’elle était en terrain connu et parce que ce n’était pas difficile. Les bruits, les endroits, la circulation, les côtés sombres, les gens… Lena connaissait la ville dans les moindres détails. Et, putain, ouais, c’était son chez elle. Elle était enfin à la maison.

De nouveau à New-York, c’était comme si la ville reprenait ses droits sur la blonde. Comme si l’échiquier s’ouvrait à nouveau et qu’elle était placée sur sa case. Comme si la Grosse Pomme savait que la rebelle était de retour et qu’elle devait agir pour l’avoir sous son contrôle à nouveau, sur son terrain. Ouais, ça ressemblait à ça en tout cas alors que Lena s’empressait de sortir de l’aéroport pour se glisser dans un taxi. La ville agissait de façon effrénée et Lena était déchaînée, exaltée. Elle avait déjà tracé un plan dans sa tête, elle avait déjà les idées de ce qu’elle devait faire. Elle savait déjà parfaitement le temps qu’elle devait prendre et elle s’était lancée dans cette course. Après tout, la jeune fille venait de rentrer et elle devait mettre au courant les personnes qui lui tenaient à cœur. Quelle idée de se débarrasser de son téléphone portable ! La blonde ne pouvait pas se contenter d’un sms ou d’un coup de fil – quoiqu’elle pourrait une fois dans son appartement. Mais, ce ne serait pas aussi drôle. Okay, elle risquait à tout moment de se faire hurler dessus ou de se faire passer un joli savon pour avoir disparue et pour n’avoir donné aucune nouvelle pendant deux mois. Pourtant, la blonde ne pouvait pas résister à l’envie de voir la tête que ferait toutes ces personnes une fois qu’elle se retrouverait devant eux en chair et en os. Lena Wates, de retour.

En raison de l’heure tardive, le choix était rapidement fait pour savoir qui serait l’heureux élu à pouvoir profiter de la grande nouvelle. Alors, la jeune fille s’était empressée de rentrer chez elle, de mettre ses valises dans un coin de l’appartement et de se rafraîchir un peu pour se refaire une beauté et avoir un air un tant soit peu présentable même si ses yeux demeuraient encore un peu rouge. Et son choix c’était porté sur Ryder. Son ami, ancien fournisseur et plus si affinité parfois (souvent si vous voulez). La blonde n’était guère certaine de la réaction qu’il allait avoir en retrouvant la blonde devant sa porte, mais elle n’hésita pas à frapper. Et, dès que la porte s’ouvrit, Lena s’empressa de faire une pirouette et de chantonner clairement une surprise. Et, vu la tête de son ami, c’en était une belle. Il aurait fallu une caméra cachée. Quoique la blonde aurait pu être tournée en ridicule trop facilement parce qu’elle enchaînait directement se mettant à parler à toute vitesse. Dans le fond, la jeune fille avait simplement peur de laisser trop de blancs et de devoir supporter un savon. Alors, Lena déposa un baiser à la commissure des lèvres de Ryder et elle pénétrait dans l’appartement réclamant quelque chose à manger. Et, voilà que son ami ne semblait n’avoir retenu qu’une chose de tout ce qu’elle avait dit et il fallait que cela tombe sur le surnom ridicule qu’elle avait utilisé. Il avançait que si elle l’appelait encore Ryry, il la fichait dehors. Un air choqué passa sur le visage de la blonde qui leva ensuite les deux mains en l’air comme pour plaider l’innocence alors qu’elle prenait la parole.

Ryder ! Serais-tu vraiment capable de me foutre dehors juste pour un surnom alors que tu ne m’as pas vu depuis des mois ?

Elle était faussement surprise, faussement déçue et terriblement amusée. Dans le fond, la blonde n’avait aucune idée de la réponse. Elle se plaisait à penser que non, Ryder ne la mettrait pas à la porte aujourd’hui après des mois d’absence et encore moins pour un stupide surnom qui avait glissé entre ses lèvres. Mais, elle pouvait se tromper après tout. La dernière année s’était écoulée dans un flou partiel et son absence était survenue. Alors, pendant tout ce temps, peut-être que les personnes qu’elle avait connu avait changé et peut-être que Ryder serait parfaitement capable de la mettre à la porte si elle osait à nouveau le surnommer de cette manière. Durant un instant, la rebelle eut envie de jouer avec le feu et de murmurer ce surnom comme pour tester son ami. Finalement, elle se contenta de pencher la tête sur le côté et de faire une moue adorable comme pour plaider encore plus sa cause et mettre en avant l’incapacité de Ryder à la mettre dehors. Lorsque son ami se mit en marche, elle crut même avoir complètement gagné et le suivit docilement et sans doute trop joyeusement puisqu’elle se permettait de sautiller tranquillement derrière lui. Alors que Lena allait pénétrer dans la cuisine pour suivre le jeune homme, ce dernier revint rapidement vers elle pour lui balancer quelques questions au visage. Elle connaissait l’appart non ? Bien sûr que oui, presque aussi bien que le sien. Elle savait où était la cuisine ? Affirmatif. Après tout, Ryry lui faisait penser à un commandant à cet instant. Elle savait où il rangeait la bouffe ? Yep, yep, yep. Et, son ami continuait en avançant qu’il savait déjà que les réponses étaient toutes positives alors elle et son joli petit cul pouvaient rejoindre la cuisine pour se faire à manger. Et il osait avoir ce putain de sourire franc sur le visage en commentant simplement qu’il avait la flemme. Un rire glissa entre les lèvres de la blonde. Bordel, que c’était bon de le retrouver. Croisant un instant les bras sur sa poitrine, la blonde prit un air assez ennuyé alors qu’elle prenait la parole.

Quel gentleman tu fais Ry’ ! Elle tentais un autre surnom, moins ridicule et qui lui coûterait sans doute moins. Après tout, elle n’avait pas envie d’oser tenter le diable ce soir. Elle n’avait pas envie de se retrouver mise à la porte et c’était souvent qu’elle surnommait Ryder Ry’ donc cela devrait passer. Les yeux plantés dans ceux de son interlocuteur, la belle blonde continua. Je viens de supporter six heures d’avion et d’ennui – bon peut-être un peu moins pour l’ennui grâce à un joli garçon dans l’avion. Un sourire glissa sur les lèvres de la rebelle à ce souvenir. Ouais, on pouvait définitivement dire qu’elle n’avait pas eu six heures complète d’ennui dans l’avion. Secouant la tête comme pour chasser ces souvenirs et reprendre part à la réalité, la blonde continua. Bref… Ensuite j’ai dû marcher jusqu’au bar puis revenir ici parce que Monsieur a décidé de ne pas travailler et maintenant tu ne veux même pas me préparer quelque chose à manger. Bouhou, t’es devenu méchant en mon absence et je suis obligée de tout faire.

La blonde aurait pu paraître énervée, mais elle était purement et simplement trop amusée. Alors, jouant toujours ce jeu, elle se dirigea en traînant des pieds vers la cuisine. Elle mourrait de faim et son ami ne voulait même pas lui préparer un petit quelque chose. Que c’était cruel quand même d’autant plus en sachant que la jeune Wates n’avait aucune envie de cuisiner à cette heure-ci. Oh que non. Il était hors de question de commander quelque chose parce que ça mettrait trop de temps à arriver. Et, il était hors de question de cuisiner quelque chose parce que la jeune fille était dans un état trop euphorique pour perdre du temps. Alors, la jeune fille se dirigea vers un placard spécifique alors que le beau brun derrière elle prenait la parole en disant qu’elle lui avait manqué évidement et qu’elle savait qu’elle était irremplaçable. Ryder ne connaissait aucune autre gonzesse aussi tarée qu’elle. Lena aurait pu mal le prendre, mais ce ne fut pas le cas du tout. Elle avait parfaitement conscience d’être tarée en quelque sorte alors lorsqu’elle posa son regard sur le jeune homme qui souriait, elle ne put s’empêcher d’en faire de même. Elle loucha un instant sur la clope qu’il s’allumait avant de repartir à sa recherche de quelque chose à se mettre sous la dent tout en lui répondant.

Tu m’as manqué aussi au cas où tu te poses la question. Et puis, j’sais bien, j’suis irremplaçable dans ta vie et personne ne pourra jamais être aussi tarée que moi. Quoique… Cela existe peut-être quelque part ou dans un monde parallèle tu sais genre une autre dimension ou un truc du genre.

Divagations, divagations. C’était complètement ça en vérité. La blonde se mettait à déblatérer sur tout et n’importe quoi. Elle se mettait à dire des conneries pour combler le vide, le silence. C’était somme si cela pouvait retarder l’échéance. L’échéance de l’explication et du savon qu’elle risquait de devoir supporter même si, sur le coup, Ryder ne semblait pas vraiment en colère et surtout pas dans l’envie d’engueuler la demoiselle qui avait investi son appartement. C’était étrange d’ailleurs. Ryder était celui qui aurait dû avoir la réaction la plus violente en la harcelant de question et en lui hurlant à moitié dessus bien trop inquiet. Mmh, très étrange oui. Il allait falloir qu’elle vérifie s’il était malade ou quelque chose comme ça parce que c’était anormal comme situation. Trouvant enfin une boîte de cookies, la blonde se détourna des placards en même temps que Ryder osait enfin aborder le point sensible. Pendant qu’elle faisait la bouffe, elle devait lui dire où elle était ou il lui proposait carrément de la faire boire pour qu’elle parle. Lena haussa les épaules un instant avant d’aller se percher sur le comptoir de la cuisine. Une fois correctement assise, la blonde ouvrit le paquet de gâteau tout en répondant à son ami.

Je ne dirais pas non pour boire… Quoique te connaissant, tu vas sans doute me faire boire pour me faire parler et pour profiter de moi après. Elle lui tira la langue comme une puérile enfant. Jamais Ryder ne ferait ça. Jamais il ne lui ferait du mal. C’était sans doute une des rares personnes à qui la blonde faisait entièrement confiance. Une des rares personnes pour qui elle mettrait sa main à couper. Vous savez une de ces personnes dont vous pouvez dire clairement et surement qu’elles ne vous blesseront jamais consciemment. Sortant un biscuit du paquet, la blonde reprit. Je suis dans mon jour de bonté alors je vais répondre à tes questions. Je suis allée quelques semaines à Greenville pour, tu sais, genre me ressourcer ou un truc dans ce sens. Puis… Mmh… j’ai été voir… Hunter. Le prénom était sortit comme un murmure, comme si elle espérait pouvoir le noyer et faire en sorte que Ryder ne l’ait pas entendu. Lena se mordait la lèvre, incertaine de ce qu’elle devait dire ou faire à propos de cette histoire. Après tout, Ryder l’avait souvent ramassé à la petite cuillère après toutes ces histoires avec Hunter. J’ai passé quelques semaines avec Hunter. Tu sais, genre lui et moi… Ensembles. Et, il m’a proposé d’emménager avec lui…

Elle haussait soudainement les épaules en croquant dans son cookie et en laissant traîner le suspens sans doute plus que nécessaire. Lena imaginait déjà Ryder réfléchir à toute allure, elle le voyait déjà péter un câble tout seul dans sa tête. Pourquoi était-elle allée voir Hunter ? Pourquoi lui plus qu’un autre pour l’aider ? Pourquoi avoir été avec lui ? Allait-elle emménager avec lui ? Après tout, les agissements de la blonde semblaient sans doute trop effrénés et elle devait apparaître comme trop pressée. À peine rentrée qu’elle venait voir le jeune homme face à elle. Alors, peut-être qu’elle était venue à New-York simplement pour récupérer ses affaires afin d’emménager avec Hunter. Ailleurs. Loin. La jeune fille prit le temps de manger tout son biscuit tranquillement comme si elle n’était absolument pas préoccupée par la présence de Ryder qui poireauter (peut-être même avec une grande inquiétude) pour avoir une réponse. Reposant le paquet sur le comptoir pour un instant, la blonde sauta sur le sol avant de reprendre.

J’ai refusé… Je me sentais trop prisonnière, trop pas à ma place… J’ai ensuite pris quelques semaines de vacances à Las Vegas. Un grand sourire glissa sur le visage de la blonde. Las Vegas. La ville où elle avait réussit à tout reconstruire. La ville qui lui avait permis de replonger dans son enfer, dans son jeu, dans son monde. Se dirigeant vers Ryder, la blonde ne s’arrêta qu’à quelques centimètres de lui pour lui piquer sa cigarette en se fichant totalement du fait qu’à présent il pouvait se rendre compte de la rougeur de ses yeux. Lena porta rapidement la cigarette à ses lèvres profitant de la sensation. Soufflant la fumée dans les airs, la blonde planta ensuite son regard dans celui de son ami avant de murmurer. Et maintenant, je suis de retour…

Cela semblait être une phrase en suspens. Cela aurait pu être une phrase en suspens. Mais, dans le fond, la blondinette ne savait pas comment compléter cette phrase. Elle aurait pu être joueuse et balancer qu’elle était de retour pour jouer des mauvais tours. Elle aurait pu être sincère et jeter qu’elle était de retour et qu’elle était heureuse d’être avec Ryder. Elle aurait pu être provocante et dire qu’elle était de retour et qu’elle espérait que Ryder lui donnerait l’envie de rester là, avec lui peut-être. Mais, elle s’était contentée de dire qu’elle était là à nouveau et c’était à son ami d’interpréter cela comme il le voulait. Comme il l’entendait. Portant la cigarette à nouveau à ses lèvres, elle la tendit ensuite à Ryder sans bouger de là où elle était. Quelques fichus centimètres entre lui et elle. Et, soudainement, elle levait sa main pour la poser sur le front du garçon. Elle devait bien vérifier s’il était malade ou non puisqu’il ne lui avait pas crié dessus. Et, la rebelle était certaine de ne pas avoir à se justifier à voix haute pour ce geste puisque Ryry serait lire dans ses yeux pour la justification. Laissant retomber sa main, Lena recula d’un pas hésitante. Devait-elle rester là ou pouvait-elle aller se réfugier à côté de ses cookies ? Allait-il la prendre dans ses bras ou allait-il gueuler ?
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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: Ryna ► Did I miss you ? Sam 6 Déc - 17:59


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Lena Wates. Tu parles d’une putain de surprise ! Cela fait bien des mois que je ne l’ai pas vu et voilà que la jolie blonde débarque dans mon appartement comme si de rien n’était. Oh, dans le fond, je ne peux pas dire que je lui en veux vraiment. Je ne peux même pas dire que je suis vraiment et réellement en colère lorsqu’on sait ce qu’elle a vécu ces derniers mois, mais j’aurai quand même voulu qu’elle me donne de ses nouvelles de temps en temps. Je ne demandais pas qu’elle me téléphone tous les jours et qu’elle me fasse des résumés de ce qu’elle foutait de ses journées et de ses nuits, mais juste un coup de fil pour dire qu’elle allait bien aurait été suffisant. Mais en même temps, elle n’a jamais été le genre de personne à faire cela… Je suppose qu’elle voulait simplement mettre les voiles et qu’elle se fichait un peu du commun des mortels qui restait à New York. Le pire c’est qu’elle me manquait. Peut-être pas tous les jours. Peut-être pas intensément. Mais elle me manquait. Parce que cette gonzesse est tellement unique qu’une semaine sans elle se remarque forcément et même ses nombreuses conneries commençaient à me manquer, c’est dire…

Elle entre chez moi tranquillement et je ne pipe pas un seul mot. Qu’elle fasse comme si elle était chez elle, cela ne me dérange pas outre mesure. Combien de fois lui ai-je dis qu’elle pouvait le faire ? Je ne vais pas revenir sur mes propos maintenant. Mais néanmoins, je la menace quand même de la foutre à la porte si elle continue avec ce surnom ridicule ! Je suis certain que même un enfant de huit ans ne supporterait pas un tel surnom alors qu’on imagine deux secondes un type comme moi… c’est n’importe quoi. Sa question me tire un sourire, mais bien moins que la petite moue qu’elle affiche ensuite, comme pour savoir si je suis capable de lui résister ou pas.

« Euhm… Laisse-moi réfléchir deux secondes… » J’affiche une petite moue, comme si je me perdais actuellement dans mes réflexions et une poignée de secondes plus tard, je plante mon regard dans le sien. « … Ouais. »

Bon, je ne suis pas complètement sérieux. Certes, je la ficherais vraiment à la porte, mais seulement le temps de rire un bon coup avant de lui ouvrir de nouveau. Je ne suis pas un monstre pour autant, mais ça, elle n’est pas obligée d’être au courant, hein. C’est toujours plus amusant quand je me comporte comme un petit con qui se fiche de tout et de tout le monde. C’est un peu le comportement que j’ai toujours eu et je ne vois pas pourquoi je changerais même si je suis différent lorsqu’on a besoin de moi. Dès qu’on sort du domaine de l’humour, je deviens moi aussi sérieux et je réponds présent.

Mais pour le moment, je continue de faire le connard puisque je refuse de faire la cuisine pour mademoiselle Wates. Et comme je lui fais clairement comprendre, elle n’a qu’à se rendre dans la cuisine et se faire quelque chose parce que moi, j’ai une flemme pas possible. Je n’ai déjà pas le courage de faire la bouffe pour moi alors pour une autre personne… ! Et les petites répliques qu’elle me lance en valent la peine ! Je ne peux empêcher un nouveau sourire de se dessiner sur mes lèvres alors que je l’écoute attentivement, correctement calé dans mon canapé. J’arque finalement un sourcil et hausse doucement les épaules.

« Non mais justement, tu tiens le bon rythme ! Tu as supportée six heures de vol, une partie de jambes en l’air et une longue marche… Je ne vois pas pourquoi tu ne pourrais pas te rendre dans cette fichue cuisine pour te faire à bouffer. Si tu as eu l’énergie de faire toutes ces choses, tu auras l’énergie de te nourrir. »

Je prends mon air le plus innocent lorsque je termine ma longue tirade et lui adresse un nouveau regard amusé et moqueur à la fois. Quoi ? Je n’allais quand même pas changer en son absence ! Elle m’a toujours connue ainsi, pourquoi serai-je différent à l’heure actuelle ? Enfin, je m’allume quand même une nouvelle clope et lui annonce qu’elle m’avait manqué parce que c’est vrai et que je ne connais aucune gonzesse aussi tarée qu’elle – ce qui est vrai aussi -. Et puis, on ne remplace pas les gens ainsi. Du moins, j’en suis bien incapable.

« Qu’est-ce que j’disais ? Complètement tarée c’te fille. »

Je tire sur ma clope un long moment en affichant un sourire en coin parce que tout cela m’amuse vraiment et c’est comme si elle n’avait jamais fichu le camp. J’ai déjà l’impression qu’elle est là depuis des heures et qu’on se lance des conneries à la gueule depuis des jours entiers sans jamais faire de pause. C’est ça qui est magique avec elle. C’est ce que j’aime lorsque je suis à ses côtés.

« J’ai pas b’soin qu’tu sois bourrée pour ça. » Je réponds simplement en lui lançant un petit regard avant qu’elle ne poursuive son petit récit. Cela m’intéresse de savoir où elle se trouvait parce que je pense que c’est important. Bref je l’écoute, mais je me tape un blanc lorsqu’elle m’annonce qu’elle se trouvait avec Hunter durant quelques semaines. Putain. Je ne compte même plus le nombre de fois où je l’ai ramassé à cause de ce type, et elle m’annonce naturellement qu’elle était avec lui et qu’il voulait qu’ils emménagent ensemble. OKEY. Non mais c’est quoi le délire exactement ? C’est une blague ? Parce que si c’est le cas, elle est putain de pas drôle. Qu’est-ce qu’elle foutait bien avec ce mec ? Comme s’il pouvait lui être d’une très grande aide. Bordel. Elle m’énerve.

Lena m’annonce quand même qu’elle a refusée et qu’elle s’est ensuite tirée jusqu’à Las Vegas. Fantastique. Cela me rassure, tiens. Elle aurait juste pu le dire bien avant parce que moi, j’étais déjà en train de me dire qu’elle allait de nouveau disparaître. Disparaître comme la clope qui quitte mes lèvres pour rejoindre les siennes. « T’es putain de chiante. » Finis-je par dire en calant mon dos contre le dossier du canapé. Merde, c’est ma dose de nicotine. « Ouais bah heureusement qu’t’es de retour parce que toi et l’autre, j’crois que j’aurai pas franchement supporter… Pas après toutes les fois où j’t’ai récupérée dans un sale état. » Limite, ça aurait été comme une trahison à mes yeux. Ouais, c’est ça.

Je récupère quand même ma clope avant que cette dingue ne pose une main contre mon front. OK. Elle croit que je suis malade parce que je ne hurle pas et parce que je ne me mets pas en colère. Je pourrais être fou de rage et au fond de moi, je dois vraiment l’être, mais là… J’ai simplement pas le courage et je veux juste qu’on profite de nos retrouvailles. « Je suis pas malade. » Je tire sur la cigarette et recrache ensuite la fumée en levant le visage vers elle. « J’ai juste pas envie de hurler ce soir… En fait j’te laisse en suspense du moment où je vais péter un câble, comme une bombe à retardement… Ça pourrait être drôle que j’t’engueule dans deux mois parce que tu t’es barrée sans donner de nouvelles et parce que t’as été rejoindre l’autre con. » Ouais, la perspective m’amuse assez en réalité. La preuve en est que je souris de nouveau débilement.

Mais au final, je me relève et pose la clope dans le cendrier avant de me tourner vers Lena. Sourire en coin, je m’approche d’elle lentement, tel un prédateur avant de foncer vers ma proie et la prendre dans mes bras. Je la soulève sans perdre une seconde et je laisse mon visage à seulement quelques centimètres du sien tandis que je la conduis de nouveau jusqu’à la cuisine. Je la pose doucement sur un tabouret et détache mes mains de son corps pour attraper son menton entre mes doigts. « Te barre plus jamais comme ça, vu ? » Dis-je le plus sérieusement du monde.
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MessageSujet: Re: Ryna ► Did I miss you ? Dim 7 Déc - 2:10

Dean Ryder Westfield était loin d’être comme le commun de mortels aux yeux de la blonde et pourtant elle l’avait traité comme tel. Elle l’avait classé dans ce groupe sans plus y faire attention en osant s’enfuir de la ville de New-York et en se coupant de ce monde. Du monde des autres comme si elle était au-dessus d’eux ou tout du moins comme si elle était différente de ce commun des mortels. Ce gros sac de gens dans lequel tout le monde semblait trouver sa place. Même les plus marginaux. Pourtant, putain, Lena était divergente et elle se plaisait à penser que c’était bien le cas. Elle se plaisait à penser qu’elle était différente de tous les autres new-yorkais et new-yorkaises. La blonde ne pouvait pas se considérer comme appartenant au commun des mortels. Elle s’était toujours sentie exclue, distincte. Elle s’était toujours sentie anormale. Après tout, personne n’avait la même vie qu’elle. Personne n’avait ce passé si effrayant qui lui collait encore à la peau et qui l’obligeait à se réveiller plusieurs nuits. Personne n’avait cette folie totale qui possédait le corps de la rebelle. Après tout, quelle personne saine d’esprit se serait tournée vers la prostitution simplement pour le plaisir de l’adrénaline ? Il n’y avait sans doute que Lena Wates pour faire des choses comme celles-ci. Seule elle pouvait aller aussi loin et subir pourtant de telles horreurs. Lena avait l’habitude de chercher le danger ou les limites, mais à chaque fois que quelque chose de mauvais débarquait dans sa vie, elle semblait être la blanche colombe qui n’était plus qu’une victime. La mort de sa mère, le suicide de son père, certaines bagarres, le viol… Victime d’un jeu que la vie ne semblait pas mettre en place avec le commun des mortels. Alors quelle créature était-elle ? C’était sans doute une question à poser et à explorer. Sortez vos feuilles et vos stylos et planchez sur ce sujet. Vous avez quatre heures.

Dean Ryder Westfield était loin d’être comme le commun des mortels pour la demoiselle Wates et c’était sans doute pour cette raison qu’il était l’heureux élu ce soir. L’heureux élu à pouvoir profiter de la grande nouvelle du retour de la blonde à New-York en exclusivité et en discrétion. L’heureux élu de la savoir en vie et en bonne santé. Cela aurait pu être un flash spécial si elle était réellement célèbre du genre « Flash spécial : Lena Wates est vivante et semble en bonne santé ». Stupides conneries. Bien sûr qu’elle allait bien. Bon, il était vrai que lorsque des personnes disparaissaient pendant deux mois et cela sans donner le moindre signe de vie, les gens pouvaient se permettre d’envisager les pires scénarios comme un meurtre ou un kidnapping. Et, au vu de la vie de la blonde et de la mauvaise chance qui s’abattait sur elle, cela aurait pu être parfaitement probable voir même véridique. Heureusement pour elle, la vie ne lui avait pas fait ce coup bas et personne à New-York n’avait eu l’idiotie d’avertir la police de sa disparition. La rebelle n’était tout de même pas partie comme ça sans rien dire. En effet, Lena considérait qu’envoyer un sms à toutes les personnes qu’elle connaissait – pour dire qu’elle partait faire un tour dans un autre pays et qu’elle ne serait pas joignable pour une durée indéterminée – était déjà suffisant ou tout du moins suffisamment acceptable pour ne pas lancer la police à ses trousses en croyant à un enlèvement futur. La blonde avait ainsi pu profiter pleinement de ce break sans réellement avoir à s’en faire du monde et du commun des mortels – même si certaines personnes lui manquaient.

Dean Ryder Westfield n’était pas le commun des mortels pour Lena Wates. Il était une des personnes les plus importantes dans sa vie. Une des personnes qui la connaissaient bien. Une des personnes avec qui elle avait partagé beaucoup trop de choses, beaucoup trop d’histoires. Il était son ami depuis plusieurs années et cela passait bien au dessus du statut de fournisseur qu’il avait occupé quelques temps. Il était devenu un des points d’ancrage de la blonde. Après tout, la vie de la jeune Wates était comme une vie en mer. Elle était toujours sur un bateau qui tanguait parfois plus violement que d’autres. Elle demeurait tout le temps en équilibre instable et elle avait besoin de point d’ancrage, de personnes à qui se raccrocher parfois pour éviter la chute. Ryder faisait parti de ces personnes. Et cela malgré tout ce qui se passait entre eux. Ryder et Lena. Lena et Ryder. C’était compliqué, difficile à définir et c’était affreusement bien comme ça. Il n’y avait pas besoin d’étiquettes. Alors, quand son ami avança qu’il pourrait la mettre dehors à cause du surnom qu’elle venait d’employer, la rebelle mettait toute les chances de son côté jouant la moue adorable et avançant qu’il n’en serait pas réellement capable. Pourtant lorsqu’il avança qu’elle devait le laisser réfléchir deux secondes, la blonde savait que c’était perdu d’avance. Et, c’était le cas parce qu’à peine quelques secondes après ces réflexions, Ryder planta son regard dans celui de la blonde et lançait un ouais laissant sous-entendre qu’il pourrait la mettre dehors. Lena laissa un air choqué passer su son visage alors qu’elle portait la main à son cœur en s’exclamant soudainement.

Quelle cruauté !!!

C’était purement théâtral. C’était purement amusant. Et, à présent qu’elle se retrouvait dans cet appartement face à ce visage d’ange, la rebelle se rendait compte du trou béant qui avait pris place dans son être ces dernières semaines. Ce trou béant auquel elle n’avait pas réellement prêté attention, trop occupée à chercher à se débarrasser du feu de l’enfer qui passait son temps à cramer sa peau. Pourtant, il avait toujours été là et il s’était agrandi chaque jour. Alors, maintenant qu’elle était à nouveau à New-York, à nouveau avec Ryder, la jeune Wates ressentait la douleur de ce manque lui bouffer les entrailles. Heureusement, c’était une douleur fugace. Le genre de douleur qui s’évapore tellement vite qu’on a l’impression qu’elle n’a jamais existé. La présence de son ami avait le pouvoir de faire disparaître ce trou béant pour le remplacer à nouveau par cette pièce manquante dans la vie de la blonde. Et, c’était parfait. C’était eux. C’était comme avant. Alors, quand Ry’ ressortit de la cuisine pour lui dire clairement de se démerder, la blondinette ne pouvait que rire parce que, bordel, que c’était bon de retrouver son Ryder. Pendant quelques secondes, Lena tenta de faire pencher la balance de son côté pour avoir le jeune homme prêt à accomplir le moindre de ses désirs. Mais, elle échoua lamentablement alors qu’il avançait qu’elle tenait le bon rythme après avoir supporté tout cela. Il ne voyait pas pourquoi elle ne pourrait pas se rendre dans la cuisine pour se préparer à manger parce que si elle avait eu l’énergie de faire toutes ces choses, elle avait l’énergie de se nourrir. En jetant un regard à Ry’, elle aurait eu envie de lui sauter dessus avec cet air innocent qu’il se composait alors que ses prunelles brûlaient de malice et de moquerie. Alors, Lena haussa simplement les épaules en répondant.

Ton raisonnement n’est pas trop mauvais et du coup tu fais une bonne déduction. Tu t’améliores Ry’, bravo. La rebelle afficha un grand sourire comme pour appuyer ses propos puisqu’elle complimentait le jeune homme bien gentiment. Après tout, peut-être qu’avec un peu de compliments, elle pourrait gagner et obtenir un vrai repas cuisiné par Ryder lui-même. Ouais, non, il ne fallait pas vraiment rêver. Alors, Lena tenta une dernière approche. Mais, tu vois, justement, j’ai supporté tout ça et maintenant je suis tellement fatiguéeeeee…

Non ? Non ? Bon, bah tant pis. Elle allait vraiment devoir se démerder toute seule maintenant. Elle avait tenté les compliments, la moue adorable et rien ne marchait ce soir. Tant pis. La jeune Wates aurait pu tenter la corruption, la provocation ou n’importe quoi d’autre pour finir par gagner. Mais, putain, elle n’avait pas envie de perdre encore plus de temps. Elle était quand même en train de crever de faim à cet instant même. Alors, la jeune fille se mit en quête de quelque chose de bon à manger sans pour autant trop perdre de temps à cuisiner ou à attendre que cela soit prêt. Et, Ryder parlait et elle lui répondait. Comme si tout était naturel. Comme si tout était normal. C’était comme si la jeune fille n’avait jamais quitté New-York, qu’elle n’avait pas disparu deux mois sans rien dire. C’était comme si elle avait toujours été là, toujours présente dans cet appartement. Et, comme d’habitude, la blonde partait dans des divagations pour combler le silence. Lorsque celui-ci se fit, elle put très bien entendre Ryder avançait qu’elle était complètement tarée. Attrapant le paquet de cookies qui lui faisait de l’œil, la blonde se retourna vers son interlocuteur et elle lui fit un clin d’œil en lui répondant – quand bien même il ne s’adressait pas directement à elle.

Et fière de l’être trésor !

Après tout, si elle n’était pas si tarée, la jeune fille aurait pu rentrer dans le moule et dans la catégorie du commun des mortels. En soi, ce n’était peut-être pas si terrible. Cependant, étant donnée que la blonde s’était toujours trouvée en dehors du cercle, elle avait beaucoup de mal à voir cela d’un très bon œil. Se hissant sur le comptoir de la cuisine (parce que ouais, c’était trop simple de s’asseoir sur un tabouret), Lena balançait que Ryder pourrait profiter d’elle s’il la faisait boire et il répliquait instantanément qu’il n’avait pas besoin qu’elle soit bourrée pour cela. Joueuse. Aguicheuse, Lena haussa les sourcils  en lui jetant un regard interrogateur qui pourrait presque sonner comme un « en es-tu certain ? » silencieux. Et, la jeune Wates se contenta de se concentrer pour parler de son périple. Greenville, Hunter (outch sujet à ne pas réellement aborder puisqu’elle avait souvent débarqué ici en pleur et complètement mal pendant des semaines à cause de lui), l’emménagement proposé. Lena joua la méchante en laissant planer le silence et le suspens comme pour se venger de l’incapacité du jeune homme à lui préparer un repas. Mais finalement, elle reprenait et terminait son histoire par Las Vegas avant de sourire et de se lever pour voler la cigarette de Ry’ et annoncer qu’elle était de retour. Ryder lui dit qu’elle était putain de chiante et la blonde se contenta de lui tirer la langue. C’était une constatation connue de tous et puis, zut, elle lui rendait sa cigarette alors que son trésor reprenait. Heureusement qu’elle était de retour parce qu’elle et l’autre il ne l’aurait pas supporté. Pas après toutes les fois où il l’avait récupérée dans un sale état.

Il s’appelle Hunter…

C’était plus fort qu’elle. Le murmure lui avait échappé. C’était un automatisme qu’elle n’avait même pas pu retenir, qu’elle n’avait pas réellement cherché à retenir. Au début, Ryder acceptait d’appeler Hunter par son prénom. Avant toutes les mauvaises choses. Puis, il était rapidement devenu « l’autre » et, dans le fond, cela ne s’était jamais perdu malgré le départ du blond de la ville de New-York et de la vie de la jeune fille. Lena se mordait la lèvre parce qu’elle savait déjà qu’elle avait commis une faute et qu’elle aurait mieux fait de le laisser l’appeler comme il le souhaitait. Elle n’avait rien à redire sur cela. Cependant, la blonde agit rapidement en déposant sa main sur le front de son ami. Bah quoi ? Ryder n’avait pas crié alors peut-être qu’il était malade. Et, presque automatiquement, il contrait cette idée annonçant de but en blanc qu’il n’était pas malade. Lena attendait patiemment une explication et elle ne fut pas longue à venir. Il n’avait pas envie d’hurler ce soir. Il laissait en suspense du moment où il allait péter un câble comme une bombe à retardement. Oups… Cela pourrait être drôle qu’il l’engueule dans deux mois parce qu’elle s’était barrée sans donner de nouvelles et parce qu’elle avait été rejoindre l’autre con. Touchée. Coulée.

Cela pourrait être drôle en effet et je crois que j’aurais plus tendance à rire qu’à me sentir coupable si tu me fais une crise dans plusieurs mois t’sais… J’aurais plus eu peur ce soir que devant une future bombe à retardement tu sais… Et, Hunter m’a beaucoup aidé tu sais… J’ai longuement hésité avant de partir de là-bas… De le laisser…

Bordel, Lena cherchait vraiment les ennuis. Ryder souriait débilement en face d’elle comme se réjouissant d’une future crise dans plusieurs mois. Lena souriait tout aussi débilement en imaginant la scène. De l’extérieur, ils devaient sans doute avoir l’air de deux psychopathes. Quoiqu’il en soit, la blondinette semblait amusée d’une crise future et cela donnerait peut-être plus envie à Ry’ de lui crier dessus maintenant d’autant plus qu’elle en rajoutait une couche sur Hunter. Encore et encore. Comme si elle n’avait plus que ce nom à la bouche soudainement. Merde. Ryder finit par s’approcher d’elle. Doucement comme l’aurait fait un foutu prédateur. Et, au lieu de s’enfuir ou de reculer comme l’aurait fait n’importe quelle proie censée, la blonde ne bougeait pas d’un cheveu et elle ne quittait pas des yeux le jeune homme qui la prit soudainement dans ses bras. Elle rigola lorsqu’il la souleva dans les airs. Bordel, qu’elle était bien là. En cet instant. À cet endroit. Avec Ryder. C’était comme si elle était complètement et totalement à sa place. Le visage de la blonde n’était qu’à quelques centimètres de celui du jeune homme et elle sentait son cœur battre plus vite. Elle se sentait revivre encore plus qu’avant si bien qu’elle se rendit compte qu’ils étaient dans la cuisine seulement lorsqu’elle se retrouva sur un tabouret. Sitôt, la jeune fille envisagea de reprendre un cookie, mais son menton fut vite prisonnier des doigts de Ry’ alors qu’il lui disait de ne plus jamais se barrer comme ça. Il était si sérieux. Il était si bandant. Si Ryder en vérité. La blonde acquiesça vivement. Elle était incapable de faire autrement.

C’est promis. Elle ne pouvait rien dire d’autre. Pas là, pas maintenant. Pas alors que Ry’ était si proche d’elle alors qu’elle ne l’avait pas vu depuis deux mois. Elle ne pouvait pas lui dire qu’elle serait capable de repartir comme ça si les choses tournaient au cauchemar à nouveau. Non, pas alors qu’il était là. Si proche. Si présent. Si lui. Elle ne pouvait que souffler soudainement. Ry’… Puis-je quémander un baiser maintenant ?

Elle ne le quittait pas des yeux. Le désir pulsait dans son être. Son cœur battait la chamade. Ce n’était qu’un murmure qui avait glissé entre ses lèvres. Ce n’était qu’une demande qu’elle n’avait pas été en mesure de retenir. Peut-être qu’elle aurait dû se taire et continuer leur jeu amical à se renvoyer des conneries à la figure. Mais, putain, c’était la faute de Ryder. C’était lui qui s’était approché et c’était lui qui était devenu si sérieux. Puis, merde, c’était tout de même lui qui était si foutrement sexy et désirable. Ouais, c’était uniquement et totalement la faute de Ryder. Elle n’était pas coupable du tout. Et, elle attendait encore une fois sa sentence. Pauvre petite éprise.
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MessageSujet: Re: Ryna ► Did I miss you ? Lun 12 Jan - 17:14


i’m in trouble, i’m an addict. I’m addicted to this girl. She’s got my heart tied in a knot and my stomach in a whirl. → ryna


Elle est tarée ouais, ça ne fait aucun doute à mes yeux et bordel, c’est aussi pour cette raison que je l’apprécie autant. Je crois que dans mon entourage, personne n’est réellement bien dans sa tête et c’est tant mieux, je ne suis pas moi-même une personne bien sous tout rapport alors il serait presque amusant que mes proches soient des anges. Ils n’en sont rien et Lena encore moins. Pour autant, il arrive aussi qu’elle m’agace et que j’ai envie, j’en sais rien, de lui mettre deux-trois claques afin qu’elle revienne à la raison et cela se produit irrémédiablement lorsqu’elle évoque l’autre connard qui la foutait sans cesse dans un état pitoyable. C’est moi qui étais là. C’est moi qui la ramassais à la petite cuillère alors qu’elle chialait pendant des heures et maintenant, voilà qu’elle m’annonce qu’il voulait qu’elle emménage avec lui. Mais franchement. Putain, qu’est-ce qu’elle avait dans la tête à ce moment-là ? Pourquoi s’être rendue chez lui alors qu’elle aurait pu être partout ailleurs ? Je n’en comprends pas les raisons et certainement que je n’ai pas envie de comprendre parce que cela me soule plus qu’autre chose. J’ai parfois l’impression dérangeante que Lena est masochiste, à moins qu’elle ne cherche encore et toujours cette destruction qui occupait tant d’espace dans son existence. Est-ce qu’elle en est encore à ce stade ? J’en ai fichtrement aucune idée, mais j’espère que non. Et même si la blonde est là, même si elle lui a dit non, cette annonce me reste au travers de la gorge. Et c’est bien pire lorsqu’elle me rappel son prénom, comme si elle ne supportait pas que je l’appelle « l’autre », alors qu’il mériterait bien pire comme : l’autre enfoiré de connard de fils de pute.

« La ferme. »

C’est sorti tout seul. Comme un réflexe. Un automatisme. Elle n’a tout simplement pas le droit d’exiger de moi que je l’appelle par son prénom ou que sais-je encore. D’ailleurs, elle ne devrait même pas dire son fichu prénom sous mon toit après tout le mal qu’il lui a fait. Alors si elle ne veut pas que je balance des horreurs à son propos, il ne faudrait pas qu’elle pousse trop l’histoire parce que je pourrais finalement perdre mon calme apparent et je crois bien que Lena sait à quel point je peux être une sorte de bombe à retardement parfois. C’en est même inquiétant lorsque j’y pense. J’ai tendance à garder trop de choses au fond de moi et je pète des câbles lorsqu’on s’y attend le moins. Je me déteste dans ces moments là.

Mais voilà qu’elle parle encore de lui. Il l’a aidé. Elle a hésité. Bla Bla Bla. Génial. Si elle ne voulait pas revenir, elle n’avait qu’à resté là-bas avec son parfait Hunter, qui, après lui avoir fait autant de mal, voulait qu’ils vivent ensemble. Elle aurait très certainement été heureuse avec ce connard.

« Ouais, et ? Qu’est-ce que tu veux que ça m’foute à moi ? Tout ce qui est en rapport avec ce connard ne m’intéresse pas, c’est vu ? »

Quand je prends quelqu’un en grippe, cela dure généralement toute une vie et je ne pardonne jamais, elle devrait être au courant puisqu’elle est sensée bien me connaître, mais non, j’ai l’impression qu’elle en rajoute encore un peu plus exprès.

« Si tu voulais qu’on parle de lui, t’es venue frapper à la mauvaise porte. »


Parce que moi, à part être cruel, je ne pourrais rien faire d’autre. Ce mec m’insupporte au plus haut point et je ne lui serai jamais reconnaissant de rien, même s’il l’a soi disant aidé. Bah c’est bien. Il aurait du le faire avant aussi, ça aurait été pas mal plutôt que lui faire autant de malheurs. Mais non, il semblerait que les gens se rachètent des consciences un peu tardivement et les autres passent l’éponge sur les conneries du passé. Que Lena le fasse si ça la chante, cela ne sera jamais mon cas. Je ne suis déjà pas capable de le faire pour ma propre mère alors envers un ‘inconnu’, c’est fichu d’avance.

Je calme quand même ma colère et je me relève finalement. Je n’ai vraiment pas envie de me prendre la tête ce soir. J’en ai pas la force. De base, je voulais qu’on me foute la paix, mais Lena est là. Et malgré tout, je suis content de la voir, mais maintenant, je veux qu’elle la ferme à propos de l’autre crétin. Et pour cela, je m’approche d’elle, comme si elle était devenue ma proie et elle l’est parce que je m’approche toujours un peu plus, plus vite et finalement, je la prends dans mes bras et la soulève. Sourire aux lèvres, je marche jusqu’à la cuisine où je la dépose finalement sur un tabouret. J’emprisonne rapidement son menton entre mes doigts et lui ordonne simplement et naturellement de ne plus jamais se barrer. Je suis plus que sérieux. Cela se ressent dans le ton de ma voix, mais aussi dans mon regard.

Elle promet. Bien. Je hoche la tête et m’apprête à me reculer lorsqu’elle quémande un baiser. J’arque un sourcil et me redresse alors que je lâche son menton en faisant reculer son visage.

« Va chier. »

Digne de moi. Bien évidemment. Je me recule de quelques pas et évolue dans la cuisine d’où je sors une bouteille de whisky d’un placard. Je l’ouvre et en boit de longues gorgées, comme si l’alcool pouvait être un calmant au niveau de mes nerfs, mais j’en doute. Je repose finalement la bouteille et me tourne pour faire face à Lena alors qu’un nouveau sourire étire mes lèvres – à croire que je suis bipolaire tant je change de comportement en quelques secondes -. Je m’approche lentement d’elle, comme je l’ai fais tout à l’heure et je la contourne afin d’être dans son dos.

« Tu le veux toujours, ce baiser ? »

Ma voix n’est plus que murmure alors que je dégage sa nuque en passant ma main dans ses cheveux. Mes lèvres glissent contre sa peau que j’embrasse doucement, lentement, presque tendrement. Je fais ensuite tourner le tabouret de sorte à ce qu’elle puisse me faire face. De là, j’ancre mes prunelles dans les siennes et approche lentement mon visage du sien, centimètre par centimètre jusqu’à ce que nos lèvres se frôlent. Mes mains remontent ses cuisses tout aussi doucement jusqu’à ce que ma bouche plonge sur la sienne, que mes lèvres dévorent les siennes. Étais-ce bien ce que tu voulais, jolie blonde ?
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Lena Wates
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MessageSujet: Re: Ryna ► Did I miss you ? Mer 21 Jan - 2:26


Lena Wates ou plus communément connue sous le nom de la tarée de New-York. On pouvait aussi l’appeler la gamine de Greenville, mais elle aurait été loin d’apprécier cette dénomination. Ou encore la droguée en recherche de sensations fortes et de mort. Ouais, c’était tellement logique et cela correspondait parfaitement avec ce qu’elle était. Et, en affirmant tout cela, en offrant tous ces surnoms, une seule interrogation revenait incessamment dans la tête de toutes les personnes qui tentaient de comprendre qui elle était vraiment ou ce qu’elle était réellement. La blonde n’était-elle qu’une masochiste ? Ou bien peut-être qu’elle n’était qu’une gamine toujours à la recherche de plus de destruction ? Après tout, lorsqu’elle n’était qu’une enfant, son père passait pas mal de temps à la frapper. Elle se souvenait des coups sur sa peau comme s’ils dataient d’hier alors que cela remontait à des années. Elle se souvenait des moindres détails comme si elle venait tout juste de subir à nouveau. Sa médiocre vie avait toujours été constituée de souffrance et cela dès le départ. Alors, dès lors que la jeune fille avait pu s’enfuir de sa prison dorée, elle avait cherché à s’enfoncer. Elle avait cherché à continuer ce qui semblait être la réalité. Cela semblait juste logique. Cela semblait normal. Tout simplement. C’était comme si une part d’elle-même cherchait à combler ce vide laissé par la disparition de son père et de la souffrance qu’il lui infligeait. Le suicide de son géniteur avait conduit à la perte de souffrance et, dans le fond, la blondinette avait toujours cherché à continuer cette douleur. Elle avait toujours voulu lui laisser une place dans sa vie, comme si c’était devenu une amie dont elle ne pouvait se séparer. Elle avait toujours ce fichu désir d’avoir mal pour être bien. Elle ressentait encore ce besoin irrépressible de se détruire pour réellement vivre et être elle-même. Lena Wates. Elle n’était pas le commun des mortels. En se rendant compte de tout ce qu’elle faisait, de toutes les substances qu’elle avalait ou de toutes ces choses dangereuses qu’elle commettait pour se rapprocher du vide et de la mort, les gens la prendraient sûrement pour une masochiste. Beaucoup devaient déjà le penser. Le pire était sans doute que la jeune Wates ne chercherait même pas à nier cela. Bien au contraire. C’était mieux de passer pour une masochiste que pour une gamine en détresse qui cherchait à combler ce vide dans sa poitrine. Parce que, ouais, en vérité, elle n’était qu’une enfant qui n’avait rien connu d’autre. Une gamine qui voulait continuer de vivre avec une constante, une route qu’elle connaissait. Un tunnel droit vers l’enfer.

Elle ne savait pas exactement comment Ryder la considérait. Pensait-il qu’elle était masochiste ? Ou avait-il compris toute l’horreur qui se cachait derrière ce qu’elle s’infligeait à elle-même ? Elle n’en savait rien. Elle ne voulait pas savoir. La blonde ne voulait même pas mettre ce sujet sur le tapis. Et, si un jour il lui en parlait, elle improviserait simplement en fonction des mots qui seraient prononcés. Lena était née dans la souffrance, elle avait vécu dans la souffrance alors elle crèverait sans doute dans la souffrance. Et, entre temps, il y aurait que ça. Il n’y aurait que cette recherche incessante de douleur et de souvenirs. Cette quête incessante et pourtant si nécessaire. Mais, parfois, à certains instants, la jeune fille pouvait vivre posément. Elle pouvait apprécier réellement la vie comme l’aurait fait une personne de son âge en bonne santé mentale et physique. Cela arrivait souvent quand elle était avec Ryder. Ouais, c’était trop régulièrement qu’elle se sentait bien avec lui. Il n’y avait pas besoin de souffrance ou de destruction pour être Lena. Il n’y avait pas besoin de douleur pour se sentir en vie et sentir son cœur battre sous ses doigts. Ryder était juste un putain de magicien qui lui donnait vie juste avec sa présence. Après tout, il venait de faire disparaître le trou béant qui s’était réveillé dans la poitrine de la blonde lorsqu’elle s’était rendue compte que tout le monde lui avait manqué. Et, ils se retrouvaient. Purement et simplement. Ryder et Lena. Lena et Ryder. Plus connu sous le duo Ryna. Le duo qui n’était pas si commun au reste de l’humanité. Après tout, la relation qu’ils entretenaient devait suffir aux autres pour ne pas les définir comme tout le monde. Qui aurait eu l’idée de se contenter de cela ? Qui aurait eu l’idée de rester si libres ? Si différents en un sens ? Cela ne pouvait qu’être eux. Encore et toujours. Envers et contre tout. Ryder et Lena. Ryna dans toute sa splendeur. Ryna dans tout son caractère unique.

Depuis leur première rencontre, ils étaient tombés d’accord. Il n’y aurait pas d’étiquettes, il n’y aurait pas de grands sentiments dit à haute voix. C’était juste eux. Ils étaient simplement libres. Les gens avaient cru que la blonde était la copine de Ryder lorsque celui-ci était en prison. Bien, qu’ils croient ce qu’ils désiraient et peu importait. Les gens avaient du mal à définir ce qu’ils étaient. Bah, tant pis pour eux. Cela ne les concernait nullement. Aux yeux de la rebelle, Ry’ était son point d’ancrage, son ex-fournisseur, son ami, son amant parfois. Peut-être qu’il était aussi son genre d’amoureux sans que cela ne soit réel. Merde, vous ne devez même pas comprendre cela. Et, si c’était à expliquer, cela prendrait des heures et des heures. Contentez-vous de ce qu’on vous donne et tant pis pour vous. Ils étaient Ryna. Ils étaient uniques. Ils étaient eux. Et c’était parfait comme cela. Ça avait toujours fonctionné pour l’instant, malgré tous les dérapages, malgré tout le reste. Malgré la chienne de vie autour d’eux. Ryder et Lena étaient comme un navire. Si l’un d’eux lançait une vague, l’embarcation se mettait à tanguer et ils pouvaient couler. La blonde lançait elle-même cette vague. Elle cherchait les ennuis. Elle avait vaguement abordé son périple et Hunter pour éviter d’énerver l’ancien prisonnier. Pourtant, lorsqu’il l’avait appelé l’autre, la jeune Wates n’avait pas pu retenir son intervention. Et, elle se prenait une claque en pleine face lorsque Ryder eu le réflexe automatique de lui dire de se la fermer. Oups… Lena se mordait la lèvre, baissant les yeux comme une enfant prise en faute. Elle ne voulait pas énerver son Ry’. Non, pas alors qu’elle venait tout juste de rentrer et qu’elle venait le voir lui. Pourtant, lorsqu’elle reprit la parole, la demoiselle continua à balancer des vagues vantant Hunter et ce qu’il avait fait pour elle, ce qu’il lui avait offert. Les répliques de Ryder ne tardaient pas à tomber. Qu’est-ce qu’elle voulait que ça lui foute à lui ? Lena haussait les épaules, yeux fixés sur le sol. Elle avait cette attitude d’enfant qui se faisait gronder et ça n’en finissait pas puisque Ryder continuait. Tout ce qui avait un rapport avec Hunter (noté le joli changement subconscient de la blonde qui ne pouvait se résoudre à reprendre le mot connard employé par Ry’) ne l’intéressait pas vu ? C’était une question à laquelle elle ne répondait même pas. D’ailleurs elle n’aurait pas pu puisqu’il parlait encore. Si elle voulait qu’ils parlent de lui, elle avait frappé à la mauvaise porte. Relâchant sa lèvre qu’elle ne cessait de mordiller, la blonde garda les yeux rivés sur le sol et répondait tranquillement.

J’suis désolée… Bâclée, enfantin. Simplement trop Lena sans doute. La rebelle ne quittait pas le sol des yeux et les mots étaient mâchés, presque trop marmonnés. Ouais, elle était pire qu’une gamine qui se faisait gronder et qui venait s’excuser après. Triturant ses mains, la jeune Wates reprit. Je sais que tu n’en as rien à foutre de lui, que tu ne l’aimes pas et je suis désolée d’en avoir parlé.C’étaient des fichues excuses en bonne et due forme. Des foutues excuses qu’elle n’avait même pas pu retenir. Putain, Ryder lui demandait des détails sur son absence, elle en donnait et elle finissait juste par se faire gronder en quelque sorte. Et, au final, c’était elle qui s’abaissait. C’était elle qui en venait à présenter des excuses et à se comporter comme une enfant en faute. Dans un sens, la blondinette aurait aimé se comporter comme cela à cause de son absence qui avait inquiété, mais pas juste à cause d’un homme. Glissant ses mains dans ses poches pour arrêter de se faire du mal toute seule, la demoiselle reprit. J’suis pas venue pour ça et tu le sais. J’voulais te voir Ryder.

La justification semblait différente de tout le reste. À première vue, elle semblait obligatoire comme pour lui faire comprendre qu’elle était là pour une raison précise et qu’elle avait bel et bien un but en venant ici. Oh, n’allez pas vous faire des petits films dans vos têtes mes amours. Elle était là parce qu’elle voulait qu’il sache qu’elle allait bien et qu’elle était de retour. Elle était là parce que c’était Ryder et qu’elle avait besoin de le revoir. Et, peut-être aussi fichtrement envie. Mais, la justification semblait presque insensée aussi. Devait-elle vraiment confesser la raison de son déplacement jusqu’ici ? Devait-elle vraiment mettre des mots sur ce qui semblait aussi clair ? D’ailleurs, comparée aux autres mots si gamins, si effacés et si marmonnées qu’elle avait prononcé, cette justification sonnait presque trop froidement. La jeune Wates avait haussé la voix pour être certaine de se faire entendre, de se faire comprendre et peut-être aussi respectée ouais. Et, putain, bordel de merde, elle l’avait appelé par son prénom. Pas de joli petit surnom doux qu’elle ne lui donnait constamment, rien de mignon. C’était juste Ryder. C’était juste trop froid peut-être, trop distant. Encore heureux qu’elle ne l’ait pas appelé par son patronyme complet. La blonde avait même osé relever les yeux comme pour le défier de la mettre à la porte ou de lui dire qu’elle n’était pas là pour cela ou Dieu sait quelle autre connerie il pourrait inventer pour la mettre en colère. Et, maintenant, elle le voyait. Lui. Ryder qui s’approchait d’elle. Il s’approchait tel un prédateur. Et, putain, un prédateur foutrement sexy. Nul doute que même la plus censée des gazelles n’aurait pas cherché à prendre la fuite devant ce lion majestueux.

Lena était bien loin d’être très censée, surtout dans de telles situations, surtout lorsque son Ry’ savait jouer de son charme. Il s’approchait comme un prédateur. Et, la blonde demeurait immobile. Elle se fichait complètement de se faire bouffer. Au fond, peut-être même qu’elle en crevait juste d’envie. Mais, cela elle ne l’avouerait jamais à haute voix. Ils étaient yeux dans les yeux. Il avançait. Elle ne bougeait pas et cela même lorsqu’il fondit soudainement sur elle pour la soulever dans airs. Au lieu d’hurler ou de chercher à se dégager, la blonde se contenta de rire et d’apprécier l’instant. Elle avait l’impression d’être en vie. Réellement. Stupidement. Il n’y avait plus besoin d’un alcool lui brûlant la gorge pour sentir son ventre se tordre. Il n’y avait plus besoin de danger pour sentir son cœur battre plus fort. Il n’y avait plus besoin de baise pour exister aux yeux d’autrui. Il n’y avait plus besoin d’aiguilles dans sa peau pour sentir les frissons courir le long de celle-ci. Ryder était sa dose de crack et il n’avait aucun effet négatif sur elle… Enfin, rien sur le long terme dans la logique normale des choses. Les pensées de la blonde fourmillaient alors qu’elle profitait de cet instant. Ce moment où elle était vivante sans avoir besoin de l’illusion de son enfer. La blonde revint à la réalité dès lors qu’elle fut déposée sur ce foutu tabouret. Et, son menton se retrouva rapidement prisonnier entre les doigts du sexy sérieux monsieur Westfield qui lui demandait d’ailleurs de ne plus jamais se barrer comme ça. Et, elle le promettait. Purement et simplement. Elle le promettait sans chercher plus loin.

Qu’aurait-elle pu faire d’autre qu’acquiescer vivement à cette demande alors qu’un homme foutrement bandant se tenait devant elle, trop proche d’elle et trop en contact avec elle ? Un homme auquel elle avait eu le droit de goûter. Un homme qui semblait toujours apparaître comme un fruit défendu. Après tout, Ryder et Lena jouaient peut-être un peu trop ensemble. Un peu trop dangereusement. Ils s’appréciaient. Ils tenaient l’un à l’autre. Ils comptaient l’un sur l’autre. Ils aimaient passer du temps ensemble. Et, parfois, ils s’abandonnaient l’un à l’autre. Y avait-il un risque ? Avec le temps. Avec la vie. Avec ce qu’ils partageaient. Peut-être qu’un jour des sentiments finiraient par se mêler de toute cette histoire. Peut-être qu’un jour les choses risquaient de devenir trop compliquées, trop ambigües, trop réelles. Oui, peut-être. Peut-être aujourd’hui. Ou demain. Ou dans des mois. Ou jamais. Ils ne pouvaient pas savoir. Et, Lena ne pouvait pas reculer alors lorsque Ry’ hocha la tête, la demande glissa entre les lèvres de la blonde. Cette question, cette demande. Bordel de merde. Une Wates ne quémandait pas déjà. Et, putain, certainement pas un baiser. Et, pourquoi. Oh putain. C’était trop compliqué avec ce désir qui pulsait dans son être. La jeune Wates se sentait simplement comme une pauvre petite éprise qui voulait de l’attention de son partenaire. Le si foutrement sexy et désirable Ryder qui arquait un sourcil, se redressait et la lâchait. Ce si foutrement mec qui lançait un va chier à la demande de la rebelle. Lena qui d’ailleurs ouvrait la bouche sous le choc avant de rapidement se reprendre et de lancer comme si cela n’avait pas eu d’impact sur elle. Comme si son cœur ne s’était pas arrêté. Comme si la vie continuait. Et, putain, ouais, elle continuait.

Très sympathique chéri.

Tant pis pour elle ou tant mieux. Ouais, c’était peut-être tant mieux qu’il réagisse de cette façon. Cela évitait tous les ennuis futurs qu’il aurait pu y avoir s’il avait dit oui pour ce baiser. Putain, d’ailleurs pourquoi lui demandait-elle un baiser ? Il était vrai que lorsqu’elle avait débarqué devant chez lui, la blonde avait laissé traîner ses lèvres aux coins des lèvres du jeune homme. Mais, c’était normal. Naturel. Cela leur arrivait souvent de se dire bonjour en s’embrassant sans réellement s’embrasser. Alors, ouais, tout semblait parfaitement normal. Enfin, jusqu’à ce qu’elle balance ces quelques mots. Jusqu’à ce qu’elle quémande (oh mon Dieu) un baiser. Elle n’aurait jamais dû quémander, mais se servir toute seule déjà. Enfin, peut-être qu’avec tout ce qui s’était passé et cette sensation d’être à nouveau une gamine, la blonde s’était simplement sentie obligée de demander la permission. Mais, pourquoi un baiser ? Parce qu’il lui avait manqué ? Parce qu’il était sexy ? Parce qu’elle se sentait vivre ? Parce qu’elle avait envie de lui ? Parce que… Oh bordel, c’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin et elle ne voulait pas faire ça. Elle ne voulait pas chercher à comprendre. Elle ne voulait pas se mettre à fouiller. Mieux valait rester loin surtout que Ryder n’agissait pas.

Te rends-tu compte du vent que tu viens de me mettre Ry’ ? Tu as déjà trouvé mieux que moi ?

La taquinerie reprenait soudainement le dessus. Les mots avaient glissé entre ses lèvres. Doux et certains. Réels et amusés. Ce n’était pas très sérieux. Ce n’était pas trop sérieux. Certes, Lena cherchait quand même à savoir si quelqu’un avait piqué sa place durant ses deux mois d’absence, mais c’était eux. C’était Ryna. Et, elle ne pouvait s’en empêcher. C’était juste plus fort qu’elle. Elle avait ce besoin de le provoquer et de reprendre les pics. C’était comme si elle cherchait à reprendre la normalité et à s’éloigner de cette ligne dangereuse. Pour une masochiste, la blonde faisait bien trop de pas en arrière de la ligne sur le coup. La blonde observa le jeune homme boire à la bouteille de whisky. Elle le contemplait, ne cherchant même pas à faire comme si de rien n’était lorsqu’il se retourna avec un sourire aux lèvres. Un sourire qui ne présageait rien de bon. Oh, oh. Ryder s’approchait d’elle. Il se mettait dans son dos et elle était déjà perdue avant même qu’il ne lui murmure pour lui demander si elle voulait toujours ce baiser. Elle avait déjà coulé. Et, elle sombrait encore plus lorsque les doigts de Ry’ dégagèrent sa nuque.

Et, putain, elle glissa violemment lorsque des lèvres se posèrent contre sa peau. Les yeux de la blonde se fermèrent d’instincts. C’était si lent. Si doux. Si… Le tabouret était soudainement retourné et les prunelles s’accrochaient. Ryder et Lena. Lena et Ryder. Ryder qui s’approchait trop lentement jusqu’à ce que leurs lèvres se frôlent. Electrisante sensation. Divine réalité. Les mains de Ryder sur ses cuisses remontant. Leurs bouches se dévorant à présent. Bordel… C’était ça. C’était ça qui lui avait toujours manqué. C’était ça dont elle avait besoin. C’était ça qu’elle désirait alors qu’elle allait nouer ses bras dans la nuque de Ryder comme pour ne pas qu’il lui échappe, pour ne pas qu’il lui retire ce souffle de vie. Et, soudainement, dans sa tête, une voix lui soufflait qu’elle était venue chez Ryder en premier parce qu’il était le seul à pouvoir lui offrir cela. Il était le seul à lui donner vie. Il était le seul à la faire se sentir comme ça. Le seul et l’unique. C’était excitant en un sens parce que ça donnait tellement de pouvoir à Ryder. Mais, putain, de l’autre côté, c’était juste effrayant parce que peut-être que cela voulait trop dire. Peut-être que cela signifiait qu’il y avait déjà trop. Et, ce n’était pas bien. Alors, la blonde s’écarta soudainement. À bout de souffle, déjà en manque. Elle passa quelques secondes à regarder le sol comme pour tenter de reprendre le contrôle sur tout le reste. Elle passa quelques secondes à tenter de trouver une solution. Mais, dès que son regard croisa celui de son Ry’, tout s’évapora. Elle hésitait. Elle voulait replonger sur ces lèvres tentatrices. Les lèvres de Ryder qui la rendaient si vivante, si importante. Pourtant la blonde dénoua ses bras et elle les croisa sur sa poitrine. Tentative de distance. Et, lentement, elle reprenait.

Alors, comme ça, tu as maintenant besoin de boire pour accepter de m’embrasser ? Mais que t’es t-il arrivé ? Un sourire glissa sur les traits de la demoiselle qui penchait la tête sur le côté comme si elle se perdait dans ses propres réflexions sur la réponse à donner à cette question. Cette interrogation qui tentait de les placer à nouveau dans leur cercle, dans leurs conneries amicales et habituelles. Cette question qui cherchait à dire que ce baiser n’était rien d’important et qu’il ne conduirait à rien d’autre ce soir si ce n’était ces taquineries dont ils avaient l’habitude. Pourtant, la langue de la blonde en décida autrement alors qu’elle reprenait. Je me demande ce que je devrais faire pour que tu acceptes de me baiser Ry’…

Elle n’était qu’une foutue petite joueuse. Dès qu’elle pensait avoir éloigné le feu, elle s’amusait à revenir jouer juste à côté. Dès qu’elle pensait avoir maîtrisé l’incendie, elle s’amusait à allumer un autre foyer. Et, putain, était-elle réellement obligée de susurrer ces mots comme une putain d’allumeuse ? Était-elle réellement obligée de dévorer Ryder du regard ? Était-elle obligée de l’allumer en glissant sa langue sur ses propres lèvres, lentement ? Et, elle faisait pire puisqu’elle osait un contact à nouveau. Ses doigts venaient glisser sur les joues de son ami. Puis une de ses mains glissaient le long de la mâchoire de Ryder alors que les doigts de son autre main retraçait les lèvres (si tentantes) de Ryder. Gamine masochiste ? Ouais, peut-être trop.
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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: Ryna ► Did I miss you ? Mer 28 Jan - 17:01


i’m in trouble, i’m an addict. I’m addicted to this girl. She’s got my heart tied in a knot and my stomach in a whirl. → ryna


J’en ai rien à foutre qu’elle soit désolée. Vraiment. Je m’en fiche complètement parce que ça n’efface pas le fait qu’elle ait parlé de l’autre connard alors que je ne voulais plus jamais qu’on l’évoque. C’était comme un accord silencieux entre nous dès l’instant où il s’est tiré de cette ville. On ne devait plus rien dire à son propos parce qu’il lui avait fait trop de mal et que c’était mieux ainsi. Qu’est-ce qu’il aurait pu faire pour elle, hein ? Qu’est-ce qu’il lui aurait offert là-bas ? Une vie meilleure ? Des belles paroles pendant quelques mois, et ensuite ? Qu’est-ce qu’il aurait fait ? Et bien, à mon avis, il aurait été de nouveau un connard. Ce connard qu’il a toujours été et qu’il sera toujours. Mais ça, Lena semble l’avoir effacée de sa mémoire, comme si ça n’avait jamais eu lieu. Et merde, même si ce n’est pas le cas, c’est l’impression qu’elle m’en donne et je déteste cela. Ouais, je ne l’aime pas ce type. Ouais, elle n’aurait jamais du rien dire sur lui et encore moins me dire comme ça qu’il voulait qu’ils vivent ensemble. Je ne voulais pas l’entendre. Tout comme je ne voulais pas entendre qu’elle avait eu quelques hésitations avant de prendre sa décision. Parce qu’à mes yeux, c’est comme si tout le reste n’avait jamais compter. Putain, s’il fallait que je lui remémore toutes les fois où je l’ai récupérée, on n’en n’aurait jusqu’à demain matin et je n’ai pas envie qu’on n’en n’arrive là, mais il faut qu’elle arrête. Maintenant. À jamais. Qu’elle efface ce prénom de sa mémoire ou qu’elle le raye dès l’instant où elle fout les pieds dans mon appartement parce que je n’aurai jamais la moindre discussion avec elle sur l’autre. Et sa voix faible jusque là se fait finalement plus forte lorsqu’elle balance qu’elle est venue pour moi. Soit. Je n’en avais pas trop l’impression.

« Alors ne gâche pas tout. Tu sais très bien comme je suis. Tu me connais si bien que j’ai parfois l’impression qu’tu l’fais exprès. »


Et je me sens encore plus l’âme d’un gros connard dans ces cas-là. Parce que ouais, Lena me connaît bien. Trop bien. Depuis trop longtemps. Elle sait ce que j’aime, ce que je n’aime pas, ce qui me fait sourire et ce qui me fout en rogne. Elle sait tout cela parce que nous avons passé du temps ensemble. Peut-être trop de temps. C’est la seule personne qui me rendait visite lorsque j’étais en taule, et merde, c’est la seule que j’acceptais parce que je ne voulais pas que des connards hypocrites me rendent visites. Je n’étais qu’un fichu dealer qui contribuait à descendre des gens avec ces merdes et les seules personnes qui auraient pu me rendre visite étaient des gars de l’organisation et je savais que ce n’était pas possible. Qu’ils me demanderaient de faire aussi du trafique en taule et ça m’aurait coûté des mois, des années de plus. Je ne le pouvais pas. Alors Lena seule me rendait visite. Et cette expérience nous avait clairement rapprochés au point où c’est elle que j’étais venu voir à ma sortie. C’est avec elle que j’avais passé du temps, et avec Micah, elle est la seule de mon ancienne vie avec qui je suis resté en contact. Alors ouais, on se connaît trop et on sait exactement comment faire du mal à l’autre. C’en est presque malsain cette relation. Je ne sais même pas où elle nous mène, mais j’ai comme la sensation qu’on se brûle toujours un peu plus les ailes parce qu’on vole trop près du soleil.

Et là, je sais que je m’en approche encore d’un peu trop près, mais c’est plus fort que moi, comme une putain d’addiction. Je l’attrape et la soulève dans mes bras, nos visages trop près, un sourire qui étire mes lèvres alors que je la regarde et que je l’entraîne jusque dans la cuisine. Je la dépose sur un tabouret et je me penche, je reste contre elle, mes doigts contre son menton, je lui intime l’ordre de ne plus jamais disparaître de la sorte. Je ne m’attache pas facilement. Pas envers tout le monde. Mais lorsque je le fais, cet attachement est réel, il est précieux, il m’est essentiel et Lena avait disparue comme ça, sans rien dire, sans jamais dire où elle se trouvait. C’était comme un manque. Je ne veux plus qu’elle fasse une chose pareille. Et elle, elle ne faisait que promettre. Promis. Un simple mot auquel j’avais envie de croire, mais je n’étais pas encore complètement convaincu. Alors, à sa requête, je l’envoyais chier. Comme ça. Naturellement. C’était moi. Toujours. Avec le temps, j’avais appris à contrôler, à décider, à choisir les moments durant lesquels je m’abandonnais et les moments durant lesquels je ne le faisais pas. Et là, je voulais qu’elle attende. Qu’elle subisse cette attente de ne pas savoir si cela se produirait ou pas.

Un rire m’échappe après sa remarque. J’ai bien conscience de ce que je viens de faire. Et cela m’amuse réellement. Je penche la tête sur le côté et lui adresse un petit sourire amusé alors que je me dirige vers un autre coin de la pièce pour prendre une bouteille de whisky à laquelle je bois directement. Pas besoin de verre.

« Pas encore, princesse, pas encore… »

Et puis, on ne remplace pas les gens. On ne les remplace pas de cette manière. Moi, je ne pourrais jamais le faire. Même si cette relation est étrange, Lena m’est indispensable. Et je ne sais pas où en sera dans quelques mois, quelques années, mais je sais, et je pense, qu’elle sera toujours dans ma vie. Quelque part. Là. Ou même ailleurs. Je bois une nouvelle gorgée de whisky et je me tourne vers la jolie blonde, un nouveau sourire accroché aux lèvres. Ce sourire qui ne présage pas que du bon, mais qui n’est pas complètement mauvais non plus. C’est un sourire qu’elle connaît bien. Je le crois, du moins. Et lorsque je m’approche lentement d’elle, je sais qu’elle comprend. Je sais que les pièces du puzzle se mettent en place dans sa petite tête et qu’elle connaît la suite des événements.

Je me glisse derrière elle et je reste dans son dos durant quelques instants. Mes doigts dégagent sa nuque sur laquelle mes lèvres se posent un court moment. J’effleure à peine sa peau, je reste tendre jusqu’à ce que je tourne le tabouret afin qu’elle soit face à moi. De nouveau, je m’approche lentement, trop lentement alors que mes mains se posent contre ses cuisses, et finalement, mes lèvres se plaquent contre les siennes. Ça n’a plus rien de vraiment tendre. C’est même certainement trop passionnel, mais bordel, que je m’en fiche. Mes doigts caressent ses cuisses et remontent le long de ces dernières par-dessus son vêtement et nos lèvres se dévorent encore et encore alors que je sens les mains de la jolie blonde qui se nouent dans ma nuque. Nos corps proches l’un de l’autre, je remonte mes mains contre sa taille au moment où notre échange prend fin. Elle se détache un peu de moi et croise les bras contre sa poitrine. Je souris. Amusé.

« Non. J’aime juste prendre mon temps avec toi… J’aime te faire attendre… Et ton petit air choqué après mon refus valait vraiment de prendre son temps. »

Un rire m’échappe et je penche un instant la tête sur le côté alors que je la regarde, mes mains toujours contre sa taille. Et sa remarque suivante me fait encore plus sourire alors que je plante mon regard dans le sien. Alors c’est ça ? On joue ? Je redresse la tête et la laisse faire lorsque ses doigts glissent contre ma mâchoire, pendant que les autres retraçaient mes lèvres.

« Alors c’est ça que tu veux ? »

Je retire brusquement ses mains de mon visage et garde ses poignets prisonniers de mes doigts alors que mes lèvres retournent contre les siennes. Je l’embrasse ainsi durant quelques secondes avant de rendre sa lèvre prisonnière de mes dents que je mords plutôt violemment pour le coup avant de sourire en la relâchant. Je relâche également ses mains puisque les miennes se posent de nouveau contre sa taille que je serre fermement au moment où je la soulève et que je bouscule le tabouret qui tombe sur le côté. Je hisse Lena jusqu’au plan de travail et me glisse entre ses jambes, mes lèvres à quelques centimètres des siennes.

« Essaie de me supplier, pour voir ? »
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Lena Wates
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MessageSujet: Re: Ryna ► Did I miss you ? Jeu 29 Jan - 2:24


Est-ce que vous auriez peur vous ? À la place de la blonde ? Est-ce que vous seriez terrifié par toutes ces choses qui se passaient entre Ryder et elle ? Est-ce que vous seriez tourmenté à l’idée de ne pas connaître le dénouement de cette histoire à l’avance ? Lena, elle, était absolument morte de trouille dès lors qu’elle osait laisser son cerveau divaguer sur ces pensées. Parce que, putain, c’était quelque chose qui restait terrifiant. C’était quelque chose qu’elle n’arrivait pas à prévoir et c’était quelque chose auquel  elle évitait de penser en général. Après tout, ça se finissait souvent par des dessins de Ryder qu’elle finissait par planquer dans son appartement comme une collégienne amoureuse en secret. Et, elle en venait souvent à la conclusion que ce qu’elle ressentait pour lui était beaucoup plus que simplement amical. Bordel, ce n’était pas envisageable… Si ? À vrai dire, depuis que cette conclusion était venue dans la tête de la blondinette, elle avait rayé ces réflexions de son cerveau. Elle ne voulait pas que les choses changent. Elle ne voulait pas perdre Ryder. Elle ne voulait pas connaître l’avenir. C’était plus simple de cette façon là. C’était aussi simple que de prendre la fuite lorsque l’horreur devenait trop présente. C’était peut-être lâche, mais c’était aussi humain dans le fond. Alors, la blonde voulait et restait simplement morte de trouille à l’idée des obstacles qu’ils pourraient rencontrer dans le futur. Des obstacles dont elle pourrait être l’auteure à elle seule. Et, maintenant, est-ce que vous avez peur ? Peur du dérapage, peur de la perte, peur de la vie, peur d’être humain et de ressentir des choses peut-être aussi… Simplement.

Dans le monde paradisiaque de la jeune fille, Ryder et elle resteraient à jamais Ryna. Cette chose (excusez le terme mais ce n’est pas réellement facile de trouver comme dire) indescriptible et indéfinissable dans le fond. Ils seraient toujours les deux mêmes gamins. Ces deux enfants qui aimaient se taquiner et jouer ensemble. Ces deux adolescents qui se plaisaient à tourner autour du feu en se foutant complètement des brûlures qui glissaient sur leur peau au fur et à mesure. Tant qu’ils n’étaient pas brûlés vifs, cela importait peu. Dans la tête de Lena, Ryder et elle resteraient ces deux personnes contre les étiquettes et les sentiments à étaler à haute voix. Ces deux adultes qui avaient parfaitement consciences des règles implicites qui se dessinaient entre eux. Ces foutues règles qu’ils écrivaient au fur et à mesure de leur histoire si unique. Ryder et Lena. Lena et Ryder. Ils se connaissaient depuis trop longtemps. Ils avaient partagé trop de choses. Bonnes comme mauvaises. Heureuses comme malheureuses. Ils avaient vécu trop de moments. Ils avaient couché ensemble sans doute trop souvent aussi. Et toutes ces choses c’était putain de terrifiant dans le fond. Mais, peut-être que c’était cela qui rendait toujours tout aussi délicieux. Cette trouille de si bien se connaître et de ne pourtant pas savoir l’avenir qu’était le leur. Ryder connaissait Lena par cœur. Lena connaissait Ryder par cœur. Les sujets à éviter, les petites habitudes, les secrets qu’on voulait taire, les points à aborder pour blesser… Ils connaissaient le moindre détail l’un sur l’autre. Mais, connaître quelqu’un aussi bien n’était sans doute pas normal… En tout cas pas lorsqu’on couchait ensemble sans former un couple officiel.

Putain, d’ailleurs comment cela se passerait-il lorsque l’un d’entre eux finirait par avoir envie d’une putain de vie stable et ennuyeuse ? Comment ça se passerait si Ryder décidait de se poser officiellement en couple avec quelqu’un ou même si c’était la blonde qui faisait ce choix ? Sur le coup, la rebelle se disait simplement qu’ils auraient perdu la tête s’ils se mettaient à envisager de telles choses. Mais, putain, c’était la vie normale surtout. C’était le cours normal que toute personne suivait, que tout être humain était censé suivre en général. Alors, peut-être qu’un jour cela leur arriverait. Peut-être qu’un jour Ry’ viendrait annoncer son couple à la blonde. Oh putain. Rien qu’à cette idée, le ventre de la blonde se tordait. Que ferait-elle ? Comment les choses se passeraient-elles ? Il n’y aurait plus réellement de jeu, plus du tout de Ryna peut-être même… Après tout, Ryna se définissait aussi par cette ambigüité qu’ils aimaient laisser planer dans l’air. Si Ryder finissait en couple, Lena se conduirait sans doute comme une pauvre masochiste encore. Elle chercherait à le garder comme avant quitte à se brûler les ailes tout le temps.

Ryder avait beau être son point d’ancrage, il n’était pas son conte de fée. Oui, elle se sentait bien avec lui. Il était ce magicien qui effaçait tout le noir autour d’elle. Il était cette incantation qui faisait fuir l’horreur. Mais, rien ne garantissait la fin heureuse d’autant plus lorsque la rebelle faisait tanguer leur embarcation en abordant ces sujets un peu trop bannis. Ce sujet sur Hunter qui poussait alors Ryder a mal réagir et a la gronder d’une certaine façon. D’une façon qu’elle n’aimait pas et la blonde n’hésitait même pas à le faire savoir qu’elle était là pour Ryder et uniquement pour lui. Et, le jeune homme rétorquait qu’elle ne devait pas tout gâcher. Elle savait comment il était. Elle le connaissait si bien que parfois il avait l’impression qu’elle le faisait exprès. Yeux rivés sur le sol comme la gamine prise en faute qu’elle était, Lena marmonna une nouvelle fois.

Pardon… Mais, bien capitaine, je ne vais pas tout gâcher. Les mots étaient soufflés sur un ton enfantin comme si elle était encore une gamine qui n’avait même pas une dizaine d’année et qui jouait avec un gamin pour qui elle était prête à tout. Un gamin qui poussait chaque barrière à s’écrouler pour laisser la blonde à nue et vulnérable devant lui. Simplement éprise peut-être aussi. C’était balancé comme pour détendre un peu plus l’atmosphère. C’était lancé comme pour redevenir eux et être à nouveau deux gamins insouciants. L’excuse de la blonde, en revanche, sonnait plus sincèrement. Ce n’était même pas un jeu alors qu’elle s’excusait. Ce n’était pas quelque chose de drôle. La suite pouvait l’être, mais certainement pas ce premier mot. Et, la suite ne sonnait même plus comme un jeu non plus. C’était sérieux. Franchement, Ry’, j’fais pas exprès…

Le ton était doux, murmuré. Mais ce n’était pas un amusement. C’était un semblant de discussion sérieux. C’était un moment de concentration. Un instant où elle avouait qu’elle ne faisait pas exprès de faire cela. Mais, plus elle y réfléchissait et plus la question se posait. Peut-être que si après tout ? Peut-être qu’elle le faisait exprès ? Ouais. Peut-être que c’était son inconscient qui lui jouait des tours et qu’elle faisait exprès de souffler ces mots. Après tout, la blonde avait parfaitement conscience du ravage que pouvait faire ce simple prénom. Elle savait parfaitement qu’il s’agissait d’un des sujets à bannir dans leurs rencontres. Ouais, putain, elle savait vers quoi ça pouvait conduire. Et, pourtant, elle n’avait pas longuement hésité avant de lancer cette fichue confession. Et, putain, cela ne l’avait même pas empêché de rajouter des couches. Encore et encore. C’était comme si elle cherchait elle-même à se foutre dans le pétrin. Était-ce une autre de ces foutues tendances masochistes ou bien était-ce autre chose ? Il était une nouvelle fois plus simple de se dire qu’elle était simplement une masochiste qui recherchait une souffrance et donc une dispute avec Ryder. Mais, peut-être (et ça ne reste qu’un peut-être hein) qu’elle voulait juste que Ryder lui dise qu’elle était à lui. Peut-être qu’elle désirait simplement provoquer la jalousie du jeune homme pour le pousser à… Le pousser à quoi d’ailleurs ? Non ! Mieux valait ne guère y penser. Ryder tenait à elle et c’était suffisant. Elle le voyait encore une fois à cette façon dont il lui demander de faire une promesse. Une promesse à laquelle il ne croyait que moyennement. Une promesse qu’elle lui faisait en connaissance de cause. Des mots qu’elle n’hésitait pas à argumenter plus.

Ryder La blonde chercha simplement à obtenir l’attention du jeune homme à cet instant. Le ton n’était pas réellement froid. C’était juste sérieux. C’était comme pour dire qu’elle allait faire une putain d’annonce, que c’était un truc qu’elle ne répéterait sans doute pas alors qu’il avait intérêt d’écouter et surtout de la croire. Parce que, ouais, putain, ce qui transparaissait surtout dans la voix de la demoiselle était cette sincérité profonde. Une sincérité si réelle que ça lui en donnait mal au cœur. Je ne m’enfuirais plus comme cela. Et, si jamais cela doit arriver à nouveau, je t’embarquerais avec moi Ry’. De grès ou de force hein parce qu’il est hors de question que je passe ne serait-ce qu’une journée sans toi.

Mon Dieu, c’était les problèmes. C’était un jeu dangereux, c’était une vérité trop profonde, c’était une sincérité à la limite de toutes leurs règles. Ok, la blonde n’avait pas dit clairement des sentiments à haute voix, elle n’avait rien avoué de réellement compromettant. Mais, putain, les mots qu’elle prononçait restait tout de même dangereux. Dans un premier temps, la blondinette avouait qu’il était possible que cela doive arriver de nouveau. Et, pour quelqu’un comme Ryder qui la connaissait beaucoup trop bien, il devait se douter des secrets cachés derrière cette confession. Lena n’allait pas se ranger bien sagement ou se faire discrète. Au contraire, elle allait continuer ses jeux dangereux avec la mort et le côté sombre de New-York. Elle n’allait pas hésiter à jouer avec des gens qui pouvaient lui faire du mal. Et, la jeune Wates envisageait déjà la possibilité que les choses tournent mal et qu’elle soit à nouveau obligée de fuir. Mais, putain, dans un second temps, la blonde avouait trop de choses. Elle avouait ne pas vouloir partir sans Ryder… Bordel, on ne s’enfuyait pas d’une ville avec un simple ami quand tout allait mal. On partait seule généralement ou avec son petit-ami… Enfin, c’était plus logique. Et, pire, la rebelle ne s’arrêtait pas là. Elle en venait à confier qu’elle ne pourrait guère passer une journée sans son Ry’. Lena avait tenu deux mois sans lui et en se retrouvant face au jeune homme, elle s’était rendu compte de tout cela. Cette douleur, cette absence, ce trou béant… Ce foutu manque. Alors, elle avouait tout. Comme une confession beaucoup trop sincère qui viendrait sans doute ébranler leur joli bateau.

Et rien ne s’arrêtait. Non, la blonde continuait sur cette pente glissante. Cette pente qu’elle dévalait à toute allure sans réellement regarder droit devant elle. Cette pente qui pourrait la faire arriver saine et sauve en bas. Mais, cette pente qui pouvait la faire dégringoler plus ou moins violemment. Putain, pourquoi avait-elle quémandé un baiser de cette façon là ? Ce n’était pas ainsi que les choses fonctionnaient généralement. Habituellement, la blonde se servait ou c’était une suite logique. Là, ce n’était ni l’un, ni l’autre. C’était juste un foutu jeu dangereux avec un foutrement sexy et désirable Ryder devant elle. Un jeune homme qui lui mettait un joli vent d’ailleurs en s’éloignant d’elle. La rebelle ne réfléchit même pas avant d’ouvrir la bouche et elle lança ce petit commentaire qui prouvait que la situation ne lui plaisait guère et qu’elle voulait son baiser. Ok, peut-être que c’était mieux qu’il n’y ait rien. Ils jouaient suffisamment dangereusement comme cela alors c’était peut-être préférable. Mais, putain, dans ce cas, mettez un sac en papier sur la tête de Ry’ et mettez son corps enroulé dans un sac poubelle. Parce que, malgré ce vent, il restait une divine tentation. Une divine tentation qui rigolait au mot qu’elle prononçait. Un lion majestueux qui s’amusait de la situation. Il penchait la tête sur le côté avec ce foutu sourire amusé et la rebelle aurait aimé soufflé le mot connard sur le coup. Pas de façon méchante non, au contraire. Cependant, ce mot ne franchit même pas ses lèvres tant elle était sous le charme du jeune homme face à elle. Ce mec qui avouait qu’il n’avait pas encore trouvé mieux qu’elle. Ce foutu dieu qui la surnommait princesse et qui la rendait dingue.

Tant mieux. D’ailleurs, n’envisage même pas de chercher mieux que moi Ry’ Elle était heureuse de voir qu’elle n’était pas remplacée, elle était contente de pouvoir garder le pouvoir. Simplement une gamine trop heureuse de pouvoir garder sa place. Mais, elle n’était plus qu’une enfant puisqu’elle osait lancer un avertissement. Un fichu avertissement qui ne sonnait même pas froidement ou méchamment. Cela restait encore une foutue plaisanterie, une fichue taquinerie. Un foutu jeu qu’elle n’hésitait guère à pousser encore et toujours plus loin. Tu sais que cela m’obligera à tuer quelqu’un hein ?

Elle le fixa droit dans les yeux et haussa les sourcils après avoir balancé cet aveu. Elle laissait planer un doute sur qui elle allait tuer. La rebelle aimait ce foutu pouvoir qu’elle possédait. Bon, merde, Ry’ la connaissait et savait déjà sans doute que c’était la prétendante qui aurait à craindre pour sa vie. Mais bon, cela demeurait amusant. Cela restait Ryna avec la taquinerie plus importante que tout le reste. Et, tout s’accélérait. Puis, tout se modifiait. Ryder buvait. Elle le contemplait sans gêne. Ryder s’approchait. Son cœur s’accélérait. Ryder la touchait. Elle était d’or et déjà perdue. Mayday, mayday. Elle était en train de couler avec délice. Elle était en train de céder à ce supplice. Bordel, les doigts de Ryder sur sa peau lui avaient manqué. Putain, les lèvres de son ami aussi. Et, soudainement, tout devenait étouffant. Non, pas cette chaleur d’été que l’on n’aimait guère et qui nous faisait parfois regretter le printemps. C’était une chaleur agréable. C’était un étouffement auquel on se laissait volontiers aller. Quelque chose qui nous attirait et contre lequel on ne pouvait rien faire. Leurs bouches se dévoraient. Divine réalité. Les mains de Ryder brûlaient la blonde. La demoiselle ne voulait plus que son Ryder s’éloigne, elle voulait le sentir partout sous ses doigts. Son Ryder. Son Ryder. Son…

Putain… Non. C’était effrayant de penser de cette façon. C’était affolant de sombrer si facilement et si délicieusement. Comme si… Comme si elle était amoureuse… Comme s’ils étaient… Ensembles. Alors, la rebelle avait préféré prendre des distances. Elle s’était écartée. À bout de souffle et déjà en manque de sa dose de crack. Cette dose qui lui donnait vie et qui ne lui prenait rien… Enfin en apparence. La blonde avait mis ses distances. Son inconscient lui soufflait que c’était des conneries. Son cœur lui disait qu’on s’en foutait et qu’elle devait profiter. Et, putain, même sa tête s’amusait à lui jouer des tours passant d’un côté à l’autre en un quart de seconde. Lena était là, les bras croisés sur sa poitrine pendant que Ryder souriait amusé. Putain. Était-il possible de le rendre moins désirable ? C’était tout de même une question de vie ou de mort là. Au lieu de replonger sur les lèvres tentatrices du diable face à elle, la rebelle plongea dans les conneries. Habituelles. Amicales. Et, Ry’ plongeait avec elle sans s’éloigner pourtant. Il aimait prendre son temps avec elle… Il aimait la faire attendre… Putain de merde, comment des mots pouvaient sonner d’une façon si érotique ? Ou peut-être était-ce simplement un problème dans le cerveau de la blonde. Se reconnecter à la réalité était essentiel et elle plongea dans la porte de sortie offerte par Ry’ qui avançait que son petit air choqué après son refus valait le coup de prendre son temps. Puis, il rigolait amusé. Et elle répliquait automatiquement.

T’es pas mignon Ry’… Tu te moques tout le temps de moi… T’es méchant nah

Pire qu’une gamine de primaire qui se mettait à bouder devant son camarade qui se moquait gentiment d’elle. C’était ce qu’elle semblait être sur le coup et ça devait réellement être drôle à voir. Cela même la blonde l’accordait. Après tout, elle savait parfaitement que dès qu’elle se comportait comme une enfant, c’était peut-être attendrissant et mignon, mais c’était surtout très comique à voir. En tout cas, c’était une issue au feu dévastateur sur Ryna. Et, ils auraient pu rester dans cette sécurité, dans cet espace où tout était plus contrôlé. Cet endroit où tout semblait mieux peut-être. Mais non, voilà, la rebelle avait encore besoin de rajouter une couche. Elle poussait le jeu encore et toujours plus loin. Elle jouait avec les limites. Elle s’approchait de la chaleur du feu sans se soucier d’être dévorée par les flammes. Elle lançait cette remarque sur la baise qui faisait sourire Ry’ parce qu’elle cherchait toujours plus loin et parce qu’il avait compris que cela restait un jeu. Du moins, au départ. Après tout, la blonde était une putain d’allumeuse. Une petite joueuse qui laissait ses doigts glisser sur la peau du jeune homme encore une fois. Ce même jeune homme qui lui demanda si c’était ça qu’elle voulait. Et, Lena resta prisonnière. Prisonnière de son désir. Prisonnière de son jeu. Prisonnière de Ryder.

Peut-être…

La blonde haussa les épaules comme pour lui dire que c’était à lui de juger à présent. Pourtant, les yeux et l’attitude de la rebelle parlaient pour elle. Ryder devait déjà tout avoir décodé. Il était celui qui la connaissait le mieux. Il était sans doute le seul à pouvoir se rendre compte que ce peut-être était en fait un immense oui. C’était ce qu’elle voulait. C’était ce qu’elle voulait depuis qu’elle avait mis un pied dans cet appartement. C’était lui qu’elle voulait retrouver et pas simplement à distance. La blonde voulait son Ryder. Et, son Ry’ voulait jouer avec elle. Après tout, en étant si faible, si désireuse, elle était une poupée entre les mains du beau jeune homme. Et, rapidement, elle se fit piéger. Ses mains devinrent prisonnières des doigts de Ryder. Des doigts qui refusaient de la lâcher alors qu’elle voulait déposer ses doigts sur le corps tentateur face à elle.

Leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau. Délice absolu. C’était mieux que tout. Mais, ce n’était pas le pied intégral. Putain, elle était prisonnière. Elle était faible. Elle était là à subir et à apprécier cela beaucoup trop. Laisser Ryder avoir ce contrôle était dangereux et tellement agréable. Elle aimait se sentir comme une poupée entre ses doigts. Elle était prête à totalement s’abandonner ouais. Mais, putain, elle voulait le toucher aussi. Elle voulait plus. Plus que ce qu’il lui offrait. Plus que ces quelques secondes de baiser qui lui tiraient un gémissement de frustration. Un gémissement de frustration qui se transformait bien trop vite en gémissement tout court lorsque les dents de Ry’ mordirent violemment sa lèvre. Shit. C’était un électrochoc à l’état pur. C’était une dose de crack qui l’envoyait très loin.  Et elle se foutait complètement du sourire de vainqueur de Ryder. Elle savait simplement qu’elle le désirait et qu’elle était prête à tout  pour cela.

Les mains de la blonde furent libres et elle ne se retint pas une seule seconde avant de les nouer à nouveau autour du cou de celui qui la torturait si délicieusement. Les mains de Ryder glissèrent sur sa taille et il la soulevait. Le tabouret tombait sur le sol et c’était comme si le son n’arrivait jamais aux oreilles de la blonde. Elle s’en foutait. Totalement. Absolument. La seule chose qui comptait était sa présence sur le plan de travail et la présence de Ryder entre ses jambes. Ce dieu vivant qui ne l’embrassait pas. Cet homme qui laissait leurs lèvres à quelques centimètres. Ce foutu connard qui demandait à Lena de le supplier. Et, putain, la blonde aurait pu le supplier de tout et n’importe quoi. Elle aurait pu… Mais, elle n’était pas Lena Wates pour rien. Ce n’était pas un jeu pour rien. Alors, elle prit rapidement la parole avec un sourire aux lèvres.

Tu peux rêver chéri… Je ne supplie personne, pas même toi

Les mots étaient susurrés, murmurés comme si elle avait peur de briser leur instant si jamais elle haussait un peu trop la voix. C’était comme si elle avait peur que la bulle éclate. Elle le fixait droit dans les yeux comme le défiant de l’obliger à le supplier. Il en crevait d’envie autant qu’elle non ? Putain, elle en crevait d’envie oui. Elle le désirait plus que n’importe qui. Et, bien qu’elle gardait en tête l’idée d’un jeu, d’une baise sans doute trop bestiale, dans le fond, elle voulait juste être à Ryder encore une fois. Dans un coin de sa tête, elle aurait peut-être aimé que son Ryder continue de jouer de cette façon avec lui pour finir par lui faire l’amour. Tendrement. Sincèrement. Putain, elle ne devait pas penser à cela. Ce n’était pas ça. Eux, c’était eux. Ryna. Et c’était juste de la baise. C’était un jeu constant. Pour oublier ses pensées, ses réflexions, Lena voulait le supplier. Elle voulait se mettre à genoux et lui demander tout et n’importe quoi simplement parce qu’elle était en train de brûler. Mais, elle était joueuse. Elle était intenable. Et, les choses ne seraient guère aussi drôle si elle n’était pas comme ça. C’était à lui de craquer. Ce n’était pas à elle de supplier.
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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: Ryna ► Did I miss you ? Ven 30 Jan - 18:48


i’m in trouble, i’m an addict. I’m addicted to this girl. She’s got my heart tied in a knot and my stomach in a whirl. → ryna


J’imagine qu’elle ne le fait pas exprès. Je l’espère. Parce que si elle le faisait exprès, ça voudrait dire qu’elle n’en a rien à foutre de nous, de notre histoire, de cette relation qui reste indéfinissable mais qui nous importe pourtant autant. Il ne faut pas qu’on gâche tout, qu’on mette des mots sur cela, qu’on trouve le pourquoi du comment. Putain. Non, on ne le peut pas. Parce que si on savait tout, on ne serait plus nous. On perdrait notre spontanéité. On perdrait tout. Et je n’ai pas envie que cela nous arrive. Pas à nous. Pas comme à un vieux couple qui a déjà trop vécu et qui se tourne le dos à la moindre occasion. Pas comme à ces personnes qui ne se tiennent plus la main. Pas comme à ces couples qui se déchirent après des années de passion. Ils perdent tout. Ils perdent tout parce qu’ils n’ont pas compris que mettre des mots sur des sentiments gâchaient tout. Tout comme des mots sur des situations peuvent foutre un bordel monstre dans une vie, ou dans de simples retrouvailles. Là encore, après des mois de séparation, on était bien capable de se prendre la tête, de se tourner le dos, de se haïr, de se déchirer, mais ce n’est pas ce que je voulais. Non. Pas ce soir. Pas comme ça. Pas après toutes ces semaines de silence.

Je ne voulais pas en dire plus. Je ne voulais pas en remettre une couche. J’ai juste hoché la tête et je l’ai entraînée jusque dans cette fichu cuisine où on se retrouve actuellement. Cet endroit dans lequel je lui demande clairement de ne plus jamais foutre le camp. Jamais plus de cette manière. Ce n’est jamais agréable de se rendre compte qu’une personne a disparue comme ça, sans rien dire, sans jamais donner de nouvelles. On peut faire comme si on n’en n’avait rien à foutre, mais ce n’est pas vrai, pas quand la personne compte. Et merde, Lena compte. Elle compte depuis longtemps. Elle compte depuis toujours. Elle comptera éternellement. Elle n’est pas qu’une fille de passage dans ma vie, elle est bien plus que cela… mais je ne sais toujours pas ce qu’elle est au final et c’est ce qui me plaît. Elle est indéfinissable, comme notre relation. Elle est l’énigme. Elle est le cliché même de la fille joueuse, provocatrice, que je hais habituellement, mais qui a su me conquérir d’une certaine manière. Ouais, elle n’a pas été mise dans le même sac que d’autres pétasses qui sont entrées dans ma vie et qui en sont sorties en quelques heures parce qu’elles m’insupportaient. Lena est différente. C’est mon mystère.

Elle me lâchait cette putain de promesse. Je ne crois pas en ces promesses. Ni les siennes. Ni celles des autres. Pour moi, les promesses n’étaient que des mensonges. J’avais bien conscience que les gens pouvaient bien faire ce qu’ils voulaient et elle, si elle pouvait disparaître à nouveau, elle pourrait le faire sans le moindre problème. On ne se soucie jamais des dommages collatéraux qu’on provoque derrière. On s’en tape. On met les voiles et on fait un doigt d’honneur au reste du monde. Alors non, je ne peux y croire. Je ne peux me dire qu’elle resterait là si elle n’en n’avait pas envie. Elle partirait. Parce que c’est ce qu’on fait. Tous. Un jour ou l’autre, on se tire. Je relève quand même la tête lorsqu’elle m’appelle et je plante mon regard dans le sien. Un regard sincère. Je le sais. Je le ressens. J’esquisse même un sourire à ses propos.

« Je ne suis pas sûr qu’on y survivrait, bébé… Mais je retiens ta promesse. »

Non. On n’y survivrait pas. Je le sais très bien. Nous deux, tout le temps ensemble, ça nous tueraient probablement. Parce qu’on joue sans cesse. Et qu’on jouerait encore. On jouerait jusqu’à ce que l’un de nous ne le supporte plus. On jouerait jusqu’à ce qu’on en puisse plus. On s’amuserait encore et toujours des réactions de l’autre et cette relation malsaine le deviendrait encore plus. On se haïrait peut-être. On se déchirerait. Mais putain, je ne suis même pas sûr que je partirais si tel était le cas. Je ne suis pas certain que je l’abandonnerais. Je crois, au fond de moi, que je resterai. Parce que lorsqu’elle est là, le monde tourne autour d’elle. Et il tournerait encore autour d’elle, toujours un peu plus vite, à en avoir le tournis. Ce ne serait pas raisonnable de vivre de cette manière. Et pourtant, si elle me le demandait, est-ce que je la suivrais ? Probablement. Si rien ni personne ne me retenait ici, je le ferai et c’est ce qui m’effraie.

Je reprends à peine contact avec la réalité lorsque je l’envoie chier à propos d’un baiser qu’elle me réclame. Je le fais avec le sourire, comme d’habitude. Parce qu’on joue. Encore. Parce qu’on s’amuse. Toujours. Parce qu’on est fou. À jamais. Et c’est ce qui me pousse toujours à avoir ce comportement. Je suis capable de presque tout et elle le sait. Tout comme elle sait que je choisi toujours mes moments. C’est comme ça. Pourtant, je lui assure malgré tout que je ne l’ai pas remplacé. Parce qu’on ne remplace pas les gens. Qu’ils restent ou qu’ils partent. On ne remplace pas une personne comme par magie. Elle laisse forcément une trace, elle ne disparaît jamais complètement de la mémoire, des pensées et on ne peut pas mettre une autre image sur de tels souvenirs. Alors non, personne n’a prit sa place. Personne ne la prendra jamais. Lena est bien trop unique à mes yeux.

« C’est vrai ? Je ferai de toi une criminelle ? » J’esquisse un nouveau sourire alors que j’imagine un peu la scène. Je ne crois pas que ce soit une si belle perspective. « Crime passionnel ? C’est moi qu’il faudrait descendre. Et pitié, princesse, j’espère que tu viserais le cœur. » Nouveau sourire amusé. Je plante mon regard dans le sien. J’en plaisante facilement. Je n’ai jamais eu aucun mal à imaginer ma propre mort. Après tout, quand on se retrouve en taule, on sait qu’on a plus de chance d’en sortir les pieds devant que sur ses deux jambes. Je crois que j’ai eu de la chance. Ouais. Ça devait être ça. Ou un bon réseau. Quand on ne dénonce pas le grand patron, on s’offre sa protection derrière les barreaux. Et on lui doit beaucoup. Sauf que moi, je me suis tiré. Alors encore une fois, je ne donne toujours pas cher de ma vie.

Mais brusquement, mes pensées s’en allaient et je retrouvais mon sourire habituel. Je m’approche de la jolie blonde et je relance notre jeu. La partie n’est pas encore terminée, on la commence à peine. Je me glisse dans son dos, comme je l’ai déjà fais de nombreuses fois. Mes lèvres caressent sa peau douce et je m’enivre de son parfum. Je reste d’abord tendre dans mes gestes, doux, avant que je ne tourne le tabouret afin qu’elle se retrouve face à moi. Je la regarde un court instant avant que mes lèvres ne retrouvent les siennes. Encore un schéma habituel. Combien de fois faisions-nous cela ? Impossible de le dire. Mais il y avait toujours cette même passion, cette même envie et je ne résistais jamais, sauf lorsque je le voulais vraiment et qu’on jouait. Comme aujourd’hui. Nos lèvres se quittent et la voilà qui prend un peu ses distances. Petite joueuse. Je la taquine encore un peu plus et mon regard ne quitte jamais le sien. Impossible de faire autrement.

« Mais c’est parce que je suis méchant que tu es là… C’est parce que tu aimes ça. »

Un rire amusé m’échappe, encore. Tout n’est qu’amusement, pas vrai ? Nos mots. Nos gestes. Nos regards. Ouais, on pourrait croire qu’on joue tout le temps. Mais on sait très bien qu’il y a parfois autre chose qui entre dans cette équation. Mais on la rejette en bloc. On préfère le jeu. Et Lena en rajoute sans cesse une couche. Impossible de faire autrement qu’être pris au piège de nos désirs inavoués, mais toujours présents. Ses mains contre mon visage me font sourire, mais je les attrape bien rapidement et les gardes prisonnières des miennes durant quelques secondes. Je m’approche encore d’elle et je l’embrasse, avec plus de fougue, de passion et d’envie que tout à l’heure. Je fini par mordre violemment sa lèvre et son gémissement me tire un sourire de victoire. Exactement ce que je voulais. Ce que je cherchais.

Je la libère enfin. Mes mains glissent jusqu’à sa taille et je la soulève rapidement avant de faire tomber le tabouret en donnant un coup de pied dedans. Je me fiche de tout. Je n’entends même pas le bruit parce que tout mon être est focalisé sur Lena. Sur elle. Elle seule. Je la dépose contre le plan de travail et je me glisse entre ses jambes. Je la regarde. Je souris. J’approche mon visage du sien, mais je ne l’embrasse pas. Et je lui demande de me supplier. Mes mains glissent de nouveau contre ses cuisses et, amusé, je renoue un contact visuel avec elle, lorsqu’elle me murmure sa réponse.

« Oh, vraiment ? » Répondis-je sur le même ton. J’approche encore un peu plus mon visage, mais avant que mes lèvres ne touchent les siennes, je les dépose contre sa joue, puis sa mâchoire et le creux de son cou alors que mes mains passent sous son haut et se posent contre sa peau que je caresse du bout des doigts. « C’est dommage… » Mes mains passent dans le bas de son et je la rapproche de moi, de sorte à ce que ses jambes s’entourent contre ma taille. « J’aurai pu t’offrir ce que tu voulais. » J’ajoute dans un souffle alors que mes lèvres se déposent contre son épaule que je mordille doucement, par-dessus le tissu qui recouvre encore sa peau. « T’es sûre que tu ne veux pas changer d’avis ? » Je demande dans un petit sourire, proche de son oreille contre laquelle je m’attarde pour mordre son lobe pendant que mes mains glissent jusqu’à ses fesses.
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Lena Wates
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MessageSujet: Re: Ryna ► Did I miss you ? Lun 2 Fév - 1:32


Ryder et Lena. Lena et Ryder. Lui et elle. Elle et lui. Ils étaient deux âmes des enfers, deux âmes qui avaient sombré profondément et qui survivaient pourtant. Ils étaient deux gamins qui préféraient jouer au lieu d’oser se lancer dans une vie réelle d’adulte où les sentiments pouvaient prendre le dessus et où le jeu s’effaçait. Ryder et Lena. Dans le fond, ils étaient simplement deux foutus prisonniers dans une cage dorée et qui semblait trop parfaite. Une cage qui offrait, en un sens, une certaine sécurité. Et, c’était une foutue cage qu’ils avaient battis de leurs propres mains. Ouais. C’était ce qu’ils étaient. Deux fichus prisonniers d’un monde qu’ils avaient construit seuls et surtout à leurs images. À l’image de l’évasion qu’ils désiraient obtenir, à l’image de leurs vies à deux. Il était toujours plus simple, toujours plus facile de se glisser dans un monde idéalisé et d’aimer s’y enfermer de temps à autre. Il était toujours plus aisé de survivre selon certaines règles que l’on mettait en place. Alors, parfois, entre Ryder et Lena, ce n’était pas totalement la réalité. Oh, n’allez pas croire que ce qu’ils ressentaient l’un pour l’autre ou que l’attachement qu’ils avaient l’un envers l’autre n’étaient pas réels parce que, putain, ils l’étaient beaucoup trop. N’allez pas croire que le brun et la blonde passaient leur temps dans cette cage parce que, bordel, c’était faux. Cependant, quand ils plongeaient dans ces tentations, il n’y avait pas de sentiments exprimés réellement, concrètement. Ils n’agissaient plus réellement comme des adultes. Non, ce n’était qu’un monde sans doute trop enfantin qu’ils avaient mis en place pour eux. Eux seuls. Mais, ce monde pouvait rapidement devenir dangereux. À présent, Ryder et Lena étaient ancrés dans cette place, dans ce mode de fonctionnement. Il était impossible de les y arracher sans perdre quelque chose, sans briser quelque chose. Alors, ouais, bordel, ils étaient prisonniers du monde idéalisé dans lequel ils jouaient. Foutus gamins. Fichues emmerdes. Foutues conneries. Fichu jeu.

Depuis trop longtemps, Ryder et Lena avaient mit cela en place. Parfois, ils pouvaient se voir plusieurs jours sans tenter de pénétrer dans cette cage dorée où le jeu se mêlait au danger. Parfois, ils pouvaient passer énormément de temps à simplement rigoler ensemble et parler comme deux adultes le faisaient. Mais, dans le fond, ils demeuraient deux gamins. Deux enfants qui aimaient jouer. Non, ce n’était pas dans un bac à sable comme des enfants. Leur jeu était beaucoup plus adulte. Leur terrain de jeu à eux était la vie et les provocations qu’ils se lançaient sans cesse. Ces petits défis qui pimentaient leurs rencontres autant qu’ils les faisaient tanguer sur leur beau navire. Ces foutues taquineries qui embellissaient le quotidien de la blondinette dans le fond. Entre eux, tout se rapprochait souvent d’un jeu. Un jeu dont ils avaient établis des règles implicites, des petits trucs qu’ils n’avaient pas besoin de noter quelque part pour s’en souvenir. Tous les coups étaient permis hormis blesser l’autre. Et puisqu’ils se connaissaient par cœur, il demeurait facile pour eux d’éviter les sujets qui fâchaient en général. C’était un jeu qui restait amusant, divertissant. Un jeu dont ils ignoraient le dénouement. Un jeu qui se jouait autour d’un feu brûlant. Un feu qui ne restait pas dans sa cage et qui venait souvent les frôler pour abîmer leurs êtres. Un jeu où les étiquettes et les sentiments n’avaient pas leurs places. Mais, un jeu qui, au final, les conduiraient peut-être dans une horrible spirale. Après tout, n’était-ce pas malsain à force ? Les choses n’allaient-elle pas tourner au désastre par la suite ? L’humanité ne reprendrait-elle pas ses droits sur ces deux gamins qui pensaient – ou en tout cas qui espéraient – échapper à tout.

Je l’aime… Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout… Au fond, c’était ça qui demeurait le risque le plus grand : les sentiments. Ryder et Lena étaient amis depuis longtemps, trop longtemps. Ils étaient amants également. Et, bordel, ils se connaissaient par cœur et ils tenaient sans doute beaucoup trop l’un à l’autre. Beaucoup plus qu’il ne l’aurait dû. Alors, ouais, le plus grand risque demeurait de sombrer dans des sentiments irréversibles, des sentiments auxquels ils refusaient de penser. Des sentiments sur lesquels ils préféraient ne pas mettre de mot de peur de tout faire exploser. Pour la blonde, Ryder restait son point d’ancrage. Peut-être que, dans une autre vie, dans un autre corps, dans une autre histoire, elle aurait pu dire qu’il était son âme sœur. Cet être que nous sommes censés rencontrer une seule et unique fois dans notre vie. Cet unique personne destinée à être nôtre. Ouais, peut-être que dans un monde parallèle Ryder et Lena étaient deux âmes sœurs. Mais, ici, à New-York, ils étaient deux gamins paumés. Deux gamins qui se plaisaient à jouer, à coucher ensemble. Deux enfants qui restaient amis toujours et malgré tout. Deux personnes qui n’étaient pas destinés à vivre un conte de fée. La blondinette refusait de tout gâcher. Alors, bien trop souvent, elle refusait de mettre des mots concrets sur ce qu’elle ressentait. Parce que, ouais, putain, ça habiter souvent son esprit. Ces réflexions demeuraient trop souvent dans son crâne et elle préférait les fuir. En général… Mais, on ne contrôlait pas ses rêves. Ces fichus rêves de conte de fée où tout semblait parfait. Alors, parce qu’ils n’étaient pas dans un monde tout rose, parce qu’ils étaient encore et toujours à New-York, la rebelle se fit sérieuse pour dire qu’elle ne faisait pas exprès d’attiser la colère de Ryder. Et, il hochait simplement la tête comme pour laisser cette dispute de merde de côté, comme pour oublier l’orage noir qui avait plané au dessus de leurs têtes pendant quelques minutes. Simplement à cause de la blonde.

Et, au lieu de plonger directement dans leurs amusements, dans leurs jeux, il y avait la réalité de la vie qui venait prendre le dessus. Il y avait cette chienne de vie qui leur retombait dessus. Ils ne pouvaient pas jouer tout de suite, pas alors que Lena venait de réapparaître après des mois de silence, des mois d’absence. Pas tout de suite. Les choses étaient sérieuses et il fallait qu’elles le soient. C’était indispensable sur le moment. C’était essentiel pour l’instant. Alors, adulte et humaine, tenant beaucoup trop à Ryder, la blonde fit cette promesse de ne plus jamais s’enfuir de cette manière. Au-delà d’être là pour rassurer Ryder, les mots demeuraient sincères. Mais, Ry’ était comme elle. Il ne croyait pas aux promesses, ce n’était que des mots qui pouvaient être fichus en l’air en quelques secondes seulement. Alors, Lena reprit bien vite cherchant l’attention de son ami et plantant son regard dans le sien. Elle reprenait d’une fois trop sincère sans doute pour avouer qu’elle ne partirait plus et que, si jamais cela devait arriver une nouvelle fois, elle emmènerait (de grès ou de force) Ryder avec elle puisqu’elle ne pouvait survivre sans lui. C’était les problèmes ça et son interlocuteur le savait puisqu’il avançait qu’il n’était pas sûr qu’ils y survivraient. Puis, bordel, ce surnom qu’il lui donnait sonnait tellement bien aux oreilles de la demoiselle. Cela semblait trop parfait. D’ailleurs, Ry’ retenais sa promesse et elle ne put s’empêcher de répliquer.

Tu as intérêt à le retenir parce que je suis sérieuse Ry’. Puis, on trouve toujours un moyen de survivre…

Haussant les épaules suite à ses propos, la blonde n’était pas certaine pour autant des mots qu’elle prononçait. Oh, oui, elle était parfaitement sérieuse en prononçant ces petites phrases. Il ne fallait pas prendre la demoiselle Wates à la légère et elle était parfaitement capable de venir kidnapper Ryder pour l’emmener loin avec elle. Bon, elle le ferait sans doute sous le coup de l’adrénaline  et de cette foutue promesse. Et, sans doute que, pendant plusieurs jours ou semaines, elle ne le regretterait pas. Mais, bordel, est-ce qu’ils y survivraient vraiment ? Cela elle n’en savait rien. La blonde ne voulait même pas y penser. Elle n’osait même pas plonger dans ces foutues réflexions parce qu’elle savait que, dans le fond, ça pouvait lui faire trop de mal. Puis, merde, comme elle le disait, il y avait toujours un moyen de survivre. Après tout, elle avait survécu de nombreuses fois à l’horreur et Ry’ aussi. Alors pourquoi pas ? Pourquoi ne pourraient-ils pas survivre à cela ? Sans doute parce que cela leur demanderais d’abandonner un jeu et de changer ce qu’ils étaient. Non, ce n’était pas envisageable. Pas maintenant en tout cas. Puis, rien n’était certain encore. Lena ignorait si elle quitterait New-York à nouveau. Et, peut-être qu’entre temps Ry’ aurait commencé une vie d’adulte sans elle dans les parages alors peut-être qu’il ne pourrait pas partir avec elle. Bordel, c’étaient les emmerdes. C’étaient les embrouilles et elle ne voulait pas penser à cela.

Le meilleur moyen pour fuir sa tête et ses réflexions demeurait d’agir. Et, là, en conséquence, c’était plonger dans leur jeu. Alors, la rebelle finissait par quémander un baiser qui lui était refusé. Ok, c’était peut-être mieux qu’il n’y ait pas de rapprochements physiques ce soir et ce vent était sans doute préférable. Mais, ce n’était pas suffisamment amusant. Puis, bordel, Ryder demeurait une divine tentation et elle était prête à pêcher. Là, maintenant. Alors, quand il lui mit ce très joli vent, la rebelle ne put s’empêcher d’agir comme une gamine et de lui demander si elle avait été remplacé, de lui avouer qu’heureusement qu’il ne l’avait pas remplacée parce qu’elle aurait dû tuer quelqu’un. C’était encore une fichue taquinerie. C’était toujours leur jeu trop enfantin. Et, Ryder y plongeait sans réfléchir. Comme toujours. Il venait même à lui demander si c’était vrai et la blonde acquiesçait comme l’aurait fait une enfant. Il ferait d’elle une criminelle. N’en était-elle pas déjà une ? Criminelle des sentiments ? Criminelle du refus de réfléchir à ce qu’ils étaient ? Heureusement, Lena ne pu pas se perdre longtemps dans ses pensées puisque Ryder reprit la parole en avançant qu’il s’agirait d’un crime passionnel. C’était lui qu’il faudrait descendre. Et, pitié, il espérait qu’elle viserait le cœur. Il souriait de façon amusé et la blonde ne pouvait s’empêcher d’en faire de même. Plaisanter si facilement de la mort ne semblait les choquer ni l’un, ni l’autre. Alors, Lena ne s’attarda même pas sur cela préférant répondre.

Je confirme, tu ferais de moi une criminelle chéri et une kidnappeuse. Après tout, une fois que j’aurais tué la personne supposée me remplacer, je te kidnapperais et je t’enfermerais dans ma cave pour que tu ne puisses plus m’échapper et que tu sois juste à moi…. Bon puis merde, je n’ai pas de cave, mais j’trouverais un endroit om t’enfermer.

Comment pouvaient-ils réellement rigoler de tout cela ? À vrai dire, la blonde n’en avait aucune idée, mais tant pis. C’était tellement bien. Enfin… Peut-être pas si bien que cela. Après tout, à travers les mots qu’elle employait, il y avait trop de choses inavouées qui se trouvaient en dessous. Trop de petits secrets que l’on pouvait voir percer. Trop de non-dits qui glissaient. Elle avouait ne pas vouloir le voir s’enfuir avec quelqu’un d’autre et, putain, même si elle ne se l’avouait pas réellement, c’était peut-être qu’elle ne voulait pas le voir faire sa vie avec quelqu’un. Puis, merde, elle disait qu’elle désirait qu’il ne soit qu’à elle. Et, ce n’était pas normal. Ce n’était pas ce qu’on voulait d’un ami. Un ami demeurait libre de faire ce qu’il désirait avec qui il voulait et sans que cela ne pose le moindre problème. Quand elle s’était rendue compte de tout ce que les mots pouvaient cacher, la blonde reprenait bien vite. Elle embrayait sur un autre sujet, plus loufoque, plus amusant en espérant que cela effacerait le reste. Foutues illusions. Fichues conneries. Ryder avait entendu les mots qu’elle avait prononcés. Il avait peut-être même compris tous ces sens cachés qu’ils se refusaient tous les deux de prononcer à haute voix. Mais, comme elle, il plongerait sans doute plutôt dans les conneries que dans ce sérieux trop effrayant.

D’ailleurs tout changeait bien vite. Trop vite. Un. Ryder s’approchait d’elle. Deux. Des doigts glissaient sur sa peau. Trois. Des lèvres se posaient sur elle. C’était un délice. C’était un supplice. C’était une chaleur étouffante et tellement bonne. C’était le paradis. Putain, ça lui avait tellement manqué. Quatre. Ils échangeaient enfin un baiser. Le premier baiser depuis plus de mois et ça sonnait comme avant. La blonde sombrait toujours si facilement, si délicieusement. C’était une dose de crack qui redonnait la vie. C’était une sensation qui l’électrisait. C’était des cœurs qui se coordonnaient. C’était une passion qui les dévorait. C’était une envie subite qu’elle adorait. Mais, c’était aussi une tentation qui révélait trop. Un désir qui la consumait trop dangereusement. Une flamme qui brûlait sa peau. Des sentiments trop présents. Et, finalement, à cause de tout cela, la rebelle s’écarta préférant replonger dans le monde des conneries amicales plutôt que de se laisser dévorer par la passion bestiale. Elle agissait comme une gamine reprochant à Ryder d’être trop méchant, de se moquer d’elle. Après tout, il jouait beaucoup trop avec elle pour son propre amusement. Il avait refusé de l’embrasser quand elle avait demandé simplement pour rire un peu plus. Et, Ry’ lui répondait bien vite avançant que c’était parce qu’il était méchant qu’elle était là. Parce qu’elle aimait ça. Et il rigolait encore. Trop amusé. Sur le coup, elle aurait aimé le renvoyer chier. Mais, avez-vous déjà tenté de renvoyer chier un dieu vivant et tentateur vous ? Alors, au final, ce ne furent sans doute pas les mots de sa tête qui franchirent ses lèvres.

Tu ne me connais que trop bien… J’adore ça.

Au lieu de rester sur ce terrain de sécurité – qui tanguait déjà sans doute trop – la blonde s’était jetée dans la gueule du loup comme une putain d’allumeuse. Elle parlait de baise et Ry’ lui demandait bien vite si c’était ce qu’elle voulait. Bordel, c’était tout ce qu’elle voulait et toute son attitude le criait trop fort. Mais, elle haussait simplement les épaules. Et, tout s’accéléra une nouvelle fois. Un nouveau brasier. Un nouveau feu dévastateur. Les mains de la blonde devinrent prisonnier des doigts de Ry’. Ryder qui avait tout contrôle alors qu’elle se contentait de subir et d’apprécier le traitement. Beaucoup trop. Putain, elle se sentait comme une poupée entre les doigts de son ami et elle voulait s’abandonner. Puis, Ryder était trop joueur. Il donnait trop peu. Elle voulait plus que ce baiser qui la fit gémir de frustration. Un gémissement de frustration qui devint trop vite un simple gémissement à cause des dents de son amant qui mordirent violement sa lèvre. Et, elle se foutait de tout. Elle se foutait du sourire de vainqueur de son ami, elle se foutait du tabouret qui chutait sur le sol. Elle se foutait de tous les risques. Seul Ryder comptait. Seul la présence du jeune homme entre ses jambes importait. Elle le désirait beaucoup trop. Ce n’était pas normal de brûler autant pour quelqu’un. Ce n’était pas normal de ressentir autant de chose. Putain de merde !

Ryder avait le don de la ramener à la violente réalité. Il demandait à la blonde de le supplier. Putain, elle aurait parfaitement pu. Ouais, totalement. Elle le désirait violement et elle était prête à faire tout et n’importe quoi pour qu’il lui donne ce qu’elle désirait. Mais, elle était Lena Wates et tout n’était qu’un jeu. Alors, elle susurrait quelques mots avançant qu’elle ne le ferait pas, qu’il pouvait rêver. Et, elle le fixait droit dans les yeux entamant ce défi, ce jeu dont ils étaient les deux acteurs. Oui, elle crevait d’envie. Mais, non, elle ne céderait pas. Elle ne le supplierait pas. C’était à lui de craquer. La blonde manqua de fermer les yeux lorsque les mains de son futur amant glissèrent sur ses cuisses. Putain. Elle avait du mal à soutenir le contact visuel. Ryder avait tellement de pouvoir sur elle. Il avait cette putain d’emprise dont elle ne pouvait se défaire. C’était comme si… Comme si elle était complètement sous un charme d’une quelconque magie. [Putain, non, ne venez pas parler d’amour]. Ryder restait joueur. Il répondait sur le même ton que la blonde – putain se rendait-il compte à quel point il était sexy en parlant ainsi ? – pour lui demander ce oh vraiment trop joueur, trop taquin. Ces deux petits mots qui ne présageaient rien de bon. Et, elle avait raison. Il se rapprochait et elle n’avait pas le droit à un baiser. Les lèvres brûlantes de Ry’ rencontrèrent sa joue, sa mâchoire, le creux de son cou. Mayday, Mayday. Elle perdait la tête. La blonde se mordait la lèvre pour ne pas le supplier. Là, tout de suite. Maintenant. Elle le voulait beaucoup trop et toujours plus lorsque les doigts de Ry’ rencontrèrent sa peau. Et, malgré tous les efforts qu’elle faisait, la blonde ne put s’empêcher de murmurer.

Ry’…

Foutu gémissement plaintif. Bordel, pourquoi n’avait-elle aucun contrôle sur elle-même ? Pourquoi lui faisait-il autant d’effets alors qu’il la touchait à peine. Et, cette voix qui balançait que c’était dommage. Les mains glissaient dans le bas du dos de la blonde et elle était soudainement près. Trop près. Trop proche. Le parfum de Ryder enivrait ses sens. Le contact du jeune homme la rendait dingue. Automatiquement, ses jambes s’entouraient autour de la taille de Ryder. Elle voulait plus. Plus de contacts. Plus de baisers. Plus de touchers. Plus de plaisir. Plus, plus, plus… Son cerveau ne tournait plus que sur cela et elle était déjà en train de supplier le jeune homme dans sa tête. Pourtant, rien ne passa entre ses lèvres et elle continuait de mordre violement sa lèvre pour ne pas céder. Tant pis si elle se blessait, elle refusait de craquer. Il aurait pu lui offrir ce qu’elle voulait. Oh bordel, elle le savait. Il n’était pas obligé de le dire. Bordel, Ry’ était un trop bon joueurs. Il mordillait son épaule et la blonde sentait encore cet électrochoc dans son corps. Fou. Dingue. Un presque rien qui la poussait au paradis. Parce que c’était lui. Encore et toujours. Les yeux fermés, la rebelle tentait de se concentrer alors que son ami venait murmurer près de son oreille. Certaine qu’elle ne voulait pas changer d’avis ? Et, voilà qu’il mordait son lobe maintenant et que les mains de Ry’ glissait sur ses fesses. Il la rendait dingue. Et, malgré elle, malgré tout, elle resserrait ses bras autour du cou de Ryder comme pour ne pas le laisser s’échapper, comme pour se rapprocher encore de lui.

Noon… Non, elle ne changerait guère d’avis. Non, elle n’allait pas le supplier parce que ce n’était pas à elle de céder. Pourtant, cette négation semblait trop ouverte comme si elle s’empêchait de dire oui. Puis, bordel, depuis quand était-elle à bout de souffle, presque à gémir cette réponse ? Rha, ça n’allait pas. Elle devait reprendre le contrôle. J’te supplierais pas… Bordel… Qui t’dis qu’on m’a pas déjà offert tout c’que j’voulais avant que je vienne ?

Les mots étaient hachés, mâchés. Elle ne parvenait pas à avoir totalement les pensées en ordre alors elle s’efforçait de garder un contrôle illusoire. La blonde ouvrit cependant les yeux pour planter son regard dans celui de son concurrent. Encore du défi. Encore du jeu. Elle prolongeait l’instant. Elle prolongeait le jeu au lieu de se laisser aller à cette passion dévorante. Et, c’était sans doute dévastateur. Après tout, à chaque prolongement, l’autre essayait de prendre le dessus et on se rendait compte du pouvoir qu’autrui possédait. Elle se rendait compte du pouvoir qu’avait Ryder sur elle. C’était effrayant. Elle n’était pas maîtresse du jeu, elle était simplement là pour participer comme Ryder. Mais, là, à cet instant, la rebelle se sentait comme un pion de Ry’. Une marionnette dont il pouvait faire ce qu’il désirait. Et, elle n’aimait pas ça. Il fallait agir. Alors, la blonde laissa glisser une de se mains entre leurs deux corps. Elle frôlait du bout des doigts le torse de Ryder avant de descendre encore et encore. Toujours plus bas. Pour le rendre fou. Elle jouait autant que lui. Elle ne voulait pas supplier. C’était un jeu, c’était une passion dévorante. Et, elle ne devait pas perdre.
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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: Ryna ► Did I miss you ? Mar 3 Fév - 18:02


i’m in trouble, i’m an addict. I’m addicted to this girl. She’s got my heart tied in a knot and my stomach in a whirl. → ryna



Survivre. On trouve toujours un moyen de survivre. Cette phrase résonne dans ma tête. Et si on trouvait un moyen de vivre ?, ai-je envie de lui dire, mais les mots restent coincés dans le fond de ma gorge. Et si on arrêtait de faire les cons ? Et si on stoppait tout cela, ne serait-ce qu’une seule journée ? Si on prenait un peu la vie au sérieux ? Si on essayait de vivre vraiment, comme des adultes ? Est-ce qu’on survivrait encore à cette vie ? À ce monde dans lequel on ne se sent pas vraiment à nos places ? On serait certainement trop perdu. Paumés, parce que pas habitués. Sa vie n’est qu’une longue survie. Lena n’a fait que cela durant toute son existence, et elle le fait encore actuellement. Moi, j’ai appris à le faire parce que je n’ai jamais eu le choix. Certes, j’avais une famille, j’avais un père, des demi-frères, mais tout semblait déjà trop tard pour que je vive comme les autres. Il fallait que je survive par mes propres moyens et ma route avait croisée celle de cette jolie blonde. Et on avait commencé à survivre ensemble… sans doute de la pire des façons. Elle d’abord, qui revenait sans cesse vers moi parce que j’avais des doses. Et moi, qui allait sans cesse vers elle parce qu’elle était ma dose. Nos planètes ce sont heurtées et ont fusionnées sans qu’on y fasse quoique ce soit. Et c’était bien. Qu’elle soit là. Tout le temps. Même lorsque j’étais en taule. Et c’est encore bien qu’elle soit là aujourd’hui. Mais ça ne me donnait cette impression étrange que rien n’avait évolué : on survivait toujours ensemble, on s’insufflait un peu de vie, mais on ne parvenait toujours pas à vivre, comme coincé entre deux mondes. On marchait sur cette corde raide, l’équilibre plus qu’instable et je savais bien que l’un de nous tomberait. Peut-être pas aujourd’hui. Peut-être pas demain. Mais un jour.

Mais en attendant, on se trouvait encore là et on jouait. C’étaient des jeux stupides. Des jeux qui pouvaient paraître enfantins mais qui ne l’étaient pas franchement. On s’amusait avec l’autre. On provoquait des réactions parce qu’on aimait ça. J’étais un maniaque du contrôle, j’avais besoin d’être celui qui dirigeait tout et Lena détestait cela ; parce qu’elle aimait aussi être celle qui avait le pouvoir… Mais je ne pouvais lui accorder ce droit. Pas même lorsqu’on se trouvait que tous les deux, dans notre bulle, dans ce monde si étrange qu’on adorait pourtant. J’avais parfois l’impression qu’on se trouvait dans un film… mais qui ne connaissait jamais de fin. Sans doute parce qu’on savait qu’il n’y aurait aucune happy ending et qu’on repoussait sans cesse ce moment le plus loin possible, le plus longtemps possible. On voulait juste notre bulle, notre monde, notre jeu, nos règles.

« T’as pas déjà l’impression qu’on est enfermé ? On n’a pas besoin de cave, pas besoin de murs autour de nous… Nous, c’est pire que ça… C’est pire qu’une séquestration… On est des otages. » J’esquisse un petit sourire alors que je la regarde de nouveau. Je penche la tête sur le côté. Je suis sérieux. Ouais, je le suis plus que jamais. Je pense tout ce que je raconte. Nous sommes les otages de nous-mêmes. Ce que je raconte peut paraître fou, mais c’est parfois la sensation que j’ai. Rien n’est évident dans cette relation que j’entretiens avec Lena et on se tient en otages, l’un et l’autre, parce qu’on ne connaît que cela. C’est bizarre. Cela ferait peur à n’importe qui, mais nous on reste là. Parce qu’on s’en fiche.

On s’en moque tellement qu’on repasse de suite à notre jeu habituel. Celui qu’on entame toujours lorsqu’on se retrouve. Et c’est moi qui relance les hostilités lorsque je me rapproche de Lena et que je l’embrasse ensuite, comme si on ne l’avait pas fait depuis des années, alors que cela ne faisait que quelques petites semaines. C’est fou comme le temps peut paraître long parfois. Je me joue d’elle. Encore une fois. Comme d’habitude. Mais toujours avec le sourire aux lèvres, parce que rien n’est jamais méchant, ce n’est jamais dans le but d’être blessant, mais seulement parce qu’on s’amuse et que ça nous plaît. Et cela lui plaît énormément. Mon comportement, elle l’aime tel qu’il est. « Je sais. » Je souffle ces mots dans un nouveau sourire et la partie reprend.

Tout s’enchaîne à une vitesse folle. D’abord mes lèvres qui reprennent possession des siennes alors que mes mains gardent les siennes prisonnières. Mais, les pulsions prennent rapidement le dessus et je la soulève, faisant en sorte que le tabouret vire de mon chemin et je la pose contre le plan de travail. Je me glisse entre ses jambes, mon visage à quelques centimètres du sien et lui demande de me supplier. La réaction ne se fait jamais attendre avec Lena et c’est ce que j’aime chez elle. Elle est directe. Elle est cash. Et elle ne voulait en aucun cas me supplier. Nouveau rire. Nouveau sourire en coin. Tant pis pour elle, non ? Cela ne m’empêcherait pas de m’amuser un petit peu, comme je le prouve quelques instants plus tard. Je me joue d’elle. Je me régale des réactions de son corps qui ne résiste pas à ce que je lui fais. À mes lèvres contre sa peau, jamais contre ses lèvres, à mes mains qui glissent contre elle alors que je la rapproche toujours un peu plus de moi. C’est un jeu dangereux. On le sait parfaitement. Elle gémit mon surnom. Je souris encore davantage. Mais Lena ne voulait pas perdre.

« Bébé, si on t’avait déjà offert tout ce que tu voulais, tu ne gémirais pas là, contre mon oreille alors que je te touche à peine… Tu ne serais pas en pleine lutte contre toi-même pour ne pas succomber. Et puis, si tu avais déjà eu tout ce que tu voulais, tu ne m’aurais pas demandé cette baise. » J’achève ma phrase en mordillant la peau de son cou avant que je ne recule mon visage pour planter mon regard dans le sien, encore plus amusé que tout à l’heure. Sauf que je sens rapidement que sa main glisse contre mon torse et se dirige toujours un peu plus bas. J’arque un sourcil et secoue la tête de gauche à droite. J’attrape sa main et la pose contre le carrelage froid du plan de travail et avant qu’elle ne tente autre chose, je lui retire son haut que je balance un peu plus loin. Je la regarde quelques secondes et mes lèvres glissent encore de son cou jusqu’à son épaule pendant que mes mains glissent de son dos jusqu’à son ventre en de lentes caresses. « J’te laisse encore une chance… » Regard entendu, je ne perds pas plus de temps que cela et retourne jouer avec son corps. Mais cette fois-ci, je fais en sorte qu’elle se penche un peu en arrière afin que mes lèvres aient un meilleur accès à sa poitrine, encore prisonnière de son soutien-gorge et plus je la pousse en arrière, plus mes lèvres glissent pour s’attarder contre la peau chaude et douce de son ventre.
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Lena Wates
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MessageSujet: Re: Ryna ► Did I miss you ? Dim 8 Fév - 0:37


Ryder et Lena étaient deux âmes trop liées. Deux âmes qui demeuraient trop indissociables peut-être. Deux êtres qu’ils demeuraient difficile de séparer trop longtemps. Après tout, la blondinette avait toujours fini par revenir vers Ryder. Au départ, c’était parce qu’il lui fournissait sa drogue, ouais. Cependant, après, c’était parce qu’elle était simplement devenue accro au jeune homme et à sa présence. À ce putain de Dieu vivant qui la poussait à se sentir bien trop souvent. Ce jeune homme qui avait une emprise beaucoup trop puissante sur elle. Une emprise qu’elle ne parvenait même pas à mesurer. Une emprise violente et trop souvent déstabilisante qui poussait la blonde dans les recoins sombre de son esprit. Bah oui, un jour, il faudrait vraiment qu’elle se pose dans un coin pour tout mettre en ordre et en place dans sa tête. Il faudrait qu’elle comprenne l’origine de cette emprise et qu’elle la gère. Cela revenait à dire qu’elle devrait remettre en question ce qu’elle ressentait vraiment… Ce que Ryder et elle pourraient devenir. Après tout, l’emprise que Ry’ avait sur elle était peut-être jouissive en un certain sens, mais elle demeurait aussi sans doute trop dangereuse. Alors, ouais, peut-être que dans une autre vie, dans un autre monde ou dans de futures réincarnations, Ryder et Lena avaient été (ou seraient) des âmes sœurs. Mais, sans doute pas dans ce monde. Pas dans cette vie. Dans ce monde, ils étaient juste deux gamins sur un navire qui tanguait régulièrement. Deux adultes qui refusaient de vivre dans ce monde si mature et qui préférait s’évader dans leur jungle enfantine. Ils étaient sur ce navire et ils aimaient affreusement le faire tanguer autour de leur jeu malsain, auprès de flammes qui les abimaient chaque jour un peu plus. Ils ne pouvaient faire autrement que de s’apprécier et de jouer, mais bien souvent, les histoires comme cela finissaient mal. Bien souvent ça se terminait par une destruction.

C’était sans doute pour cette raison que, malgré les années passées ensemble, leur histoire n’avait guère de fin. Les choses avaient commencé et elles semblaient toujours tourner de la même façon. C’était toujours un jeu, c’était toujours une fuite de la réalité. C’était encore ce qu’ils étaient il y a quelques années. Ouais, en vérité, c’était comme si rien n’avançait réellement. Comme si rien n’avait changé. Leur histoire ne semblait pas trouver le bouton stop… Ou, en tout cas, ce bouton stop était beaucoup trop endommagé pour pouvoir appuyer dessus sans causer de tort à qui que ce soit. Leur jeu n’avait que le bouton pause qui marchait encore. Ils pouvaient cesser leur jeu, leurs gamineries parfois. Mais, bordel, le bouton pause n’était pas fait pour rester très longtemps. Bien au contraire. Alors, ils l’utilisaient. De temps en temps. Rarement. Après tout, c’était un simple répit dans leur monde enfantin effréné. Ils ne pouvaient pas éteindre la console, ils ne pouvaient pas se débarrasser de tous ces artifices qui les entouraient, de tout ce jeu qui perdurait. Ryder et Lena restaient deux gamins plongés dans leur jeu vidéo. Ils restaient deux personnages de ce jeu et ils préféraient continuer à se chercher et à danser auprès du danger au lieu d’assumer et de réfléchir à toutes ces choses. Rien n’avançait réellement entre eux. Rien ne bougeait concrètement. Ils grandissaient. Ils vieillissaient. Et, ils étaient toujours là comme deux enfants à se chercher. Ils étaient simplement prisonniers de leur monde imaginaire, prisonnier du jeu dans lequel ils avaient plongé avec délice. Ils étaient juste harponnés. Ils pouvaient se contenter de pauses qui ne duraient pas. Mais, bordel, pour mettre fin à tout cela, il faudrait réussir à éteindre la console. Et, pour l’éteindre, il faudrait la briser. Les briser.

L’attachement de la blonde pour Ryder était bien réel. Il l’était sans doute trop. Et, il demeurait toujours plus simple de rester en terrain connu et de tourner autour du feu plutôt que d’oser y plonger sans réfléchir. Il était plus simple de continuer sur ce terrain au lieu de se lancer dans un monde adulte et mature. Un monde où les sentiments prendraient trop de place. Un monde où la réalité les écraserait. Un monde qui risquait juste de foutre à terre leur belle histoire, trop idyllique. Ryder était le point d’ancrage de la blonde. Cependant, elle avait aussi parfaitement conscience qu’avec lui, elle restait sur place. Ils se contentaient de survivre dans le monde qu’ils avaient façonné. Ils continuaient encore et encore. Et, c’était comme si le monde tournait sans eux, comme si le monde ne tournait pas réellement avec eux. Comme s’ils étaient reclus, exclus. Ils survivaient toujours et ils le feraient sans doute à jamais, piégés dans leur écran sans fin. Ils s’enfermaient dans un monde plus coloré et plus simple à assumer. À leurs yeux, aux yeux de la blonde surtout, arrêter le jeu n’était pas quelque chose d’envisageable. Cela leur permettrait sans doute de réellement plonger dans une réalité destructrice. Cela leur permettrait de devenir adulte et de vivre comme ils étaient censés vivre. Cela leur donnerait l’occasion de se construire réellement une vie et une autre personnalité plus mature, plus terriennes peut-être aussi en un sens. Mais, putain, leur jeu semblait rester un jeu sans fin parce que rien ne pourrait bien se terminer ici. Et, ils devaient tous les deux en avoir parfaitement conscience. Leur histoire n’était pas un conte de fée. C’était plutôt un drame. C’était juste un récit à l’encre rouge… Un récit qui finirait par s’écrire avec leur sang et leur souffrance si la console se tournait sur le mode off.

Alors, Ryder et Lena jouaient encore ce soir. Malgré deux mois d’absence, rien n’avait changé. Rien n’avait évolué. C’était comme si la console avait été mise sur pause le temps de cinq minuscules minutes et qu’ils reprenaient soudainement leur partie. C’était comme si les deux mois n’étaient jamais intervenus. Ils stagnaient simplement, sans jamais évoluer. Ils demeuraient les mêmes et leur jeu restait ancré dans leurs mœurs, dans leurs habitudes.  Ils ne pouvaient pas faire autrement. Alors, c’était comme avant. C’était comme s’ils demeuraient coincés dans du plâtre et qu’ils n’avançaient pas. Ils retombaient dans leur jungle enfantine et ils se taquinaient comme si rien n’avait changé, comme s’ils n’avaient besoin de parler de rien de plus que de leurs conneries alors que la blonde s’était barrée de New-York. La réalité s’effaçait. Leur dimension s’ouvrait. Et, Lena y plongeait avec ravissement. Elle prétendait d’ailleurs être en mesure de devenir une criminelle et une kidnappeuse si jamais son Ryder osait penser pouvoir la remplacer. Elle tuerait d’abord cette pâle imitation d’elle-même puis elle kidnapperait et enfermerait Ryder pour qu’il ne soit qu’à elle. Si elle était plongée dans une réalité d’adulte, si elle faisait attention à ce monde, si elle acceptait d’être plus mature, Lena aurait sans doute compris qu’elle voulait agir de cette façon simplement parce qu’elle ne pouvait se résoudre à voir son Ryder avec quelqu’un d’autre. Le jeune homme balançait d’ailleurs quelques mots. N’avait-elle pas l’impression qu’ils étaient enfermés ? Ils n’avaient pas besoin de cave ou de murs autour d’eux… C’était pire que cela… Pire qu’une séquestration… Ils étaient des otages. Foutues réalités. Ces quelques mots étaient dignes d’un électrochoc pour la blonde. Ryder envoyait soudainement une vague faire tanguer leur embarcation. C’étaient quelques mots trop douloureux parce que son Ry’ était sérieux avec ce sourire et ce regard qu’elle connaissait. Et, toujours comme une enfant, la blonde rétorqua.

Mais… C’est bien comme cela non ?

Les mots étaient plus hésitants. C’était comme si Ryder avait déjà un pied dans une autre réalité et qu’elle se retrouvait soudainement seule dans leur jungle. Seule perdue au milieu de ce décor. C’était comme si le jeune homme envisageait une autre partie de la vie. Comme s’il cherchait un moyen de s’évader de ce monde, de cette console dont ils étaient les otages. Alors, ouais, suite aux mots qu’ils venaient de prononcer, la jeune Wates était simplement devenue trop incertaine. Trop perdue dans ses réflexions. Elle n’avait pas pu s’empêcher de laisser les quelques mots s’échapper d’entre ses lèvres comme si elle avait besoin d’être rassurée, comme si elle avait besoin de se dire que Ryder n’allait pas la laisser seule ici. Et, pourtant, son ventre se tordait. L’histoire commençait-elle déjà à s’écrire avec leur sang ? Elle ne voulait pas savoir et une échappatoire s’ouvrait à elle. Tout s’effaçait lorsque le jeu prit le dessus sur ce sérieux. La passion dévorante était supérieure au reste. Le désir venait cramer la peau de la blonde et c’était juste bien. C’était simplement agréable de sentir ce feu se promener sur elle. Peut-être que ouais, c’était juste en train de l’abîmer pour pouvoir mieux la détruire après. Mais, merde, sur l’instant elle s’en foutait et elle poussait plus loin le jeu. Elle jouait l’allumeuse et Ry’ prenait trop vite le contrôle. Il s’amusait à lui en donner trop peu, il s’amusait à la rapprocher des flammes et à l’écarter. Foutu jeu malsain. Elle gémissait. De frustration, de manque, de désir, de plaisir… C’était un doux mélange à la fois. Et, elle se fichait de tout. Elle se foutait de la réalité et des mots électrochocs de quelques minutes avant. Elle se fichait du tabouret au sol ou même du sourire triomphant de Ryder comme s’il avait gagné (quoique ce sourire était sublime). Elle était simplement là sur ce plan de travail avec le jeune homme entre ses jambes. Elle était juste là et il soufflait qu’il savait. Il savait qu’elle aimait qu’il soit méchant parce qu’il la connaissait. Et, la blonde susurra alors un simple mot.

Connard

C’était un mot balancé comme ça avec un doux sourire. C’était un mot susurré trop légèrement. Ce n’était guère une insulte méchante. Oh bien au contraire et cela ferait sans doute rire Ryder. Elle balançait ces mots parce que, ouais, Ryder était un connard fini. Il avait beau être un dieu purement tentateur, il demeurait un connard. Après tout, la blondinette était prête à parier qu’il se définissait lui-même de cette façon. Ryder était le genre de personne qui apprenait trop vite les trucs à savoir sur autrui, les petits riens qui avaient tant d’importance. Et, après des années de partage, Ryder connaissait Lena par cœur. Il savait ce qu’elle aimait, ce qu’elle détestait. Il savait comment la faire craquer, comment la faire sombrer. Il connaissait les moindres détails par cœur et la blonde aimait se dire qu’elle connaissait aussi tout sur Ryder. C’était d’ailleurs sans doute le cas. Quoiqu’il en soit, l’insulte avait glissé entre les lèvres de la demoiselle parce que Ry’ savait tout et qu’il en jouait à la perfection pour garder le contrôle, pour avoir le pouvoir alors qu’il savait parfaitement que la blonde n’aimait pas se laisser contrôler (en général). Le jeu s’accélérait. Il lui demandait de le supplier et elle refusait. Elle était Lena Wates et elle n’allait pas s’abaisser à cela. Elle était Lena Wates et son Ry’ avait déjà trop de contrôle sur elle. Pourtant, les lèvres brûlantes de Ryder sur elle et les doigts du jeune homme sur sa peau la conduisaient sans doute vers un black-out qui la pousserait à le supplier. Elle gémissait plaintivement n’en ayant jamais assez. Elle voulait plus alors que ces presque rien la guidaient déjà sur la route du paradis. Elle avait du mal à garder le contrôle ou à garder l’esprit clair. Et, pourtant, comme la petite gamine sotte qu’elle était, elle continuait de jouer.

Elle défiait le jeune homme du regard avec un sourire en coin. Elle avouait qu’elle ne supplierait pas, jamais. Et qu’elle avait peut-être eu tout ce qu’elle voulait avant de venir ici. Après tout, la blonde avait eu droit à cette baise dans l’avion et cela aurait pu la combler… Enfin, c’était ce qu’elle espérait faire entendre au jeune homme pour pouvoir le détrôner de sa place et récupérer le pouvoir. Mais, c’était fichu. C’était foutu d’avance. Ils étaient dans leur jeu et il n’y avait pas vraiment de limites avec les mots ou les actes. Les quelques règles demeuraient toujours respecter : vous savez les trucs du genre, pas de sentiments, pas de méchancetés gratuites, pas de blessures profondes… Enfin ce genre de merde de base qu’ils respectaient toujours. Ils pouvaient tout tenter pour obtenir la supériorité. Et, putain, Ryder était joueur. Autant qu’elle. C’était aussi un foutu maniaque du contrôle, autant qu’elle. Et, il reprenait la parole dans un murmure trop amusé. Dans un ton trop sexy aussi qui aurait pu faire fondre la blondinette sur place. Bordel, et voilà qu’il prononçait un simple mot, ce simple bébé et elle se mordait déjà la lèvre pour ne pas se mettre à le supplier tout de suite. Lena s’efforçait d’écouter chaque mot en détail comme pour pouvoir contre-attaquer directement. Si on lui avait déjà offert tout ce qu’elle voulait, elle ne gémirait pas là, contre son oreille alors qu’il la touchait à peine. BAM, 1-0 pour Ryder. Elle ne serait pas en pleine lutte contre elle-même pour ne pas succomber. BIM, 2-0 pour Ryder. Et puis, si elle avait eu tout ce qu’elle voulait, elle ne lui aurait jamais demandé cette baise. BOUM. 3-0 pour Ryder. Il la connaissait trop bien et il s’en amusait trop. Mais, elle ne laisserait pas faire si facilement malgré le zéro qui trônait à son compteur.

Merde…Putain… T’marques des points Ry’. Si le mec d’avant m’avait comblé, je ne gémirais pas là alors que tu me touches à peine… Quoique… Puis j’suis pas en lutte contre moi-même d’abord ! Cela restait à prouver pour la première partie. Après tout, Ryder avait tellement de pouvoir sur elle qu’elle serait prête à parier que même absolument comblée, elle finirait par gémir comme une putain en manque au moindre effleurement de Ryder sur elle. C’était comme ça, incontrôlable. C’était dangereux pour elle sans doute aussi. Ryder avait trop de pouvoir, trop d’influence. Et, elle espérait que son mensonge allait passer. Putain, bien sûr que si elle luttait contre elle-même depuis le début. Mais… Peut-être qu’il restait un espoir de gagner le pouvoir. Mais, mmh, techniquement, je ne t’ai jamais demandé directement de me baiser chéri. J’ai simplement émis une hypothèse cherchant à savoir ce que je devrais faire pour que tu le fasses. Et tu t’es jeté sur moi. Et tu veux que je te supplie alors que tu en crèves d’envie autant que moi.

Elle n’était qu’une foutue petite joueuse qui tentait de reprendre le contrôle sur toute la situation. Elle n’était qu’une foutue petite gamine qui voulait reprendre son pouvoir pour ne pas être à la merci du Dieu entre ses jambes. Alors, ouais, elle balançait ces mots dont elle était sûre. La blonde n’avait jamais clairement fait une demande de baise (d’ailleurs à quoi ça ressemblait ?). C’était vrai. Elle avait simplement tenté de jouer, de poser une question. Elle avait simplement provoqué un peu plus le jeune homme et c’était lui qui s’était jeté dans la gueule du loup. Non ? Oh putain, elle était perdue. Pour elle, dans sa tête, dans sa tentative de reprise du pouvoir, la rebelle voyait les choses de cette façon. Cependant, elle savait que dès lors qu’elle avait émis cette hypothèse c’était parce que cela demeurait quelque chose qu’elle désirait follement sans oser le demander concrètement. C’était toujours plus simple de provoquer et de passer par le jeu que de dire de but en blanc le désir qui lui bouffait les entrailles. Foutues conneries. Fichues emmerdes. Foutu Ryder. Parce que, bordel, le jeune homme la connaissait trop bien et il devait déjà savoir tout cela. Alors, merde, dans le fond, les mots qu’elle venait de dire ne servait à rien. Ce n’était qu’une provocation supplémentaire qui la faisait prisonnière de Ryder. Parce que, même si elle avait juste et que c’était lui qui s’était jeté sur elle, lui qui voulait qu’elle le supplie alors qu’il en crevait d’envie, c’était elle et toujours elle qui avait poussé la situation de cette façon. MERDE !

Alors, pour reprendre le pouvoir d’une autre façon, la blonde laissa glisser ses doigts sur le torse de Ryder. Elle voulait le contrôle. Elle aurait le contrôle. Elle ne deviendrait pas une marionnette entre les doigts du jeune homme. Mais, putain, Ry’ ne se laissait pas faire et elle le savait. Cependant, il agit bien plus vite qu’elle ne le pensait. Bien plus violemment qu’elle ne l’aurait imaginé. Lena pensait qu’il se serait contenter d’arquer un sourcil (et de la faire baver d’envie encore) et de lui faire non de la tête. Mais, Ry’ ne s’arrêta pas là. Oh non. Il prit en otage la main de la blonde. Réellement, soudainement. Et, d’un seul coup, la rebelle mesurait qu’elle n’était peut-être pas en mesure de gagner ce soir. Sa main se retrouvait contre le carrelage froid du plan de travail et cela lui arracha un violent frisson. Puis tout s’enchaîna à une vitesse folle lui faisant perdre la tête.  Le haut de la blonde volait. Les lèvres de Ry’ retrouvaient sa peau, son cou, son épaule. Les doigts glissaient sur son dos, sur son ventre. C’était toujours brûlant, délicieux. Mais c’était foutrement lent, ce n’était pas assez. C’était presque trop tendre pour elle, trop réel, trop empli d’un non-dit de sentiments. Pourtant, elle ne suppliait pas. Elle se mordait la lèvre au sang et lorsque Ry’ lança qu’il lui laissait encore une chance, elle aurait aimé répliquer qu’une chance ou mille ne changerait rien et qu’elle ne céderait pas, mais les mots restèrent coincés dans sa gorge. Et merde ! Quoi faire ? Ryder fit en sorte qu’elle se penche en arrière et la blonde ne chercha même pas à résister. Les lèvres de Ry glissaient. Sur sa poitrine. Elle se retrouvait allongée sur ce plan de travail de plus en plus. Les lèvres glissaient sur son ventre. Elle était en train de crever. Et, elle était perdue. Et, le contrôle disparu. Et elle glissa. Marionnette entre les doigts du parfait Ryder.

Merde… T’as pas le droit Ry’ putain…

Les mots qu’elle prononçait ne ressemblaient plus qu’à des plaintes gémissantes. Elle n’était plus qu’une masse qui était en train de crever de désir. Elle était cette foutue marionnette dont Ryder savait manier les fils à la perfection. Il savait sur lesquels tirer pour plier la blonde à ce qu’il désirait. Et, ce n’était pas juste. Et, le jeu  prenait trop d’ampleur parce qu’elle n’aimait pas perdre. Son cœur battait trop fort, son souffle se perdait. Elle crevait. Alors, elle se plaignait les yeux à moitié fermés. Déjà trop dévastée. Elle se plaignait et Ryder avait gagné. Il était la pomme et le serpent sournois. Elle était Ѐve et elle se laissait trop facilement et trop réellement convaincre. Ryder était cette pomme, ce fruit défendu. Et, les secondes s’écoulaient. Et, elle cédait. Les mots glissèrent entre ses lèvres, ce que Ryder voulait entendre : bordel, j’ten supplie, s’il te plait Ry’… Baise moi… Elle faisait exprès de les murmurer comme pour se dire que le jeune homme n’avait pas encore gagné. Comme pour se dire que peut-être elle pourrait encore gagner s’il lui demandait de répéter cela plus fort, s’il n’entendait pas tout réellement. Elle était Ѐve et elle cédait au serpent pour croquer le fruit défendu. Mais, bordel, son destin serait-il aussi condamné ? Ryna tournerait-il au désastre ?
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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: Ryna ► Did I miss you ? Lun 16 Fév - 20:06


i’m in trouble, i’m an addict. I’m addicted to this girl. She’s got my heart tied in a knot and my stomach in a whirl. → ryna



Nous sommes des otages. Je ne sais même pas pourquoi j’ai dis une chose pareille. Je pense tous les mots qui sortent de ma bouche, mais je ne suis pas certain qu’ils étaient bien choisis, bien définis. Même si, merde, oui, nous sommes les otages d’une relation dans laquelle on s’est enfermé et sur laquelle nous sommes incapables de mettre des mots. C’est quoi l’histoire, au juste ? Deux gamins qui se sont connus, qui se sont appréciés, qui se sont accrochés à l’autre parce qu’ils avaient besoin d’un point d’ancrage. Deux gamins qui n’avaient pas envie d’une vie normale, d’une vie stable, et qui ont choisis d’être dans une relation sans nom jusqu’à ce qu’elle en devienne un peu malsaine, un peu bancale et complètement instable. Seulement, je sais que c’est ce qui me plaît dans toute cette histoire ; c’est qu’on ne sait jamais ce que l’on se réserve. On ne sait jamais à l’avance si on va être ces adultes qui discutent et qui se soutiennent, comme le font tous les autres, ou si on va être ces gamins qui se lancent des piques et qui s’amusent des réactions de l’autre. Les étiquettes ne sont pas faites pour nous. On ne veut pas être mis dans des catégories bien distinctes, alors on s’enferme un peu plus dans notre monde, celui qu’on s’est construit, cette bulle que l’on imagine indestructible… Sauf que moi, j’ai conscience qu’elle ne l’est pas. Les bulles éclatent. Elles éclatent toutes. Et ceux qui se trouvaient dedans en payent les frais et en subissent les dommages collatéraux. Est-ce que c’est ce que l’on va vivre ? Très certainement. Je ne sais pas quand. J’ignore si cela se produira dans quelques semaines, quelques mois, ou quelques années. Mais cela arrivera. Cela arrive toujours. Mais plutôt que le dire. Plutôt que l’admettre, je plante mon regard dans celui de Lena et j’esquisse un sourire. Ce sourire rassurant. Ce même sourire que j’offrais à la gamine que j’ai connu alors, celui qui voulait dire que tout irait bien pour nous, même si je n’y croyais pas moi-même. Et les mots glissent de mes lèvres, mensongers. « C’est bien comme ça, oui. » Nous sommes des otages et plutôt qu’ouvrir la porte, je viens de la fermer d’un nouveau tour de clé, m’enfonçant toujours un peu plus dans cette sensation inconfortable ; mais je préfère cela que lui dire qu’un jour, cette relation nous pètera à la gueule.

Mais toujours fidèle à moi-même, à nous, je replonge dans notre jeu les yeux fermés. Et je m’amuse avec elle, je me joue de ses réactions. Elle me balance que je suis méchant et je suis probablement de temps en temps, il me faut bien l’admettre. Sauf que Lena adore cela. Elle ne peut pas prétendre le contraire. Alors lorsque je lui dis que je sais tout cela, elle me lâche un connard qui sonne merveilleusement bien. Lâché dans un sourire, dans un presque murmure et je souris. Encore. Oui, je suis un vrai connard. Elle a raison. Mais cela aussi semble lui plaire puisqu’elle est encore avec moi. Est-ce que je devrais être différent ? Je ne crois pas. D’autant que je ne le suis pas toujours et elle le sait. Là, c’est notre jeu. Je peux me le permettre. « Dis-moi des choses que je ne sais pas, tu veux ? » Que je lui demande dans un rire amusé. Parce que ça, j’en ai bien trop conscience. Je le sais depuis toujours. D’ailleurs, je le prouve un peu plus puisque lorsque notre jeu devient encore plus intéressant, je lui demande de me supplier d’en faire plus encore. Je veux qu’elle me supplie pour qu’on passe aux choses sérieuses. Encore un fichu jeu. Encore une putain d’envie d’être celui qui contrôle absolument tout et qui ne laisse rien au hasard. Rien ne m’échappe jamais. Je suis ainsi. Et lorsque cela m’arrive, je suis toujours tellement déstabilisé que je me pose des milliers de questions. Et là, ma jolie blonde refuse de le faire. Sauf que je ne me pose pas de questions cette fois-ci, à la place, je la provoque un peu plus.

Je lui lance alors que si elle avait été comblée, elle ne serait pas là, à vouloir que je la baise vraiment. Elle ne gémirait pas mon nom. Elle ne se retiendrait pas. Elle ne serait pas en pleine lutte. Et tout cela m’amuse. Tout cela n’est qu’un jeu entre nous. Un jeu dans lequel on s’enfonce toujours un peu plus, mais aucun de nous ne souhaite vraiment que cela s’arrête. La preuve en est que Lena en rajoute une couche derrière. Ah, elle n’est pas en lutte contre elle-même ? Cette phrase m’arrache un petit rire, bien qu’elle admette le reste. « Certes, mais c’est ce que tu voulais, pas vrai ? Sinon, tu n’aurais jamais dis ces quelques mots… Tu sais que je peux lire en toi, non ? Si tu ne voulais pas que cela arrive, tu ne l’aurais jamais dis… Trop tard. J’ai cédé en venant vers toi et tu cèderas en me suppliant. » J’affiche un nouveau sourire alors que mon regard ne quitte pas le sien et je parle encore assez bas, la voix un peu plus grave, comme un murmure rauque. « Ce n’est qu’une question de temps… Le compte à rebours s’est déjà déclenché. Et tu le sais, bébé. » Je termine ma phrase d’un chaste baiser sur ses lèvres, comme si je voulais créer un contraste entre mes mots et mes gestes.

Et voilà que la jolie blonde glisse sa main contre mon torse, descendant toujours un peu plus bas. Je la regarde et j’esquisse un sourire avant de prendre sa main dans la mienne. Il faut être rapide dans un cas pareil. Et il est bien hors de question que je cède avant elle. Je plaque sa main contre le carrelage froid du plan de travail, mais elle n’y reste pas bien longtemps puisque je lui retire son haut, afin qu’elle se retrouve avec son simple soutien-gorge. Je me penche ainsi vers elle et mes lèvres se plaquent dans son cou, contre son épaule, caressant sa peau douce et parfumée. Mes mains, elles, glissent dans son dos, sur son ventre et ne s’arrêtent jamais réellement. Je ne relève qu’un peu la tête lorsque je lui balance que je lui laisse encore une chance. Il faut qu’elle la saisisse au vol. Le choix lui revient. Elle le sait. D’une certaine manière, je lui laisse un certain pourcentage dans le contrôle de la situation. Soit elle supplie et on continue, soit elle ne le fait pas et… qui sait ce qui arrivera ? Mais avant qu’elle ne dise quoique ce soit, je fais en sorte qu’elle se penche en arrière afin que mes lèvres puissent rejoindre le haut de sa poitrine que j’embrasse et effleure seulement à certains moments, comme pour la rendre un peu plus dingue, oui. Je la pousse encore un peu plus en arrière et ma bouche s’arrête sur son ventre chaud que j’embrasse à plusieurs reprises. Si je n’ai pas le droit ? « J’ai tous les droits… » Dis-je dans un murmure contre sa peau, mon souffle chaud la frôlant.

Je sens qu’elle cède, cela ne fait aucun doute et ses réactions ne trompent pas. Allez, jolie blonde, balance les mots que je veux entendre. Mais tant qu’elle ne le fait pas, je continue mon petit jeu. Mes lèvres restent contre son ventre que j’embrasse de nouveau alors que je descends encore un petit peu plus. Ma langue fait alors le tour de son nombril et j’entends son souffle saccadé, jusqu’à ce qu’elle prononce la phrase magique. Certes, elle les murmure, mais elle les prononce ; et cela me suffit bien, c’est ma victoire, je la garde précieusement. J’affiche d’ailleurs un sourire satisfait. « Mh, c’était si difficile ? » Amusé, je remonte le long de son corps et m’attarde un instant sur sa poitrine alors que je l’aide à se redresser afin que mes lèvres se plaquent contre les siennes. Juste un instant. Je me décale ensuite d’un pas et retire mon t-shirt que je balance quelque part dans la pièce, ça n’a aucune importance. « Vos désirs sont des ordres. » J’ajoute, encore plus amusé et je le prouve avec ce sourire en coin qui ne me quitte pas. Je m’approche encore de Lena et l’attrape par les hanches, la soulève, et glisse mes mains sous ses fesses pour la garder contre moi, dans mes bras et je lui fais ainsi traverser l’appartement jusqu’à ma chambre qu’elle connaît plus que bien. Certainement aussi bien que moi, d’ailleurs.
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Ryna ► Did I miss you ?

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