Partagez|

✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Rory Lacroix
avatar
Empire State of Mind


▌INSCRIT LE : 27/10/2014
▌MESSAGES : 163
▌AGE DU PERSO : 17
▌CÉLÉBRITÉ : Thomas Brodie-Sangster
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: ✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas Lun 22 Déc - 15:05

ALORS CA NE SERA PAS FACILE
ce sera même très dur

Le prince Rory venait de se réveiller dans son donjon situé dans une des hautes tours de Manhattan au dernier étage. Il s’étira longuement dans son lit, il s’habilla d’une petite tenue de sport noir. La neige l’avait rendu prisonnier de cet appartement, ses parents avaient été à pied travailler et lui avait sa garde royale. Deux gardes du corps rien que pour lui depuis qu’il avait sa petite escapade dans la neige. Il ne pouvait même plus aller répéter. La neige l’avait confiné dans son petit royaume des enfers. Il n’y avait toujours pas d’électricité. Le jeune homme alla jusqu’au salon, avec ses deux pitbulls pour faire sa séance de yoga dans sa tenue de sport, il avait aperçu Andreas dans la cuisine et il cherchait à l’éviter. L’espion à la solde de son père était toujours là où il s’y attendait le moins. Le suédois remplissait sa mission à merveille, c’était perfide de faire copain avec lui dans le seul but de rajouter de la surveillance. Il se dirigea donc vers le grand salon richement dédoré, déplia son petit tapis et débuta sa séance de yoga dans le silence le plus total, un garde du corps à chaque entrée. Il enchaina les figures pendant plus d’une heure pour se détendre totalement. Sa sœur vint lui dire au-revoir et lui fit une demande étrange, de devenir plus sympa avec leur invité de marque. Ce à quoi il répondit qu’il avait hâte de le voir repartir pour son pays. Des gardes du corps il en avait deux, il n’en avait pas besoin d’un troisième habillé en civil. Une fois qu’il eut terminé, le corps un peu transpirant, il alla dans sa salle de bain personnel pour prendre sa douche. Même ça, il n’avait pas d’intimité, depuis tout petit, il avait quelqu’un de posté devant la porte pour s’assurer qu’il ne parte pas après sa douche. Il s’imaginait toujours s’enfuir avec sa petite serviette autour de la taille, ce qui l’amusait énormément. Une fois propre, coiffé, et habillé d’une chemise et d’un joli pantalon. Il se mit ses bagues préférées en platine sur les doigts. Une fois affublé, il retourna dans le grand salon.

Aujourd’hui il avait dix huit ans, normalement le signe de sa majorité, symbole de son émancipation or il n’avait toujours pas trouvé de solution pour partir pour s’envoler du nid. Hier soir il y avait eut une crise familiale lorsqu’il avait demandé son propre appartement et les voix étaient montés dans tout l’appartement. Qu’il n’était qu’un petit égoïste qui ne voyait pas plus loin que le bout de son nez et que s’il continuait, ses parents n’hésiteraient pas à embaucher une véritable armée pour le protéger. En réalité c’était des tordus ses parents. Il était parti en colère dans sa chambre et avait engagé une grève de la faim, il en faisait trois fois par an et pouvait rester une semaine sans manger. A la fin il était trop épuisé et reprenait un peu de force.

Le petit homme alla s’installer sur la méridienne du grand salon, qui semblait immense lorsqu’il était dessus, il prit son livre préféré, Anna Karenine de Tolstoï, il avait cette impression de connaitre cette femme, de la comprendre. Il l’avait lu au moins cent fois d’affilé. Il en était déjà à la moitié depuis hier soir, totalement inspiré par les mots qu’il lisait, il entendit quelqu’un entrer dans le salon. Pas besoin d’être devin pour savoir qui c’était. L’odeur parlait d’elle-même, ce parfum légèrement envoûtant ne pouvait être qu’Andreas. Sans lever les yeux de l’ouvrage qu’il avait entre les mains, il se mit à parler. « Tu sais il y a un second salon dans l’appartement, je suis certain que tu y trouveras ton bonheur ! » Il y avait même une bibliothèque pour son plus grand plaisir.

Toujours avec la même animosité qui l’animait lorsqu’il était en présence d’Andreas. « Tu devrais changer de parfum, ça empeste ! » Il était levé du mauvais pied depuis la dispute de la veille et il n’avait pas envie de compagnie, le jeune homme ne lui avait laissé aucune chance depuis qu’il était arrivé. Le bon point était que maintenant il lui adressait la parole, il tourna sa page pour continuer sa lecture sans se rendre compte qu’il était infect avec lui. Comme journée d’anniversaire il avait trouvé mieux que deux gardes du corps devant chaque porte du grand salon et un invité un peu encombrant.


copyright crackle bones

Revenir en haut Aller en bas
Andreas Ehrensvärd
avatar
Empire State of Mind


▌INSCRIT LE : 21/12/2014
▌MESSAGES : 71
▌AGE DU PERSO : 34
▌ADRESSE : Yeomalt Avenue #314, Staten Island (appartement) avec Rory et Kajsa.
▌CÉLÉBRITÉ : Alexander Skarsgård.
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: ✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas Lun 22 Déc - 17:10


alors ca ne sera pas facile
Il a pris le soin d’être en congé lorsqu’il a pris connaissance de la date de naissance de Rory, le sale gamin à qui il faudrait revoir l’éducation. Autant dire que ce n’est pas bien compliqué de la savoir, puisqu’elle représente un jour important pour la famille. Le jour de ses 18 ans signifie fiançailles donc les parents l’évoquaient fréquemment et réservent beaucoup de projets et de surprises à Rory pour la suite. Il ignore pourquoi il tenait à être présent le jour de son anniversaire, probablement parce qu’il tient à lui plus qu’il ne l’imagine. En tout cas il est libre jusque demain et est bien décidé à lui faire passer un agréable moment, enfin plus ou moins… Le gamin est du genre têtu, pourri gâté et a tendance à se montrer exécrable et insupportable, alors s’il ne met pas du sien, les choses risquent probablement de dégénérer. Une fois sa douche prise et son costard cravate enfilé, il se dirige vers la cuisine, boit son café serré et sans sucre puis s’adonne à la préparation de biscuits. Il les prépare soigneusement, sans laisser faire leur cuisinière attitrée, puis les met au four. Il n’a jamais vraiment préparé de repas lui-même mais il apprend de plus en plus, ayant pour objectif de pouvoir se débrouiller tout seul sur ce plan-là. Un jour il se posera et quittera probablement le manoir, et cette habitation aux nombreux employés, alors il faudra qu’il sache au moins cuire certains plats. Pendant la préparation, il a le privilège d’observer le jeune garçon en train de faire son yoga. Il s’est plusieurs fois surpris en train de le regarder, penchant parfois la tête, complètement scotché par ses acrobaties. Véritablement obnubilé par ce petit-être, il tente vainement de regagner ses esprits mais c’est une épreuve assez difficile. Le gamin finit par s’en aller il ne sait où, quant à lui il continue de terminer ses biscuits.

Lorsque tout est prêt sur une belle assiette argentée, Andreas rejoint le jeune qui s’est allongé sur le canapé pour lire un livre. Il l’attaque directement, sans prendre le temps de lui dire bonjour ou de lever la tête pour le regarder : un vrai impoli, comme à son habitude. « Bonjour, Rory, il répond sans prendre en compte ses remarques désobligeantes. Si on t’avait appris les bonnes manières, tu saurais qu’il faut regarder la personne quand on lui parle, il annonce en posant la main sur son menton pour relever son visage et le regarder dans les yeux. » Profitant de cette distraction, il attrape le livre que le blond tient entre ses mains et le dépose dans une grande poche du côté intérieur de sa veste. Ainsi son occupation est rendue inaccessible et il est contraint de faire attention à lui, de l’écouter au moins. « Ça t’apprendra. Je te le rendrai quand tu seras sage… et je crois que ce n’est pas prêt d’arriver, il sourit fièrement, très content de lui pour le coup. » Il sait que le gamin va probablement râler et protester, mais il n’est pas prêt de succomber à ses caprices. « Dommage pour toi, je préfère ce salon. Et puis mon petit doigt m’a dit que tu avais envie de me voir, il enchaîne finalement sur ses remarques précédentes, trouvant toujours une répartie. » Le gamin n’avouera sûrement jamais qu’il pourrait possiblement apprécier sa compagnie, raison de plus pour l’emmerder sur ce sujet. « Tu devrais commencer à t’habituer à mon parfum, parce que je ne compte pas le changer. » Une manière plus polie de lui dire : ‘Je sens bon et je t’emmerde’, mais Andreas a plus de classe pour s’exprimer.

Il attrape finalement les jambes du gosse pour les déposer au sol, puis prend place au bout de la méridienne, juste à côté de lui. Toujours avec son assiette de cookies en mains, il finit par la déposer sur le ventre du petit. « Joyeux anniversaire, Rory, il finit par dire d’une voix plus douce. » Il peut être très sympathique avec lui, il n’est pas là pour être contre lui. C’est seulement le blond qui s’amuse à faire développer sa répartie, sinon il se montre véritablement bienveillant à son égard. « La grève de la faim, ça ne marche pas avec moi. Donc mange, il prononce d’un ton plutôt autoritaire, comme s’il était son père. » Il a appris cette histoire de grève de la faim grâce à son géniteur, il aurait apparemment fait une crise hier soir et ça se serait mal terminé. Il a entendu quelques cris sans pouvoir comprendre ce qu’il se passait réellement, seulement son père le met toujours au courant. « Je me suis pas cassé le cul à faire ces cookies pour rien, donc sois respectueux pour une fois. Je ne dirais rien à tes parents, si ça peut te rassurer. Je veux seulement que tu aies quelque chose dans le ventre, il lui explique, lui montrant une énième fois qu’il est loin d’être contre lui. » Au contraire, il fait même partie de son camp, qu’il le veuille ou non. C’est vis-à-vis de ses parents qu’il a commencé à développer une certaine haine, lorsqu’il songe à l’éducation qu’ils ont donnée à Rory. « Moi aussi à ta place, je passerais ma journée d’anniversaire à lire un livre. Mais tu es un gosse, je pensais que tu avais des idées plus palpitantes que ça pour une journée si spéciale… il fait la réflexion, avant de poser une question qui lui semble nécessaire. Si les gardes n’étaient pas là, qu’est-ce que tu ferais ? il demande sans murmurer, s’en fichant pas mal que les deux placés aux entrées puissent l’entendre. »

©clever love.
Revenir en haut Aller en bas
Rory Lacroix
avatar
Empire State of Mind


▌INSCRIT LE : 27/10/2014
▌MESSAGES : 163
▌AGE DU PERSO : 17
▌CÉLÉBRITÉ : Thomas Brodie-Sangster
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: ✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas Lun 22 Déc - 18:09

ALORS CA NE SERA PAS FACILE
ce sera même très dur

La gueule d’ange de Rory aurait pu lui permettre de décrocher la lune, il aurait pu obtenir ce qu’il avait quand il a envie. Mais avec ses parents, l’argument des yeux doux avait cessé de fonctionner. Il se montrait totalement amer et cynique avec cet homme, il prônait l’ignorance totale, évitant même de le regarder. Lorsque les longs doigts se posèrent sous son menton pour redresser sa tête, il fit un petit mouvement de tête pour se dégager du contact physique. A peine le temps de la remettre en place que son livre avait disparu de ses mains « Mais tu fais quoi là ! » Ses mains cherchèrent à rattraper le livre dans son envole. Il ne s’attendait pas à être privé de celui-ci. « T’évite de me toucher d’accord ! » Il n’aimait pas qu’on lui prenne ses affaires. En guise d’introduction pour cette journée si parfaite, il y avait mieux. Si c’était sa tentative de rapprochement c’était manqué. Il croisa les bras prenant un air boudeur, ce type faisait deux mètres de haut, à moins de prendre une échelle il ne pourra jamais récupérer son bien. « Tu sais qu’avec de telles paroles on peut perdre un petit doigt ! ». Cette fois Rory était en colère, ses joues devenaient rouges et il pinçait des lèvres. « Tu n’es pas obligé de me le faire respirer ton parfum ! Cet appartement est énorme avec plein de pièces vides où je ne suis pas…et où tu pourrais être » Pourquoi s’acharnait-il sur lui ? C’était quoi ce jeu idiot ? Et voila que monsieur avait décidé de prendre place, de poser ses pieds par terre, de s’assoir sur le canapé, avec son costume parfait, sa cravate qu’il avait envie de serré pour l’étrangler. Il leva les yeux au ciel, évitant toujours de le regarder, observant les luminaires précieux, la décoration trop lourde. Il se mit à scander un joyeux anniversaire en posant une assiette de cookies sur son ventre. Maintenant il voulait tuer sa chemise. Il posa les yeux dessus, il s’inquiétait pour sa santé désormais. Malgré sa voix autoritaire, il n’y toucha pas. Le petit homme ne se laissait pas impressionner aussi facilement. « Qui me dit que tu diras rien ? Mon père a trouvé l’espion parfait pour venir m’espionner ! Il te paye combien ? Il t’a promis quoi pour venir raconter tout ce que je fais ? » Doucement il prit l’assiette pour la poser à coté de lui. Il le fit avec énormément de classe, du bout des doigts, sans faire bouger un seul gâteau. Il était suspicieux, mais pas assez impoli pour la jeter par terre. Rory était maigre par nature et ne mangeait presque rien en temps normal.

Maintenant il essayait de le corrompre, il allait être capable d’aller jusque là, il se montrait insidieux. Si ses yeux étaient des bazookas il aurait fait exploser l’ensemble de la pièce, pourtant il se retint. Depuis son arrivé sur New York, il avait été très peu sympathique avec Andreas. C’était un ami de la famille et il savait aussi que son père était parti plusieurs fois en Suède avec sa mère. Il adorait l’accent de cet homme, ça rendait l’américain plus poétique quand il parlait. Il eut un souffle d’exaspération, en même temps que sa grève de la faim, il était presque décidé à débuter une grève du silence. Très bien, il allait lui répondre si c’était un moyen de récupérer son livre et sa tranquillité en même temps. « J’aimerais sortir, marcher dans la neige, boire un chocolat chaud ou je ne sais pas, voir une fête foraine, danser sur Times Square….j’aimerais être partout sauf ici ! » S’il avait un quelconque talent pour le dessin, il pourrait dessiner l’ensemble de ses murs dans les moindres détails, il avait changé seize fois la décoration de sa chambre depuis qu’il était né. Ca en devenait lassant.

S’il n’était pas un espion à la solde de son père pourquoi il ferait tout ça pour lui ? Il se mit à le fixer étrangement, ce suédois était un mystère pour lui. Cependant il resterait coupable jusqu’à preuve de son innocence. « A moins que tu me cache dans son manteau….ou ne fasse croise à ses mecs que je suis un sac à main, tu ne… » C’est à ce moment que cela fit tilt dans sa tête, Andreas pouvait entrer dans l’appartement comme il avait envie, il avait donc les codes de l’ascenseur et de la porte d’entrée. Ils étaient tous deux différents. Le visage du jeune homme se ferma, il n’était pas un manipulateur et il n’avait pas envie de le manipuler pour arriver à ses fins, ça serait l’unique moyen de lui accorder un minimum de confiance.

« Tu arriverais à me faire sortir d’ici? » Les deux grands yeux sombres de Rory le fixèrent avec intérêt, une étincelle de malice faisait briller ceux-ci. Deux iris couleurs du corbeau dirigé vers cet homme. C’était avec énormément d’impatience qu’il attendait sa réponse.




copyright crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
Andreas Ehrensvärd
avatar
Empire State of Mind


▌INSCRIT LE : 21/12/2014
▌MESSAGES : 71
▌AGE DU PERSO : 34
▌ADRESSE : Yeomalt Avenue #314, Staten Island (appartement) avec Rory et Kajsa.
▌CÉLÉBRITÉ : Alexander Skarsgård.
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: ✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas Lun 22 Déc - 23:30


alors ca ne sera pas facile
Andreas n’est plus étonné par les remarques presque méchantes du petit garçon, il a pris l’habitude et même qu’il y a pris goût. Il renforce sa manière de rétorquer et riposter devant ce gamin qui a lui aussi beaucoup de répartie. Ils sont en perpétuel combat, ils se cherchent constamment, jusqu’au jour où un marquera un élan de faiblesse. « Je n’ai pas la peste, tu ne risques rien, il lâche machinalement, lorsque le gosse lui demande de ne plus le toucher. » Il ignorait que son contact était si désagréable que ça, personne ne s’en est jamais plaint jusque-là. Même s’il n’est pas du genre à vraiment découvrir ses conquêtes, il est bien contraint de toucher à la chair de temps à autre. Chaque fois ils lui en réclamaient davantage, avides de la douceur procurée par ses grandes mains. Rory est définitivement le seul à ne pas craquer face à lui, le seul qui pourtant il aimerait posséder. Bien qu’il soit un gamin, il faut avouer qu’il reste un grand mystère pour Andreas qui ne saisit pas pourquoi il ne semble pas charmé du tout. Il ne fait rien pour en même temps… ils se chamaillent à longueur de journée, il n’a pas le temps de s’adonner à quelques tentatives. « Mais puisqu’il s’agit d’une vérité, il n’y a aucun risque que je le perde, il rétorque en l’emmerdant encore une fois sur cette envie de le voir qui n’est clairement pas réelle. » Andreas prend parfaitement conscience que le petit préférerait le voir disparaître, le savoir dans une autre pièce. Malheureusement pour lui, il ne lui donnera pas cette satisfaction ; il n’a pas pris un congé pour sa tête d’ange pour rien… il souhaite passer un moment avec lui et il aura ce qu’il désire, point final. « Sauf que moi aussi j’ai envie d’être dans le salon, tu n’as qu’à changer de pièce si tu n’es pas content. » Il espère bien entendu qu’il ne le fera pas, c’est seulement une idée à laquelle il n’a pas vraiment pensé, c’était seulement question de répondre quelque chose.

Andreas comprend de mieux en mieux pourquoi le gamin le repousse. Peut-être qu’il le trouve détestable, mais c’est surtout car il le considère comme l’espion engagé par son père. Il est vrai que ce dernier est responsable de son obstination avec le blond, mais il est loin de saisir ce qui se passe réellement dans le crâne d’Andreas. « Je suis un chercheur, pas un espion. Il ne me paye rien puisque ce n’est pas mon métier. Heureusement, ce serait fatiguant à la longue… il lâche de manière banale, lui faisant ainsi comprendre qu’il ne le supporte pas plus que lui. » Bien entendu, il pourrait rester des heures en sa compagnie, même si c’est pour l’emmerder ou qu’il lui envoie des piques à longueur de journée. Il a au moins l’impression de vivre quand il est avec lui, il a été habitué à recevoir beaucoup de méchancetés et de violence, il a appris à se sentir moins vide de cette manière, alors le petit remplit parfaitement la tâche à la place de son père. « Si je lui expliquais tout ce que tu faisais, il saurait déjà que tu es un sale gamin qu’il vaudrait mieux enfermer dans sa chambre toute sa vie, il lance méchamment, sûrement pour donner le même ton que lui. » C’est lorsqu’il ose finalement poser les yeux sur lui, devant légèrement baisser la tête, il comprend qu’il va parfois trop loin et que le gamin a bien des raisons de le détester. C’est pourquoi il reprend ses explications d’un ton calme et très doux : « Je ne dirai rien car je n’ai aucun intérêt à faire ça. Je suis censé m’occuper de toi, pas des querelles familiales. »

Leurs mots deviennent finalement inaudibles pour les oreilles des gardes, leurs visages sont suffisamment proches de l’autre pour que leurs murmures retentissent seulement à leurs propres oreilles. « Ces idées me paraissent déjà plus… amusantes. » Il ne connaît rien au divertissement, ni à ce qu’un gamin pourrait faire pour rire et passer du bon temps, alors sa question n’avait en vérité rien d’innocent. Chaque réponse restera gravée dans un coin de sa tête, pour pouvoir les ressortir plus tard et ainsi les utiliser. « Pourquoi tes parents t’interdisent de sortir au juste ? Ils ont peur que tu t’ouvres le crâne en glissant sur une plaque de verglas ? Tu n’as jamais touché à la neige ? il demande curieusement, très intéressé de comprendre la vision des parents. » Lorsque Rory lui demande ensuite s’il est capable de le faire sortir d’ici, Andreas reste surpris et consterné. Le blond ne lui avait encore jamais fait une telle demande, il s’est toujours seulement contenté de le repousser et de ne pas l’accepter dans son entourage. Comprendrait-il enfin qu’Andreas est de son côté ? Même s’il n’est pas habitué à succomber à ses caprices, il faut bien avouer que cette requête relève du raisonnable. Andreas a toujours trouvé ce manque de liberté imposé tout à fait injustifié et incompréhensible, il ne connaît même pas les raisons d’une telle surveillance de haut niveau. Depuis qu’il connaît davantage l’environnement dans lequel Rory vit, il s’est promis de lui rendre la vie plus facile un jour ou l’autre.

En plus de ça, il est difficile de résister à ses yeux de chat potté. Rory ne demande pourtant pas grand-chose, seulement un chocolat chaud et de jouer dans la neige, comme tous les gamins. Pourquoi ils ne lui autorisent même pas ça ? « Oui, à condition que tu manges au moins deux cookies. Je ne tiens pas à ce que tu fasses un malaise une fois dehors, et puis tu es déjà assez maigre comme ça… il commence tout d’abord, avant de poursuivre dans les quelques règles à suivre pour que sa demande soit acceptée. Ensuite tu devras porter un gros manteau, un pull en laine, une écharpe et un bonnet. » Andreas est un professionnel du contrôle, de la manigance ; il n’est pas en train de le manipuler, seulement de faire un bon compromis qui les satisferont tous les deux. « Et aussi que tu me promettes de ne pas t’enfuir ou de faire de bêtises une fois dehors, parce que sache que si tu t’amuses à te foutre de moi, je t’humilierai à mon tour, il le menace en le regardant de haut, se perdant quelque peu dans ses yeux noirs. » Il n'a plus qu'à faire ce qu'on lui dit, pour une fois.

©clever love.
Revenir en haut Aller en bas
Rory Lacroix
avatar
Empire State of Mind


▌INSCRIT LE : 27/10/2014
▌MESSAGES : 163
▌AGE DU PERSO : 17
▌CÉLÉBRITÉ : Thomas Brodie-Sangster
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: ✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas Mar 23 Déc - 0:42

ALORS CA NE SERA PAS FACILE
ce sera même très dur

Ce n’était pas une question de maladie, ni de microbes, ni même maniaquerie de sa part. Personne ne peut l’approcher depuis qu’il est en âge de se souvenir, il a développé une sorte de phobie du contact physique. Il n’avait pas envie de se justifier, il était boudeur, il venait de lui prendre son bouquin et il avait décidé de lui faire la tête sur ce canapé jusqu’à qu’il lui rende et ce n’était pas une assiette de cookies qui allait lui rendre le sourire. « Si, je risque de te le couper pour qu’il évite de servir de radar ! » Il adorait avoir le dernier mot et il ne le laisserait pas l’avoir. Il avait peut-être vingt ans de plus ce n’était pas une raison. Cette fois Rory s’exprima, sur le véritable statut d’Andreas à ses yeux, un Juda qui allait le livrer à Ponce Pilate. Ce n’était pas quelques paroles qui allaient le faire changer d’avis sur la question. Pourtant il ne pu s’empêcher de prendre un visage blessé, l’idée finir enfermé dans sa chambre était terrible. D’ailleurs la peur était lisible sur son visage. Pourtant il n’avait pas envie de lui laisser cette manche. « J’ai été enfermé dans ma chambre pendant deux semaines d’affilé, sans avoir le droit d’en sortir…donc toute une vie ça changerait quoi ! » Même si ses parents n’avaient jamais portés la main sur lui, ils connaissaient à la perfection les ficelles qu’il fallait tirer. La finalité de cette relation n’avait donc aucun but ? Rien d’intéressé ? « Ah bon ? Pas d’intérêt ? Qui est l’un des principaux financiers de Pharmaceutique Ehrensvärd ? » Rory était têtu et avait aussi les arguments nécessaires pour penser qu’Andreas cachait bien son jeu. S’il n’y avait pas eut ce détail, il aurait pu se laisser aller à la confiance. Ce n’était pas pour ses beaux yeux qu’il faisait tout ça.

« L’autre jour j’ai profité de la panne de courant dû à la neige pour me faufiler hors de l’appartement, et j’ai adoré ce petit instant de liberté ! » Pas besoin de lui dissimuler, il avait été très fortement réprimandé pour son acte de haute trahison à la famille Lacroix. « Je n’ai pas de souvenirs sans garde du corps, j’ai le droit de me rendre au studio de danse mais en voiture et sous protection ! Même mes fenêtres de chambre sont verrouillées! Et à mes représentations avec une équipe de choc ! C’est ça ma vie…ca fait trois mois que tu es là, tu ne l’a pas vu ? » Rory n’avait vu de Paris que ce que le décor lui offrait à travers la vitre de la limousine de l’Opéra à l’hôtel. Son emploie du temps était régie, réfléchis et pensé à la minute. Il c’était tout de même un peu radoucit avec Andreas. « Ils n’ont jamais voulu me dire pourquoi ! Sous prétexte que je suis une star et qu’on pourrait me faire du mal ! Dit moi quelle star de la danse classique est célèbre ? » Autant Rory était capricieux, arrogant et parfois extrêmement chiant, il n’avait pas le melon pour autant. Le petit homme gardait les pieds sur terre. La danse classique était un art qui n’avait pas d’intérêt aux yeux de l’ensemble de la population mondiale. Il était devenu une référence, il maitrisait son art, et ce n’était pas avec le peu de mannequinat qu’il ait fait, qu’il ait pu se développer une vie médiatique.

Il ne pu s’empêcher de lui demander de le faire sortir d’ici. Rory avait les yeux suppliants, la première condition le blessa. Le danseur était complexé par son corps trop maigre, il le trouvait moche, sans intérêt, il n’était sublime que lorsqu’il était en mouvement. « Si c’est pour me donner des ordres, je préfère encore rester ici ! » Ce n’est pas d’un troisième garde du corps dont il avait besoin. Ni même d’un père numéro deux. De nouveau il s’enfonça dans le canapé en croisant les bras, ce qu’il avait pris pour un moment de joie venait d’être gâché. Le danseur n’était pas totalement résigné, il fixa l’assiette avec les gâteaux dessus. Il prit un cookie sur l’assiette. « Le seul que je mangerais ! Ensuite je m’habille comme je veux et enfin je ne vois pas pourquoi je chercherais t’échapper, si t’es le seul à me faire sortir, tu es aussi le seul à pouvoir me faire rentrer ! » Afin de montrer sa bonne volonté dans cette histoire, il mordit à pleine dent dans ce cookie qu’il se mit à mastiquer. Ils étaient bons, il ignorait que cet homme savait cuisiner. Il le mangea avec une forme d’appétit et il aimait bien le chocolat.

Andreas devra se mettre dans la tête qu’il y a bien une personne sur laquelle il ne pourra pas avoir de contrôle c’est Rory.


copyright crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
Andreas Ehrensvärd
avatar
Empire State of Mind


▌INSCRIT LE : 21/12/2014
▌MESSAGES : 71
▌AGE DU PERSO : 34
▌ADRESSE : Yeomalt Avenue #314, Staten Island (appartement) avec Rory et Kajsa.
▌CÉLÉBRITÉ : Alexander Skarsgård.
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: ✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas Mar 23 Déc - 12:50


alors ca ne sera pas facile
Ils se chamaillent encore, comme de véritables gamins, pour n’importe quel sujet. Celui qui aura le dernier mot sera ainsi le grand vainqueur, mais cette guerre n’aura ainsi aucune fin avec deux têtes de mules pareilles. Ils seront donc condamnés à se supporter encore très longtemps dans l’existence de l’autre, pas que ça déplaise à Andreas… « Entre deux semaines et toute une vie, je pense qu’il y a une large différence, il rétorque pour lui signaler qu’il est loin d’imaginer ce que ça pourrait représenter – ce ne serait plus en terme de jours, mais d’années. » Finalement Rory lui avoue qu’il le considère comme un espion, ce à quoi Andreas lui répond qu'il ne verrait pas l'intérêt d'agir ainsi. Le petit est toujours aussi têtu et malin, alors content de lui, il trouve une répartie d’enfer. Seulement elle ne fonctionne pas aux yeux d’Andreas, car l’argent donné par le père du blond n’est pas une excuse à son soit disant espionnage. C’est au départ pour Simon Lacroix qu’il a accepté la requête, mais seulement pour une question de respect et remerciement. Au final, il s’est malheureusement épris du gamin alors c’est plutôt son cœur qui lui dicte de rester et de continuer. Mais ça, il ne se permettra pas de lui expliquer, c’est pourquoi il doit trouver une explication qu’il espère plausible. « Ta famille, bien entendu. Mais tu sais un financier se retrouve facilement, il commence dans un premier temps. Et puis je ne vois pas le rapport entre mes affaires et le fait que je sois un espion. Je n’ai aucun compte à rendre à ton père, il a beau beaucoup financer pour notre entreprise, il gagne pas mal de bénéfices alors je pense que c’est déjà amplement suffisant. » Si Andreas devait s’occuper de chaque gamin des financiers, il n’aurait pas fini… et se serait déjà tiré une balle s’ils étaient tous comme Rory.

« Bien sûr que je l’ai vu, je ne suis pas aveugle. C’est juste qu’ils t’ont permis de sortir même avec des gardes, mais depuis qu’il neige ils ne daignent pas donner cette autorisation. Je ne comprends pas les règles qu’ils suivent pour savoir si oui ou non tu as le droit de quitter cet appartement. » Il les trouve illogiques mais il ne se permettra pas de le signaler, tout simplement car ça représenterait un manque de respect dont il n’est pas censé s’autoriser. Les gardes pourraient parfaitement répéter les propos qu’ils ont entendus, lui apportant ainsi quelques problèmes, notamment pour la société familiale. Il se fiche de l’image qu’il renvoie, mais il s’impose tout de même certaines limites. Même s’il est du côté du gamin depuis quelques semaines déjà, il ne doit clairement pas le montrer ni même lui donner raison quant à l’avis qu’il a sur ses parents. Andreas ne pense que du négatif sur eux mais les insulter devant leur fils pourrait avoir un impact très destructeur, surtout qu’il ne semble pas pouvoir tenir sa langue. Il pourrait utiliser les vulgarités prononcées contre lui. Andreas ne doit pas se montrer naïf ni imprudent, il doit respecter certaines choses. « Ce ne sont pas des ordres, juste des requêtes pour que ce compromis fonctionne. Si tu as réellement envie de sortir, tu pourrais y mettre un peu du tien et au moins m’écouter pour une fois dans ta vie. C’est pour ton bien que je te demande ça, pas pour mon plaisir personnel, il lui explique d’un ton banal, sans aucune froideur dans la voix. »

Rory semble toujours vouloir être le plus fort, celui qui donne l’impression d’avoir gagné. Il doit poser ses limites, ses règles à suivre pour ne pas se laisser piétiner par Andreas. Ce n’est pourtant pas l’intention du grand, il aimerait seulement sortir avec certaines conditions, histoire de leur éviter un bon nombre d’ennuis à tous les deux. « Très bien, un seul cookie. Mais tu auras intérêt de manger autre chose une fois dehors, il lâche finalement d’un ton autoritaire, montrant clairement qu’il n’aura pas intérêt à se défiler une fois dans un café. Je m’en fous de ce que tu portes exactement, je veux seulement que tu mettes ces vêtements-là pour ne pas attraper froid, il continue pour lui faire comprendre qu’il n’est pas un tyran comme ses parents. » Il est autoritaire seulement parce que c’est le seul moyen pour que Rory cesse son bavardage et fasse ce qu’on lui dit. Sinon il se croit plus malin, nous écrase et prend tout à la légère. « Si tu n’attrapes rien qu’un rhume à cause de moi, tes parents vont me tuer. Et je n’ai aucune envie d’avoir des soucis à cause d’un môme comme toi. » Sa phrase ne relève que du mensonge. Il ne raterait pas une occasion de s’engueuler avec les parents Lacroix s’il pouvait permettre une meilleure vie à Rory. Il faut pourtant encore un peu de temps avant que ça n’arrive, alors pendant ce temps-là il décide de faire comme si son bien-être n’avait aucune importance pour lui. Certainement parce que mettre ses sentiments en avant porterait premièrement à confusion et ensuite désignerait une grande faiblesse que Rory pourrait utiliser contre lui. Il n’a pas envie de ressortir blessé de cette histoire, alors il se montre parfois méchant et exécrable comme Rory, pour que d’une certaine manière il se protège et évite le pire.

Finalement, il se retourne vers les gardes posés au niveau des deux portes du salon. « Vous pourriez nous laisser tranquille le temps de deux minutes ? J’aimerais discuter avec Rory… C’est très personnel, il demande de manière assez embarrassée. » Il ment avec perfection, c’est un bon comédien. Les deux gardes se regardent, ne semblent pas vraiment d’accord et s’apprêtent à lui donner un refus. « Je ne vais pas le manger, il commente en souriant, pour tenter de plaisanter un peu. » Les gardes se permettent un léger rire mais s’excusent de devoir donner un refus. Il faut pourtant qu’Andreas se débarrassent d’eux quelques secondes pour qu’ils puissent franchir l’ascenseur sans souci. Il s’approche alors d’un, lui tend plusieurs billets avec une valeur assez conséquente, puis continue : « Deux minutes. » Le garde se laisse avoir, ne pouvant refuser ce tas de billets, il pourra acheter la nouvelle voiture qu’il souhaite. Il fait signe à son collègue de le suivre, partage la somme avec lui et quitte la pièce en fermant la porte derrière lui.

Quant à Andreas, sans un mot, rejoint la penderie du couloir par l’autre porte pour trouver le manteau de Rory, un bonnet et une écharpe. Sentant l’odeur incrustée sur un vêtement, il sait qu’il est bel et bien à lui ; il trouve le bonnet mais pas l’écharpe. Il arrive ensuite dans la chambre, enfile son manteau à toute vitesse et attrape deux écharpes puis un pull en laine grise. Tandis qu’il retourne dans le salon, il court presque jusqu’à Rory pour se mettre face à lui. Il lui dépasse d’au moins une tête et demie voire deux. « Enfile ça, dépêche-toi. » Il l’aide sans sa permission, trop pressé pour penser à ce qu’il souhaite. Il passe son pull par la tête et le laisse enfiler le reste, tant pis s’il est largement trop grand et qu’il ne lui plaît pas, pas le temps de discuter ou de trouver les affaires appartenant au blond. Il lui pose le bonnet sur la tête, s’occupe d’enrouler l’écharpe autour de son cou puis lui tends le manteau. Pourquoi il le trouve si adorable malgré tous les défauts du monde qu’il semble porter en lui ? Certainement ses yeux noirs, sa chevelure blonde qui dépasse un peu du bonnet, cette gueule angélique qui ne semble révéler que du désespoir. Il se perd quelques secondes dans ses yeux de corbeau, complètement absorbé et perturbé. Il finit par regagner la réalité, comprenant qu’il ne reste que quelques secondes avant que les gardes ne frappent à nouveau à la porte. Pour aller plus rapidement, il lui attrape la main pour l’entraîner très rapidement dans l’ascenseur, il lui relâche aussitôt à l’intérieur. Il compose le code pour débloquer l’engin puis finalement descendent pour rejoindre l’extérieur. « Par quoi souhaites-tu commencer ? il demande curieusement, prêt à entreprendre tout ce qu’il souhaitera. » C’est son anniversaire, après tout. Chaque gamin devrait pouvoir réaliser ses rêves le jour de son anniversaire, Andreas compte bien y contribuer. Il se demande ce qu’il est en train de faire, il se demande ce que ses parents pourraient faire s’ils avaient connaissance de cette excursion spécialement organisée par lui, autrement dit celui sur lequel ils comptaient pourtant. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il ne regrettera jamais rien… ou tout du moins pas encore, tout dépend ce que Rory lui réserve ou non.

©clever love.
Revenir en haut Aller en bas
Rory Lacroix
avatar
Empire State of Mind


▌INSCRIT LE : 27/10/2014
▌MESSAGES : 163
▌AGE DU PERSO : 17
▌CÉLÉBRITÉ : Thomas Brodie-Sangster
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: ✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas Mar 23 Déc - 13:31

ALORS CA NE SERA PAS FACILE
ce sera même très dur

Rory se retint de rétorquer, même s’il n’était pas dans sa chambre, il était dans une prison bien plus grande. Sa peine avait déjà durée dix huit ans, alors pour lui c’est qu’elle allait durer toute une vie. Il était comme résigné et il restait sur l’idée que cet homme était un espion à la solde de son père, jusqu’à qu’il ait la conviction que ça ne soit pas le cas. Un partenaire, reste un partenaire, lorsqu’il quitte une entreprise, il y a des doutes chez les autres financiers c’est ainsi qu’une entreprise perds en côte part dans les actions. C’était son père qui avait tenté de lui expliquer un jour toutes les interactions boursières. Rory leva les yeux au ciel. « Les règles sont simples pourtant, je n’ai le droit de quitter cet appartement uniquement pour répéter et me rendre au studio de danse ou au théâtre ! Lorsqu’il neige, on ne peut plus utiliser la voiture, donc je reste ici ! » Il n’avait pas le droit de se déplacer à pieds, la zone à couvrir par les gardes était beaucoup trop grande. Il était maintenant question qu’il sorte de cet appartement, il lui posa une multitude de restriction, de condition. Comment trouver une forme de liberté si déjà pour sortir il était encadré ? Il leva les yeux au ciel à nouveau. Cet homme était un vrai pot de colle, un acharné. Depuis qu’il était arrivé il n’avait fait preuve que d’animosité à son égard, l’envoyant promener à chaque occasion, pourtant il était toujours là, même prêt à l’aider. Il avait gagné, un seul cookie mais il devait manger dehors. On ne l’avait encore jamais forcé à manger, il souhaitait donc bonne chance à cet homme pour qu’il y arrive.

Depuis que Jake son garde du corps personnel avait pris ses congés d’hiver, il avait été remplacé par deux gardes normalement irréprochables. Ses yeux s’arrondirent, Andreas faisait dans la corruption, il venait de payer ces hommes. Il avait débuté par un petit discours pour terminer avec la masse de billets. Rory resta figé. Cette fois il était totalement dans la merde, même s’il partait deux minutes, il reviendrait. Il vit disparaitre Andreas, il se mit debout. Se demandant ce qu’il faisait, le géant revint avec un manteau lui appartenant. Vu sa tenue il n’aurait jamais mit le manteau Oscar de La Renta, tant pis, oublions les rudimentaires de la mode aujourd’hui. Il se retrouva avec un pull trop grand sur le dos, tombant jusqu’à ses cuisses, il enfila son manteau par-dessus, le serrant au niveau de la taille avec sa ceinture alors qu’un bonnet lui tombait sur la tête. Pour terminer il le ficela avec l’écharpe, tout était fait dans la précipitation. C’était une première, le jeune homme se laissait faire par Andreas sans protestation. Ca avait été une sorte de ballet rapide, où chacun savait exactement ce qu’il avait à faire. Une fois dans l’ascenseur, il remit en place son écharpe correctement, il laissa dépasser quelques mèches de son bonnet, et grommela contre le pull qui dépassait. Une odeur familière envahis ses narines, c’était le parfum de cet homme. Oh non qu’il ne le détestait pas ce parfum, ce n’était qu’une excuse pour être ignoble avec lui. Ca sentait l’homme, ça sentait Andreas, il eut un petit bond étrange dans la poitrine. Ce n’était pas douloureux, juste inhabituel. Le danseur eut un petit sourire, il se sentait bien dans ce vêtement. S’observant dans le miroir, il se trouva parfait.

Il pivota sur ses talons, offrant son plus beau sourire à Andreas. « D’abord on va prendre le plus de distance avec cet immeuble ! » Ses gardes avaient deux minutes, ils allaient donc profité de cette avance, la couche de neige était persistante et peu de véhicules étaient en circulation. Rory poussa la lourde porte de l’immeuble et respira à plein poumon cet air frais qu’il relâcha dans un petit nuage opaque. Ses joues rosirent et ses yeux pétillaient de bonheur. Il savait qu’il devait des excuses à Andreas, cet homme restait un mystère. « Un jour faudra que tu m’expliques pourquoi tu me rends ce service… ! » Rory prit la main d’Andreas et il se mit à courir le plus vite possible, ils traversèrent les rues, et ce petit jogging dura une petite dizaine de minutes. Il zigzaguait entre les différentes ruelles pour donner un chemin aléatoire.

Il s’arrêta et fixa Andréas, il leva les yeux vers son visage. Il était grand, blond, aux yeux clairs, plutôt massif, il se mit à imaginer sa femme, elle devait être aussi belle. L’image de cet homme c’était métamorphosé pour devenir plus positive. C’était si étrange qu’on le vienne en aide. Il lui était reconnaissant. « Merci Andreas ! » C’était la première fois qu’il le désignait par son prénom. Maintenant qu’il avait toute cette liberté rien que pour lui, il ne savait pas bien où aller ? C’est là qu’il se souvint d’une scène de Casper, l’histoire à la fois mélancolique et triste. Pourtant il avait très envie de réaliser ceci. « Je veux faire de la luge, tu crois qu’il y a un endroit pour en faire ? Et j’aimerais aussi boire un chocolat dans un bar….les gens adorent aller au bar et je veux savoir pourquoi ! » Et peut-être même qu’Andreas avait ses propres idées. Le danseur entendit du bruit derrière eux, depuis qu’il neigeait il y avait moins de monde dans les rues. Il ne su pourquoi son premier réflexe fut de se réfugier dans les bras de cet homme, fermant les yeux, de peur que ce soit un de ses gardes du corps qui les ait retrouvés. Ce qui était étrange c’était qu’il aille rechercher de lui-même la protection dans les bras de cet homme. C’était une crainte qui allait le tenir toute la journée.



copyright crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
Andreas Ehrensvärd
avatar
Empire State of Mind


▌INSCRIT LE : 21/12/2014
▌MESSAGES : 71
▌AGE DU PERSO : 34
▌ADRESSE : Yeomalt Avenue #314, Staten Island (appartement) avec Rory et Kajsa.
▌CÉLÉBRITÉ : Alexander Skarsgård.
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: ✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas Mar 23 Déc - 22:26


alors ca ne sera pas facile
Andreas n’a pas le droit de se mêler de la vie familiale des Lacroix, alors il évite les questions indiscrètes. Il sait pourtant que le père de Rory a une bonne estime de lui et lui fait confiance, seulement il n’est normalement pas du genre à s’intéresser aux problèmes des autres. Il a les siens et c’est amplement suffisant. Toutefois il voit clairement ce qui se passe dans cette habitation de fous et il a pu constater que Rory était privé de liberté. Il n’avait seulement pas compris que c’était autant que ça, alors l’explication du petit a le don de paralyser sur place. « Tu n’es donc jamais sorti seul en ville ? il demande, le regard surpris. Ton père n’aime pas trop me parler des restrictions qu’il t’impose, il lui explique ensuite sans trop savoir pourquoi, probablement car Rory semblait le prendre pour un débile. » Forcément il doit en avoir honte ou conscience que son comportement est déraisonnable… c’est délicat de parler de ce genre de choses.

Une fois en bas du bâtiment, le gamin semble s’étonner de l’acte entrepris par le géant, probablement parce qu’il ne comprend pas ses raisons. Andreas ne peut pas se permettre de lui avouer ses sentiments, tout simplement parce qu’il va probablement se foutre de lui. Il a beau être bien plus petit que lui, en taille comme en âge, il ne reste pas moins impressionnant. Il sait que Rory pourrait s’amuser de cette information à tout moment et son séjour deviendrait alors un cauchemar. Il se servirait de cette nouvelle à mauvais escient et l’emmènerait directement en enfer, parce que le blond le déteste. Andreas déteste qu’on se foute de lui, ça l’insupporte, alors prendre le risque que le responsable de cette honte soit Rory n’est pas envisageable. Seulement ses sentiments sont directement liés à ce qu’il vient d’entreprendre, il ne l’aurait probablement pas aidé à sortir de l’appartement familial s’il ne se sentait pas attiré par lui. Son aide n’est pas si innocente que ça au final, peut-être bien qu’il a des arrière-pensées et des objectifs derrière. Il a envie de sentir qu’il n’est pas si inutile pour Rory, il a l’espoir très dissimulé d’être son super héro un jour ou l’autre. Il aimerait seulement lui rendre la vie plus facile, alors c’est sans doute pour ces raisons qu’il lui a apporté son aide. Mais ce n’est pas quelque chose à dire à un gamin qui nous considère comme un espion. « Un jour, peut-être… il murmure avant de se laisser entraîner dans une course infernale. »

Andreas ne cherche pas à comprendre ou à réfléchir où ce circuit les amène, mais il se laisse emporter par le blond sans contester. Il ne lui lâche pas la main, alors il n’a pas de raisons de ne pas le suivre. Ils pourraient sembler proches à ce moment, ça pourrait être un bon début. Une fois leur course de dix minutes terminée, ils reprennent leur respiration dans un coin de rue. « Andreas ? Dis donc, tu progresses… il répond pour plaisanter, en vérité impressionné du fait qu’il ait utilisé son prénom. » Il dit vouloir faire de la luge et boire un chocolat chaud, évoque par ailleurs ces gens qui se rendent régulièrement dans les bars. « Ils ne vont pas vraiment au bar pour boire un chocolat chaud, mais plutôt de l’alcool, il lui explique d’une voix douce, avant de poursuivre. Ils font généralement ça parce qu’ils ont des problèmes et qu’ils veulent les oublier. » Andreas a déjà connu ça lorsqu’il était plus jeune, lui il préfère le tabac. « Mais on va se contenter d’un chocolat, après la luge. » Il est hors de question qu’il touche à l’alcool, Andreas est déjà allé trop loin en l’emmenant à l’extérieur.

Alors qu’il s’apprêtait à poursuivre leur chemin pour l’emmener dans un espace proposant plusieurs jeux d’hiver (ski, patinoire, luge…), Rory le surprend en se collant à lui. Il se met volontairement dans ses bras et le géant a beaucoup de difficulté à y croire… est-il en train de rêver ? De le tester ? Aurait-il compris ses sentiments et tente t-il de percevoir s’il a raison ? Le gamin est trop innocent pour ça… tout du moins il espère. Son cœur tambourine un peu trop fort, il est angoissé à l’idée que le petit puisse l’entendre, surtout que sa tête arrive pile à ce niveau. Pourtant il n’a pas la force, encore moins le cœur, de le repousser et de faire semblant que le contact lui déplaît. Surtout que le jeune semble effrayé par quelque chose qui le dépasse. Il baisse sa tête pour apercevoir son visage puis délicatement, il vient poser sa main sur sa joue pour la caresser à peine. Il a cru comprendre qu’il ne devait pas le toucher, mais il ne peut pas s’en empêcher… pour une fois qu’il a l’occasion de découvrir la peau de Rory, il ne va pas la laisser passer. « Ça ne va pas ? Tu as froid ? il commence par demander, très inquiet. Tu veux mes gants ? il propose en pensant qu’il réclamait seulement un peu de chaleur. » Il ne sait pas quoi faire, comment s’occuper de ce problème, il n’a jamais été habitué au contact. Il le serre seulement un peu plus, comme si sa peur allait s’évanouir. Il ose un baiser sur son front, en guise de signe protecteur. « Ne t’en fais pas, je suis là. » Il croit qu’il a peur de la foule, après tout ce serait normal… il n’a pas l’habitude de se tenir au milieu d’une ville. « Je connais un endroit pour faire de la luge, on y va ? il prend le temps de savoir s’il est prêt ou s’il a encore besoin de temps. » Il aimerait bien rester des heures dans cette position…

©clever love.
Revenir en haut Aller en bas
Rory Lacroix
avatar
Empire State of Mind


▌INSCRIT LE : 27/10/2014
▌MESSAGES : 163
▌AGE DU PERSO : 17
▌CÉLÉBRITÉ : Thomas Brodie-Sangster
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: ✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas Mer 24 Déc - 2:10

ALORS CA NE SERA PAS FACILE
ce sera même très dur

Rory n’avait pas pour habitude de s’étendre sur les différentes strates de sécurité qui entouraient sa personne. Parfois c’était lourd, parfois il en avait honte, car il avait l’impression d’être un incapable à dix sept ans. La plupart des adolescents à son âge sortait, s’amusait, faisait la fête, avait une petite amie, lui il ne connaissait rien de toute cette vie en-dehors des murs de cet appartement. Qu’il aimait l’effervescence les soirs où il jouait, qu’il pouvait signer quelques autographes en sortant de la salle. Rory eut un petit soupir. « Hélas non ! » Si la nuit, il avait déjà fugué, c’était plus facile, garde du corps endormis et avec l’appuie de sa sœur. Depuis, son bout du nez n’avait pas reconnu l’extérieur, ça n’avait été que de rares exceptions, qu’il ne pouvait pas avouer à cet homme. Ils avaient réussis à s’extraire de l’appartement pour être dehors, au prix d’une course effrénée pour s’habiller et une belle somme d’argent pour endormir la vigilance des hommes qui le protégeaient. C’est avec un énorme sourire qu’il sortit de cet appartement. Encore une fois Andreas jouait sur des notes de mystère. C’était donc ce genre d’homme que l’on qualifiait de grands blonds mystérieux. Il lui prit la main et il se mit à courir à pleine vitesse. Rory avait les cheveux clairs mais il était châtain ou brun, pas aussi blond que cet homme. Essoufflé par ce petit effort physique, il s’arrêta pour remercier cet homme. Tout comme avec Riley, il devait faire pénitence avec Andreas. Le petit homme avait été plutôt mal mené petit, l’amertume de son mode de vie, le conduisait à juger trop rapidement les personnes qui pouvaient lui vouloir du bien. « Tu préfères que je t’appelle monsieur le Viking ! On va dire que j’ai eut un jugement hâtif sur toi, quelque part je suis plutôt content de m’être trompé ! » Le nouveau qualificatif était dénué de toute méchanceté. Malgré le caractère bienveillant de Simon Lacroix, personne n’ose jamais défier sa confiance. Andreas venait de le faire pour le jour de son anniversaire et il lui en était reconnaissant. C’était de la bravoure à ce stade.

Rory indiqua les différentes activités qu’il avait très envie de faire aujourd’hui. La luge, il avait toujours eut envie d’en faire. Sinon il avait toujours pensé que les personnes qui allaient dans les bars étaient heureuses d’y aller, pour y passer un bon moment entre amis. Il avait dix huit ans et il connaissait la loi en vigueur. « J’ai déjà bu du vin et du champagne ! » C’était avec un brin de défit qu’il avait tenu ces propos, pour démontrer qu’il pouvait être grand. Rory avait reçu quelques cours d’œnologie dans son cursus des bonnes manières, mais dans les cours les micros gorgées ne lui ont jamais permis d’être saoul.

Un bruit suspect, une personne qui passe, un bruissement inhabituel et Rory alla se réfugier dans les bras de cet homme. Le geste avait été impulsif et instinctif. Intérieurement il avait assimilé Andreas comme un protecteur, il avait été habitué à avoir quelqu’un avec lui. Le nez dans le manteau de cet homme, ses bras l’entourant. Il pu ressentir une crispation de la part de cet homme. Les longs doigts effleurèrent sa joue, il releva les yeux, il n’avait encore jamais imaginé qu’un cœur humain puisse avoir un tel rythme. Une forme de détresse pouvait se lire dans son regard. « Rien de tout ça ! J’ai cru qu’on nous avait retrouvés ! On est un peu comme Roméo et Juliette à cette heure si… je ne veux pas qu’on me gâche ce moment ! » C’est très étrange, pourquoi venait-il de lui faire un bisou sur le front. Pendant un petit instant il voulu en rire, pourtant le contact lui plu. Il n’avait pas eut beaucoup de marque de tendresse depuis petit, il n’avait jamais été maltraité. Son père n’était pas tactile et sa mère aurait trop peur d’abîmer son beau maquillage. Sa sœur a connu un peu le même sort. L’énigme Ehrensvärd, cet homme contenait tellement de code. Le rouge aux joues, il ne pouvait faire que cet aveu. « Je suis un petit trouillard ! » Pourtant ce môme pouvait être seul sur scène devant des milliers de personne.

« Allons y ! » Ils se dirigèrent vers Inwood Hill park, c’était une petite colline au Sud Manhattan, on aimait y faire du vélo l’été et de la luge l’hiver. Les pentes étaient idéales. Tout le long de ce périple, il se tenait tout prêt d’Andreas. Il sautillait de joie, les joues encore roses par le froid. De temps en temps il jetait un regard à cet homme. L’avait-il détesté parce qu’il avait cru qu’il était espion à la solde de son père ou parce qu’il avait éveillé en lui des phénomènes incompris. Rory resta suspicieux, pourtant tout à l’heure, dans ses bras, il eut cette longue vague qui l’avait saisis, une sensation forte que dans ses bras, rien ne pourrait lui arriver. Il devait absolument voir son médecin, il avait des symptômes peu ordinaires depuis qu’il avait rencontré Andreas, arythmie, bouffée de chaleur, les poils qui hérissaient, des contractions dans le creux de son ventre. Voila pourquoi il ne l’appréciait pas, il avait des réactions physiques étranges en sa présence. Et parfois il lui venait même de rêver de lui.

Ils traversèrent le panneau indiquant le parc, quelques luges étaient louées en bas des pentes. Lui et Andreas en louèrent une pour deux, il se mit à stresser, il n’en avait encore jamais fait. Une énorme effervescence se déroulait sur cette minuscule montagne, des familles, des couples ou des enfants, se laissaient glisser le long des pentes enneigées. Un petit chemin avait été improvisé dans la neige, il suffisait de le monter, il laissa le soin à son compagnon du jour de monter sa luge jusqu’au sommet de cette petite colline. Le danseur rayonna, il était le roi du monde et ça lui plaisait. « J’y vais et ensuite je te remonte la luge ! Tu as le droit d'en faire aussi» Il se mit à cheval sur son fidèle destrier, prit les cordes comme les autres et poussa avec ses jambes. Le jeune homme partit en avant, il se mit à rire, il glissait, les cheveux au vent, le froid qui frappait ses joues et il évitait au passage quelques obstacles. Bien entendu, il ne vit qu’au dernier instant l’arbre en fin de piste, c’était en l’évitant, que sa luge dévia de sa trajectoire et il roula en boule dans la neige, dans un énorme cri de surprise. La luge termina sa course un peu plus loin sans son passager.


copyright crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
Andreas Ehrensvärd
avatar
Empire State of Mind


▌INSCRIT LE : 21/12/2014
▌MESSAGES : 71
▌AGE DU PERSO : 34
▌ADRESSE : Yeomalt Avenue #314, Staten Island (appartement) avec Rory et Kajsa.
▌CÉLÉBRITÉ : Alexander Skarsgård.
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: ✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas Mer 24 Déc - 13:13


alors ca ne sera pas facile
Andreas trouve à cet instant le gamin très courageux, en dépit de tous ses défauts. Il a beau être embêtant la plupart du temps, il comprend de mieux en plus pour quelle raison. Rory n’a jamais eu un entourage très développé, enfin qui ne s’est toujours composé uniquement de gardes et de sa famille, ainsi il ne connaît pas la définition du mot amitié. Il n’est pas habitué au contact humain, alors la première réaction d’un humain qui est effrayé par un autre, c’est bel et bien de le repousser et d’être sur la défensive. C’est de la manière la plus normale qui soit que le jeune a détesté Andreas, s’y ajoutant le fait qu’il le pensait espion. Ce dernier n’en prend pas pour son grade, il commence tout doucement à comprendre qu’il ne le détestait pas tant que ça au final. Les événements qui se déroulent durant leur journée ont le don de le ravir, tout simplement car Rory semble enfin percevoir autre chose que du négatif en lui, il semble comprendre qu’il n’est pas un ennemi. « On va remédier à ça, il lui signale, dans le but qu’il puisse avoir un bel espoir de retrouver l'extérieur sans gardes un jour ou l'autre. »Il ne devrait pas s’occuper de ça, il n’est pas son fils et les parents Lacroix devraient être les seuls à s’impliquer dans cette éducation. Probablement qu’Andreas prend cette histoire trop à cœur maintenant qu’il s’est épris de lui, probablement que ce crime – c’est illégal d’enfermer son propre enfant de la sorte, lui paraît si insupportable qu’il se sent obligé d’intervenir. Andreas vient également d’une famille fortunée, pourtant ça ne l’empêchait pas d’avoir pu se rendre où il désirait en ville. Il est vrai qu’il était régulièrement accompagné d’un garde lorsqu’il allait dans un endroit trop fréquenté ou à risques, mais il l’aimait bien et se tenait très loin de lui.

Une fois leur course effrénée réalisée, les deux se retrouvent dans un coin de rue et le gamin s’adonne à des remerciements en utilisant le prénom du géant. Andreas se sent très touché qu’il se montre enfin respectueux et plus poli, ça lui fait chaud au cœur qu’il reconnaisse enfin qu’il ne lui veut aucun mal. « Content que tu te sois trompé, il avoue sans aucun sourire, mais avec une joie très intérieure. Monsieur le viking… pourquoi pas ! il répond simplement, se permettant un léger rire. » Rory a vraiment le don de perturber tout ce qui fait de lui un gars introverti et ennuyeux ; le gamin provoque une sensation de chaleur et de bonheur à l’intérieur de son corps, alors Andreas est contraint de ressentir des choses qui étaient un peu inconnues jusque-là. Encore plus quand le gamin vient se blottir contre lui. Totalement perturbé par ce contact humain, il se retrouve perdu et presque empoté, lui qui a pourtant toujours beaucoup de classe. Tandis que son cœur s’emballe, le petit lui avoue qu’il a déjà bu de l’alcool. Il est très étonné par cette révélation, se demande comment il a pu faire avec des parents aussi autoritaires. « Tes parents t’ont laissé faire ? Tu as bien aimé ? il s’intéresse aux réponses, au moins il saura à l’avenir ce qu’il peut lui offrir ou non en boisson. » Andreas tente de ne pas se laisser avoir par cet enfant, mais il suffit encore une fois de plonger dans ses yeux noirs pour se laisser submerger totalement. Autant il n’aime pas qu’on le touche, autant il n’a qu’une hâte c’est de pouvoir glisser ses doigts contre la peau du jeune. Il frôle sa joue, impossible de faire autrement, puis observe son visage aux joues rougies. Il le trouve actuellement très mignon avec son bonnet… même irrésistible. Surtout quand il lui cite Roméo et Juliette, ne se doutant pas qu’il vient de faire une grosse référence à l’amour qui lie ces deux personnages. Il n’y a pas seulement une course poursuite, est-ce qu’il s’en rend compte ?  Bien entendu Andreas sait qu’il est loin du compte et s’imagine des choses  à cause des propos tenus par l’enfant, mais il ne peut s’empêcher de vouloir être réellement à l’image de ce couple symbolique. Sans la mort, ce serait tout de même mieux.

Le jeune avoue être un trouillard, mais Andreas le trouve même plutôt courageux. Il y a seulement une notion différente à ces deux mots, tout simplement parce que Rory n’est pas un garçon comme les autres, qui n’a pas reçu une éducation très banale. Il vit tout de même ce calvaire depuis 18 ans, ce n’est pas rien d’être privé de liberté alors Andreas lui tirerait presque son chapeau. « Ce n’est pas de ta faute, tes parents ne t’ont pas appris à canaliser et contrôler ta peur, il lui donne une bonne raison tout à fait valable. » Après tout, s’il avait pu rencontrer des gens ou l’extérieur, il aurait petit à petit appris ce qu’est la peur, mais bien évidemment ses parents n’ont pas pensé à ce genre de détails. Le gamin finit par se calmer et ils partent ainsi en direction de la piste de luge. Une fois arrivés et la juge en mains, ils montent la colline puis Andreas repose l’objet au début de la piste. « Non je te la laisse, amuse-toi. Ce n’est pas trop mon truc, il lui explique sans évoquer le fait qu’il n’est pas un homme qui s’amuse très souvent. » Avant qu’il glisse contre la neige, Andreas met ses mains dans les poches de son grand manteau noir et l’observe attentivement. Il voit ce sourire et la joie qui l’anime, alors il ne peut malheureusement pas rester indifférent. Il se met à sourire également, les yeux amusés, chose qu’il fait très rarement dans sa vie. Ce petit bout a vraiment le don de transformer son caractère de cochon.

Finalement Rory se laisse entraîner dans la pente et le géant ne peut s’empêcher de le regarder. Il ne le voit plus de face, mais il imagine son merveilleux sourire. Il est à cet instant très heureux d’avoir contribué à cette sortie, il ne regrettait par ailleurs pas de l’avoir emmené à l’extérieur, jusque maintenant… Andreas, totalement paralysé, voit la scène défiler sous ses yeux sans qu’il puisse agir. Impuissant. Les yeux exorbités, le visage transformé par l’angoisse et son cœur ratant une palpitation, il ne peut qu’observer le gamin rouler dans la neige avec une vitesse considérable et la luge disparaître un peu plus loin. Certaines personnes vont déjà près de lui, Andreas bouge enfin en comprenant qu’il doit agir. S’il ramène Rory en deux morceaux, le père Lacroix se fera un malin plaisir de l’égorger. Son pire cauchemar vient d’arriver ; plus que l’appréhension de la colère des Lacroix, il est très inquiet de l’état du petit blond. Il descend la piste à toute vitesse, s’en fichant pas mal de bousculer certaines personnes dans sa course. Trois minutes plus tard, complètement essoufflé, il parvient à le rejoindre et à se frayer un chemin parmi tous ces gens. « Cassez-vous ! il hurle en grinçant des dents, ne supportant pas qu’on puisse le toucher à sa place. » Une fois qu’ils ont compris qu’il pouvait parfaitement se débrouiller seul, il observe un instant le corps de Rory pour constater les dégâts. « Tu ne pouvais pas faire plus attention, merde ? il crie, s’en foutant complètement de l’image qu’il renvoie aux autres. Tu n’es qu’un imprudent ! Un sale gosse maladroit ! il continue méchamment, d’un ton très froid. » Lui crier dessus permet seulement d’extérioriser la peur de l’avoir presque perdu, il n’est pas du tout en colère contre lui. Il est juste effrayé qu’il lui soit arrivé quelque chose. Seulement quand il relève finalement la tête pour voir si son visage n’est pas endommagé, il se perd dans ses yeux noirs… Il redevient instantanément calme. « Excuse-moi… j’ai vraiment eu peur, il avoue dans un murmure, un peu honteux. » Sans trop savoir pourquoi, probablement pour se dire qu'il est bel et bien vivant, il le serre contre lui le temps de quelques secondes avant de lâcher son emprise. Son cœur fonctionne à nouveau normalement, ne semble plus s'être désintégré. Il caresse une nouvelle fois  son visage, d’un air très inquiet, pour finalement par lui demander : « Est-ce que tu as mal quelque part ? Tu pourrais te lever ? » Il retire la neige qui s’est incrustée dans son manteau, puis attrape son bonnet pour le secouer histoire que la neige s’enlève et lui repose sur la tête.

©clever love.
Revenir en haut Aller en bas
Rory Lacroix
avatar
Empire State of Mind


▌INSCRIT LE : 27/10/2014
▌MESSAGES : 163
▌AGE DU PERSO : 17
▌CÉLÉBRITÉ : Thomas Brodie-Sangster
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: ✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas Mer 24 Déc - 14:00

ALORS CA NE SERA PAS FACILE
ce sera même très dur

Rory dans cette petite ruelle perdue dans New York, venait d’admettre qu’il avait fait une erreur de jugement à cet homme. Ce n’était pas toujours facile à expliquer, ni même à évoquer mais il préférait être clair. Les bars, l’alcool, il ne connaissait pas, pourtant il voulu faire son grand en disant qu’il avait déjà bu du vin et du champagne. La réaction immédiate d’Andreas le fit clairement sourire. « Oui, pour mon père tout homme qui se respecte doit s’y connaitre en vin ! » Pour pouvoir savoir quel vin choisir, il fallait éduquer le palet et il devait admettre que ça ne lui avait pas déplu de reconnaitre les vins français, les rouges, les blancs, le champagne et le champagne rosé. Le jeune garçon connaissait aussi les différents cépages. Parfois il aurait bien aimé disparaitre dans une grande maison, et être vigneron comme dans le film de Ridley Scott avec Russel Crowe. Ne plus connaitre tous les médias et la pression de ses parents. Il n’avait pas envie de porter la faute sur ses parents, pour toutes les conséquences de ses peurs. C’était un pleurnichard, trouillard, il devait juste combattre quelques appréhensions liées à la rue. Il ne voulait pas les blâmer pour tout, même s’il mourait d’envie d’avoir plus de liberté, il savait qu’ils devaient avoir de très bonnes raisons. Dans sa famille, on était éduqué comme des aristocrates, on était formaté pour le traditionnel. Sauf que Rory voulait s’extraire des conventions et les faire éclater. Une fois dans ce parc, les pentes blanches lui faisaient signes et Andreas n’avait pas envie d’en faire, c’est bien dommage.

Il tenait fermement les ficelles et s’élança sur le versant glissant, il glissait, son estomac faisait des bons à chaque bosse qui soulevait sa luge. A gorge déployé il rigolait, il laissait évacué toute la tension, tous les mauvais moments qu’il avait pu connaitre dans sa vie. Sa luge changea de trajectoire pour le faire chuter, il roula dans la neige et termina sa chute sur la fin de l’inclinaison en voulant éviter un arbre. Rory venait de voir trente six chandelles. « Oh des fans ! » Il était un peu sonné. S’il avait été dans un cartoon des luges auraient tournées autour de sa tête. Une voix forte vint dissiper la foule pour le rejoindre. Un homme lui retira la luge qui l’emprisonnait et bientôt il se retrouva face à son viking en colère. « Oh quand tu es en colère, tu as un accent suédois plus grave ! » Rory se disait que ça valait bien de l’invectiver maintenant que la connerie était faites. Puis qui avait accepté qu’il fasse de la luge ? « Et toi tu n’avais qu’à venir avec moi au lieu de bouder au-dessus de la colline ! » Il n’allait pas se faire disputer comme ça, il prit un air fâché et en colère. Cependant Andreas eut l’intelligence de reconnaitre son tort.

Pourquoi le serrait-il dans ses bras ? « Je ne suis pas un sucre monsieur le musclor ! » Rory était du genre très élastique grâce à l’art qu’il exerçait avec talent. Il se mit debout, fit fonctionner les poignets, les chevilles et rien ne semblait être cassé. « Ca doit-être ton pull qui m’a protégé ! » Tout allait bien. Pourquoi il n’avait pas perdu son bonnet dans sa course, il était affreux et il n’aimait pas avoir un couvre chef. Il le récupéra et le fourra dans la poche de son manteau. Il avait envie de se venger des réprimandes qu’il avait subit. Il profita de la faiblesse de sa victime, il prit de la neige dans sa main et se jeta sur Andreas, il tira sur le col de son manteau et laissa tomber le froid dans son dos. De nouveau Rory se mit à rire, il avait envie d’être farceur et immature. Il rajouta aussi de la neige dans ses cheveux. « Quand on ne fait plus deux mètres de haut, d’un coup on n’a plus du tout de force Monsieur le Viking ! » Ca avait été nul de sa part. Ses grands yeux sombres se posèrent sur cet homme. Les flocons incrustaient dans les cheveux il faisait pensé à une divinité de la glace. Ce visage, ce corps massif et ce caractère de feu. Son cœur s’accéléra dans sa poitrine, il eut le réflexe de poser sa main dessus. Sa sœur lui avait parlé d’Andreas, qu’il devait se montrer plus aimable avec leur invité, pourtant il n’avait pas donné suite à sa requête. Par contre il ignorait totalement qu’il puisse aimer les hommes, pour le savoir il aurait dû s’intéresser à lui.

Il cherchait la main invisible qui semblait le pousser vers cet homme. Le danseur recula de quelques pas afin de pouvoir résister à cette attraction soudaine, la gravité avait chuté, il était plus lourd. C’était la chute, où un vide c’était créé dans sa tête. Il voulait échapper à ces étranges mutations d’humeur, il trembla. « Andreas… » Il souffla son nom complètement perturbé. « Tu m’en veux ? » Il ne voulait plus de cette tension entre eux. Pourquoi lui en voudrait-il pour un peu de neige ?



copyright crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
Andreas Ehrensvärd
avatar
Empire State of Mind


▌INSCRIT LE : 21/12/2014
▌MESSAGES : 71
▌AGE DU PERSO : 34
▌ADRESSE : Yeomalt Avenue #314, Staten Island (appartement) avec Rory et Kajsa.
▌CÉLÉBRITÉ : Alexander Skarsgård.
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: ✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas Sam 27 Déc - 14:07


alors ca ne sera pas facile
L’alcool autorisé par le père Lacroix reste un fait étonnant aux yeux d’Andreas, tout simplement parce qu’il semble contrôler sa vie et lui imposer quelques restrictions. Il ne parvient pas à comprendre la logique du géniteur : il exige un manque de liberté mais permet l’ingurgitation d’alcool. Il fait semblant de prendre soin de son fils en le maîtrisant comme s’il était une réelle marionnette, seulement son incitation à avaler des boissons alcoolisées relève une certaine contradiction dans ses propos. Il n’a jamais fait attention au bonheur de son enfant, s’est seulement contenté de l’accaparer et de gérer sa vie à sa place. Probablement que son épouse est un élément déclencheur dans la prison qu’il a établie autour du fils, tout simplement parce qu’une mère est toujours effrayée à l’idée de perdre son fils. « C’est vrai que c’est courant dans les familles fortunées. Mais on ne peut pas dire que tu sois un homme, tu es encore un enfant… il murmure presque pour lui-même, ne comprenant pas la folie du père. » Il est vrai qu’un homme est censé goûter à cette production et la connaître presque du bout des doigts, mais Andreas a beaucoup de difficulté à en voir un dans les yeux de Rory. Rien de méchant, c’est seulement qu’en observant sa bouille angélique, il a du mal à croire qu’il pourrait faire du mal à une mouche. Il semble si pur, naïf et innocent qu’il ne l’imagine pas à la tête de la famille Lacroix un jour ou l’autre.

Une fois la destination atteinte, le jeune et lui grimpent la colline pour qu’il puisse réaliser son désir actuel : faire de la juge. Cette journée semblait si parfaite jusqu’à ce que le géant voit celui dont il s’est épris en train de tomber de sa luge un peu plus bas de la piste. A deux doigts de faire une crise cardiaque, il fait tout de même un effort surhumain pour ne pas se laisser gagner par la panique. S’empressant de le rejoindre, il prie intérieurement qu’il ne lui soit rien arrivé. La chute n’était pas si importante que ça, mais Rory semble si maigre et fragile, qu’il ne peut que s’inquiéter à l’idée qu’il puisse s’être brisé pendant cette glissade. Une fois auprès de lui et les gens dégagés, il prend le soin de l’engueuler quelque peu, comme s’il avait fait exprès et que c’était de sa faute. Il se défoule seulement, histoire de retirer l’angoisse qui s’est fait un malin plaisir de s’emparer de lui. « Je ne boudais pas, je n’aime pas cette activité, il rectifie ses propos d’un ton légèrement glacial. Tu es pourtant très maigre, tu aurais pu te casser quelque chose ! il rétorque lorsqu’il prétend ne pas être en sucre. » Il s’adonne à une vérification des possibles blessures de son corps, mais tel un grand chanceux, il n’a rien. « Sans doute… Raison de plus pour le garder, il ajoute sans un sourire, en parlant de son gilet. » En vérité il ignore de quel ‘garder’ il parle. Il ne compte bien entendu pas lui reprendre en plein milieu de la journée, mais il semble vouloir clairement lui offrir pour les jours suivants. Il a bien aimé le voir dans son pull, ça lui a donné quelques frissons, même s’il est trop grand pour lui. Il le trouvait encore plus adorable et ça a eu raison de lui. « Pourquoi tu le retires ? Il t’allait bien… il demande en désignant le bonnet, de manière étonnée. »

Encore accroupi à ses côtés, il se perd une nouvelle fois dans les yeux de Rory. Il se demande pourquoi il craque autant pour lui, mais ce n’est pas difficile avec un regard noir et une bouille aussi angélique. Andreas sent clairement une tension sexuelle l’envelopper, mais il n’est pas censé aller plus loin avec le petit-être qu’il est censé protéger. Obnubilé par son visage et cette envie de l’embrasser, il ne remarque même pas que le blond s’apprête à s’amuser de lui. C’est lorsqu’il sent un contact très froid dans son dos qu’il tire une grimace mécontente et surprend Rory en train de rire comme un gamin. Il continue à en lui placer dans les cheveux, parce qu’Andreas n’a pas pu réagir jusque-là. Très en colère contre lui, parce qu’il se les gèle et ne trouve pas ça amusant, sa réaction automatique est de lui crier dessus. « Ce n’est vraiment pas drôle Rory ! Ça se voit que tu n’as que 18 ans ! Non mais tu te prends pour qui ? Tu me dois le respect ! » Il se redresse quelque peu pour tirer légèrement en arrière sur son manteau et retirer la neige. Il l’enlève ensuite de ses cheveux désormais mouillés, tout en grinçant des dents. « Sale gamin, il marmonne entre ses dents, ayant vraiment l’envie de le baffer pour sa connerie. Tu veux que je le dise à ton père ? il le menace sans trop savoir pourquoi, sûrement pour le faire peur. » Il sait pertinemment que son géniteur lui collerait une bonne leçon et l’enverrait dans sa chambre durant quelques jours, sans avoir la permission d’en sortir. Autrement dit qu’Andreas souhaite tout le contraire en ce moment même, alors bien évidemment il n’en dira jamais un seul mot à ce qui devrait pourtant représenter un ami.

Andreas décide tout de même de profiter de sa fragilité. Le gamin semble s’en vouloir de l’avoir mis en colère, alors avec regard innocent et désolé, il semble s’inquiéter de la rancune éprouvée par le viking. Sa colère se dissipe instinctivement, véritablement touché par autant de sensibilité de la part du petit. Le géant ne connaît absolument pas l’amusement, il ne rit pas beaucoup dans sa vie, alors il suppose que c’est plus de sa faute à lui qu’à celle de Rory au fond. Il est prêt à lui trouver une excuse pour n’importe quoi, pour la simple et bonne raison qu’il prend conscience que cette attaque partait d’une bonne intention. Il ne souhaitait pas lui faire de mal ou l’énerver, il voulait seulement s’amuser comme tout enfant de son âge. Alors Andreas n’a pas d’autres choix que réaliser ce qu’il désire au plus profond de lui, sans prendre en compte le caractère normalement ennuyeux qui le caractérise. « Non, bien sûr que non… il finit par souffler de manière très calme et douce, sans pourtant expliquer son comportement. » Profitant de sa distraction, il s’occupe à former une boule de neige derrière lui, au creux de sa main droite. « Parce qu’on est quittes maintenant, il lui signale avant de lancer la boule au niveau de son visage, avec un sourire en coin. » Il l’étale  bien avec ses doigts, mais se rattrape assez rapidement en vérité. « Voilà, avec tes conneries on va attraper froid tous les deux, il déclare avant de retirer la neige qui s’est déposée sur son visage grâce à ses gants. » Si Rory a un simple rhume, Andreas se ferait presque exécuter, alors il faut qu’il fasse attention à la santé du petit. « Puisque la luge n’est pas une grande réussite, on va s’arrêter là. Maintenant chocolat chaud alors on se lève jeune homme. » Il se lève puis lui tend sa main pour l’aider.

Quelques minutes de marche plus tard, ils se retrouvent dans un café composé de diverses personnes : ceux qui boivent un bon alcool, persuadés que ça va les réchauffer plus rapidement ; d’autres qui se contentent d’un café ou chocolat chaud. Ils s’installent près d’une fenêtre, pouvant enfin se réchauffer à l’intérieur. Andreas enlève sa veste, ses gants et son écharpe puis commande deux chocolats chauds avec supplément chantilly et marshmallows ainsi que deux crêpes au chocolat, sans demander l’avis du petit et bien décidé de retourner en enfance en sa compagnie. « Désolé pour la luge, mais je ne voulais pas que tu prennes le risque de te fouler une cheville à la prochaine glissade, ton père me tuerait sinon... j'ai déjà clairement dépassé les limites, il lui explique doucement en attendant les boissons. Retire ton manteau, tu vas attraper froid en sortant sinon, il continue comme s’il était décidément son père. » Il désire seulement prendre soin de lui. Une fois les chocolats et crêpes servis, Rory l’attaque directement, apparemment très pressé. Andreas n'hésite pas à pointer du doigt la nourriture, pour lui faire comprendre qu'il a intérêt de l'avaler toute entière, car c'était leur marché. Dès la première gorgée, le jeune s’en fout au niveau des lèvres. « Je vois que tu aimes leur chocolat chaud, il lui signale en souriant, avant de lui tendre une serviette. » Il est émerveillé rien qu’en le regardant, on dirait vraiment un gosse de huit ans. Et rien qu’à cette idée, il a définitivement l’impression d’être un pédophile… « Et après, qu’est-ce que tu voudras faire ? Tu as déjà fait un… bonhomme de neige ? il demande curieusement, pas très convaincu par son idée car il ignore ce qu’aiment entreprendre les gosses de son âge. » Il en a fait quand il était vraiment gosse, parce qu’apparemment il savait s’amuser à l’époque, mais ça a bien changé depuis.
©clever love.
Revenir en haut Aller en bas
Rory Lacroix
avatar
Empire State of Mind


▌INSCRIT LE : 27/10/2014
▌MESSAGES : 163
▌AGE DU PERSO : 17
▌CÉLÉBRITÉ : Thomas Brodie-Sangster
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: ✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas Sam 27 Déc - 15:25

ALORS CA NE SERA PAS FACILE
ce sera même très dur

« Je ne le buvais pas en grande quantité, juste une gorgée ! » Son père n’était pas assez idiot pour lui laisser se bourrer la gueule à coup de Pommard. Rory n’arrivait pas totalement à comprendre cet homme, il était totalement perdu. Andreas avait été tout de suite vers lui pour l’engueuler et lui expliquer un tas de raison. Pourquoi insistait-il sur le fait qu’il soit maigre ? Il se sentit honteux, il était déjà assez complexé par son corps. Ca faisait la seconde fois qu’il lui rappelait aujourd’hui le fait qu’il avait un corps très mince. « Je n’aime pas beaucoup avoir quelque chose sur les cheveux ! » A chaque fois qu’il mettait un bonnet ou une casquette, il se transformait en lutin et il n’aimait pas ça. D’un geste imprévisible et incontrôlé, il alla mettre de la neige dans le manteau de cet homme se mettant à rire sur sa propre blague. Voila qu’il s’énervait encore. Le danseur avait réussi à enterrer la hache de guerre, il commençait même à trouver une réelle complicité avec cet homme. La menace tomba d’elle-même comme un couperet. « Je crois que tu ne serais pas en bonne position pour balancer ! » De nouveau il se mit à sourire, après tout n’était-ce pas le grand blond aux yeux clairs qui l’avait fait sortir pour le jour de son anniversaire. « Parce qu’il faut un âge pour faire une bataille de boule de neige ? » Cependant il ne pu s’empêcher de s’excuser, ce n’était pas réellement son but que de vouloir le contrarier. Ils étaient quittes ? Comment ça ? C’est à ce moment qu’il reçu une boule de neige. Rory se figea pendant un bref instant, le regardant stupéfait et de nouveau se remit à rire avec éclat. Il avait réussi à le contaminer et il était content de lui. Cette fois la fierté d’avoir pu jouer avec Andreas dans la neige était claire. « Allez t’as gagné ! Mais non on n’aura pas de rhume et si on en a un, il nous rappellera la bonne journée qu’on aura passée ! » Ce n’était pas la fin du monde d’être un peu malade, ça changerait de son quotidien. Il saisit la main tendue d’Andreas pour se redresser sur ses jambes. Il mit les mains dans ses poches et se dirigea vers lui dans le bar désigné.

Il semblait bien plus connaisseur que lui sur la question. Il se mit à commander à sa place, chocolat viennois, Marshmallow fondu dedans et une crêpe. Il était sceptique, il lui ordonna de retirer son manteau, aucun mot ne sortait de sa bouche. C’était une grande première pour lui que d’éviter le conflit avec cet homme. Il préféra boire la boisson chaude qu’on lui apportait pour se réchauffer, une fois dans l’estomac elle semblait se dissiper dans le reste du corps. Il garda sur lui le pull d’Andreas, même trop grand, ce pull lui allait à la perfection. Il prit la serviette et essuya sa soudaine moustache qui décora sa lèvre supérieure. « Pourquoi tu ne cesse de vouloir me traiter comme un enfant ? A vouloir être le père que j’ai déjà ? » Il avait essayé d’y mettre beaucoup de tact, ce n’était pas évident comme question.

« J’ai dix huit ans, j’ai déjà une magnifique carrière d’artiste avec moi ! Mais je n’ai pas dix ans non plus…j’ai envie de m’amuser un peu… » Il avait vu la crêpe qu’il lui avait désigné du doigt d’un air autoritaire, il n’avait toujours pas faim, il se força à en prendre un bout de façon à ce qu’il soit tranquille quelques secondes. Rory ne répondit même pas pour le bonhomme de neige. Il croisa les bras devant lui, il le fixa droit dans les yeux, sans détourner une seule fois son regard. Cette fois il était totalement égaré. La compagnie d’Andreas pourrait être agréable s’il cessait une bonne fois pour toute de lui donner des ordres, il ne faisait pas l’armée et il avait déjà assez de restriction chez lui. Alors qu’il lui avait permis de retrouver un brin de liberté aujourd’hui, chaque seconde passée avec lui semblait sous contrôle. « Tu as peur de me ramener en mauvais état à mon père ? » Il soupira, prenant une petite moue totalement désabusée. Il grignota encore un petit morceau de sa crêpe un peu pensif.

« Je ne suis donc que ça pour toi ? L’image que tu as de moi c’est que je suis un enfant trop maigre et totalement immature… »
Rory se sentit mélancolique, même triste soudainement, il avait envie qu’Andreas ait une image tellement plus positive que ça, de nouveau il bu une gorgée de la boisson chocolatée. Il avait déjà l’estomac totalement saturé de sucre. Il se sentait totalement incapable d’avaler une gorgée supplémentaire. Il était bien au chaud et il n’avait pas envie de quitter le bar pour le moment. « Ramène-moi après ça ! Tu as déjà pris beaucoup trop de risques pour moi ! J’ai passé un très bon moment et mon père serait capable d’appeler les flics… » C’était étrange cette soudaine tension qu’il y avait, elle n’était pas désagréable, il n’avait pas envie de se soustraire, il ne la comprenait pas. Andreas était comme un aimant contre lequel il voudrait venir se réfugier. C’était totalement idiot comme pensée. Il ne voulait pas qu’Andreas se contrarie avec son paternel, un soudain sentiment irraisonné de le perdre. Et ça lui donnait une petite crainte. Depuis maintenant une petite heure, il avait réussi à intégrer dans sa vie Andreas, il ne voulait pas qu'il disparaisse subitement.



copyright crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
Andreas Ehrensvärd
avatar
Empire State of Mind


▌INSCRIT LE : 21/12/2014
▌MESSAGES : 71
▌AGE DU PERSO : 34
▌ADRESSE : Yeomalt Avenue #314, Staten Island (appartement) avec Rory et Kajsa.
▌CÉLÉBRITÉ : Alexander Skarsgård.
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: ✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas Sam 27 Déc - 16:32


alors ca ne sera pas facile
Rory parvient à le rassurer un minimum quant à l’alcool. « Il ne manquerait plus que ça ! il lâche sans faire attention, se mêlant un peu trop de ce qui ne le regarde pas. » Il n’arrive pas à comprendre le géniteur, il est contraint de le juger pour chacun de ses comportements inexplicables. « Dommage, il commente en souriant intérieurement, lorsqu’il lui indique qu’il n’aime pas avoir quelque chose sur la tête. » Il trouve que le bonnet lui donne un air encore plus mignon, alors au final ce n’est pas si mal qu’il l’ait retiré… ça lui évitera d’être trop perturbé pour un rien. Plus la journée passe, plus il se rend compte qu’il a envie de différentes choses vis-à-vis de lui. Il a envie de le toucher, de l’embrasser et de lui, mais il se retient de toutes ses forces, sinon le gamin paniquerait un peu trop. « Dans tous les cas, ton père va me zigouiller, alors un peu plus un peu moins… il rétorque en souriant, content de lui montrer que sa répartie ne fonctionne malheureusement pas. A mon âge, ce n’est pas courant les batailles de boules de neige… » Après tout les gens grandissent ensuite, n’ont plus forcément le temps de s’amuser et cette poudre blanche est bien souvent destinée aux enfants. « Oui, il est vrai que j’ai passé une très bonne journée, il approuve ses propos, un peu gêné d’exprimer ce qu’il ressent sur la question. » Le gamin a raison : rien ni personne ne parviendra à lui gâcher le souvenir joyeux qu’il aura de ce moment.

Une fois à l’intérieur du café, il lui demande pourquoi il veut être un père pour lui alors qu’il en a déjà un. Andreas se fige, il n’a aucune envie d’être comparé à ce qu’il considère comme un monstre. Il ne souhaite pas trop lui mettre de règles, seulement penser à son bien-être psychique mais surtout physique. Il ne peut pas se permettre de ne pas faire attention à lui, de ne pas le protéger, car il est censé le rendre intact aux Lacroix. Déjà qu’il va se faire couper en rondelles dans tous les cas… il préférerait éviter de finir en chair à saucisses. « Parce que tu me sembles intenable et ne pas prendre suffisamment soin de toi, alors je le fais à ta place histoire de nous éviter quelques problème, il lui explique tout d’abord d’une manière douce. C’est mon rôle de t’imposer quelques limites à l’extérieur de ton appartement, pour la simple et bonne raison que je ne sais pas de quoi tu es capable et que je ne peux pas prendre le risque que tu atterrisses à l’hôpital. Je ne te veux aucun mal en faisant ça, ni même ressembler à ton père, je cherche juste à te protéger et à te retirer des risques inutiles. Tu dis toi-même que tu as tout de même passé un excellent moment, alors je suppose que ces petites règles ne t’ont pas non plus trop perturbé. » Son vrai père ne pense pas à son bonheur, souhaite seulement se l’accaparer toute sa vie pour ne pas devoir subir le décès de son enfant. Quant à Andreas, il souhaite réellement le protéger et lui éviter des douleurs physiques et mentales. « Et pour moi Rory, tu restes un enfant. Tu n’as que 18 ans, tu n’es même pas encore adulte… il continue sans vouloir le froisser. »

Rory semble triste de la vision qu’il donne à Andreas : celle d’un enfant trop maigre et immature, seulement il ne peut que le contredire. « Je ne dirais pas immature, juste un enfant qui ne demande qu’à s’amuser un peu. J’ai essayé de te permettre ça aujourd’hui, même si je suis quelqu’un d’ennuyeux en temps normal. J’ai fait de mon mieux, il lui explique avant de poursuivre. Tu es maigre, oui. Mais ce n’est pas une remarque désobligeante, c’est seulement un fait que personne ne peut ignorer. Je n’ai jamais dit que c’était négatif. » Andreas n'a jamais eu un type d'homme particulier en tête, il s'est contenté de prendre ce qui lui plaisait sur le moment, sans forcément chercher des caractéristiques spéciales : seulement du charme. Pas forcément besoin de muscles, une taille précise, simplement un petit quelque chose qui ne le rend pas indifférent. Il ne s'est jamais vraiment retourné vers les jeunes de 18 ans, Rory semble le premier à le plaire autant et pas seulement d'un point de vue sexuel. Il aime son corps trop mince, il n’imagine probablement pas à quel point. Il le trouve excitant et chaque fois qu’il a pu poser le regard sur lui, il sentait une vibration en bas de son ventre, qui bien entendu est inavouable aujourd’hui. Il aimerait lui expliquer à quel point il peut bien le désirer, mais c’est trop dangereux. Alors il se contente de lui signaler qu’il n’a jamais porté de jugement sur son corps, au contraire, pour qu’il puisse s’imaginer ce que bon lui semble. « Tu es un gamin très courageux aussi, malgré ce que tu penses, mais ça ne m’empêche pas d’avoir envie de te protéger, il lui déclare sans aucune honte, car il a dû comprendre depuis le temps que c’était le cas. » Le gamin n’est malheureusement pas dans sa tête, sinon il verrait à quel point Andreas peut craquer sur lui. Il est loin de ne voir que ce gamin capricieux et imprudent qui fait tout pour l’énerver, au contraire il voit ce petit ange tombé du ciel. Sa pureté aura raison de lui, son côté enfantin également : il comprend de plus en plus qu’il sera le seul à pouvoir l’ouvrir dans un avenir pas si lointain que ça. Il prend de mieux en mieux conscience que Rory est le seul à pouvoir lui infliger un fou rire ou à lui rendre le contact humain agréable.

Après quelques gorgées et bouchées, Rory semble vouloir rentrer chez lui, au plus grand malheur du géant. Il commençait à réellement à apprécier sa compagnie, qui devenait de plus en plus agréable. Il adorait leur moment enfantin et pouvoir entendre son rire qui lui réchauffe le cœur. Mais ce paradis doit se finir, ils doivent retourner chez Satan. « Oh, d’accord, il répond simplement, ne souhaitant absolument pas parler de sa déception – mais elle se lit facilement sur son visage. » Il paye l’addition après avoir terminé sa crêpe et sa boisson, puis enfile tous les vêtements lui permettant de ne plus être en contact avec le vent glacial. Ils se dirigent à nouveau jusqu’à l’appartement des Lacroix, il prend le soin de prendre une cadence des plus lentes pour pouvoir profiter de ce qui pourraient être ses derniers instants avec ce gamin qui lui fait tourner la tête. Une fois à l’intérieur de l’ascenseur, ils grimpent quelques étages avant de retrouver le salon dans lequel les gardes et les parents de Rory se trouvent. Le père Lacroix pose directement les yeux sur ce qu’il considère comme un traitre, lui lance le regard le plus noir qu’Andreas n’a jamais connu. Quant à sa mère, elle semble soulagée de voir son enfant mais ne lui manifeste aucun geste empli d’amour ou d’affection. « Veuillez m’excuser Monsieur Lacroix, Rory avait besoin d’un matériel essentiel pour ses ballets, il ment sans évoquer l’objet en question. » Andreas n’aime pas le mensonge et a toujours été honnête, mais il sait pertinemment que s’il avoue ses torts, il se fera immédiatement virer de cette habitation.

Il ne tient pas forcément à la famille Lacroix même si elle représente une bonne occasion de recevoir un nombre considérables de billets, ça lui fendra seulement le cœur de devoir quitter leur fils… Il s’est épris de lui alors il connaîtra un énorme déchirement dans sa poitrine et son existence, surtout qu’il prend conscience qu’il aura beaucoup moins de chance de le revoir un jour. Les gardes feront tout pour l’empêcher de l’approcher et leur donner de l’argent ne marchera pas deux fois, à moins que le géniteur prenne la décision de les virer également. Ce sont pour ces raisons qu’Andreas s’applique dans un mensonge, seulement il n’est pas dupe et il est voué à l’échec. Le père semble très en colère contre lui, continue de l’observer avec un visage ne révélant qu’une certaine déception et méchanceté. « Faîtes vos bagages, il lui signale machinalement, d’un ton très glacial. » Andreas sait qu’il n’a pas été convaincu par son mensonge, qu’il ne le croit absolument pas et qu’il le considère désormais comme un traitre, il n’a pas besoin d’en dire davantage. Alors il ne peut plus rien y faire, rien ne le fera changer d’avis, encore moins d’évoquer la joie de leur fils en ayant autant de liberté et de contact avec l’extérieur. Parce qu’ils s’en fichent de son bonheur, ils veulent seulement sa sécurité… et on ne peut pas dire qu’il ait été un garde très efficace. C’est pourquoi il s’avance vers le gamin qu’il aime un peu trop pour lui tapoter le dos en disant « Prends soin de toi, Rory. ». Il aurait voulu lui embrasser le front pour persister dans cette image de l’homme protecteur, mais ses parents les auraient rapidement séparés. Il quitte finalement la pièce en jetant un dernier regard peiné à Rory, avant de rejoindre sa chambre pour préparer sa valise.
.
©clever love.


Dernière édition par Andreas Ehrensvärd le Sam 27 Déc - 20:30, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Rory Lacroix
avatar
Empire State of Mind


▌INSCRIT LE : 27/10/2014
▌MESSAGES : 163
▌AGE DU PERSO : 17
▌CÉLÉBRITÉ : Thomas Brodie-Sangster
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: ✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas Sam 27 Déc - 19:12

ALORS CA NE SERA PAS FACILE
ce sera même très dur

Rory savait qu’à cette heure si son père était sans doute déjà au courant, il était certain qu’il saurait comprendre, il c’était toujours montré bienveillant envers lui. Andreas résumait tout à une question de limites, d’âge, de frontière et de manque de risques. Lui, il était un artiste, il avait la tête dans les étoiles, même à trente ans il était certain qu’il serait toujours la même personne avec un petit bagage en plus. « Ca va tu n’es pas si vieux que ça ! Mais qui donc t’as coupé toute envie de rigoler ? » Il était bien curieux de percer son mystère. Alors qu’ils étaient installés l’un en face de l’autre, chocolat viennois, guimauve et crêpe au chocolat, le décor était sympathique et chaleureux, il se prêtait facilement la confidence. Rory s’amusait à faire de la buée sur la vitre, il observait les passants, rêvant de leur vie ordinaire, ils ignoraient la chance qu’ils avaient. Il n’y a qu’un fils de riche pour dire que l’argent ne faisait pas le bonheur. Il ne comprenait pas le comportement d’Andreas et il était bien décidé à trouver le comment du pourquoi. En l’écoutant parler, il leva les yeux au ciel. Qu’il en avait marre d’être pris pour une petite chose fragile, c’est comme s’il avait trop de valeur mais que personne ne voulait s’intéresser à lui. Un peu comme un diamant qui serait moche. Il ferma les paupières, il pourrait bouder, faire un petit caprice mais rien de tout ça. « Il serait peut-être temps qu’un jour quelqu’un me laisse faire mes preuves ! » C’est vrai il aurait pu prendre sa commande tout seul, il pouvait de lui-même penser à retirer son manteau. Ce pull était devenu symbolique.

Son corps était maigre. « J’ai toujours eut envie d’avoir de longues jambes, et un corps élancé, des larges épaules….parfois j’ai peur de manquer d’élégance quand je danse ! » Rory était devenue une référence de la danse classique, combien voulait Rory Lacroix pour un ballet ? Lui était sans cesse en remise en question, faisant de ses doutes une arme pour avancer. Il se mit à rougir quand il lui avoua qu’il avait envie de le protéger, ça lui faisait du bien. Sans s’en rendre compte il avait fait la description de cet homme. Grand, baraqué et Andreas ne se laissait pas facilement impressionné. « On dirait que le fait que tu me perçois comme un gamin te permets de te protéger toi aussi, comme une barrière… » Ca n’avait ni queue ni tête ce qu’il venait de dire. Cependant il était temps de rentrer, il allait se faire tard et il n’avait pas envie de provoquer le gourou de ses parents, surtout le jour de son anniversaire. Ce n’était pas parce qu’il n’aimait pas sa compagnie, c’était justement pour éviter de la perdre. Après avoir terminé leur repas, qu’ils se dirigèrent vers l’appartement, un silence religieux entre eux. Lorsqu’ils furent dans l’ascenseur, il se mit à angoisser et d’un geste instinctif, il alla saisir la main de cet homme, il avait besoin d’un contact physique pour se rassurer. Son coeur tambourinait dans sa poitrine, il était tendu de devoir rentrer dans ces circonstances. Ils pénétrèrent dans le luxueux appartement pour se rendre dans le salon, là où ils avaient eut leur première conversation. Le petit homme laissa Andreas introduire les raisons de leur absence. Vu la tête de son père ça ne servait à rien. Sa mère se tenait dans un fauteuil, ses longs cheveux blonds remontés dans un chignon élégant. Elle affichait un visage sévère. Simon Lacroix était un homme relativement grand, le crâne dégarnis, il avait développé un peu de ventre mais restait tout de même imposant. La dimension bienveillante de cet homme avait disparu, clairement remplacé par une colère sourde et il demanda clairement à Andreas de partir sur le champ.

C’était totalement impossible, il ne voulait pas le voir partir, plus maintenant. « Mais non je ne veux pas ! » Ce n’était pas suffisant, ils ne pouvaient pas se quitter comme ça. Il s’approcha de son père. Andreas était dans sa chambre, prêt à faire ses bagages. « Tu mets un homme à la rue sans même lui laisser le temps de se retourner ! Et l’hospitalité t’en fait quoi ? Je ne veux pas qu’il parte ! » Il était bien décidé à défier son père pour une fois, il défendrait l’honneur d’Andreas. « Comme tu vois je suis rentré en bonne santé ! » Son père le fixa un instant. « Je n'en peux plus de toi Rory ! On t’a laissé danser autant que tu voulais, on a cédé à chacun de tes caprices mais maintenant il est temps que tu prennes les responsabilités des Lacroix ! » La voix commençait à monter dans le salon. Le jeune homme pris un air choqué. « La responsabilité de juste faire un enfant pour pouvoir assurer un nom grotesque ! » Son père souffla d’énervement. « Jeune homme impétueux ! Tu devrais être fier de porter ce nom…tu es l’unique héritier mâle ! » Il tourna un regard vers sa femme, tous deux se comprenaient. Rory ignorait qu’il n’avait jamais été aimé, s’il l’avait autant protégé, partait justement qu’il avait été enlevé étant jeune, enlèvement organisé par ses propres parents, le drame d’une famille illustre ne pouvait faire que monter les actions en bourse, surtout lorsque l’enfant avait été récupéré. Une excuse pour le protéger jusqu’à sa majorité. Son père commençait à perdre de l’argent à nouveau, énormément d’argent, il se préparait à une énorme fusion, et OPA en même temps. Avec un énorme groupe financier de la côte Ouest, qui allait offrir sa fille en épouse. En échange de la fusion, la jeune fille récupérait le nom illustre des Lacroix et leur permettait un appuie politique. Le jeune homme n’avait été depuis sa naissance qu’une vulgaire marchandise. « Laisse moi prendre mon indépendance, j’ai dix huit ans aujourd’hui, je peux partir, j’ai le droit de partir, de plus tu m’as piqué tout l’argent de mes cachets, les journalistes seraient certainement ravis de savoir que tu piques le fric de ton fils pour arrondir tes fins de moi…je vais faire mes bagages aussi ! » Simon gifla son fils devant tout le monde. Le jeune homme eut un petit cri de surprise, la tête lui tourna quelque seconde. Encore jamais son père n’avait perdu patience avec lui. L’homme leva à la main prête à frapper à nouveau au moindre signe d’arrogance.



copyright crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
Andreas Ehrensvärd
avatar
Empire State of Mind


▌INSCRIT LE : 21/12/2014
▌MESSAGES : 71
▌AGE DU PERSO : 34
▌ADRESSE : Yeomalt Avenue #314, Staten Island (appartement) avec Rory et Kajsa.
▌CÉLÉBRITÉ : Alexander Skarsgård.
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: ✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas Sam 27 Déc - 21:00


alors ca ne sera pas facile
Le gamin pose une question intéressante quant à son manque d’amusement qui s’est envolé au milieu de son existence. Andreas connaît certaines raisons qui ont provoqué un tel ennui dans sa vie, mais il ne se permettra jamais d’en parler à quiconque. « La vie, il répond machinalement sans s’étaler sur le sujet. » Il n’a jamais apprécié parler de lui aux autres, encore moins sur son histoire et les malheurs qu’il a pu vivre. Dire que son père l’a frappé durant cinq ans ne ferait que provoquer la pitié, or il n’en a franchement pas besoin. Il considère qu’il n’est pas à plaindre, surtout parce qu’il est allé de l’avant et qu’il a pris l’habitude de ne pas être confronté au réel divertissement. Il a toujours voué un culte à la culture et l’intelligence, alors il préfère s’occuper à des activités plus enrichissantes. C’est pourquoi il n’a pas compris l’intérêt de faire de la luge ou une bataille de boule de neiges, pour la simple et bonne raison qu’il ne voit aucune possibilité de devenir davantage brillant.

« Et je te laisserai faire tes preuves avec moi… c'est juste que je ne peux pas m’empêcher de prendre soin de toi, désolé, il lui répond de manière sincère, comprenant qu’il agit un peu de la même façon que le père de Rory. » Cette comparaison lui glace le sang mais il est bien question de lui mettre quelques limites, alors il n’est pas franchement mieux au final. « Je ne t’ai encore jamais vu danser donc je ne peux pas te dire. Mais tu sembles assez réputé alors tu n’as pas de soucis à te faire, il tente de le rassurer. » Il n’est jamais allé le voir même s’il aime la danse classique… tout simplement parce que le voir dans une telle tenue n’aura rien de bon pour lui. Il aura probablement envie de lui sauter dessus et ne se sentira plus, ainsi il vaut mieux qu’il reste tranquillement chez lui ou se contente d'assister à d'autres spectacles. « Et tu es très beau comme ça, Rory, il lâche d’une voix extrêmement douce et sincère, un peu trop obnubilé. Enfin je veux dire que tu es bien quoi… Pas besoin de complexer, il continue en ayant peur d’avoir été un peu loin dans les compliments. » Le gamin n’est pas censé découvrir ses sentiments, alors il faut qu’il fasse attention à ce qu’il raconte.

Il a probablement raison : le fait de le percevoir comme un gamin lui permet de se protéger. Une certaine barrière s’est imposée entre eux pour la simple et bonne raison qu’il refuse de devenir un pédophile. Si Rory était plus âgé, Andreas aurait déjà fait le premier pas, n’aurait pas craint leur différence et le fait qu’il ne soit pas encore un adulte. L’affaire est ainsi plus compliquée puisqu’à ses yeux il reste un enfant… il n’a pas le droit de sauter sur un enfant, encore moins alors qu’il est le fils d’un ami de la famille Ehrensvärd. Il faut avouer que ça l’arrange de se dire qu’il est un gosse, ainsi il a une bonne raison de ne pas franchir le cap et de ne commettre un crime ; sa raison prend toujours le dessus sur ses sentiments, lui faisant comprendre qu’il est impossible pour lui d’aller trop loin. Andreas ne prend pas le temps de répondre à cette remarque très futée du petit gars, car lui expliquer pour quelles raisons il a bien vu la situation serait encore une fois trop dangereux. Il se contente ainsi de retrouver l’appartement des Lacroix, prêt à affronter les parents sans cœur. Dans l’ascenseur, il se fait surprendre par le gamin, car il lui attrape la main sans un mot. Il la serre fortement, comme pour lui montrer qu’il est là. Rien que cette main lui fait adorer le contact humain, alors qu’il l’aurait rejetée si c’était celle d’un de ses partenaires sexuels ou d’une personne plus sérieuse.

Cinq secondes après avoir fait leur entrée, les parents se montrent automatiquement méchants, notamment le père qui avait offert toute sa confiance à Andreas. Il reconnaît l’avoir trahi, mais il ne regrette absolument rien. Il ne sait pas ce qu’il se passe dans la tête des parents néanmoins il s’en fiche, pour la simple et bonne raison qu’ils font du mal à celui qu’il aime désormais. Il prenait conscience qu’en amenant Rory à l’extérieur, il se ferait virer ensuite de chez eux, mais il a pris le risque pour au moins offrir une journée de liberté et de bonheur à Rory. Il prend l’initiative de ne pas discuter avec son père, car il sait qu’il va s’énerver, alors il part dans sa chambre pour faire sa valise. Quand il a terminé et marche dans le salon avec le bagage en main, il entend des cris à travers le salon, c’est pourquoi il le rejoint avec empressement. Il aperçoit le père foutre une gifle à son fils et autant dire que ça lui fait un pincement au cœur. Il ne mérite absolument pas ce geste alors il se doit d’intervenir… surtout qu’il s’y connaît dans la violence, alors il ne veut pas que Rory ait à subir cette affliction psychique et physique. Il pose sa valise à côté de l’ascenseur puis se déplace pour atterrir entre les deux, juste devant Rory. Il a remarqué la main encore en l’air du père, n’attendant qu’une remarque désobligeante de sa part. Et il sait que le blond aurait continué s’il n’était pas intervenu. « Je vous promets, Monsieur Lacroix, que si vous osez le frapper une nouvelle fois, vous aurez affaire à moi jusqu’à la fin de votre vie, il les interrompt d’un ton hyper glacial, encore inconnu pour toute la famille jusque-là. Vous touchez à un seul de ses cheveux et je vous assure qu’il vous manquera quelques dents dans cinq minutes, il le menace en lui offrant son plus beau regard noir et colérique. »

Andreas pense à la relation qu’il entretenait pourtant avec son propre géniteur, l’argent qu’il offrait à leur entreprise familiale… Tout ce qu’il dira aujourd’hui aura raison de leur contrat, ce dernier sera déchiré et ce sera le mieux pour tout le monde. « Mon père serait très déçu de votre comportement, heureusement pour lui qu’il n’est pas là pour le voir. Il doit actuellement se retourner dans sa tombe en voyant votre débilité profonde, il continue d’un ton toujours aussi froid. Vous devriez avoir honte de ce que vous faîtes subir à votre propre fils, Simon. » A sa place, il ne sait même pas comment il ferait pour se regarder dans un miroir. Trop en colère, il aimerait trouver un moyen pour obtenir le courage nécessaire de l'atténuer quelque peu. C'est pourquoi, alors que Rory se trouve derrière lui, il cherche sa main sans le regarder. Lorsqu'il l'a trouvée, il la serre assez fort, la main dans son dos. « Vous êtes un sale con Monsieur et mon père aurait exactement pensé comme moi à cet instant. » Son père ne lui aurait tout simplement pas signalé, car lui se préoccupait plus des protocoles et de l’hypocrisie qu’il fallait témoigner à chacun des membres de leur entreprise. Andreas s’est toujours fichu de ce qu’on disait sur lui, alors il se fait un malin plaisir de finalement vider son sac.

« Il était heureux aujourd’hui et vous avez tout gâché. Vous le tenez en laisse mais il finira par vous échapper des mains si vous ne cessez de briser ce sourire. » Et c’est ça qui le rend aussi colérique : Rory était heureux et ils lui ont même retiré son bonheur, en plus de sa liberté. Il a pourtant un merveilleux sourire, alors il leur en veut de ne pas lui avoir permis d’être dans son paradis plus longtemps dont le principal ange s’appelle Rory. « Vous m’avez demandé de me rapprocher de lui parce qu’il avait des problèmes de sociabilité… mais vous ne lui avez jamais donné… » Ce connard le coupe, alors Andreas s’énerve encore plus. « Fermez-la je suis en train de parler ! La chance de se faire des amis. Vous avez bien fait de me demander ce service, parce que j’ai rencontré un garçon adorable, un gamin formidable que vous n’avez jamais appris à connaître. Un jour vous comprendrez que vous êtes le problème, il lâche avec haine. Parce qu’il faut être fou pour donner un tel traitement à son enfant ! AUCUNE RAISON ne peut justifier autant de maltraitance… parce que moi j’appelle ça de la brutalité non justifiée. » Il leur en veut tellement d’être aussi égoïstes et cruels envers lui, qu’il leur rejette son énervement à leur sale figure. Protecteur et amoureux, que voulez-vous… c’est surtout parce qu’il n’a jamais compris pourquoi ses parents agissaient d’une telle manière.
.
©clever love.
Revenir en haut Aller en bas
Rory Lacroix
avatar
Empire State of Mind


▌INSCRIT LE : 27/10/2014
▌MESSAGES : 163
▌AGE DU PERSO : 17
▌CÉLÉBRITÉ : Thomas Brodie-Sangster
▌SMALL IDENTITY PHOTO :


MessageSujet: Re: ✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas Sam 27 Déc - 22:00

ALORS CA NE SERA PAS FACILE
ce sera même très dur

Ce moment dans ce bar était particulièrement étrange, c’était comme un dialogue décousu ou chacune cherchait à décrypter les réponses de l’autre. Tel deux espions qui échangeaient sur une affaire, une conversation banale qui voulait dire tellement plus. « La danse c’est toute ma vie ! » Le seul moment où il se sentait véritablement libre c’est lorsque ses pointes foulaient le plancher d’une scène, qu’il mettait en œuvre son corps dans cet exercice noble de la danse classique. Les compliments le fit rougir pourtant Andreas ne répondit jamais à ses interrogations un peu plus soutenues, il entrait dans un labyrinthe avec lui. La rue lui semblait bien insipide, dans l’ascenseur, il sentit cette chaleur de contact physique, cet homme éveillait en lui des sensations totalement inconnues. Maintenant qu’ils étaient entrés dans l’appartement Lacroix, le père de Rory avait demandé à ce que cet homme les quitte définitivement. Non, il ne voulait pas, le petit homme ne voulait pas que cet homme parte et il était bien décidé à prendre sa défense. Et dire que pendant des mois il n’avait souhaité qu’une chose, qu’il prenne ses valises et qu’il disparaisse pour rentrer en Suède. Aujourd’hui c’était tout le contraire, il se querellait une fois de plus avec son père. La conversation se termina bien mal, de nouveau l’homme leva le bras pour fendre l’air et frapper à toute remarque désobligeante. A sa grande surprise Andreas s’interposa, c’était un mur qui se trouvait devant lui. Comme d’habitude sa mère était totalement spectatrice, elle ne faisait qu’observer la scène. Après elle irait dans le petit salon avec un cocktail à la main, en cherchant à se convaincre qu’elle avait la plus belle des vies. Il vint saisir cette main dans ce dos. Rory était totalement en larmes. Il était en réel état de choc. La journée de ses dix huit ans, signe de sa majorité devait être normalement heureuse, il aurait aimé être couvert de cadeaux, passer une super soirée. Le drame c’était totalement propagé de minute en minute. Il osa évoquer son père, de la façon dont il aurait envisagé l’ensemble de cette situation.

Les larmes coulaient sur ses joues. Ses joues se mirent à rosir et même à rougir, il se trompait mais il lui faisait une tonne de compliments ? Le jeune garçon n’avait jamais eut l’impression d’être maltraité jusqu’à maintenant. C’était toute l’ingéniosité de cette surprotection, toujours garder un œil sur lui, continuer à lui laver le cerveau, sans dévoiler le monde extérieur, sans aucune chance de fuite. Il n’y avait aucune trace de coups. Rory était la dernière carte dans le jeu de son père pour remporter le plus beau contrat de sa carrière. La colère d’Andreas avait été froide, éloquente, un élan de tendresse le saisi au niveau du ventre, il avait envie de se jeter contre lui et de le serrer fortement. Il pleurait, avec les joues en feu et il lui tenait la main. Simon Lacroix avait déjà pris sa décision sur son fils, il n’était que l’objet d’une transaction extrêmement important. Une monnaie rare qu’il devait absolument conserver. La fureur pouvait se lire sur le visage de Monsieur Lacroix. « Vous avez dépassé les limites des convenances ordinaires ! Vous comprendrez qu’il faudra revoir les engagements qu’on à pris à votre égard dans l’entreprise Ehrensvärd ! » C’était l’unique langage que connaissait son père. Il ne savait que négocier. Le jeune homme avait toujours pensé que son père avait plus de valeurs.

Il se raidit, il savait qu’ils arrivaient à la fin de cette conversation car avant même qu’Andreas n’ait pu répliquer. « Messieurs je vous prie de ramener cet homme dont la présence n’est plus désiré ici ! » Toute une machination, Simon aimait se débarrasser assez facilement des indésirables. Les deux hommes prirent par le bras Andreas et l’emmenèrent jusqu’à l’ascenseur. Le jeune homme eut un regard désolé envers son viking. Il voulu s’élancer. « Maintenant Rory regagnez votre chambre, il va falloir remettre de la discipline ici ! Jusqu’à rétablir le vouvoiement pour bien vous rappelez votre place dans cette famille ! » Lorsqu’il entra dans sa chambre il se jeta sur son lit, sa tête reposa sur les oreillers et il pleura. Car il aurait aimé revoir Andreas, qu’il n’avait plus envie d’être séparé de lui. Quelle idée de les avoir surnommé Roméo et Juliette.



copyright crackle bones




« Ce que l’amour peut faire, l’amour ose le tenter. » THE END...maybe
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Empire State of Mind


MessageSujet: Re: ✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas

Revenir en haut Aller en bas

✕ alors ca ne sera pas facile ✕ rory||andreas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
NEW YORK CITY LIFE :: Archives :: Corbeille :: Bac de recyclage-