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How it ends and begins ▽ Wyatt-Alessandro

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Wyatt E. Anderson
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MessageSujet: How it ends and begins ▽ Wyatt-Alessandro Mer 14 Jan - 1:56



❝How it ends and begins❞
Alessandro & Wyatt
Wyatt courait sur les allées de Central Park, le vent était particulièrement frais, il avait oublié son bonnet en partant de l’appartement qu’il partageait avec son compagnon Sebastian Black. Des baskets au pied, un short noir qui laissait découvrir une partie de ses jambes et une veste à capuche pour le protéger d’une partie du froid. Trop s’habiller pour courir, serait de risquer la maladie. Il avait besoin de décompresser après les nombreux événements qui avaient bouleversés sa vie, Bas’ semblait si heureux d’avoir fait son coming out auprès des médias, il le vivait mieux qu’il ne l’avait pensé. Il était neuf heures, il ne travaillait pas ce matin et ses pieds foulaient le bitume dans un rythme régulier. Dans sa cure de désintoxication, on l’avait conseillé d’entretenir une activité physique afin d’évacuer les tensions et ça avait été le jogging qui avait été la révélation. Il pouvait se défoncer, Omega Lithium dans les oreilles et il pourrait parcourir le monde. Le début était toujours délicat, le corps se réchauffait peu à peu, ses muscles se détendaient. Il n’avait pas eut beaucoup de temps pour s’échauffer, il avait besoin de commencer tout de suite. Il passa devant le Dakota Builgin, une petite pensée pour John Lennon à chaque fois qu’il passait par la 72ème rue et enfin il passa par l’énorme grille en fer forgée pour entrée dans le parc. Pas loin le mémorial en l’honneur du chanteur des Beatles, le Srawberry Fiels, il devait atteindre maintenant la fontaine de Bestheda, en contournant l’un des plans d’eau qui était The Lake. Il changeait de parcours à chaque fois, en ayant une idée très précise dans la tête.

Central Park et ses nombreux ponts, il aimait aussi en changer, ce pont aux allures néogothique métallique était hypnotisant dans sa composition d’arabesque. En avançant, il pu enfin arriver à la fameuse fontaine, il n’était pas le seul à courir dans le parc. Il était certain qu’à toute heure de l’ouverture jusqu’à la fermeture il y aurait des coureurs. Il adorait emmener promener Liko dans ce parc pour jouer avec lui, l’air de la nature faisait toujours un grand bien pour les furets. Il avait déjà fait facilement cinq kilomètres en courant, environ vingt cinq minutes qu’il était parti. Ses écouteurs qui étaient rattachés à son Iphone se décrochèrent. Ne jamais faire deux actions en même temps lorsqu’on est lancé en plein jogging, le temps de rattacher ses écouteurs et il ne prit pas le virage de l’allée dans laquelle il courait. Ses pieds frappèrent le rebord métallique et il chuta en avant. Son corps vint s’abattre sur le sol froid et dur.

Un petit gémissement de colère et un juron s’échappa de ses lèvres. Il avait réussi à se vider la tête, se concentrant uniquement sur ses muscles. Une multitude de brindilles c’étaient incrustées dans ses vêtements, il les secoua vigoureusement pour en faire tomber une bonne partie. C’était un spectacle humiliant qu’il aurait bien aimé éviter, il avança avec peine jusqu’à un banc. Une de ses chevilles lui faisaient mal et il avait une crampe dans le mollet gauche, il avait le coude gauche bien éraflé. En soit, le temps de se reprendre et il rentrerait chez lui. Bien qu’il ait extrêmement peur de défaire sa chaussure, si par malheur sa cheville était foulée, il allait galérer pour rebrousser chemin.

« Putain de jogging ! » Sa petite exclamation fit envolée quelques pigeons qui étaient là, intérieurement il espérait que personne n’avait vu cette chute ridicule et ubuesque.



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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: How it ends and begins ▽ Wyatt-Alessandro Jeu 15 Jan - 0:37

how it ends and begins

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Matinée de repos pour le doctor Wade. Si ça c’était pas génial. Ca n’arrivait pas souvent, alors il fallait bien que j’en profite. Alors que la plupart resteraient dans leur lit bien chaud plongés dans leur sommeil à s’offrir une grasse matinée bien méritée, moi, j’étais plutôt dans l’optique du fameux adage « Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. ». Les proverbes, c’est bien con quand même. Le monde n’appartient à personne, et n’appartiendra jamais à personne, faut pas rêver. Mais c’est grâce à cette phrase toute faite que je trouvais le courage suffisant pour me lever à huit heures du mat’ ce jour-là, alors que je ne bossais pas.
Je regardais rapidement par la fenêtre pour juger le temps qu’il faisait. On allait encore se les geler dehors. L’hiver à New-York, c’est pas un cadeau. Ah oui, Noël c’est bien beau ici, mais si on pouvait avoir un peu moins froid, ça serait top. J’allais alors prendre une rapide douche bien chaude — très mauvaise idée, j’allais avoir encore plus froid en sortant — puis j’enfilais un jean et un t-shirt graphique, y ajoutant un sweater pour la couche supplémentaire. Et oui, moi je ne faisais pas parti de ces joggeurs qui allaient courir en short et t-shirt par -10°C, il fallait être timbré. Puis le sport, tout le monde savait que ce n’était pas pour moi. Disons que j’avais de la chance de ne pas prendre un gramme en mangeant toutes les cochonneries du monde, et de rester en forme sans me fouler. J’enfilais mes chaussures, ma veste en cuir ; jetais mon sac sur une épaule et j’étais prêt.
Je sortais de mon appartement après avoir vérifié qu’Ashley dormait bien, et qu’elle ne manquait de rien. Je le verrouillais, et entrepris ma route jusqu’à Central Park. Ah, nous les New-Yorkais, qu’est-ce qu’on avait de la chance d’avoir cet espace vert incroyable. Et recouvert de neige, c’était encore plus beau. Les allées avaient été déblayées pour les coureurs — ces privilégiés — mais le paysage n’en était pas moins resplendissant. Si j’étais venu ici, c’était bien dans le but de dessiner. Je n’avais plus beaucoup de temps pour mes passions avec le boulot ; j’avais du délaisser la musique et le dessin pour gagner ma renommée. Voilà pourquoi ma matinée de libre, j’allais la passer à dessiner. Et quoi de mieux que Central Park sous sa couche de neige?
Je pensais d’abord à dessiner la fameuse fontaine, puis me dis-je que tous les dessinateurs seraient là-bas, et je ne voulais pas dessiner ce que tout le monde dessinait. Quel ennui! Je me dirigeais vers le pont métallique majestueux avec son architecture néogothique. Non plus, se trouvaient déjà là six ou sept artistes. Bon sang, mais qu’est-ce qu’ils faisaient déjà là à neuf heures et demi du matin? Moi qui pensait être arrivé trop tôt… Du coup, je continuais ma petite ballade, et j’optais finalement pour une allée déserte. Je m’asseyais sur un banc qui faisait face à l’allée, d’où je pouvais avoir une vue intéressante, puisqu’elle donnait l’impression que le chemin était infini.
Je me mis alors à dessiner, lentement mais sûrement, le crayon glissant tout seul sur la feuille de papier que j’avais sortie de mon sac. Un talent, ça ne se perd pas, et heureusement pour moi. L’allée était délimitée par des rebords métalliques de chaque côté pour éviter que les promeneurs ne détruisent l’environnement naturel. Je me lançais dans la représentation de celles-ci. Au bout, on pouvait voir que ce sentier n’était en vérité ni infini, ni droit ; mais qu’il déviait en un virage assez doux. Mon regard allant du papier à ces barrières, j’étais très concentré.

Jusqu’à ce qu’un joggeur n’atteigne mon champ de dessin, s’étalant de tout son long par dessus la barrière. C’était plutôt inattendu. Je relevais les yeux pour voir si il allait bien. Il se dirigeait vers le banc ou j’étais assis. Bah oui, il fallait que ce soit le seul banc de l’allée, forcément. Et forcément, il fallait qu’il soit blessé, et que je sois médecin. Bon sang, comme quoi le destin existe ; jamais je n’aurais un moment de congé.
Ouille, il avait le coude en sang, et il boitait d’une façon qui ne mentait pas sur le verdict de la chute. Avant qu’il n’atteignit le banc, je déplaçais mon sac par terre, posant mon carnet et mon crayon par dessus pour les éviter de toucher le sol humide. Je me levais donc et me dirigeais vers lui d’un pas assez rapide, mon côté médecin refaisant surface. Je lui attrapais le bras droit qui n’était pas éraflé pour lui apporter un support et une aide jusqu’au banc. Je le faisais s’assoir, et examinais tout de suite son coude. « Ne vous en faites pas, je suis médecin, je sais ce que je fais. » Bah oui, un inconnu vient vous prendre par le bras et commence à vous examiner, ça peut être flippant quand même… Je ne prenais pas le temps de regarder à quoi ressemblait cette homme qui avait chuté ; ça m’importait peu à vrai dire, j’allais le soigner, pas l’inviter à prendre un verre avec moi. Je m’accroupis devant le coureur, un genoux à terre pour avoir un bon appui. « Je vais défaire votre chaussure, il y a un risque très probable que votre cheville soit foulée, au vu de comment vous boitez. On va voir ça. » J'avais la voix sérieuse que j'avais quand je m'adressais à un patient à l'hôpital. Je levais alors enfin les yeux vers mon nouveau patient avant de faire quoi que ce soit, pour avoir son consentement. Sauf que à sa vue, j’écarquillais un peu les yeux et restais bouche bée. Il ressemblait très fortement à mon premier petit-ami. J’avais dix-sept ans, il en avait quinze. Et c’était lui qui avait mis un terme à notre relation de façon subite, devant partir en cure de désintoxication.
Cela faisait plusieurs longues secondes que je le fixais du regard, sans vraiment m’en rendre compte. Puis, vint la seule chose qui me sortit de la bouche. « Je… Euh… Wyatt? » Il ne fallait pas m’en vouloir. Ca faisait huit ans qu’on ne s’était pas vus, et le croiser comme ça par hasard me laissait sans voix, en état de choc.

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Dernière édition par Alessandro L. Wade le Jeu 15 Jan - 22:55, édité 1 fois
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Wyatt E. Anderson
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MessageSujet: Re: How it ends and begins ▽ Wyatt-Alessandro Jeu 15 Jan - 22:16



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Devoir se diriger vers un banc n’était pas une mince affaire lorsqu’on venait de se ramasser aussi lamentablement que lui. Il cru qu’il ne l’atteindrait jamais tellement il se faisait loin, jusqu’à qu’un homme vienne à lui, sur le moment il ne fit pas attention à sa béquille humaine. Wyatt était juste content que quelqu’un vienne à son secours sans rire de lui. Lorsqu’il tombait il avait peur qu’un de ses tatouages ne soient éraflés dans la chute, il devait atteindre la cicatrisation et ensuite devoir le faire refaire ou même le modifier, par chance ça ne lui était encore jamais arrivé. Sur le moment il paniqua un peu, ça pouvait être n’importe qui. Cet homme le rassura en lui indiquant qu’il était médecin, c’était facile à dire comme statut, il pouvait bien répliquer qu’il était avocat, qui irait vérifier dans Central Park. Aucune plaque et aucune carte, comment pouvait-il lui faire confiance ? Une fois installé sur le banc qui ferait office de table de soins, il commença à l’examiner le plus naturellement du monde, de la façon dont il s’appliquait et son professionnalisme, il ne pouvait plus douter de son métier. Maintenant qu’il était devant lui, il fut choqué de constater l’identité de l’homme qui venait de le ramasser. La coïncidence était si forte qu’il eut envie de repartir en courant, il avait honte de lui. Il avait envie qu’il ne le reconnaisse pas, il avait guère changé depuis le lycée, à part être plus grand et avoir les cheveux plus longs, plus de tatouages, il n’y avait pas besoin d’aller bien loin. Alessandro son premier petit ami, il n’avait pas été très correct avec lui. Il était tombé dans ses bras, en même temps qu’il avait commencé à déraper dans la drogue. Lorsque la cure avait été décidée, il l’avait quitté un peu sèchement, il ne voulait pas lui faire vivre la honte d’aller voir son petit ami en cure de désintoxication. Rien qu’en sortant avec lui, il l’entrainait vers le fond. Il se demandait même pourquoi il était resté avec lui alors qu’à l’époque il se camait et buvait. Alessandro méritait d’avoir une vie normale, c’était un mec bien. Sa cheville foulée, sa chaussure, tout ça il ne l’entendait pas, ses yeux étaient arrondis sous l’effet de surprise. Trop tard leurs regards se croisèrent et plus rien ne pouvait arrêter ce qui allait se passer, son prénom fut prononcé comme assurance qu’il ne faisait pas erreur. « Je oui ! C’est moi! Salut ! » Il se sentait totalement ridicule, il avait même l’impression de redevenir ce garçon au lycée qui ne savait pas très bien où était sa place, qui était complexé et qui surtout vivait toujours la hantise de son souvenir avec tellement de force. Aujourd’hui, il arrivait à dépasser cet état et ceci grâce à Sebastian. Il tenait toujours sa jambe dans ses mains.

Se confondre en excuse serait totalement inutile, il s’attendait même à ce qu’il jette sa jambe par terre et se mette à l’insulter, termine par lui foutre le feu et à partir en courant. A moins qu’Alessandro ait occulté toute la presse, que ce soit les journaux ordinaires ou les torchons à scandale, depuis quelques jours on annonçait son couple avec le PDG d’Elite Model, Sebastian Emmett Black. Il était placardé partout main dans la main avec cet homme, les journalistes s’amusant à bafouer leur instant d’intimité, ils s’en sortaient pas trop mal. « Tu penses que c’est grave ? » Quoi dire de plus après tant d’années ? Il ne lui avait donné aucunes nouvelles, il n’avait même pas cherché à garder le contact.

Il était sur ce banc, incapable de prononcer quoique ce soit, il ne voulait pas se lancer dans des justifications. Il ne voulait pas non plus faire comment il ne c’était rien passé entre eux, cette situation était totalement inédite dans sa vie. Il avait le droit de lui en vouloir. « Je crois que je peux marcher pour rentrer, ne te fais pas de soucis ! Merci de ton aide! » Wyatt avait peur de sa réaction, il n’arrivait même pas à se rappeler s’il avait été amoureux, cette période de sa vie avait été si sombre, quelque part Alessandro lui avait fait du bien, il lui avait apporté du positif, mais il était incapable de savoir s’il l’avait aimé. Il lui plaisait ça avait été incontestable, il l’avait même bien fixé dans les couloirs du lycée. Son regard était perdu. Il dégagea sa jambe et se redressa, tenant à peine dessus.




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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: How it ends and begins ▽ Wyatt-Alessandro Jeu 15 Jan - 22:51

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Ma question avait été rhétorique. Bien sûr que je sais que c’est toi! avais-je envie de lui rétorquer. Salut? Il paraissait vachement à l’aise de me rencontrer à l’imprévu après huit ans sans jamais n’avoir donné de nouvelles. J’hallucine. Je ne savais pas vraiment quoi lui dire. Faut me comprendre aussi. Comment je suis censé savoir que dire à son ex de lycée qu’on n’a pas vu depuis huit ans et qui n’a pas donné de nouvelles? S’il y a un manuel, j’ai pas du le recevoir, parce que je séchais totalement. Du coup, j’optais pour le silence.

Il ne fallait pas que je m’énerve. Après tout, il était parti pour son bien, et en tant que petit-ami à l’époque, c’était logique que je le laisse faire non? Mais j’étais quelqu’un de rancunier, et j’avais des tas de questions sans réponses qui refaisaient surface en ce moment même. Reste calme. Inspire, expire.
Je décidais donc de me concentrer sur sa blessure. Je défaisais sa chaussure avec délicatesse — non pas que je voulais être tendre avec lui (il ne l’avait pas été avec moi), mais parce que c’était mon métier et qu’on ne déconne pas avec les blessures. Je retirais sa chaussette pour commencer mon examination. C’était clairement fracturé. Non pas foulé, fracturé. Il avait du se taper une belle chute, le pauvre. Ca, ça s’appelle le destin, vous voyez?

« Tu penses que c’est grave? » me demandait-il. Et là, je ne pus m’empêcher de répliquer, mon cerveau ne filtrant plus mes pensées. « Quoi, que tu m’aies laissé du jour au lendemain et qu’en huit ans il t’est jamais passé par la tête de m’écrire une simple lettre d’explication? Ah non, ça c’est pas grave du tout. En revanche, que tu t’es fracturé la cheville, je dirais plutôt que oui. » J’avais balancé ça aussi naturellement que je pouvais, même si le ton de ma voix avait changé et qu’on pouvait clairement noter le sarcasme.

Je ne lui en voulais pas d’avoir voulu se faire aider. Je ne lui en voulais pas d’avoir trouvé que je n’étais pas assez bon à cette tâche. A vrai dire je m’en doutais que ça arriverait un jour ou l’autre. Mais j’attendais au moins un post-it, rien que ça, qui me disait où est-ce qu’il était parti. A la place de ça, il m’avait quitté sans aucune explication. J’aurais pu le comprendre, qu’il allait en cure. Et s’il voulait mettre un terme à notre relation, très bien, j’aurais pu le supporter. On n’était que des ados après tout. S’il avait voulu s’en sortir seul et me tenir à l’écart, très bien. J’aurais respecté ses choix, peu importe ce qu’ils soient. Mais à la place, il a juste… disparu. J’ai trouvé moi-même après quelques recherches qu’il avait été admis en cure. Et je ne l’ai pas contacté car je me suis dis que s’il ne me l’avait pas dit, c’était qu’il ne voulait pas que je m’en mêle. Pourtant, j’avais quand même eu l’espoir de recevoir une lettre un de ces jours, pas forcément d’excuses — je n’avais pas besoin d’excuses — mais simplement qui m’annoncerait ce qu’il s’était passé, et comment il s’en était sorti. Mais jamais rien n’arriva dans ma boîte aux lettres.

Il se décida alors apte à marcher jusque chez lui. Je renfrognais un petit rire. Jamais il n’y arriverait. Il irait sûrement en rampant sur le ventre. « Tais-toi. Je t’emmène à l’hôpital. Et sans broncher, sinon je te laisse ramper. » Je le relevais et lui offrais mon aide comme appui. Puis, je le trainais jusqu’en dehors de Central Park, rejoignant l’avenue. J’appelais un taxi et le fis monter dedans avant qu’il n’essaye de s’échapper en courant — ce qui ne serait pas du luxe. Je n’avais pas spécialement envie d’être coincé avec lui toute une matinée, mais là ça relevait de ma responsabilité, de mon boulot ; et non de ma vie privée.

On arrivait enfin à l’hôpital. Je payais le taxi et le sortais de celui ci. Devant l’hôpital, j’attrapais une chaise roulante et je le fis s’assoir dedans. Ca serait bien plus pratique, car même s’il était léger, au bout d’un moment, ça devenait encombrant. Je passais à l’accueil, notais son nom et l’emmenais dans mon bureau au premier étage. Je refermais la porte derrière lui.

Je le contournais pour aller chercher le nécessaire de premier secours. Revenant vers lui et m’asseyant à ses côtés, je commençais à désinfecter la blessure anodine qu’il avait au coude, avant de la panser. Je ne comptais pas poser de questions, ni rendre la situation embarrassante. A vrai dire, je ne savais pas comment me comporter. « C’était ma seule matinée de congé, et voilà que je me retrouve encore au boulot. Comme quoi tu vois, le destin existe. Bon, t’as mal où? »

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Wyatt E. Anderson
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MessageSujet: Re: How it ends and begins ▽ Wyatt-Alessandro Ven 16 Jan - 19:40



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Wyatt se laissait faire un peu crispé que ce soit justement Alessandro qui s’occupe de son cas. Pourquoi cette allée et pourquoi devant lui ? Tout de suite il demanda si c’était grave, une fois la basket enlevée, elle fut suivie par la chaussette, ils étaient loin de l’histoire de Cendrillon surtout que maintenant le tatoueur avait son propre prince charmant. Il n’avait pas envie de se lancer dans une tonne d’explications complètement bancales. La réplique était totalement prévisible, il avait de quoi lui en vouloir après tant d’années, il croisa les bras en se muant dans son silence. Etait-il en train de lui faire peur avec le mot fracturé ? Combien de temps ça allait lui prendre de réparer une cheville cassée ? Pourquoi ce genre de choses lui arrivait toujours. Il désirait l’emmener à l’hôpital en plus. Il avait pensé qu’une compresse d’eau froide pendant quelques jours aurait été amplement suffisante, c’était lui le médecin, il avait juste l’espoir que ce n’était pas une vengeance cruelle que de lui faire parcourir un périple. Il ne se sentait pas coupable de l’accompagner dans ce taxi, ni coupable de passer son bras autour de ses épaules pour boitiller jusqu’à un véhicule, encore moins d’entrer dans son bureau. Par contre il savait qu’il allait le devenir aux yeux de son compagnon, il n’avait pourtant rien à craindre. Il n’était mal, pas uniquement à cause de la douleur de la chute mais plus vis-à-vis de cet homme, il ne voulait pas lui demander de ne pas lui en vouloir, il était responsable de ses actes et remettre tout sur le dos de la drogue serait aisé. Il traversa les couloirs à l’odeur infecte pour atterrir sur sa table d’auscultation. Comment faire maintenant pour se défendre ? Il pourrait lui faire subir les mêmes horreurs que dans le film Saw. Aucuns moyens de se défendre. Il grimaça lorsqu’il désinfecta son coude, il lui faisait horriblement mal. Il allait sûrement devoir passer une radio pour examiner sa cheville et il n’avait aucune envie de remplir un dossier médical en vu de ses antécédents. Wyatt n’avait pas envie d’être soigné, il préférait qu’on lui coupe la jambe, il détestait les hôpitaux.

« Je t’ai fait beaucoup mal et je m’en excuse ! J’étais une petite ordure à l’époque et rien ne pourra racheter ce que je t’ai fait subir autant lors de notre relation que lorsque j’ai cassé ! Je pensais que c’était la meilleure solution et j’ai fait erreur» Aussi cassé que sa cheville. Il ne rajouta pas de « mais tu sais » ou encore des « je n’étais pas un mec pour toi », il accusait le coup, il ne pouvait pas faire autrement. Ca faisait aussi partie de sa thérapie que d’agir ainsi. « Je ne sais pas si ça peut t’aider mais c’est tout ce que je peux te dire ! » Depuis il avait changé, il avait pris en maturité, il n’était plus ce garçon qui se reposait sur ses idées noires, sur son passé, sur ses peurs. Il n’avait toujours pas répondu à la question de là où était situé la douleur, sa cheville lui faisait mal mais de là à parler de brisure. Etait-il sûr de son diagnostic ? Il n’avait pas envie de brandir Sebastian, il ne voulait pas blesser d’avantage Alessandro.

Il était heureux en couple et il espérait vraiment que ce soit de même pour cet homme car il le méritait vraiment. Il se grata un peu la tempe, il passa ses mains dans ses cheveux, il était un peu tendu sur cette table. Wyatt ne souhaitait qu’une chose c’était de disparaitre maintenant. « Si tu veux appelle un autre médecin et prends ta matinée ! » Il ne voulait pas le laisser bosser un jour de repos. C’était une autre façon cruelle de le faire culpabiliser, à cet instant précis il aurait aimé soulager cette peine qu’il avait sûrement provoquée. D’ailleurs il c’était toujours demandé pour quelles raisons Alessandro c’était intéressé à un garçon comme lui ? De la contenance il en avait besoin, les murs blancs lui rappelaient le bureau de son psy, où il passait des heures à jour avec ce petit râteau dans son jardin zen. Il ne lui avait jamais rien confié, la cure avait fonctionné dans le sens où il n’avait jamais repris de drogue. Wyatt tenté de se détendre mais c’était loin d’être le cas avec cet homme en blouse blanche en face de lui.



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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: How it ends and begins ▽ Wyatt-Alessandro Ven 16 Jan - 20:59

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Je n’étais pas au courant pour lui et Sebastian. Je ne lisais pas les journaux, et je n’avais pas vraiment le temps de me balader dans les rues pour voir les panneaux grandeur nature des deux hommes main dans la main et heureux. Mais je pouvais deviner qu’il avait quelqu’un, a sa façon d’agir. C’était logique en même temps, ça faisait huit ans. Fallait pas que je m’attende à ce qu’on se retombe dans les bras comme au bon vieux temps.

« Wyatt, tais-toi. » me contentais-je de répliquer après sa pseudo explication-excuse. Quelques instants après je me rendais compte que j’avais pu être un peu dur, du coup je décidais de m’expliquer un peu mieux. « T’étais pas une ordure, tu l’as jamais été et tu le seras jamais. » Je m’adoucissais un peu. A près tout, je ne lui en voulais pas. Ma réflexion dans le parc avait été irréfléchie, mais il fallait que ça sorte. Je me devais de le piquer un peu, c’était la rancune qui parlait. Mais c’était tout. C’était passé. J’avais agis sous la surprise des remous du passé. « T’étais juste un gosse qui n’a pas fait les bons choix. Mais c’est pas grave. Je t’en veux pas. J’aurais juste aimé avoir une explication. Le pire je crois c’était d’être dans l’ignorance. C’est ce qui a fait le plus mal. Sinon ça va, c’était pour ton bien alors au final j’ai bien encaissé. T’en fais pas. Le principal c’est que tu ailles mieux et que tu te sois sorti de cette merde. » J’haussais les épaules en lui adressant un petit sourire réconfortant. J’étais sincère, et j’espérais qu’il saurait toujours le reconnaitre.

« Pour revenir à ta cheville, pas besoin de perdre de temps à faire une radio, le diagnostic est bien clair. » Je me levais et allais chercher d’autres instruments dont j’avais besoin. « Ah et au fait… C’est pas fracturé. » Je souriais en coin, amusé. Il avait le droit de m’en vouloir pour celle là.

Je ne comptais pas appeler un autre médecin pour prendre ma matinée comme prévu. On avait des règles très strictes, dont une qui stipulait que, même pendant un congé, si on tombait face à une urgence ou personne en nécessité, c’était notre devoir de la prendre en charge. Et oui, même en congé, on reste médecin. C’est beaucoup de responsabilités.

Je revenais vers lui et élevais son pied. « 6 semaines sans activité sportive, compris? En plus, ça t’évitera de tomber malade à courir en short en hiver dans Central Park enneigé. Pour le traitement, principe RGCÉ, normal. » Après quelques instants, je vis son regard un peu perdu. « Désolé. RGCÉ ça veut dire Repos, Glace, Compression, Élévation. Language médical. Déformation professionnelle. » Je levais les yeux au ciel. Effectivement, j’étais l’un des meilleurs au sein de l’hôpital, mais si j’avais bien un défaut, c’était celui là. Parler en language scientifique aux patients, voir leurs regards perdus, et devoir expliquer et m’excuser. J’oublie que tout le monde n’a pas étudié médecine. « Pas de chaleur et surtout pas de massage. Ca risque d’aggraver la chose. »  Je le regardais, pour être sûr qu’il prenne bien tout en compte. « Repos, pas plus de 72 heures ; l’utilisation de l’articulation favorise la guérison. Bien sûr, tu t’arrêtes dès que t’as mal, tu forces pas. Tu peux utiliser des béquilles si tu dois marcher un peu. Glace pour soulager la douleur, réduire l’inflammation et diminuer l’enflure ; 10 minutes toutes les deux heures. Pour la compression, tu enveloppes la cheville avec un bandage élastique, mais serre pas trop fort sinon la circulation sanguine va se compliquer. Enfin, pour l’élévation, faut que ta cheville soit 10cm au dessus du coeur. Genre, t’assoir et poser ton pied sur un tabouret, ça sert à rien. » Je levais les yeux au ciel. Bien trop de monde croient en dieu quand il s’agit de guérison. « 2 à 3h par jour, disons pendant une semaine. Vu? »

Ca me faisait bizarre de jouer au médecin avec mon ex. C’était la première fois que ça m’arrivait et c’était étrange de « prendre soin » de son ancien compagnon. Mais bon. « Tu as quelqu’un à appeler pour qu’il puisse te prendre, et qu’il s’occupe de toi? » J’avais dit tout ça en lui faisant le premier bandage. Je notais tout ce que j’avais dit sur une feuille et lui prescrivais quelques choses utiles à la guérison.


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MessageSujet: Re: How it ends and begins ▽ Wyatt-Alessandro Dim 18 Jan - 17:45



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C’était bien la première fois qu’on lui demandait de se taire, il resta interdit quelques instants. Lui qui n’avait pas pour habitude de beaucoup parler, généralement on lui demandait même d’avoir plus de conversation, il décida donc de laisser place au silence. Il c’était excusé comme il se devait. C’est vrai qu’il aurait pu donner plus d’explications à cet homme, il aurait pu lui donner tellement plus que ce qu’il lui avait donné, il était loin d’être le petit ami idéal, au contraire. Maintenant il l’était, auparavant, on ne pouvait pas dire que ce soit le cas. « Je me suis toujours demandé à l’époque pourquoi tu avais accepté de sortir avec moi…ce qui avait fait pour que tu veuilles d’un homme qui buvait déjà ! » Lorsqu’ils ont commencé à sortir ensemble, il avait déjà une bouteille de whisky dans son sac. La drogue avait été une autre solution quelques mois plus tard. Il avait réussi à s’en sortir, l’état de manque avait été le plus terrible pour lui. Ses cauchemars, ses idées noires, les images morbides s’effaçaient grâce à cette substance, tout était revenu avec tellement de force, il avait seulement appris à supporter ces souvenirs, à vivre avec, même si sa parano était toujours présente. Il ne pu s’empêcher d’avoir un petit soupir de soulagement en entendant que ce n’était qu’une cheville foulée et que ce n’était pas si grave qu’entendu plus tôt. Alessandro avait un humour particulier, Wyatt était loin d’être médecin.

Il fit un visage blasé en entendant le terme médical et même avec l’explication de chacune des initiales il ne comprenait pas très bien la procédure à suivre. Il était tatoueur non médecin. « Tu as envie de me tuer ? Y a pas une attelle qui puisse me permettre de courir ? » Le sport était l’adrénaline nécessaire pour parfois surmonter des états qu’il avait dû mal à gérer, un mauvais cauchemar s’évanouissait très rapidement dans les brumes de Central Park. Il écoutait chaque recommandation avec un ébahissement total, il aurait dû suivre le conseil de ses cartes de la veille, elle lui avait indiqué des embuches, se fracasser le nez sur Central Park et se faire soigner par son ex était particulièrement frappant.

Pourquoi il n’avait pas pu regarder là où il mettait les pieds lorsqu’il courait ? Non il préférait changer sa musique à la place. Il se mit à en vouloir pendant une seconde à cet homme pour toutes les contraintes que lui imposait cet homme. Par chance il ne l’avait pas foutu à poil pour l’examiner de haut en bas. « Putain de merdier ! » Son langage n’avait pas beaucoup changé depuis le lycée, il n’aime pas faire attention à ce qu’il dit et ce n’est pas aujourd’hui qu’il allait le faire. « Non ! Je vais appeler un taxi ! » Ca sera beaucoup plus simple, il n’allait pas s’amuser à déranger son homme en pleine réunion juste pour le ramener d’un point A à un point B, il avait un goût pour l’indépendance et la débrouille. Ca allait lui coûter une blinde à la pharmacie.

Il prit appuie pour se remettre debout et une fois fait, il se mit en équilibre sur une jambe, recroquevillant la seconde. Liko allait devoir lui tenir compagnie aujourd’hui, il devait aussi appeler le boulot pour prévenir qu’il ne pourrait pas être disponible aujourd’hui. Son manque de chance continuait de le poursuivre.




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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: How it ends and begins ▽ Wyatt-Alessandro Lun 19 Jan - 1:05

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Vint alors la question fatale. Pourquoi j’avais décidé de sortir avec lui? « Bah, j’en sais rien moi… » avançais-je alors prudemment en premier lieu. « Ca va paraître cliché mais pour moi on ne décide pas de qui on tombe amoureux. » A vrai dire, je ne savais pas vraiment si j’avais été amoureux. Cette notion reste compliquée à mes yeux. Je ne sais pas si j’ai été amoureux au moins une fois dans ma vie. Mais les sentiments avaient bien été là, ça c’était sûr. « Avec ou sans problèmes, ça aurait été la même chose pour moi. C’est comme ça. J’ai craqué, et c’était avec tes qualités, mais également tes défauts. C’était toi entier, ou rien. » C’était comme ça que je voyais les choses. Si on aime une personne, on l’aime en entier, pour tout ce qu’elle représente, et non pas pour seulement certaines parties. Je n’étais pas parfait non plus, et je ne le suis toujours pas — je pourrais même rajouter que je ne le serais sûrement jamais. Mais c’est la vie, c’est ainsi. Et jusqu’à maintenant, sur le moment, je n’avais pas de meilleure explications.

« Désolé de t’avoir menti pour avoir prétendu que c’était une fracture et non pas une entorse. J’étais sous le choc quand je t’ai revu, et c’était pour te donner une petite « leçon ». C’était pas bien intelligent de ma part, je pourrais d’ailleurs être suspendu pour ça. » J’haussais les épaules en levant les yeux au ciel.

Je riais quelque peu à sa remarque. « Non, je n’ai pas envie de te tuer. Retourne courir ainsi et tu le feras très bien tout seul! » lui dis-je en guise de mise en garde. Si il n’appliquait pas mes recommendations, une entorse pouvait très vite se transformer en quelque chose de bien plus grave. « Je sais pourquoi tu cours. » Je n’étais pas dupe. On avait eu des stages tout le long des années de médecine, sur tout, dont certains sur les drogues, les cures, le traitement… Alors je me doutais que c’était son échappatoire. « Je suis désolé de te l’interdire, mais c’est seulement trois semaines. Deux si tu fais tout ce que j’ai dit à la lettre. Sinon, si tu ignores les indications, tu pourrais ne plus jamais pouvoir courir à nouveau. C’est pour ton bien, Wyatt. » J’étais vraiment désolé. Sincèrement.

Il se mit ensuite à jurer, et je me surprenais à sourire doucement. Je me souvenais bien du temps ou on était ensemble, que c’était lui qui m’avait refiler cette mauvaise habitude. Mais ça ne me dérangeait pas plus que ça. « T’es sûr? Je peux te reconduire si tu veux. » répliquais-je lorsqu’il me dit qu’il appèlerait un taxi. Je n’étais pas super pour cette idée.

Je me levais et aller fouiller un peu dans mes armoires. Je lui mettais plusieurs choses dans un sac et lui tendais. « Tiens. Pas besoin d’aller à la pharmacie. T’as tout là-dedans. Tu veux un café, ou quelque chose d’autre? »

Je me levais à mon tour lorsqu’il se levait. « Et sinon, aujourd’hui, t’en es où? » Oui, autant faire la conversation. Je n’avais aucune arrière-pensée à lui parler — après tout, moi aussi j’avais rencontré quelqu’un qui occupait déjà pas mal mes pensées.

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Wyatt E. Anderson
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MessageSujet: Re: How it ends and begins ▽ Wyatt-Alessandro Mar 20 Jan - 13:38



❝How it ends and begins❞
Alessandro & Wyatt
Wyatt et Alessandro n’étaient que des gamins à l’époque qui comprenait le sens de leurs hormones, évoqué ce moment ne correspondait pas uniquement à des mauvais souvenirs. Après tout il avait été son premier baiser, ses premiers élans de tendresse avec un garçon. Il avait raison, on ne décide pas de qui on tombe amoureux et il se rendait qu’à l’époque il avait eut de réels sentiments pour lui. Il ne préféra pas approfondir le sujet pour autant, car il lui avait plu aussi, il avait été le cherché et il avait été heureux. Cela n’amoindrissait pas  pour autant son sentiment de culpabilité de l’avoir lâché du jour au lendemain et le mettait toujours dans une situation embarrassante. Lorsque le médecin lui avoua qu’il lui avait menti et qu’il s’en excusait pour la première fois depuis leurs retrouvailles il réussi à obtenir un sourire de la part du jeune tatoueur. C’était de bonne guerre, il était en droit de lui en vouloir. « Ce n’est pas grave, je ne t’en veux pas ! » Il était réellement contrarié de ne pas pouvoir courir, c’était son exutoire et il ne pouvait plus s’en servir, il allait passer par des moments très durs. Lorsqu’il lui annonça qu’il savait les raisons de son jogging il n’en fut pas surpris. On leur avait demandé de trouver une activité qui leur permettait de se défouler au centre et lui il n’avait trouvé que ça. Il allait devenir exécrable et celui qui allait payé l’addition de son inconscience n’était autre que Sebastian. « Je vais faire gaffe à cette salope de cheville ! » Son mécontentement continuait, il s’en voulait à lui-même de ne pas avoir fait attention. D’ailleurs il se demandait la réaction de Bas’ de savoir qu’il avait retrouvé son ex et qu’il l’avait soigné. Il ne chercherait pas à lui cacher, ce n’était pas son genre. Sauf qu’il allait devoir tout lui raconter et ça serait vraiment la partie la moins drôle.

Sachant qu’Alessandro ne lui faisait pas d’avance et n’avait pas cherché non plus à le tuer, il pouvait effectivement se faire ramener sans aucun danger. « Si ca ne te dérange pas ! » Il le vit bricoler dans une armoire derrière lui, il venait de lui préparer un sac avec tout le nécessaire pour se soigner, maintenant que sa cheville était bien bandé et qu’il pouvait à peu prêt poser le pied sur le sol. « Si on pouvait éviter de prendre un café dégueulasse dans la cafétéria de cet hôpital ça serait mieux ! » Il n’avait pas non plus envie de mourir empoisonné avec ce genre de breuvage. Aujourd’hui il en était où.

Il pouvait bien lui parler en déambulant dans les couloirs de l’hôpital, alors qu’ils avançaient l’un à coté de l’autre, il pouvait bien lui parler. « Je n’ai plus retouché à cette saloperie, je suis sorti du centre et je suis devenu tatoueur ! » Autant reprendre là où il l’avait abandonné. Le centre de désintoxication c’était à la fois l’enfer et le paradis, certains sujets étaient difficile, ils étaient même des monstres. Il ne savait pas comment évoquer cette période pour lui. « J’adore mon boulot ! J’ai toujours adoré dessiné et j’ai toujours adoré les tatouages ! » Il avait fait son premier assez tôt en vérité.

Tout en évitant de regarder les murs blancs immaculés, il avançait, ses baskets grinçaient sur le sol et il avait très envie de sortir, l’odeur lui rappelait celui du centre. C’était sûrement pourquoi il n’aimait pas venir à l’hôpital. « J’ai trouvé quelqu’un, il s’appelle Sebastian, il est PDG d’une agence de mannequin plutôt reconnu, c’est quelqu’un d’extraordinaire, c’est un homme qui me complète bien ! » Un sentiment de fierté l’avait envahis lorsqu’il parla de Bas’ ce n’était pas n’importe qui à ses yeux. « Ca fait un an environ qu’on est ensemble ! » Il n’allait pas revenir sur les années auparavant où il avait été son amant assidu alors que lui était encore marié. Lorsqu’enfin les portes  vitrées électroniques de l’hôpital s’ouvrirent, il eut un petit soupir de soulagement. « Et toi ? Je vois que t’as bien réussi….même super bien réussi ! Tu es heureux ? » En ne lui donnant plus de nouvelles ça avait été le but de la manœuvre qu’il soit heureux. Il ignorait si Alessandro avait trouvé quelqu’un, que ce soit une fille ou un garçon. C’était d’ailleurs ce qui lui importait, qu’il soit vraiment comblé. « Elle est où ta bagnole ? »




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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: How it ends and begins ▽ Wyatt-Alessandro Mar 20 Jan - 21:17

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Je souriais quelque peu quand il m’avouait qu’il ne m’en voulait pas. Tant mieux, je n’avais pas été très malin sur ce coup, je devais bien l’admettre. J’hochais la tête quand il envisageait enfin de faire attention à sa blessure. « Ca me parait plus sage. Très bien, je te ramène alors. » Je l’aidais à sortir du bureau, que je fermais à clefs, et lui offrais mon support pour qu’il puisse marcher correctement.

« Eh! C’est pas si dégueulasse que ça ici, crois-moi! C’est le meilleur hôpital de la ville. » Je souriais pleinement, sa réaction m’ayant amusé. On marchait dans les couloirs, l’entraînant où il fallait pour rejoindre le parking souterrain. On prenait alors l’ascenseur, et je décidais alors de le questionner sur sa vie, comment il s’en était sorti, car à vrai dire il avait l’air vachement bien. Vachement mieux, en tout cas. J’hochais la tête en signe de contentement quand il me dit qu’il n’avait plus jamais retouché à la drogue ou à l’alcool. « C’est super ça. Tatoueur? Sérieux? » Je tournais la tête vers lui, un peu surpris et admiratif à la fois. « Wow! Oui, je savais que t’adorais ça, t’en parlais tout le temps à l’époque! » On sortait enfin dans le parking sombre. Il me parlait alors ensuite de sa vie sentimentale, comme quoi il était en couple depuis environ un an avec un homme apparement important. « Un PDG? Dis donc, tu cherches haut toi! En tout cas, je suis content que tout aille bien pour toi. Tu le mérites après tout, après tous les efforts que tu as fait. » Je lui souriais à nouveau, sincèrement. « Et comment c’était au centre? Pas super j’imagine, hein…? J’ai fait un stage dans l’un d’eux pendant mes études. C’était pas évident. » Ca avait été dur pour moi d’aider ces dépendants, je n’avais pas la force suffisante, et les mots assez justes pour les faire réagir et les soutenir. Pour cela que j’étais bien mieux au bloc, avec les patients endormis, à opérer. J’étais très mauvais pour les conversations. Alors c’était mieux comme ça.

Puis, il me retournait la question, jusqu’à me demander si je suis heureux. Heureux pour moi reste un bien grand mot… « Oui, disons que du côté professionnel j’ai bien réussi. J’ai échappé au deux dernières années de médecine — le petit surdoué de la promo tu vois? » J’haussais les épaules. Pour moi, je n’étais pas plus doué qu’un autre, j’avais juste beaucoup travaillé, beaucoup plus que les autres. Je continuais à l’entrainer à travers les allées, marcher me permettant de réfléchir. « Après, j’ai adopté une petite fille quelques années après que tu sois parti. Elle a 5 ans aujourd’hui. Elle est adorable, c’est ma petite princesse. » Et sinon, sur le plan sentimental, qu’est-ce qu’il pouvait bien lui dire? Evidemment il avait bien quelqu’un en tête, mais ce n’était rien de, disons, concret… « Sinon, j’ai rencontré quelqu’un. On n’est pas ensemble, rien du tout. Disons juste que j’y pense beaucoup. Mais on explore plutôt le côté… physique, je dirais, pour l’instant. » J’haussais les épaules. On ne voulait pas s’avouer notre attirance autre que physique. J’imagine qu’on avait tous les deux peur. Peur de quoi, je ne savais pas vraiment… De l’engagement? De souffrir? Un peu de tout j’imagine. C’était l’inconnu.

Je le dirigeais à ma voiture à sa dernière question. « Ici, monsieur l’impatient. » Je lui ouvrais la porte passager, et l’aider à monter. J’allais ensuite côté conducteur, et mettais le moteur en route. « Où est-ce que je vous dépose, monsieur Anderson? » ajoutais-je dans un air faussement professionnel.


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Wyatt E. Anderson
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MessageSujet: Re: How it ends and begins ▽ Wyatt-Alessandro Mer 21 Jan - 18:52



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Wyatt acceptait de se faire ramener par son ex. Ca serait toujours mieux que de prendre un taxi avec un inconnu et il était certain que même Sebastian serait de cet avis. La situation ne le mettait pas forcément à l’aise. Il ne c’était quitté ni en bon ni en mauvais terme. C’était tellement étrange de se retrouver des années après le lycée, des années après le centre de désintoxication. Leur histoire avait été achevée brutalement, il n’aurait jamais voulu imposer à cet homme des visites pendant sa cure, la réputation d’avoir un petit ami drogué et aussi tous les inconvénients qui entouraient cet endroit. Alessandro sembla s’extasier de son boulot, Wyatt avait toujours été passionné par les arts, par le dessin et aussi cet aspect indélébile de ce domaine. A tout jamais les personnes qu’il avait tatoué garderait une trace de lui, à part pour ceux qui désiraient se faire couvrir le tatouage ou retirer ce qui était un fait encore plus rare. « J’ai fait une école d’art après ma cure pendant deux ans ! Et ensuite je suis devenu apprenti ! » On ne lui avait pas confié tout de suite des personnes à tatouer, il avait observé pendant des mois, il c’était aussi entrainé sur de la fausse peau et enfin il avait pu débuter par des petits ouvrages. Il était encore bien jeune dans la profession. « Je n’ai pas visé haut, c’est lui qui m’a trouvé ! Il ne serait pas PDG, je m'en fouterait... » Aussi étrange cela pouvait paraitre, c’était la vérité, Sebastian l’avait trouvé, par le plus grand des hasards. C’était venu comme ça, c’était totalement inattendu. Lorsqu’il évoqua le centre, il resta fermé, lorsque le tatoueur ne voulait pas évoquer un sujet, il offrait le silence en guise de réponse. « J’y vais encore de temps en temps, je parraine des gens qui sont dans la même situation où j’ai été ! » Ce centre l’avait beaucoup aidé, il lui avait offert une seconde chance. C’était l’état d’esprit qui était beaucoup moins évident. Il donnait un peu de sa personne, ils étaient arrivés dans le parking souterrain de l’hôpital, ce genre de lieu sombre, un peu glauque et étrange. Cela ressemblait fortement aux films d’horreur, il n’aimait guère ça.

Il ne doutait pas un seul instant de l’intelligence d’Alessandro, combien de fois l’avait-il aidé dans des devoirs qu’il se foutait. Il n’avait jamais été très studieux et apprendre n’avait jamais été une passion pour lui, il ne comprenait pas comment cet homme avait ingurgité autant de manuel. Lorsqu’il évoqua une adoption, il fut extrêmement surpris, aussi jeune il avait eut le droit d’adopter ? C’était assez unique comme cas de figure. « Comment tu as réussi à adopter une petite fille aussi jeune ? » S’il se souvenait bien Alessandro était à la fin de son lycée lorsqu’ils étaient sortis ensemble. Il fallait avoir le temps et les moyens pour s’occuper d’une petite fille et ce n’était pas les études de médecine qui étaient laxistes dans le domaine. « Elle s’appelle comment ? » Il se mit lui-même à rêver à l’idée de fonder une famille avec Bas’ de le combler et pourquoi pas d’adopter un enfant un jour. Il ne savait pas s’il pourrait passer par une PMA, qui avait ses avantages et ses inconvénients. Alessandro évoqua aussi le fait qu’il avait rencontré quelqu’un d’autre, il eut un petit soupir de soulagement non dissimulé. S’ils étaient tous les deux casés, il n’y avait aucuns risques, il n’avait pas été un si grand traumatisme que ça. Il s’en serait encore plus voulu d’avoir laissé derrière lui des stigmates d’une blessure trop grande. Il ne rebondissait pas, il n'était pas de bons conseils en la matière.

Une fois arrivé devant la voiture, tel un gentleman il lui ouvrit la portière, l’aida à monter dans l’habitacle et referma derrière lui, gardant son sachet sur les cuisses il attacha sa ceinture. Wyatt avait une très vieille voiture, une petite Coccinelle qui ressemblait fortement à celle du film Disney, elle tenait le choc, un vieux tas de ferrailles qu’il avait acheté avec son premier salaire et qu’il avait un peu retapé avec l’aide d’un pote garagiste au fil des mois. Maintenant il ne s’en séparerait pour rien au monde. « 2515 Lexington Avenue sur Manhattan ! Tu arriveras à t’y retrouver ? » New York c’était une ville immense, il pourra lui proposer de boire un café chez lui pour le remercier et aussi de lui présenter Liko son magnifique furet angora pour qui il avait une grande affection. « Je ne suis pas un pro du café mais ça fera toujours l’affaire ! » Il mourrait d’envie de fumer une cigarette maintenant. Il attendrait d’être arrivé chez lui pour ne pas intoxiqué l’air respirable de l’automobile et que ça empeste encore pendant des jours après son passage. Il se tue, il n’était pas un grand parleur mais ça son ex le savait déjà.




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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: How it ends and begins ▽ Wyatt-Alessandro Dim 25 Jan - 16:51

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Wyatt m’annonçait qu’il était devenu tatoueur et c’est vrai que j’étais admiratif. Je veux dire, tout le monde ne peut pas faire ça ; il faut un vrai talent, et d’après moi, du courage aussi. J’aurais trop peur de dessiner de façon indélébile sur la peau d’une autre personne. Vous me direz que ce que je fais est pire car j’opère des gens et leur vie se retrouve entre mes mains, mais je sais ce que je fais et c’est toujours le même principe — c’est plus simple qu’un tatoueur qui, lui, doit changer de modèle à chaque fois. « Une école d’art? La classe. » Je souriais. J’étais vraiment content qu’il s’en soit tiré, et il avait l’air d’être clean et d’avoir tout pour lui. « Ca me fait penser, j’ai toujours rêvé de me faire tatouer. Je réfléchis toujours à ce que je veux vraiment, mais quand je serais décidé, tu voudras bien me prendre comme toile pour tes oeuvres d’art? » Effectivement, ça faisait des années que je rêvais d’un tatouage, mais jamais un modèle m’avait vraiment marqué pour que je m’y accroche et que je ne le regrette pas de toute ma vie qui suivra. Du coup, je réfléchissais, j’attendais, pour être sûr de faire le bon choix. Bon, puis j’avoue que j’étais aussi un peu peureux à l’idée d’une aiguille perçant des centaines de fois ma peau à allure grand V.

Puis il se justifiait sur son nouveau compagnon, comme quoi il n’avait pas cherché le fait que ce soit un homme important. « Mais je sais bien, c’était une blague Wyatt. Façon de parler. Je sais bien que tu t’en foutrais s’il était pas PDG mais SDF. » Je levais les yeux au ciel. Wyatt prenait toujours tout un peu trop sérieusement ; il avait du mal avec le second degré.

J’évoquais le centre, curieux d’en savoir plus, mais il resta silencieux un long moment, avant de simplement dire qu’il y retournait de temps à autre pour parrainer des gens comme lui. « Ah d’accord. C’est bien que tu n’aies pas coupé les ponts — à l’hôpital on nous apprend que c’est mieux que les patients gardent un lien avec leurs années de cure. » Ca évitait de replonger — du moins, ça en réduisait les chances.

Il parut surpris de mon adoption, et me demanda comment j’avais fait. J’haussais les épaules. « Ca n’a pas été facile mais j’avais une situation suffisante et au vu de mes résultats à mes partiels de médecine dès les premières années, ils n’ont pas douté que j’arriverai à mon but et que du coup je finirai par gagner très bien ma vie, avec un emploi stable, et j’avais mon appart. Et puis… quand j’ai exposé les raisons de mon voeu d’adoption, ils ont pris conscience que c’était bien réfléchi. » Wyatt savait pour ce qui était arrivé à mes parents quand j’avais douze ans. Je lui avais raconté à l’époque la nuit où ils s’étaient fait malencontreusement tués. Ce fut d’ailleurs la première personne à qui je me confiais. Et si j’avais décidé d’adopter plutôt que de procréer, eh bien c’était tout simplement parce que je connaissais le merdier que c’était de passer de familles d’accueil en familles d’accueil durant toute son adolescence, et je ne souhaitais de vivre ça à personne. D’où mon choix : si je pouvais tirer de là au moins un enfant, c’était tout vu. « J’avais presque vingt-et-un ans quand j’ai adopté, c’était pas si jeune. Elle s’appelle Ashley. Elle a cinq ans aujourd’hui. Elle est tellement mignonne. C’est une petite blondinette. Je suis plutôt content dans le fond parce qu’elle me ressemble vachement et souvent les gens croient que c’est ma vraie fille. Enfin, ça l’est, mais je veux dire, au niveau du sang. »

Je ne pus m’empêcher d’entendre son soupir quand je lui dis que j’avais quelqu’un en tête. Sérieusement? Il fallait vraiment pas qu’il s’inquiète, je n’avais pas prévu de le reconquérir. Pas du tout. Son compagnon était sain et sauf, aucune menace ne viendrait de ma part. On avait tous les deux bien trop changé pour reprendre là où les choses s’étaient arrêtées, et il était heureux avec sa vie d’aujourd’hui et moi avec la mienne. Entre nous, ça ne resterait qu’une amourette de lycée. Pas des moindres, certes, vu que c’était la première, mais rien de plus.

Une fois dans la voiture après avoir traversé le parking non sans difficultés à cause de sa cheville, il m’annonçait l’adresse et je hochais la tête. « Oui t’inquiète, je m’en sortirai. » Je mis le moteur en route et sortais du parking, rejoignant rapidement la lumière du jour. Je conduisais jusqu’à son adresse en silence. Ni lui ni moi n’aimions parler pour ne rien dire, alors ça valait mieux. Et je détestais parler au volant. Je me garais finalement à l’adresse indiquée. « Voilà monsieur, vous êtes arrivé. » Je regardais à travers la vitre. Waouh, ça avait plutôt l’air pas mal, si c’était là où il habitait. J’imaginais qu’il devait y résider avec son compagnon. « C’est la bonne adresse? » m’inquiétais-je un peu. Je n’étais pas un spécialiste des rues de New York donc je préférais vérifier.


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Wyatt E. Anderson
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MessageSujet: Re: How it ends and begins ▽ Wyatt-Alessandro Lun 26 Jan - 20:00



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Une toile de chaire humaine, c’est ce qu’était son support, c’était plaisant de voir l’œil admiratif d’Alessandro. Ils avaient réussis tous deux à leur façon dans des domaines diamétralement opposé. Il évoqua même la possibilité de se faire tatouer lui-même. « Ca dépend tu veux quelle partie du corps ? Je te conseillerais aussi de commencer par une petite pièce avant de prendre un énorme motif à se faire tatouer ! » Les petits tatouages étaient toujours mieux pour débuter dans cet art, ça permettait d’examiner comment la peau réagissait avec l’encre, s’il n’y avait d’allergie et aussi sa résistance à la douleur. Il fit un petit signe de tête positif acceptant bien entendu de prendre son ex comme client, il pourra même lui faire un prix. Il avait blagué sur le statut de son petit ami, ses joues s’empourprèrent un peu. Il savait faire dans l’humour, mais parfois il n’y voyait pas les subtilités. Il ne parla pas de sa vie au centre, préférant ne pas penser trop à cette partie de sa vie, d’ailleurs Alessandro sans le vouloir faisait partie de ses réminiscences, il faisait de cette partie trop sombre de sa jeunesse. Les cicatrices de l’héroïne étaient toujours sur ses bras, il ne préférait pas montrer celles qui étaient beaucoup plus profondes et transparentes. D’ailleurs il ne chercha pas à approfondir cette conversation. Il savait que le passé familial d’Alessandro était difficile, lui avait eut la chance d’avoir une famille formidable. Wyatt avait été extrêmement touché lorsqu’il lui avait fait ses révélations lorsqu’ils n’étaient encore que des adolescences, il c’était senti important à ses yeux et il avait toujours gardé ce secret totalement pour lui. Lorsqu’il lui raconta toute l’histoire de l’adoption, il se souvint que les procédures étaient extrêmement lourdes. « Il faudra que tu me montre une photo d’elle à l’occasion ! » Il ne doutait pas qu’Alessandro comme tous les papas avait une photo de sa fille dans son portefeuille.

Sa réaction avait été particulièrement impulsive, soupirer de soulagement lorsqu’Alessandro évoqua sa relation tumultueuse avec un homme. Ce n’était pas tant qu’il voyait des avances dans son comportement ou qu’il était dans l’idée qu’ils reprennent une relation qui aurait été totalement impossible en sachant qu’il avait Sebastian, c’était plutôt le fait qu’il n’avait pas brisé son cœur au point qu’il ne puisse plus jamais retrouver quelqu’un. Blessé même involontairement n’était pas dans ses habitudes, même s’il n’était pas un garçon au caractère toujours évident. Une fois tous deux monté dans le véhicule, il prit la route de son appartement. Le voyage fut silencieux, même un peu tendu, ils ne parlèrent pas du tout. Ca arrangeait un peu Wyatt qui était d'accoutumé peu bavard. C’était même extrêmement étrange, il le laissait conduire, slalomant dans les rues, entre les différentes files de voitures. Jusqu’au moment où il s’arrêta devant l’immeuble où il habitait. « Oui oui ! Allez viens avec moi ! » Il l’intima de venir et de le suivre jusque chez lui, il lui avait promis un café. Son sachet de soins dans la main, un portier ouvrit la porte sur leur passage les saluant. Wyatt n’avait pas d’argent, il lui glissera un pourboire dans la poche plus tard dans l’après midi.

Ils prirent ensuite l’ascenseur jusqu’à l’étage où il vivait, se dirigèrent vers la porte et il l’ouvrit. Un grand appartement, décoré avec goût de la part de Sebastian, il y avait maintenant une photo de tous les deux sur la cheminée du salon. Wyatt avait eut du mal à se faire à ce nouvel environnement, il était très différent à tout ce qu’il avait connu. Tout dans cet appartement avait de la valeur, même le simple cadre photo qui contenait leur portrait à tous les deux. Son furet au poil angora couru dans ses jambes, comme à son habitude, il lui grimpa dessus, il arriva sur son épaule et de sa tête alla cajoler son cou. Il le caressa. « Alessandro je te présente Liko, mon furet ! » Son furet avait un pelage blanc, magnifique, une grande queue touffue dont l’extrémité était noire comme pour ses pâtes. Il lui avait donné un prénom typiquement hawaïen rappelant ses origines. Le furet fixa l’inconnu, il était curieux de savoir qui c’était. Alors que lui avait eut du mal avec l’appartement, Sebastian avait eut du mal avec cet animal. « Tu préfères un café long ? Court ? Serré ? Dilué ? Déca ? » C’était une machine professionnel, qui avait du vrai grain de café, qu’elle moulait pour en faire un délicieux nectar. D’ailleurs Wyatt c’était beaucoup énervé contre cette machine, car il n’avait pas compris tout le mécanisme au début. Maintenant il se débrouillait fort bien. « Non toi t’as pas le droit t’es déjà assez excité comme ça ! » Le museau de Liko cherchait l’odeur du café, il le connaissait, il essayait toujours de boire dans sa tasse.




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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: How it ends and begins ▽ Wyatt-Alessandro Lun 26 Jan - 22:19

how it ends and begins

flames – they licked the walls
tenderly they turned to dust all that I adore


Parlant de mon envie de me faire tatouer, il me conseilla de choisir une petite pièce avant de vouloir faire un grand modèle. « Je sais pas vraiment, je pense pas faire quelque chose de très grand. Plus un motif, un mot ou une phrase. Quelque chose comme ça. La partie, j’en sais rien du tout! Tu vois, pour ça que je te dis que j’ai besoin de réfléchir. » J’étais encore trop indécis pour me lancer.

Vint ensuite le sujet du centre, puis de son compagnon, puis d’Ashley. Je pourrais parler d’elle des heures durant. Elle était ma fierté, la chose la plus importante à mes yeux et rien ne pourrait faire changer ça. Il me réclama alors une photo, et je sortais mon téléphone en fouillant dans ma pellicule avant de lui tendre l’appareil. Je me demandais si lui aussi penserait qu’elle me ressemble ou non. Après tout il m’avait connu jeune, ça serait peut-être plus facile à juger. (ici la photo)

Après le trajet bien silencieux, je me garais à ce qui me paraissait être l’adresse qu’il m’avait indiqué. Je lui demandais confirmation, et il m’annonçait que c’était bien le bon endroit. Puis, il m’invita à le suivre. « Ah non, je, euh… » C’était peut-être pas une très bonne idée. Et si son compagnon était présent? Pas que j’avais des idées, mais la situation serait un peu trop tendue, bizarre, conflictuelle. Mais Wyatt s’était fait ouvrir la porte par un portier — waouh, c’était vraiment le grand luxe ici — et était déjà parti, alors je coupais le contact et le rejoignais au pas de course. On s’engouffrait dans l’ascenseur, et finalement arrivé au bon étage, il allait ouvrir la porte de son appartement. Toujours en silence.

On finissait par entrer. La vache, ça se voyait que son homme avait les moyens. Je me dirigeais vers la photo qui retenait mon attention. Il avait l’air beaucoup plus vieux que Wyatt et paraissait très sérieux. Mais ils formaient un joli couple.

J’avais eu un pas de recul quand la petite bête était arrivée en courant et s’était faufiler sans mal jusqu’au cou de Wyatt. Liko? Son… furet? « Merde Wyatt, un furet?! » J’étais carrément sur le cul. Ca, c’était pas commun. « Un chat c’était trop banal pour toi? » Je le charriais, ça n’avait rien de méchant. C’était juste le premier que je voyais de ma vie.

Il me proposait un café. A vrai dire, il m’en proposait tellement que je ne retenais pas tout. « Et ta machine à tout faire, elle fait aussi des chocolats chauds? Je bois pas de café, désolé… » J’haussais les épaules. Je n’avais jamais aimé ça, je détestais le goût et l’odeur du café, pour tout — les gâteaux, les glaces… Rien ne passait.

Je regardais le furet avec curiosité. C’était un petit animal bien marrant, en réalité. J’en venais à me demander qu’est-ce qu’il mangeait, s’il sortait… Enfin comme un chat quoi. A part pour eux, je ne savais rien des animaux moi. J’étais chirurgien, pas vétérinaire…


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MessageSujet: Re: How it ends and begins ▽ Wyatt-Alessandro

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How it ends and begins ▽ Wyatt-Alessandro

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