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undisclosed desires Ϟ dean

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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: undisclosed desires Ϟ dean Dim 1 Fév - 23:07

undisclosed desires

I want to reconcile the violence in your heart
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Ça faisait un petit moment que j’avais recroisé Dean à la sortie de ce parc, et que nous avions fini dans son appartement, à se laisser aller à nos passions sans même vraiment se connaître. C’était arrivé comme ça, et malgré ces plusieurs jours à me torturer l’esprit pour tenter de trouver la cause, je restais sans pistes. Le désir et l’excitation étaient montés ainsi, pour l’un comme pour l’autre, sans raison valable. Et lorsqu’il avait réduit une bonne fois pour toutes la distance qui nous séparait et avait glissé ses lèvres sur les miennes, on m’avait perdu. Dès lors, j’avais été incapable de lui résister plus longtemps, et bien que ce ne soit pas du tout mon genre, je m’étais abandonné à lui grâce à un simple regard, un simple sourire, et quatre petits mots qu’il m’avait confessé dans un murmure, qui ne faisaient que flotter dans mon esprit depuis. « Tu me rends fou. », m’avait-il dit.

Je ne savais toujours pas quoi penser de tout ça. Je pensais que le temps et la distance me feraient réfléchir et me donneraient une explication, ou encore mieux, une solution. Oui, une solution, parce qu’il y avait clairement un problème, un truc qui clochait chez moi. Je ne pouvais pas arrêter de penser ne serait-ce qu’une seule petite minute à Dean, ou à ce qu’il s’était passé sur son canapé, ou à la façon qu’il avait de me regarder, ou mieux encore, de m’embrasser. Merde. Pourquoi ça devait m’arriver à moi? Bon, puis, j’avais pris mes distances puisque je ne l’avais toujours pas revu et j’avais évité de repasser par Flushing, mais pas trop quand même puisqu’on s’était envoyé des sms toute la semaine. Ben quoi… C’était fifty-fifty. Et heureusement que je ne l’avais pas eu de nouveau en face de moi, parce qu’au vu de ce qu’on s’écrivait, merde mais, je lui aurais directement sauté dessus, tel un sauvage qui n’aurait pas eu sa dose de sexe depuis des années. Mais en même temps, il n’y avait pas eu que ça. On en avait appris un peu plus l’un sur l’autre. Je savais qu’il été né et avait grandit à Chicago, et il savait que moi je venais de San Francisco. Je lui avais avoué que le surf c’était le seul sport que je pouvais pratiquer sans danger, parce que quand mon père a essayé de m’initier au baseball, tout ce que j’ai réussi à faire c’était de briser une fenêtre. Du coup, il m’a proposé de faire un deal : je lui apprendrai à surfer et il m’apprendra à jouer au baseball, puisque c’était son domaine. En même temps, tout ça paraissait bien logique si on regardait où on avait grandi. Lui Chicago ; baseball. Moi San Francisco ; surf. Vive les stéréotypes. J’avais même mentionné que je n’avais pas que des bons souvenirs là-bas, et il s’était intéressé, mais on avait convenu que si il voulait vraiment que je lui en parle, ça se ferait en face-à-face et non par textos. En bref, je crois bien que ça avait réellement dépassé l’histoire d’un soir. Sinon, pourquoi il se ferait chier à apprendre des trucs sur moi (et à me dire qu’il voulait en apprendre toujours plus), et à me contredire quand il se rend compte que j’ai une très basse estime de moi-même? Merde, tout ça me perturbait vraiment, et je commençais sérieusement à croire que l’on pourrait peut-être avoir plus que ça, qu’on pourrait peut-être avoir plus qu’une relation qui s’en tient qu’à du physique.

Dans tous les cas, j’avais envie de le revoir. Et à ce qu’il m’avait dit, il en avait envie aussi. Alors, on avait convenu que je passerais au bar lui dire bonjour. Il m’avait même dit que j’avais l’autorisation de l’embrasser en plein milieu de son établissement, puisqu’il s’en fichait complètement du regard des autres et de ce qu’ils pouvaient bien penser. Ça alors. Mais on n’avait pas choisi de date précise, et je lui avais même laissé croire que je le ferais attendre un petit bout de temps avant de repointer le bout de mon nez, juste pour le narguer et le faire languir. Sauf que moi, y’en avait marre, j’avais qu’une idée en tête : c’était de le voir. Guettant l’heure sur mon téléphone toutes les cinq minutes, je me demandais si c’était une bonne idée en fin de compte, et si j’y allais, quelle heure serait le plus approprié. Il m’avait assuré passer 99% de son temps là-bas, et que du coup je ne pourrais pas le rater. Ben tiens, et si je tombais sur les 1% restant? C’était toujours pour ma poire ce genre de trucs malchanceux. Oh puis merde, quand faut y aller, faut y aller. Je me levais du sofa et enfilais ma veste en cuir, fermant mon appart’ à clés derrière moi une fois sorti, le téléphone dans la poche, rapidement rejoint par mes clés, et je me mis en route.

Sérieux, il ne pouvait pas habiter encore plus loin? J’avais environ une demie-heure en voiture — sans traffic, évidemment ; une heure et demie en métro, et quatre heures à pied. Faudrait qu’il déménage, j’suis pas super fan des transports en commun, et marcher ça me va mais pas quatre heures, faut pas rêver. Mais je décidais de prendre le métro, puisqu’il était relativement tôt. Il n’était que seize heures trente, ça me ferait arriver vers dix-huit heures et je trouvais ça plutôt pas mal. J’aurais pu attendre tranquillement chez moi et prendre la voiture, mais je savais que si j’attendais une seule seconde de plus, je repousserais encore l’évènement et me déciderais jamais à franchir le pas. Un peu de courage, merde quoi. Je passais le temps dans le métro sur mon téléphone à jouer à des jeux tout en écoutant de la musique, les écouteurs dans les oreilles.

Un peu avant dix-huit heures, j’arrivais finalement dans le quartier où se trouvait La Taverne. Bon, je ne pouvais plus reculer à présent. Je n’avais pas fait une heure et demie de route pour rien. Je prenais quelques rues et bifurquais dans celle du bar. M’approchant de celui-ci, les pensées se bousculant dans ma tête, je poussais finalement la porte, pénétrant à l’intérieur. Ça remontait des souvenirs en moi de la nuit où j’avais vu Dean pour la première fois, mais pas assez pour savoir exactement ce que je lui avais dit. Peu importe, on s’en fichait à présent. Je regardais autour de moi. Aucun signe de lui. Je soupirais vaguement. Peut-être qu’il n’était pas encore arrivé. Je décidais d’aller au comptoir, mais je ne m’asseyais pas, me contentant de poser les coudes sur le meuble. Les avant-bras à plat sur ce dernier, je tapotais des doigts sur sa surface, impatient et indécis — et pleins d’autres émotions à la fois que je ne saurais discerner. Mais c’était sans compter le barman — enfin j’crois, il était derrière le bar alors c’était ce que je devinais — qui s’approchait de moi. Je secouais la tête pour lui faire comprendre que je ne voulais rien commander — une cuite ici ça m’avait suffit. Mais il se plantait face à moi, et je levais les yeux vers lui, sans réelle conviction. « Ça va merci. » lui lançais-je, pour lui faire clairement comprendre. Non mais apparement, il s’en fichait. Il n’y avait pas beaucoup de monde dans le bar — deux trois personnes ça et là, normal vu l’heure — et il avait envie de discuter un peu à ce que moi je comprenais. Merde, je n’avais rien à lui dire moi, j’étais juste venu pour voir Dean. D’ailleurs, il arrivait quand lui? Quand je vous disais que les 1% seraient pour moi… Je recevais un texto de sa part, justement. « Étrangement, je savais que ça allait te plaire… » Hein? Ah, oui. Notre fameuse conversation. Hm. Je reverrouillais rapidement mon téléphone, voyant que le barman avait les yeux un peu trop baladeurs à mon goût. J’attendrai de voir s’il arrive pour lui répondre.

On entama une conversation basique avec le gars du bar. Il n’avait pas grand chose à faire pour se faire chier à me parler. J’étais d’un ennui mortel, je l’écoutais et lui répondais à peine, un peu façon Westfield en fait. Mais oui, pas de ma faute s’il n’y avait que lui qui m’importait là. Mais je relevais vivement la tête vers lui lorsqu’il me tira de mes pensées par un compliment. Euh, j’avais rêvé ou quoi? Putain, tout le monde était gay dans ce bar? Ça se trouve c’était un critère de recrutement… Bon tais-toi Aless, réagis. Il continuait ses compliments, et comme quoi j’étais mignon, et que j’étais bien bâti, et moi, comme un con, j’acquiesçais à chacune de ses paroles. Qu’est-ce que je pouvais bien dire? Je ne draguais pas, et je ne me faisais pas draguer. Oh et puis merde, je m’ennuyais, Dean n’était pas là, alors autant entrer légèrement dans son jeu. Hochant la tête quand il me faisait clairement comprendre qu’il était intéressé, je lâchais un rire. Je le laissais  continuer son discours, pour finir par m’inviter chez lui. Le sourire aux lèvres, je me penchais par dessus le comptoir pour m’approcher de sa personne de façon assez joueuse, et me contentais de lui dire, une fois assez près de son visage : « Je cherche ton patron. » lui susurrais-je doucement, avant de réprimer un rire. Je passais le bout de ma langue sur ma lèvre inférieure, clairement amusé par la situation. C’était pas mon genre, mais comme je l’ai dit, je m’ennuyais mortellement, et ça avait été le divertissement qui s’était présenté à moi. Bon dieu ce que ça serait drôle si Dean avait assisté à ça. J’aurais bien aimé voir sa réaction moi…


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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Lun 2 Fév - 0:39


love is an irresistible desire to be irresistibly desired. → ALESSANDRO & DEAN



Une demi-heure que je suis au téléphone avec mon frère et franchement, je n’en peux déjà plus. Je ne pensais pas qu’une petite demi-heure pouvait être si longue, mais en fait, si… En fait, j’oubliais tout simplement que mon frère n’avait jamais rien d’intéressant à dire et qu’en conséquent, je me faisais chier comme pas permis lorsqu’il avait le malheur de me joindre pour me raconter sa vie et les malheurs qu’il traverse depuis son adolescence. Putain, mais déjà gamin je lui disais qu’il devait être ce qu’il voulait tout en se fichant royalement de l’avis de notre père, mais non… Il n’avait pas envie que cela le blesse et du coup, c’est moi qui me récolte à présent les confidences dont je me fiche complètement. J’essaie de ne pas trop être un bâtard et je l’écoute, sauf que toutes mes pensées se dispersent et s’en vont vers une seule et même personne : Aless. Je ne peux pas faire autrement, dès que j’ai une minute de libre, je pense à lui et il m’obsède au point où je me concentre à peine lorsque je suis au travail – j’ai tendance à me foutre de tout et j’ai carrément oublié d’appeler des personnes importantes il y a deux jours. Putain, je suis vraiment dans la merde avec cette histoire qui n’est pas seulement physique, j’en suis convaincu.

D’ailleurs, on ne s’est pas revu depuis ce fameux moment que nous avons passé chez moi et merde, je ne sais pas pourquoi, mais il m’a… manqué dès l’instant où il est parti. Je pourrais être en flippe total, et au fond de moi, je le suis carrément parce que ça ne me ressemble pas, mais il a quelque chose qui fait que j’ai envie qu’on soit ensemble, qu’on passe du temps tous les deux et pas forcément à poil. Certes, je pense qu’il y a une très (trop) forte attirance physique entre nous, mais je ressens qu’il y a aussi autre chose derrière, quelque chose de plus. Je ne peux pas mettre de mot dessus parce que je n’sais pas vraiment ce que je ressens, mais je sais que c’est fort et que jamais auparavant quelqu’un m’avait manqué à ce point. Et ça me perturbe. Beaucoup trop. Certainement trop pour mon propre bien. J’ai envie de le revoir. Ça occupe toutes mes pensées.

J’entends un « Ryder, tu m’écoutes ? » assez lointain et je retombe enfin dans le monde réel où, forcément, Aless n’est pas. Un soupir las m’échappe et j’écoute encore les conneries de Tommy et son mal-être profond de ne pas pouvoir être celui qu’il veut vraiment être. Tu n’as qu’à sortir du placard mon pauvre ami et tout ira bien. Je ne vois pas en quoi notre père le prendrait mal alors qu’il a eu le coup avec moi. Certes, j’aimais aussi les femmes, mais je ramenais surtout des mecs à la maison et même s’il ne le vivait pas toujours très bien, il ne disait rien en sachant que je n’en avais rien à foutre. Mais Tommy est beaucoup plus… sensible à l’avis de notre paternel et ça me tue. Je me demande d’ailleurs s’il va me raconter sa vie encore longtemps parce que j’arrive à La Taverne et je n’ai pas que ça à foutre que de l’écouter pendant des heures. J’ai quand même du boulot. Même s’il peut attendre demain. J’aime le faire le jour même puisque j’ai encore pris du retard.

Je me gare sur le parking devant, détache la ceinture et sors de la voiture, toujours en communication. J’ai mal à l’oreille à force. Le bar est déjà ouvert à cette heure, mais il n’y a jamais personne donc je sais que ça va être très calme. Au moins, je n’aurai pas à me prendre la tête parce qu’il y aura trop de bruit dans la salle. Je rentre à La Taverne et parcours la salle d’un regard circulaire et… je bloque pendant un moment. Soit j’ai des hallucinations parce que j’ai trop envie de le voir, soit il est vraiment là et… je suis déjà fou à cette idée. Mais en fait, le pire, c’est que je remarque de suite qu’il discute avec le serveur et je ne sais pas pourquoi mais cette idée ne m’enchante pas. Je connais bien le gars qui bosse là. Je ne suis pas con. Je lâche un « j’te rappel » à mon frère et raccroche avant de ranger l’oreillette dans la poche de ma veste. Putain. Mais je ne suis pas un mec jaloux. Ni possessif. Ni rien du tout. Alors je vois pas pourquoi ça me fait autant chier...

Doucement, je m’approche du bar et je retire ma veste parce qu’il fait putain de bon ici. Une fois à hauteur des deux hommes, j’esquisse un sourire. « File-moi une bière. » Je m’accoude au comptoir et me tourne lentement vers Aless pendant que le barman s’en va me faire ma pression. « Hey… » Je commence dans un petit sourire, parce que je ne peux pas faire autrement, même si… « Je vois qu’t’as fais connaissance avec Luis… » Oh mais pourquoi je ne peux pas la fermer deux minutes ? On dirait un mec jaloux et… putain de bordel de merde, je ne suis pas jaloux, d’accord ?
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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Lun 2 Fév - 1:19

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Rien qu’au « j’te rappelle », j’avais su que c’était lui. Je résistais pourtant à l’envie de me retourner immédiatement. Un peu de tenue quand même… Puis je ne voulais pas passer pour le mec obsédé  dès la deuxième rencontre. J’entendais ses pas s’approcher dans mon dos et je pinçais les lèvres. Ça me rendait fou. Et finalement, je craquais. Je me tournais vers lui et le vis qu’il retirait sa veste. Et je me mis involontairement à l’imaginer retirer bien plus que ça, comme l’autre fois… Non, la ferme. Pas de pensées malsaines. Il était entré il y a à peine trois secondes, merde.

Une fois à ma hauteur, je levais les yeux vers lui. J’avais complètement oublié ce barman qui s’était mis à me draguer — et qui n’était en soi pas mal, mais rien de comparable à Dean. Ça y est, on m’avait de nouveau perdu, j’étais obnubilé. Je ne pouvais le quitter des yeux à présent. Il quémanda une bière au barman de façon sèche et ce dernier s’éloignait donc pour la lui préparer. Il s’accouda à mes côtés au comptoir puis se tourna — enfin, c’est pas trop tôt — vers moi. Une seconde de plus et j’étais vexé qu’il ne posa pas une seule fois les yeux sur moi. Oh puis merde alors, qu’est-ce que ça pouvait me faire? J’suis pas sa gonzesse…

« Hey… » La vache. Il l’avait presque susurré, et ça avait le don de me faire fondre en un quart de seconde. Il m’adressait un léger sourire. Léger. Il y avait un truc qui clochait. Ça crevait les yeux. Il était bien trop différent de la dernière fois. Son sourire pour lequel j’aurais vendu mon âme n’était plus aujourd’hui. Merde. Et si il avait rencontré quelqu’un d’autre cette semaine? Quelqu’un de mieux que moi? Non non non, je me refusais à penser ça. Je ferais quoi sinon? Je rentrerais chez moi comme si de rien était après lui avoir donné une tape amicale sur l’épaule? Je ne pouvais pas faire ça, ça serait impossible. J’avais froncé les sourcils à sa réaction, préoccupé dans mes pensées. « Je vois qu’t’as fais connaissance avec Luis… » Hein? Mon air préoccupé se transformait en air déconcerté, confus. Ah! J’en venais à la conclusion que c’était le barman. Bordel, il m’était complètement sorti de l’esprit lui. Puis il me faisait quoi là? Je rêvais ou c’était bien une pointe de jalousie que je percevais dans sa voix? Je jetais un nouveau regard à ce Luis qui se trouvait au bout du comptoir, faisant mine de le mater ouvertement, puis me retournais à nouveau vers Dean. « Oui. Pas mal, hein? » Roh, quoi… Fallait bien vérifier si c’était mon imagination qui me jouait des tours ou non. Puis ça m’amusait de le voir jaloux. Si seulement il pouvait l’être et le montrer, j’me sentirai vachement flatté. J’esquissais un sourire amusé, penchant légèrement la tête sur le côté. « Ça fait environ vingt minutes que je suis là. Quinze qu’il me fait du rentre dedans. C’était gentil au début, genre des compliments mignons etc, puis il m’a invité chez lui. » Oh bordel ce que j’adorais le taquiner. Et j’étais quasiment sûr qu’il n’y réfléchirait pas à deux fois et n’y verrait que du feu, se mettant encore plus en rogne. Pas contre moi, j’espérais, plutôt contre son employé qui m’avait ouvertement dragué. Et bien sûr, je ne précisais pas à Dean si j’avais accepté son invitation, lui laissant se poser des questions et se torturer l’esprit.

Ce n’était pas très sympa, je sais. Mais bon, le jeu qu’il y avait entre nous reprenait après tout. On s’était pas mal taquinés la dernière fois, et ça m’avait bien plus. Ça me donnait encore plus envie de lui quand il essayait de se jouer de moi. Oh non, Aless, tu recommences à divaguer… Le fixant droit dans les yeux sans faillir, je mordillais légèrement ma lèvre inférieure, toujours cet air joueur et taquin, le sourire malicieux au bout des lèvres.


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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Lun 2 Fév - 2:02


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Non mais qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? Je n’ai jamais été jaloux. Jamais. Mais là, lorsque je vois qu’Aless discute avec Luis de cette manière, si proche de lui, j’ai l’impression que je pourrais faire la peau à mon serveur sans le moindre scrupule parce que je ne supporte pas cette proximité entre eux. Je m’approche pourtant en retirant ma veste et je demande sèchement à Luis qu’il me prépare une bière, cela me permet d’être seul avec le jeune homme qui me fait tourner la tête depuis quelques temps et qui ne quitte jamais mes pensées. Par moment, j’ai bien envie que cela cesse, et en même temps, ce n’est pas du tout ce que je veux. C’est beaucoup trop compliqué dans ma tête. Alors forcément, là, je me montre peut-être un peu trop froid et même si j’esquisse un petit sourire, il n’est pas comme d’habitude. Ce n’est pas les sourires que je lui donnais lorsqu’on se trouvait que tous les deux. Mais pire encore : je parle de sa rencontre avec Luis. Comme si je ne pouvais pas fermer ma grande gueule de connard.

Non mais je rêve ou il le mate ouvertement devant moi ? Non parce que clairement, je préférerais largement être dans un putain de mauvais rêve. Je respire un grand coup. Ça ne se fait pas de frapper ses employés, pas vrai ? En plus, il pourrait porter plainte et moi, je serai dans la merde. Ouais. Je sais. Et pourtant, ça me démange très sérieusement. Il y peut rien. Il ne savait pas. D’ailleurs, qu’est-ce qu’il devrait savoir ? Aless n’est même pas mon mec. « J’en sais trop rien. J’me l’suis pas tapé. » Je hausse les épaules et tourne la tête pour voir Luis. Non mais je t’en prie, prends encore plus ton temps pour ma bière. Bon d’accord, je ne suis pas très commode quand je suis un peu sur les nerfs et je comprends qu’il n’ait pas envie de revenir dans le coin.

Je pourrais bien me dire que j’ai entendu le pire, mais non, jamais. Non parce que lui, il en rajoute encore une couche et plus il parle, plus je serre les poings et plus j’ai envie de lui en décoller une à l’autre. D’accord, le mec fait ce qu’il veut, il invite qui il veut… mais pas Aless. Il m’obsède beaucoup trop ce mec et rien qu’à l’idée qu’il puisse se retrouver avec Luis, me rend vraiment dingue. « Du coup, j’ai interrompu quelque chose entre vous ? Désolé. » Ou pas. Je crois qu’on sent carrément que je ne suis pas du tout sincère et le fait que ma mâchoire se contracte le prouve encore plus pour moi. Mais bordel. Pourquoi il se mordille la lèvre comme ça ? Mes yeux sont attirés vers sa bouche et pendant quelques secondes, j’ai envie de l’embrasser comme jamais, mais je me retiens parce que j’ai les nerfs.

Je quitte difficilement ma position, mais je le contourne finalement et passe derrière le bar. Comme l’autre crétin n’est pas fichu de me filer la bière, je vais me servir moi-même et même s’il est encore tôt, je me sers un verre de whisky. Je crois bien que j’en ai besoin. Une fois le verre servi, j’en bois une longue gorgée et le pose devant Aless. Je me penche vers lui, sourire aux lèvres. « Si il te plaît tant que ça, j’peux toujours lui donner sa soirée pour que vous puissiez… faire connaissance ? » Ha ! Ha ! Ha ! Je lui donne même sa soirée et toutes les autres… Merde, je recommence à penser comme un bâtard. Non mais c’est lui aussi… Il me balance même pas qu’il a dit non, il dit rien. Je commence à me faire trop de films et ça me rend complètement malade.
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Lun 2 Fév - 3:44

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Quand je fis mine de mater son employé, je l’entendais prendre une grande inspiration qui sonnait genre ‘faut que je me calme. tout de suite.’ Oui ben quoi, déformation professionnelle… Dès que quelqu’un qui se trouve à côté de moi ne respire pas normalement je m’en rends compte. Je lâchais une petite réflexion qui laissait entendre que je trouvais ce Luis ‘pas mal’, et demandais son avis à Dean, qui me rétorqua bien sèchement « J’en sais trop rien. J’me l’suis pas tapé. » Je réprimais un sourire — oui, il fallait bien que je reste crédible. « Bah, du coup ça t’embête pas si je tente le coup? » Il allait me tuer. Je savais bien qu’une fois que j’aurais avoué que ce n’était qu’une supercherie, j’allais m’en prendre plein à la gueule. Ou alors il n’allait rien laisser paraître. C’était tout ou rien avec lui… Mais je préférais me faire engueuler, plutôt qu’il ne reste indifférent. Ça, ça me tue. J’ai l’impression de ne pas compter à ses yeux dans ces cas là. Il tournait la tête vers le barman, alors que moi, j’avais les yeux rivés vers lui. Et bon sang, il avait le regard assassin. Mais ça m’amusait plus qu’autre chose. Si pour un seul regard envers un autre il se mettait dans cet état, qu’est-ce que ça serait si on allait un peu plus loin? Je voulais voir ça, du coup je le racontais tout naturellement qu’il s’est mis à me draguer dès que j’ai passé la porte du bar. Et pour finir en beauté, je lui confiais qu’il m’avait invité à terminer la soirée chez lui. Sauf que je me gardais bien de lui dire que j’avais décliné l’invitation, rétorquant que j’étais venu pour le patron. Pour l’instant, en tout cas. Sa réaction fut instantanée. Il serrait les poings, de plus en plus fort. Merde, il va se péter ses propres doigts s’il continue comme ça. « Du coup, j’ai interrompu quelque chose entre vous ? Désolé. » J’hochais la tête, l’air de rien. « J’ai bien peur que oui… » Je feins une mine assez embêtée. Il était loin d’être sincère. Il n’était certainement pas désolé, et ça me plaisait. Mais ce fut au tour de sa mâchoire de se contracter. Bordel, ça me donnait envie d’y glisser mes lèvres. Je me mordillais l’inférieure en m’imaginant la scène, observant toujours Dean de ce regard joueur.

Mais il s’éloignait de moi et passait derrière le bar, me contournant sans montrer aucune émotion. Je ne pensais pas qu’il pouvait rester aussi neutre que ça quand il le voulait vraiment… Merde, je n’aimais pas ça. Il allait se servir un verre de whisky et aussitôt fait, en ingurgitait une longue gorgée. Il avait vraiment les nerfs punaise. Il posait son verre devant moi puis se penchait vers moi, un sourire accroché aux lèvres. Non non non, ne t’amuse pas à me regarder comme ça, tu sais très bien l’effet que ça me fait… « Si il te plaît tant que ça, j’peux toujours lui donner sa soirée pour que vous puissiez… faire connaissance ? » Je me mordais la lèvre à nouveau, plus franchement cette fois. « Faire connaissance? Hm… j’sais pas, j’ai déjà quelqu’un de prévu à la maison pour ‘faire connaissance’ ce soir, alors… » lui répliquais-je sur le ton de la confession. Et dans le ton que j’employais sur l’expression ‘faire connaissance’, on pouvait clairement deviner que la connaissance serait bien physique. Puis, je me penchais un peu plus à sa manière sur le comptoir, réduisant quasiment à néant la distance qui me séparait de lui. Mes lèvres s’approchaient du creux de son oreille. Je prenais mon temps, et il pouvait sentir mon souffle chaud sur son lobe. « Et le patron alors… » commençais-je, « il aurait la soirée de libre pour… faire connaissance…? » Mes mots n’étaient que murmures susurrés dans le creux de son oreille, le bout de mes lèvres frôlant à peine son lobe, mon souffle brûlant s’abattant contre sa peau.


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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Lun 2 Fév - 16:40


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Je rêve ou il a vraiment envie que je pète un câble, là ? Non parce que j’en suis carrément capable et je me fiche bien qu’on soit à mon boulot ! Je me calme autant que possible, même si ce n’est pas si évident : je gère ma respiration, je prends sur moi et je compte sur ma bonne conscience pour me remettre les idées en place et me dire que non, Luis ne mérite pas mon poing dans la gueule et que dire une centaine d’insultes ne changera absolument rien à la situation. Mais si j’avais vraiment une bonne conscience, ça se saurait, non ? La mienne s’est fait la malle il y a bien longtemps et je me démerde comme je peux depuis tout ce temps. Mais Aless ne me facilite pas vraiment la tâche. Je ne réponds même pas lorsqu’il demande s’il peut tenter le coup. Non pas parce que je n’ai rien à dire, mais parce que les mots restent coincés dans ma gorge et que je me sens tellement crispé que je pourrais bien dire des horreurs. À la place, je lance un simple regard vers le barman et je rêve encore de lui faire la peau.

Le pire c’est que je ne comprends même pas pourquoi je me trouve un dans un état pareil alors que, il faut bien l’admettre, Aless n’est même pas mon mec. Mais je me retrouve comme un con à être jaloux parce qu’il a eu une discussion avec un autre gars… Il y a vraiment quelque chose qui ne va pas chez moi, mais je ne sais toujours pas quoi. Je suppose qu’une petite thérapie chez un psychiatre me fournirait bien des réponses, mais je ne préfère pas. À la place, je balance encore des merdes, les poings serrés et la mâchoire crispée. Je reste zen. Et putain, il me répond avec une telle décontraction que ça me fout encore plus en l’air. Et il se permet en plus de se mordre de nouveau la lèvre. Mais stop. Ça me fout dans un état pas possible. « La ferme. »

Mettre de la distance est toujours une bonne idée. Raison pour laquelle je me glisse derrière le bar puisque l’autre crétin ne m’a pas donné la bière, donc je me prends un verre de whisky à la place. J’en bois une petite gorgée et le pose ensuite avant de me pencher légèrement vers Aless. Je ne sais pas pourquoi j’en rajoute une couche, tout en sachant que les mots qui sortiront de sa bouche ne me plairont peut-être pas. Je dois être un peu masochiste, je ne vois pas d’autre solution. Et voilà qu’il me répond et le ton qu’il emploi me rend dingue. Il se penche et se rapproche un peu plus de moi, venant me dire quelques mots à l’oreille et rien qu’à sentir son souffle chaud contre ma peau, j’ai envie de lui faire un tas de trucs complètement interdits aux moins de dix-huit ans ou plus, ne sait-on jamais. « Ça dépend… Tu aimerais faire connaissance avec lequel des deux ? » J’esquisse un petit sourire sans remettre de la distance entre nous, mais juste assez pour que nos regards se croisent. J’arque un sourcil au moment où mon portable sonne. Cette fois, je me recule un peu pour prendre ma veste et choper le portable dans la poche. Je regarde le message et l’ouvre dans un soupir.

J’y réponds en quelques secondes avant de le glisser dans la poche de mon jeans. De nouveau, je me penche et reprends mon verre pour boire une nouvelle gorgée de whisky alors que mon regard se plante de nouveau dans celui d’Aless et qu’un sourire étire le coin de mes lèvres. « Il semblerait que l’un des deux ne soit pas là… et disons que l’autre pourrait être disponible… s’il entendait des arguments convaincants. » Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que je vais vers une piste glissante, là. Mais c’est entièrement de sa faute. Il me rend fou. Il me fout la rage. Et après, il fait comme si de rien n’était. Et je ne veux pas céder facilement à mes pulsions, même si j’avoue que c’est pas franchement évident.
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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Lun 2 Fév - 17:27

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Quand il émit l’hypothèse qu’il avait interrompu quelque chose entre ce barman et moi en arrivant, je lui avouais — faussement — que oui. Et sa réponse ne se fit pas espérer, mais je ne l’attendais pas. « La ferme. » Waouh. Je crois que je l’avais vraiment énervé là. Et ça ne me plaisait pas. D’accord, dans un autre contexte — dans un tout autre contexte — ces deux mots auraient pu m’exciter. Mais là, ils avaient plutôt le don de me refroidir, de me glacer le dos, des frissons courant tout le long de ma colonne vertébrale. Et ce fut pire quand il décida de s’éloigner de moi. Je soupirais discrètement. Je n’appréciais pas, mais alors pas du tout. Si il était capable de rester loin de moi alors que j’étais dans la même pièce, tant mieux pour lui. Mais ce n’était pas mon cas. Et son comportement me foutait la rage. Ok, je l’avais sûrement mérité à cause du mien… Mais merde quoi.

Mais une fois son verre servi et une gorgée avalée, il se penchait vers moi au-dessus du comptoir. Bon, il joue à quoi là? Il m’annonçait que si j’en avais envie, il pouvait donner sa soirée à Luis pour qu’on fasse plus ample connaissance, et je lui rétorquais du tac au tac que j’avais déjà quelqu’un de prévu chez moi ce soir pour ‘faire connaissance’, employant un ton bien provocateur. Oui, il me saoulait, il le méritait. Oh puis merde, pourquoi je n’arrive pas à rester loin de lui? C’est ce qu’il souhaite, en plus. Mais non, con comme je suis, je me penchais un peu plus vers lui. Jouant de mes charmes — oui, parce que j’avais envie qu’il craque — je glissais mes lèvres près de son oreille en venant lui murmurer ma requête, à savoir si le patron avait la soirée de libre lui aussi, pour ‘faire connaissance’ simplement, bien sûr. « Ça dépend… Tu aimerais faire connaissance avec lequel des deux ? » répliquait-il. Oh, sérieux Dean? Pourquoi tu me fais ça? Il avait légèrement reculé son visage du mien pour que nos regards s’accrochent, ses lèvres étirées en un léger sourire, qui ressemblait déjà un peu plus à ceux qu’il avait l’habitude de me faire.

Et quand j’allais lui répondre, non, son téléphone se mit à sonner. Pourquoi le destin n’est pas de mon côté aujourd’hui? Il se recula et allait chercher son portable dans sa veste et répondait à son texto dans un soupir. Il revenait se pencher comme précédemment, ravalant une gorgée de son breuvage. Puis il plantait à nouveau son regard dans le mien. Bordel, il savait que ça me mettait mal à l’aise, j’étais sûr qu’il le faisait exprès. Et la confirmation vint dans son sourire au coin des lèvres. Ok, là il avait inversé la tendance. C’était lui qui jouait avec moi, et non plus moi qui me jouait de lui. « Il semblerait que l’un des deux ne soit pas là… et disons que l’autre pourrait être disponible… s’il entendait des arguments convaincants. » Je passais ma langue sur mes lèvres, l’air de réfléchir. Non, il ne fallait pas que je cède et que je finisse à genoux à le supplier de tout mon être. « Il me semble que c’était l’autre que je voulais, finalement… Et puis, je peux même pas me consoler avec le deuxième, puisqu’il aura beaucoup de travail vu que l’autre est absent et ne pourra donc pas s’absenter… Quel dommage. » J’haussais les épaules, l’air de rien, bien que j’étais bouillant à l’intérieur. « Du coup, il vaudrait mieux que j’y aille. » Je me redressais, faisant mine de me préparer à partir, et je lui tournais le dos, marchant jusqu’à la porte d’entrée avant de la passer et de me retrouver dehors. Bon, y’a plus qu’à espérer qu’il tenait un minimum à moi pour éviter de réellement me laisser partir. Je soupirais quelque peu avant d’aller me placer un peu sur le côté de l’entrée, mon dos collé contre la façade. Je sortais un vieux paquet de clopes de ma poche et en allumais une avant de tirer une longue taffe. Merde, je reprenais les mauvaises habitudes… Je la retirais de mes lèvres, la gardant coincée entre deux doigts, les yeux rivés sur le sol dans le vide. Aller, viens. Ne joue pas le connard à ce point…


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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Lun 2 Fév - 18:17


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Il vaudrait mieux qu’il y aille ? Genre… il se fout de ma gueule ou… ? Non parce que ce n’est pas marrant. Oh, le con. Le pire c’est qu’il le fait vraiment et il me tourne le dos. J’hallucine. Carrément. Il marche jusqu’à l’entrée et ne se retourne même pas une seule fois, alors que moi, je ne fais que le suivre du regard et c’est seulement lorsque je le vois disparaître derrière la porte que je repose le regard sur mon verre. Je secoue la tête, l’attrape et le termine en une gorgée. Je suis sensé faire quoi, moi ? Je vais le rejoindre ? Je lui cours après comme un perdu ? Mais putain, ce n’est pas mon genre… En même temps, plus rien n’est mon genre depuis qu’Aless est entré dans ma vie. Je ne sais pas ce qu’il m’a fait, mais en tous les cas, je ne me reconnais même plus. J’ai l’impression que mon comportement est celui d’une personne que je ne connais pas et qui aurait prit possession de mon corps. Ouais, je dois être possédé, je ne sais pas. Il faut que je la ferme.

Et merde ! J’attrape ma veste et me dirige jusqu’à l’entrée de La Taverne. J’hésite juste l’espace de quelques secondes lorsque je me retrouve devant la porte, mais au final, je sors sans plus attendre. Une fois dehors, c’est le froid qui m’accueille bien comme il faut et j’enfile ma veste rapidement alors que mon regard tourne immédiatement vers une silhouette plus que familière. D’un pas déterminé, je me dirige vers lui et m’arrête en face d’Aless. « J’croyais qu’tu fumais pas vraiment ? » J’arque un sourcil et lui pique sa clope sans aucune gêne. Je la porte à mes lèvres et en tire une longue taffe qui me fait un bien fou. Je recrache la fumée sur le côté et m’approche un peu plus, comblant ainsi la distance entre nous.

« T’es pas parti très loin à ce que je vois. » J’esquisse un mince sourire en coin alors que je pose une main à plat contre la façade, à côté de son visage. Putain, mais il a de la chance de ne pas être une simple conquête de plus parce que sinon, jamais je n’aurai fais l’effort de le rejoindre. C’est dire à quel point je l’estime beaucoup plus que cela. « C’est une chance. » Je murmure à peine ces mots et tire de nouveau sur la clope, j’ai besoin de ma dose de nicotine après l’énervement que j’ai eu il y a seulement quelques minutes. Cela calme bien mes nerfs. Peut-être aussi bien que l’alcool. « Parce que sinon, il aurait fallu que j’aille jusqu’à chez toi, que j’attende comme un con que tu te ramène pour que je puisse te botter l’cul. » Nouveau sourire, je penche la tête sur le côté sans que jamais mon regard ne quitte le sien.

« Et ça aurait été dommage de lui faire du mal… » Cette fois, c’est un rire qui glisse de mes lèvres, même si j’ai de nouveau des idées bien perverses qui me trottent dans la tête. Je n’ai qu’une seule envie : poser mes mains contre son corps, mais non, je me retiens encore et je prends réellement sur moi. Je ne pensais pas que ce serait difficile à ce point… « Même si ça aurait été pleinement mérité. » Ouais, j’en rajoute une couche alors que je l’imagine déjà à poil. Je crois que mes pensées m’échappent trop vite quand je suis si proche d’Aless et d’ailleurs, même quand il n’est pas avec moi, elles s’envolent bien trop rapidement dès lors que je pense à lui. Je mordille violemment ma lèvre inférieure alors que mon regard glisse jusqu’aux siennes. « … tu sais l’effet qu’tu m’fais… » J’ajoute cette phrase dans un murmure, comme pour, je ne sais pas, justifier mon comportement de tout à l’heure. Il sait qu’il me rend dingue.
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Lun 2 Fév - 20:17

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Sur ce, je sortais de La Taverne sans même me retourner une seule fois. Bah quoi, il voulait jouer, non? Il réveillait en moi mon côté obscur, il me poussait à agir de cette façon. Depuis que je le connaissais, je n’étais plus le même. Je n’étais plus aussi raisonné, aussi penseur qu’avant. Je faisais un peu plus dans la spontanéité, écoutant mon coeur et mes pulsions plutôt que mon cerveau et ma bonne conscience. Je ne savais pas vraiment si c’était une bonne chose. Je crois que Riley, mon meilleur pote revenu de la guerre, me dirait que oui. Mais que Cole, celui qui comptait pour moi comme pour un frère, me dirait probablement non. Merde alors. Mais le petit diable sur mon épaule ne faisait que me murmurer que je devais me laisser aller et faire ce dont j’avais envie, alors soit. Je l’écoutais lui, même si encore une fois, je ne savais pas si c’était la meilleure option à prendre.

Une fois dehors, je me poussais un peu de la porte en allant sur le côté, m’appuyant finalement contre le mur de briques froid. J’allumais une clope, bien que j’avais décidé d’arrêter de fumer quand j’ai eu ma fille, emplis de bonnes intentions. Voilà que toute mes résolutions basculaient avec Dean dans les parages. Et malgré moi, je commençais à me dire que c’était bien plus sérieux que ça en avait l’air. Oui, il m’intéressait. Clairement. Et non, pas que sur le plan physique. J’avais envie de le découvrir, corps et âme, et qu’il me laisse prendre place dans un petit coin de sa vie. C’était con à dire après une seule rencontre, mais c’était ainsi que je le ressentais, et même si ça me terrifiait au plus haut point d’être déjà attaché comme je l’étais, je devais arrêter de me le cacher.

J’attendais donc patiemment — ou pas, pour voir s’il allait se pointer et me rejoindre, ou s’il me laisserait partir. Je lui laissais cinq minutes. Non, trois — cinq c’était bien trop. Mais je le vis alors passer la porte, et je lâchais un soupir soulagé. J’avais eu peur d’être allé trop loin, d’avoir franchi les limites et de l’avoir bien trop mis sur les nerfs pour qu’il est envie d’être près de moi. Il enfilait sa veste et s’approchait de moi d’un pas décidé. Oh-oh. Il ne trahissait aucune émotions, et ça ne présumait rien de bon à mes yeux. Il se planta en face de moi. « J’croyais qu’tu fumais pas vraiment ? » Je me contentais de le regarder, mes yeux plantés dans les siens, sans faillir. Il me prenait la cigarette des doigts et la portait à ses lèvres, et je dus concentrer toutes mes forces pour ne pas baisser le regard sur ces dernières. « A croire que tu fais remonter les mauvaises habitudes. » lui rétorquais-je alors qu’il s’approchait un peu plus de moi, réduisant la distance presque à néant, une fois de plus. Je réprimais un souffle. Reste calme Aless, ne laisse rien paraître. « T’es pas parti très loin à ce que je vois. » Je me contentais d’hausser les épaules, les yeux toujours dans les siens. Il esquissait un sourire en coin, et sa main venait se placer tout près de mon visage, contre le mur. Bordel. Je n’avais vraiment pas le droit de craquer là? Vraiment pas? « C’est une chance. » Et il s’occupait de fumer ma clope. « Parce que sinon, il aurait fallu que j’aille jusqu’à chez toi, que j’attende comme un con que tu te ramène pour que je puisse te botter l’cul. » Et je le regardais, là, impuissant, gardant le silence. Autre sourire, regards toujours accrochés l’un à l’autre, et il penchait la tête sur le côté. « Et ça aurait été dommage de lui faire du mal… » Léger rire. Mon souffle se faisait court. « Même si ça aurait été pleinement mérité. » Je le laissais finir son petit monologue. Pour être honnête, je n’avais rien à lui répondre. Il avait entièrement raison. J’avais joué avec le feu. Mais lui jouait avec le mien désormais, l’attisant peu à peu, le faisant au fur et à mesure grandir au creux de mes reins. Et il en rajoutait toujours un peu plus, se mordillant violemment la lèvre inférieure. J’avais beau posséder toute la volonté du monde pour lui résister et paraître imperceptible, mes réactions physiques me trahissaient. Mes yeux s’échappèrent des siens pour glisser jusqu’à ses lèvres. Mon coeur battait bien trop vite, bien trop fort, et je lâchais un souffle très peu discret. « … tu sais l’effet qu’tu m’fais… » Boum. Un simple murmure. Un vaisseau sanguin venait sûrement de claquer dans mon cerveau à ses mots, à la façon dont il les avait prononcé, comme un aveu, comme s’il essayait de se justifier. Je fermais quelques instants les yeux en me mordant franchement la lèvre inférieure. J’essayais de retrouver la raison, je secouais intérieurement ma petite conscience pour qu’elle m’empêche de craquer. Mais j’avais l’impression qu’elle s’était fait la malle. Je rouvrais finalement les yeux, mes dents toujours ravisseuses de ma lèvre, et les plantais à nouveau dans les siens avec une telle intensité que je m’en surpris moi-même. Je ne disais rien. Je n’avais rien dit depuis tout à l’heure. Depuis sa réflexion sur la clope. Mais je trouvais ce silence bien plus évocateur que n’importe quel mot. Il augmentait la tension qu’il y avait entre nous, et je n’attendais qu’une seule chose : que cette tension atteigne son apogée et qu’il finisse par craquer.


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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Lun 2 Fév - 22:08


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Je me livre encore à lui. Je lui affirme une nouvelle fois qu’il me fait beaucoup trop d’effets et je le vois qui mordille sa lèvre. Tout cela me rend dingue. Je ressens de nouveau cette tension entre nous, comme lors de la première rencontre – du moins, celle qui a suivi nos échanges lorsqu’il se trouvait à La Taverne. Je ne pensais pas que c’était possible, que je pourrais être si rapidement accro à quelqu’un, mais cela m’arrive, et je ne sais pas ce que je dois dire ou faire pour qu’il comprenne que les mots ne sont pas mon fort, que oui, j’ai des réactions excessives, que je m’énerve pour un rien, que j’ai un caractère de merde qui donne envie au plus saint des saints de me foutre sur la gueule et il a putain de raison lorsqu’il affirme que je fais remonter les mauvaises habitudes ; que ce soit chez lui comme chez les autres. Et son regard. On parle de son regard ? Non, ce n’est pas nécessaire. Tout me rend fou chez lui.

Je tire une nouvelle fois sur la clope et je balance le reste au sol, mon regard toujours planté dans le sien. Ma main de nouveau entièrement libre, j’esquisse un sourire et passe mon pouce sur le bas de sa lèvre afin que ses dents ne la retiennent plus – s’il continue ainsi, je risque vraiment de perdre le contrôle avant de dire tout ce que j’ai envie (ou besoin, je ne sais pas) de dire. « Est-ce qu’il y a d’autres mauvaises habitudes que tu n’as pas envie de voir remonter à la surface ? » Je marque une petite pause et descend ma main jusque dans son cou avant de la mettre contre son torse. « Parce que généralement, j’suis plutôt doué pour faire ressortir le pire chez les gens… Je préfère te prévenir. » Un petit rire m’échappe, bien que je sois complètement sincère dans mes propos. Combien de fois ai-je eu le coup avec des personnes qui étaient bien sous tout rapport et qui sont devenues les pires loques à cause de moi ? Tout cela parce que je vendais des merdes. Alors certes, je ne suis plus ce gars-là, mais mon caractère n’a pas changé pour autant.

De nouveau, ma main bouge et se loge dans sa nuque alors que je plante de nouveau mon regard dans le sien. Je réalise qu’on est encore dans la rue, qu’il fait vachement froid, mais étrangement, je me fiche de toutes ces choses parce que je suis complètement obsédé par Aless et par lui seul. Il a ce don de faire en sorte que le monde ne tourne plus normalement ou alors, il ne tourne simplement que pour lui, je n’en sais encore trop rien. Mais depuis que je le connais, mon propre monde ne tourne plus normalement et cela doit être un signe. « C’est sans doute pas très raisonnable, mais… » Je murmure ces quelques mots avant que mes lèvres ne se plaquent contre les siennes, assez violemment, je dois bien l’admettre. J’ai fais tout ce que j’ai pu, j’ai voulu faire comme si je pouvais résister longtemps, mais je dois me rendre à l’évidence que j’en suis incapable. Il m’attire beaucoup trop. Lui entièrement. Pas seulement son physique pour lequel même une bonne sœur se damnerait.

Je ne raisonne même plus correctement, c’est devenu un gros bordel dans mes pensées, elles se sont encore dispersées, envolées, dès l’instant où mes lèvres ont touchées les siennes. Des lèvres que je dévore encore, que je mordille doucement, que je caresse de ma langue, beaucoup plus tendrement qu’il y a quelques instants où seules mes pulsions comptaient. Je crois être en train de perdre la plus grande bataille de toute ma vie et le pire dans l’histoire, c’est qu’elle se joue contre moi-même.
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Lun 2 Fév - 23:03

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Après ses dernières paroles, son ultime aveu, il tira une nouvelle fois sur ma cigarette et le reste quittait ses lèvres pour atterrir sur le sol, même pas consumée à la moitié. Mais qu’importe. Son dernier murmure avait eu le don de me rassurer. Oui, ça peut paraître bête mais j’avais eu peur que le temps et la distance eurent changé ses sentiments. Enfin, sentiment était un bien grand mot, non? De son côté, j’imaginais que oui. Du mien, en revanche… J’acceptais enfin l’idée — non sans en avoir la boule au ventre — que j’ai bel et bien des ‘sentiments’, et même plus que ça envers lui. C’était possible d’ailleurs? En si peu de temps? Je ne croyais pas à ce qu’on appelle le coup de foudre. Mais il fallait bien avouer que là… Ça semblait la seule explication logique à ce qu’il se passait dans ma tête. Quoi qu’il en soit, je lui faisais toujours de l’effet. Il l’avait dit. Physiquement? Oui, sûrement. Mais du côté sentimental alors? C’était surtout ça, que je voulais savoir, moi… Je relevais les yeux vers lui, accrochant à nouveau son regard perçant. Il levait la main et venait glisser son pouce sur ma lèvre toujours prisonnière de mes dents, ces dernières la libérant instinctivement sous son toucher. C’était moi, ou ce geste était empli de douceur? Je le sentais différemment. Comme… Différent de Dean. De celui que j’avais connu l’autre jour, du moins. Ce n’était ni violent, ni passionné, ni hâtif. Et pour un instant, je me plaisais à imaginer que toutes les émotions qui me chamboulaient jours et nuits, le chamboulaient tout autant lui aussi. « Est-ce qu’il y a d’autres mauvaises habitudes que tu n’as pas envie de voir remonter à la surface ? » Je secouais doucement la tête. A cet instant, moi qui détestais perdre le contrôle, je n’étais qu’une marionnette qu’il domptait grâce à de simples petits gestes. Oui, il avait le contrôle sur moi. Et pour la première fois de toute mon existence, je me laissais m’abandonner.

Sa main glissait alors de mes lèvres jusque dans mon cou, avant de terminer sa route sur mon torse. Qu’est-ce que ça faisait du bien. Son contact m’avait tellement manqué. Il n’y avait pas d’autres mots. Je brûlais de le sentir contre moi, de sentir sa paume contre ma joue ou ma nuque, ses doigts contre mes lèvres. Et pas d’un sens sexuel. Non, rien que sensuel. Bien sûr, ce désir qui me portait était toujours bien présent et me chatouillait sans cesse le bas-ventre. Mais là, rien que de sentir cette douceur venant de lui, ça me suffisait. Ça me faisait sentir… important. J’avais l’impression que, comme il me l’avait déjà dit, j’étais un ‘privilégié’. Qu’il ne se comportait pas ainsi avec tout le monde. Et j’espérais au fond de moi que ce n’était pas réduit à quelques personnes, mais seulement moi, uniquement moi. « Parce que généralement, j’suis plutôt doué pour faire ressortir le pire chez les gens… Je préfère te prévenir. » Il était bien bavard pour le coup… Je croyais qu’il m’avait dit que la conversation, ce n’était pas son fort? Il en avait, des choses à me dire… Un léger rire lui échappait, mais je savais qu’il était sérieux, et qu’il pensait vraiment ça de lui-même. Je glissais alors doucement une main jusque dans sa nuque, et caressais du bout des doigts les cheveux qui y tombaient. « Chhht... Je suis sûr que ça ne me dérangerait pas le moins du monde que tu m’emmènes faire un tour dans ton monde si obscur. » lui répondis-je alors, le sourire aux lèvres. Sérieusement, je pourrais faire n’importe pour lui. Il pouvait m’entraîner dans les pires choses qui soient, je le suivrais les yeux fermés, la confiance aveugle. « Je suis prêt à me damner pour tes beaux yeux, Dean Westfield. » lui avouais-je alors, le ton faussement solennel, pour lui faire comprendre que malgré tout, j’étais moi aussi sérieux.

Sa main remonta jusque dans ma nuque, m’arrachant des frissons électriques tout le long du dos. Dieu, l’effet qu’il me faisait… Comment c’était possible en un seul toucher? Un seul petit geste de rien du tout? On ne se quittait pas du regard, et je ne comptais pas rompre ce contact de sitôt. « C’est sans doute pas très raisonnable, mais… » Mais je m’en fiche, soufflait ma conscience. Tiens, elle était revenue celle là. Et elle avait l’air d’être d’accord avec ce qui était en train de se passer. Et enfin, ses lèvres se plaquaient contre les miennes. Et c’était comme si à cet instant, plus rien ne comptait. Il n’y avait plus aucun problème, plus d’urgences à régler, plus de vies à sauver. Il n’y avait que lui et moi, et rien d’autre autour pour nous distraire. Et bon dieu ce que ça faisait du bien. J’avais l’impression que la dernière remontait à au moins mille ans. Mes doigts se crispaient alors sur la peau de sa nuque, lui rendant son baiser avec passion durant les premières secondes. Oui, c’était le désir qui parlait, la tension qui se relâchait. Je sentais les mordillements qu’il infligeait gentiment à mes lippes, puis sa langue qui semblait seulement les découvrir. Puis les ardeurs se calmèrent légèrement, rendant le baiser un peu plus tendre. Mes doigts caressaient ses cheveux, puis quelques secondes après je le privais de ma bouche, sans trop me reculer pour qu’il puisse sentir mon souffle sur ses lèvres. Ma main libre rejoignait sa joue, et je restais quelques instants à le regarder. Simplement le regarder, et rien d’autre. J’inspectais tous les traits de son visage, la lueur dans ses yeux, le rosé de ses lèvres. Le souffle encore court du baiser, je chuchotais de façon à peine audible, presque contre ses lèvres. « Bon sang, qu’est-ce que tu m’as fait… » Je n’attendais pas réellement de réponse — il pouvait bien évidemment répliquer, mais je parlais plus à moi-même. Et ce murmure prenait bientôt la tournure d’un aveu, témoignant de toutes les émotions qui se bousculaient en moi depuis que ce mystérieux Dean avait croisé ma route.


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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mar 3 Fév - 16:38


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Je ne sais pas pourquoi je lui raconte toutes ces choses, mais c’est probablement parce que j’ai envie qu’il comprenne que je ne suis pas forcément un type bien et que je peux être le pire des connards lorsque je le désire réellement. C’est certainement une mise en garde déguisée derrière des mots, des sourires et des gestes tendres. Comme si je voulais qu’il en prenne conscience, mais qu’il ne s’éloigne pas trop en même temps – fichues pensées contradictoires. Et je le préviens encore. Ouais, je suis vachement doué pour faire ressortir le pire chez les gens, c’est même quelque chose que je faisais très bien, il y a encore quelques temps. Une chose que j’adorais même. Ça me faisait presque rire lorsque des personnes biens devenaient des déchets dont la société ne voulait même plus. Je ne me sentais pas mieux qu’eux. Je me savais plus que misérable, mais je l’assumais au moins. D’ailleurs, je ne me sens toujours pas au dessus de ces personnes que je côtoyais auparavant, mais je parviens à vivre avec. J’ai juste pas envie que tout cela ait des répercussions sur Aless. Je ne crois pas qu’il mérite que cela lui arrive.

Mais lui, malgré cette mise en garde, il plonge tête la première. Et j’aurai pu perdre complètement le fil de la conversation rien qu’en sentant ses doigts dans ma nuque – l’effet qu’il me fait avec un seul geste est indescriptible -. Mais ces mots me retiennent encore dans le monde réel, et je fronce les sourcils alors qu’il le balance avec le sourire. Merde. Non. Je ne pourrais jamais l’entraîner dans tout cela, dans ce monde si obscur comme il dit, parce que putain, il perdrait sa lumière et ça me tuerait. Ouais, ça me tuerait complètement… « C’est à moi que ça poserait problème. » Autant l’admettre de suite, non ? C’est moi qui n’a pas envie que cela se produise. Autant qu’il reste à l’écart de tout ça, c’est mieux pour tous les deux… Du moment qu’il ne reste pas loin de moi. Et pourtant, je souris encore lorsqu’il me balance qu’il serait prêt à se damner pour mes beaux yeux. Amusé, je secoue la tête dans un sourire.

Ma main remonte jusque dans sa nuque et je perds encore la bataille. Je le sais pourtant que ce n’est pas raisonnable, mais je ne peux pas faire autrement : mes lèvres se plaquent violemment contre les siennes. C’est la passion qui parle. Le désir qui se manifeste de nouveau. J’en oublie absolument tout. Ça devient une réelle folie qui m’anime et je ne souhaite en aucun cas qu’elle ne disparaisse, bien au contraire. J’essaie de reprendre pied avec la réalité lorsque je mordille sa lèvre inférieure avant que ma langue ne s’y glisse lentement. Notre échange se fait plus tendre, plus doux, jusqu’à ce qu’Aless l’interrompt. Son visage recule légèrement et je plante mon regard dans le sien au moment où il demande ce que je lui ai fais. Un rire m’échappe et je secoue la tête. « C’est marrant, j’me pose la même question, doc… » Parce que ouais, plus rien n’est pareil depuis qu’il est entré dans ma vie. C’est même entièrement différent et je ne me reconnais même plus.

« Et sinon, si t’as toujours envie de passer du temps avec le patron, il est disponible. » Sourire en coin, je comble de nouveau la distance entre nous et dépose simplement mes lèvres contre les siennes ; un simple baiser, tendre, rien de trop… bestial comme à mon habitude. Il faudrait d’ailleurs que j’apprenne à retenir mes pulsions, mais c’est putain de pas facile quand on y pense. En parlant de pulsions… Non. Stop. Je ne recommence pas. Je me recule d’un simple pas, sans pour autant mettre trop de distance entre nous, je suis encore tout près de lui. « T’as juste à m’dire ce que t’as envie d’faire. » Non, pas de pensées mal placées, merci.
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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mar 3 Fév - 17:56

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Malgré ses mises en garde sur son compte, je m’en fichais un peu. Non, je m’en fichais complètement à vrai dire. Ça ne changerait rien à ce que je ressens. Et je lui fis comprendre en lui avouant que ça ne me dérangerait pas qu’il m’ouvre à un monde un peu plus obscur — on ne cessait de me répéter que je vivais dans celui des bisounours… « C’est à moi que ça poserait problème. » Et je levais les yeux au ciel en posant un doigt sur ses lèvres. « Tais-toi. » lui ordonnais-je. J’ajoutais même que j’étais prêt à vendre mon âme au diable s’il le fallait, rien que pour ses beaux yeux. Sourire amusé, il secouait la tête l’air exaspéré de moi. Déjà? Je n’étais pas prêt de partir, il faudrait bien qu’il s’habitue… Et le pire dans tout ça? J’étais têtu. Sûrement bien plus que lui.

Puis vint le baiser. Le baiser tant attendu, je dois bien l’avouer. J’en crève d’envie depuis qu’il a passé la porte de La Taverne et que j’ai entendu ses pas déterminés s’approcher dans mon dos. Je le désire, oui ; et ça se fait bien ressentir dans le baiser. De même que de son côté. Et encore une fois, ça me rassure. Il mordille ma lèvre, y glisse sa langue, et là, clairement, je pourrais obéir à ses moindres désirs, à n’importe quelle requête. Je suis à lui. Là et depuis l’autre soir. Il a beau ne pas le savoir, moi, je le sais. Et cette fois, ça ne me fait pas peur. J’ai envie de lui faire confiance. Et qu’importe s’il pense être mauvais pour moi ; je pense la même chose pour lui. J’ai peur de le tirer vers le bas, et il a l’air d’en avoir vécu des horreurs — oui, j’ai hésité entre psy et chirurgien à l’époque. Je laissais la tendresse s’installer dans le baiser, avant d’interrompre notre contact quelques secondes après. Je plantais mes yeux dans les siens, et là, je le questionnais sur ce qu’il avait bien pu me faire, aveu caché de mes sentiments. Il rit et secoua la tête. « C’est marrant, j’me pose la même question, doc… » J’esquissais un sourire amusé à l’entente de son appellation, repensant à nos textos. Et je secouais la tête à mon tour. « Il te plait, ce surnom, hein? » Il s’amusait toujours à l’utiliser. J’avais l’impression d’être le premier médecin qu’il rencontrait. A vrai dire, c’était peut-être le cas. Je n’en sais trop rien.

« Et sinon, si t’as toujours envie de passer du temps avec le patron, il est disponible. » Mon sourire s’élargissait à cet confession. « Ah oui? » Je glissais doucement ma main qui était sur sa joue jusqu’à la poser sur son torse, gardant l’autre sur sa nuque, mes doigts n’y cessant pas leurs douces caresses. Son sourire en coin… Je ne le commenterai pas de nouveau. Nouveau baiser. Doux. Tendre. Inattendu. Il reculait quelque peu et je le regrettais déjà. Alors, j’agrippais quelque peu son t-shirt entre mes doigts, du genre ’n’essaye même pas de t’en aller’. « T’as juste à m’dire ce que t’as envie d’faire. » Je fis mine de réfléchir bêtement, comme si rien ne me venait à l’esprit. Puis je riais quelque peu et relevais les yeux vers lui. « J’avais l’intention de te proposer de venir chez moi. C’est uniquement si tu le veux. Comme tu le sais maintenant, j’ai un petit monstre à la maison, et j’ai cru comprendre que ça ne t’enchantait pas vraiment. Elle ne sera pas embêtante, si on part dans les prochains instants je n’aurais qu’à la mettre au lit et… disons qu’on aura la soirée pour nous. » J’esquissais un fin sourire. Bon, d’accord, il y avait le reflet de mes idées dans mes yeux, mais je ne pensais pas qu’à ça. J’avais envie de lui faire découvrir mon chez-moi, et de passer une soirée tranquille avec lui, à parler de tout et de rien, regarder un film dans le lit, et peut-être que… « Si tu veux, tu peux rester cette nuit. »


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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mar 3 Fév - 18:47


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Je le mets en garde et lui, il me demande de me taire. Je secoue la tête, complètement amusé, même si je me dis qu’il est un peu inconscient dans le fond. Enfin, maintenant, c’est à moi de faire en sorte que jamais tout cela n’arrive ; qu’il n’ait jamais besoin d’être complètement dans ce monde que je cache si bien et dont je protège mes proches – même si les plus proches le connaissent très bien puisqu’ils en faisaient partis. Mais puisqu’Aless n’y est pas, je ne vois pas pourquoi je devrais l’y entraîner… ce serait certainement trop douloureux et je ne pense pas qu’il mérite d’être témoin des horreurs que j’ai pu faire dans le passé. J’ai encore l’impression que je me fous une responsabilité énorme sur le dos, mais c’est simplement parce que je tiens à lui. Vraiment. Pas juste comme ça, comme un mec qui pourrait s’en foutre d’ici quelques jours. C’est beaucoup plus intense que cela et dire le contraire serait un trop gros mensonge.

Alors je fous toutes mes pensées de côté lorsqu’on s’embrasse enfin. J’en avais envie depuis… trop longtemps. J’en avais encore lorsqu’il avait quitté mon appartement et ça ne s’est jamais dissipé. Merde. Je suis vraiment accro à ce mec, ce n’est pas possible autrement. Et on le ressent rien que dans mes gestes, dans la façon dont je l’embrasse, de mes doigts qui s’agrippent toujours un peu plus à sa nuque. C’est de la folie pure et simple. Et le plus rassurant, c’est qu’on soit tous les deux dans le même état. On ne sait pas exactement comment on en est arrivé là, mais c’est arrivé et je crois qu’on en est heureux tous les deux. « Ouais, je l’ai rapidement adopté. » J’esquisse un sourire parce que c’est vrai, en fait. J’aime bien ce surnom. Et puis, il le porte très bien.

Je hoche la tête en réponse à son ‘ah oui ?’ et me recule juste légèrement, mais je sens rapidement ses doigts qui s’accrochent à mon t-shirt, ce qui me tire un petit sourire. Je n’allais pas disparaître de la sorte, qu’il se rassure. Au contraire, je propose qu’on fasse un truc ensemble, qu’on reste là et qu’on se tire ailleurs, j’étais ouvert à toutes les propositions. C’est là qu’Aless propose qu’on aille chez lui. Il me parle encore de sa fille – il est normal qu’elle soit chez lui – et ajoute que je peux rester pour la nuit si j’en ai envie. C’est vrai que j’ai du mal avec les enfants, ce n’est pas mon fort. J’ai même du mal avec le fils de mon frère, c’est dire… Mais je sais que si je veux Aless, il faut aussi que j’accepte son enfant, ce qui est normal. « Ça me va. On va chez toi. » J’esquisse un mince sourire et penche un peu la tête sur le côté. « Ah, et je n’ai rien contre le fait que tu ais une fille… Je veux dire, ma réaction de l’autre coup, ce n’était pas contre toi…. Je n’ai juste aucun feeling avec les enfants. » Peut-être parce que je n’ai pas vraiment eu le temps d’en être un moi-même, je ne sais pas. « Mais je pense que les Wade vont être mon exception. » Ou tout du moins, je peux faire des efforts… Après, je ne dis pas que je vais être genre trop à l’aise devant une gamine… Ouais, c’est stupide. Je ne crains pas les flics ni mes anciens patrons qui sont pourtant dangereux, mais je ne suis pas à mon aise devant une enfant. Tsss. Pathétique.

« Et si vraiment t’en a pas marre de moi à la fin de la soirée, je reste toute la nuit. » Oui, je sais, je suis un marrant – je blague -. Enfin, je fouille dans mes poches pour prendre une clope dans le paquet que j’allume rapidement pour tirer une longue taffe avant de prendre mes clefs de voiture qui sont dans la seconde poche. « C’est marrant… J’ai l’impression d’avoir déjà vécu ça. » Je réprime un rire en me mordant la lèvre et lui désigne ma caisse d’un signe de tête. « On y va ? » Ouais, la patience n’est pas mon fort et maintenant que mon corps n’est plus collé au sien, je gèle putain.


Dernière édition par Dean R. Westfield le Mar 3 Fév - 22:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mar 3 Fév - 19:55

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Lorsque mes doigts s’accrochèrent à son t-shirt alors qu’il reculait d’un pas, il esquissa un sourire. Je levais les yeux au ciel en le poussant légèrement de façon gentille de ma main sur son torse, lâchant ma prise. Mon geste avait été instinctif, et presque inconscient. J’avais eu l’impression d’être séparé de lui pendant des lustres, alors le voir prendre même un tout petit peu de distance me faisait perdre la tête. « Arrête de te moquer de moi. » Il me proposa de faire quelque chose ensemble, et j’acceptais avec plaisir, l’invitant alors chez moi. Précisant que je savais qu’il avait un certain problème avec les enfants, mais que ma fille sera bien vite au lit et que du coup on aurait la soirée pour nous. Et même la nuit, s’il acceptait de rester… « Ça me va. On va chez toi. » Super. « Ah, et je n’ai rien contre le fait que tu ais une fille… Je veux dire, ma réaction de l’autre coup, ce n’était pas contre toi…. Je n’ai juste aucun feeling avec les enfants. Mais je pense que les Wade vont être mon exception. » Je glissais mes mains sur ses joues pour le regarder, un fin sourire aux lèvres. « T’inquiète pas. Je comprends. Mais je suis sûr qu’elle va t’adorer en plus. » Moi non plus, je n’avais pas vraiment de feeling avec les enfants au début. Mais l’avoir a changé toute ma vision des choses. Et j’ai appris, malgré moi. Je voulais juste éviter de vivre ce que j’avais moi vécu à un autre enfant innocent. Mais je n’attendais rien de lui — simplement qu’il reste lui-même. Personne n’était obligé d’aimer les enfants des autres, ni les enfants tout court d’ailleurs.

« Et si vraiment t’en a pas marre de moi à la fin de la soirée, je reste toute la nuit. » Ça alors. Ça eu le don de me décrocher un sourire éclatant, et sur le coup, je lui offrais un simple baiser, comme pour lui dire merci. Oui, j’étais idiot parfois, il ne fallait pas m’en vouloir. C’est de sa faute. Je ne pensais vraiment pas qu’il allait accepter. « Tais-toi. Encore une fois. Et obéis cette fois, d’accord? J’en aurais jamais marre de toi, espèce de crétin. » Oui, la petite insulte toute gentille était obligatoire pour ne pas me montrer trop sentimental. Qui sait, ça pourrait le faire fuir, et je ne voulais pas que cela arrive.

Il sortit une nouvelle clope de son paquet qu’il avait tiré de sa poche et en quelques secondes à peine elle se retrouva entre ses lèvres, tirant déjà dessus. Je levais les yeux au ciel. « Fumer tue. » Oui, je sortais cette phrase bien conne et toute faite, et alors? Fouillant son autre poche, il en sortit ses clefs de voiture. Dieu merci, je ne me retaperai pas une heure et demi de métro. « C’est marrant… J’ai l’impression d’avoir déjà vécu ça. » C’est clair, vive la sensation de déjà-vu… Mais j’en étais bien heureux. Ah mais Dean, pourquoi tu te mords la lèvre? Arrête ça, tout de suite. Sinon je vais te sauter dessus. Aless, la ferme, m’ordonnant ma conscience. « On y va ? » J’hochais la tête, me détachant enfin de lui pour aller jusqu’à sa voiture. « Tu sais que j’ai passé une heure et demie dans un métro puant et bondé juste pour venir ici? Et je déteste la foule. Tout ça pour toi. » lâchais-je d’un air faussement neutre, comme si ce n’était pas important ce ‘toi’. Lorsqu’il ouvrit la voiture, je montais côté passager après lui avoir piqué sa cigarette. Oeil pour oeil, dent pour dent. Il m’avait bien arraché la mienne de mes lèvres et l’avait jetée à moitié consumée… J’ouvrais la fenêtre pour recracher la fumée par celle-ci. « J’ai pas besoin de te donner l’adresse, j’imagine? » lui lançais-je dans un regard évocateur.


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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mar 3 Fév - 22:40


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Que j’arrête de me moquer ? Jamais de la vie. Je trouve cela beaucoup trop amusant, même s’il me repousse gentiment. Et puis, ce n’est pas de ma faute si son geste m’a fait sourire. Mais j’arrête seulement lorsque je lui réponds parce que ouais, j’ai carrément envie qu’on passe la soirée ensemble ; j’ai envie qu’on en profite, qu’on apprenne un peu mieux à se connaître, qu’on se découvre complètement. C’est important aussi qu’on passe ces étapes là. Je n’ai pas envie d’être avec Aless juste parce qu’il y a une grosse tension entre nous et qu’il a un physique de rêve. Je veux qu’il y ait beaucoup plus que cela. Alors à la fin de ma petite tirade, il pose ses mains contre mes joues et m’annonce simplement qu’il comprend le fait que je ne sois pas à mon aise avec les enfants, mais il avance quand même qu’il est certain qu’elle va m’adorer. Une sorte de petit grognement m’échappe. « C’est ça le problème avec les mioches. On dirait qu’ils sentent quand on n’a pas le feeling avec eux ; ils s’accrochent encore plus. » J’esquisse un sourire parce que ça m’amuse dans le fond, et mon neveu se comporte exactement de cette manière. Un vrai pot de colle.

Il m’embrasse tendrement et deux secondes plus tard, me demande de me taire et d’obéir. Ha ha. Un ricanement m’échappe et je secoue la tête de gauche à droite. « Mais… Ça ne se fait pas ! Non seulement tu me demandes de me taire, mais en plus tu me traites de crétin ? Tsss. » Je hausse les épaules, faussement vexé – parce que ouais, quand même, il en faut plus, beaucoup plus -. Il m’amuse quand même beaucoup, il faut l’admettre. « Et je n’obéis jamais… Je suis désolé, je n’ai jamais été un bon garçon. » Sourire en coin, je le regarde un petit peu avant de me mordre la lèvre. J’ai déjà des centaines d’idées qui me viennent en tête, mais stop. Il faut vraiment que je me calme et que je prenne sur moi parce que je commence sérieusement à craindre si je ne sais plus me contrôler même en pleine rue.

Je m’allume rapidement une clope, j’ai besoin d’une nouvelle dose avant qu’on se mette en route et voilà qu’il me sort que fumer tue. Je lève les yeux au ciel sans même répondre parce que je pourrais faire une liste de tout ce qui tue et franchement, on en aurait pour un long moment parce que j’estime que presque tout tue. Et si ce n’est pas la clope, c’est autre chose qui me tuera, je ne fais que prendre les devants. Je tire une nouvelle taffe et lui lance un regard. « J’en suis complètement flatté. » Les transports en commun, c’est l’horreur. Je ne les prends jamais. « Mais pourquoi tu fais pas comme tout le monde en prenant ta bagnole ? » Je me dis que ça irait bien plus vite et qu’il serait clairement plus tranquille que dans un métro blindé de monde.

Et putain, voilà qu’il me pique ma clope ! Je lâche un « rha » résigné et contourne la voiture pour m’installer derrière le volant. « Tu viens de perdre toute crédibilité avec ton ‘fumer tue’. » Je démarre la voiture et m’assure que personne ne s’engage pour la route pour quitter ma place et m’engager dans la fabuleuse circulation New Yorkaise – et à cette heure-ci, je sens que ça va être l’éclate. « T’imagine bien. » Je connais son adresse par cœur, je suis bien incapable de l’oublier. Le seul avantage, c’est que la première fois, il n’y avait quasiment personne sur les routes, ce qui n’est pas le cas actuellement. Mes doigts pianotent contre le volant. « Tu pourrais pas être trop mignon et me rendre ma clope ? » Pour mon bien-être mental. « Ou m’en allumer une autre ? » L’un ou l’autre me convient parfaitement. « T’es doué pour allumer, en plus. » Ha ha, je sais, je suis drôle !
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mer 4 Fév - 1:53

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« C’est ça le problème avec les mioches. On dirait qu’ils sentent quand on n’a pas le feeling avec eux ; ils s’accrochent encore plus. » Je réprimais un soupir. Bon sang, il ne pourrait pas se montrer optimiste pour une fois et faire un petit effort? « Elle n’est pas de ce genre. Crois-moi. Elle est énormément réservée. Elle ne sort quasiment jamais de sa chambre et ne parle quasiment pas. Elle passe son temps à dessiner ou à lire. Elle tient de moi, je crois. En tout cas, elle est vachement douée en dessin, je suis fier de ce que j’ai pu lui apprendre. Enfin, sans me vanter, bien sûr, tu sais que je suis pas comme ça, mais… » Je tournais la tête vers lui. « J’suis désolé. Quand je me mets à parler d’elle, j’ai du mal à m’arrêter. » J’haussais les épaules, légèrement embarrassé. C’est clair, il détestait les gosses et voilà que je lui déballais un monologue sur ma fille. Quel con.

Puis, je lui dis de se taire, et qu’il devait m’obéir. D’accord, pas super crédible sortant de ma bouche, moi qui serait près à accomplir la moindre de ses envies sans me poser de question. Il ricana et secoua la tête, et je levais les yeux au ciel. « Mais… Ça ne se fait pas ! Non seulement tu me demandes de me taire, mais en plus tu me traites de crétin ? Tsss. » Comment ça, ça ne se fait pas? « Et je n’obéis jamais… Je suis désolé, je n’ai jamais été un bon garçon. » Ben tiens… Sourire en coin. Regard. Et il se mord la lèvre. Bordel, si ça ce n’est pas de la provocation… Plantant mes yeux dans les siens, je lui rétorquais : « Moi je suis très docile quand je le veux bien… Faudrait que t’essayes un jour, voir si je le suis avec toi. Ou du moins… Si j’ai envie de l’être. » finissais-je dans un sourire en coin, assez provocateur. Quoi, ill se mord la lèvre sous mes yeux, j’ai le droit de me défendre non?

Lui précisant ensuite que j’avais passé une heure et demie pour le rejoindre dans un métro alors qu’on sait tous comment sont les transports en commun new-yorkais. Et il se sentait flatté. J’espère bien. « Mais pourquoi tu fais pas comme tout le monde en prenant ta bagnole ? » Oups. Je lui dis ou pas? Bon… « Euh… Disons que si j’avais pris ma bagnole je ne serais surement jamais arrivé ici puisque j’aurais fait demi-tour à mi-chemin. » Ok, Aless, t’en as trop dit là. Stop. Du coup, je lui piquais la clope qu’il venait de s’allumer. J’adorais faire ça, ça le mettait en rogne et ça m’amusait. Il s’engageait sur la route en remettant ma crédibilité en jeu, mais je l’ignorais en lui avançant que je n’avais certainement pas besoin de lui donner mon adresse, ce qu’il me confirma. Il ne l’avait pas oubliée, alors. Intérieurement, je me sentis sourire. Il me disait que je serais ‘trop mignon’ si je lui rendais sa cigarette. Je souriais quelque peu, et retirais la clope de mes lèvres pour la glisser de moi même entre les siennes. « Arrête de râler, tu m’excites moins. » plaisantais-je légèrement. Totalement faux, il m’excitait constamment. Rien que de le regarder me faisait de l’effet. Mais chut. « T’es doué pour allumer, en plus. » Non, pas chut. Il me cherchait, et il allait vite me trouver s’il continuait. « Ah oui? » lâchais-je de façon tout à fait innocente, alors que ma main glissait sur sa cuisse lentement, de façon assez sensuelle. « Tu crois? » lui lançais-je en le regardant tout aussi innocemment, mordillant frénétiquement ma lèvre inférieure.


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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mer 4 Fév - 16:36


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Aless me parle de sa fille. Et, putain, dans d’autres circonstances, ça me ficherait tellement la trouille que je pourrais disparaître en l’espace de trois secondes, mais là, il me fait juste sourire parce qu’il enchaîne les mots sans même s’en rendre compte. J’ai même l’impression d’entendre mon propre frère qui me raconte la vie de son gamin – en sachant que je m’en fiche un peu, même si je ne le dis jamais clairement -, en précisant bien que c’est la huitième merveille du monde. Je ne lui en veux pas. Ni à Aless, ni à mon frère. Dans le fond, c’est plutôt normal qu’un parent fasse l’éloge de son enfant. « T’inquiètes. Si tu as envie de parler de ta fille, tu as le droit de le faire. Je suppose que tous les bons parents se comportent ainsi ; ils parlent de leurs enfants parce que c’est la chose la plus importante à leurs yeux. » Ouais, je suppose. Je ne peux pas vraiment dire que mes propres parents faisaient l’éloge de mes nombreuses qualités. Et même si les enfants ne sont pas mon fort, ça me rassure assez qu’il en parle malgré tout, c’est le signe qu’il l’aime vraiment.

Je le provoque encore et il plante son regard dans le mien. Je ne détourne pas les yeux une seule seconde et arque un sourcil à ses petites remarques, amusé. « Mh. » Je fais mine de réfléchir durant quelques instants alors qu’un nouveau sourire étire mes lèvres pendant que des pensées se bousculent dans ma tête. Il faut vraiment que ça s’arrête. Dès que mon regard croise le sien, je pense à des tas de choses qui font que je perds ensuite rapidement le contrôle de moi-même et ce n’est pas bon. « L’idée me plaît bien. Je retiens l’information dans un coin de ma tête et je relèverai le défi à l’occasion. » Je ris doucement et je passe finalement un bras autour de sa nuque pour l’attirer jusqu’à la voiture qui se trouve un peu plus loin. Et forcément, il me pique ma clope, ce qui fait que je râle – je râle tout le temps, de toute manière.

« Tu te serai dégonflé en plein milieu du chemin ? Tss. » Ah, ça va, je le taquine ! Même si la perspective est amusante. Ouais, je l’imagine en plein milieu de la route, avec ses doutes et il décide d’un coup de rentrer chez lui. Ça aurait été dommage pour nous. Mais quoiqu’il arrive, si ce n’est pas lui qui était venu, c’est moi qui aurait été jusqu’à chez lui, alors ça n’aurait été qu’une question de temps avant qu’on ne se retrouve réellement. Enfin, heureusement, il me rend ma clope et la glisse entre mes lèvres. Je lui adresse un mince sourire et tire une longue taffe avant d’ouvrir la fenêtre de mon côté. Je recrache lentement la fumée et, me tourne ensuite vers lui. « C’est pas l’impression que j’ai. » Je lui adresse un regard entendu avant de me concentrer sur la route, puisqu’il serait bien con qu’on ait un accident. Mais tout cela, c’est sans compter les conneries que je balance ainsi que mes provocations auxquelles il répond plus que bien.

Il glisse sa main contre ma cuisse et, merde, on risque de me perdre si je ne me contrôle pas plus que cela. Mais il n’empêche que mon regard passe de sa main à son visage et vraiment, il me provoque carrément. « Ne me regarde pas comme ça. » Je lâche le volant d’une main et l’approche de son visage afin, qu’à nouveau, mon pouce ne glisse contre sa lèvre pour que ses dents la lâchent. « Je perds 30% de ma concentration, là. » Si ce n’est pas plus, tiens… Allez, Dean, tu te reprends ! Je regarde de nouveau la route et même que j’allume la radio, histoire que la musique me fasse penser à autre chose. Ouais, c’est une bonne technique et ça marche normalement… quand on n’a pas une main contre sa cuisse.
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mer 4 Fév - 18:19

undisclosed desires

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Je parlais de ma fille sans me rendre compte que j’en disais sûrement beaucoup trop pour Dean, et je m’excusais alors, mais il me rétorquait que ce n’était pas grave, et que je devais être un bon parent. Ah? J’en sais trop rien ça. Je ne me suis jamais vraiment posé la question, et je ne pense pas l’être. Je ne suis jamais à la maison, toujours au boulot, et elle ne me voit quasiment jamais, elle se gère toute seule. Se fait réchauffer à manger seule alors qu’elle a cinq ans bordel. Tout ça parce que je suis occupé au boulot. J’espère que c’est la première année et que ça va se calmer ensuite, pour que je puisse profiter de son enfance et la gâter. Enfin bref, inutile de faire part de tout ça à Dean. Ce n’est pas son problème, et je crois qu’on a assez parlé enfant pour un bon bout de temps.

Et voilà qu’on recommençait notre petit jeu, et que je le provoquais. Du moins, que je répondais à ses provocations. Eh oui, je n’allais pas laisser passer ce genre d’occasion… même si ça amenait des pensées plus que malsaines jusqu’à mon cerveau. Je lui annonçais que je pouvais me montrer très docile, mais encore fallait il que je le veuille. Et qu’il devrait essayer de voir si je le voulais bien avec lui… « L’idée me plaît bien. Je retiens l’information dans un coin de ma tête et je relèverai le défi à l’occasion. » A l’occasion? Tiens donc, il n’avait pas l’air bien pressé. Je fis une petite moue déçue. Il se mit à rire et m’entraîna jusqu’à sa voiture d’un bras autour de la nuque. Et au moment de monter, je lui piquais sa cigarette. Il râlait — forcément, il fallait s’y attendre — et je lui lançais qu’il m’excitait moins quand il bougonnait. Je lui remis finalement la clope entre ses lèvres, alors qu’il en tira une longue taffe. « C’est pas l’impression que j’ai. » qu’il me balançait en se tournant vers moi. Ben tiens, il se la jouait psy lui maintenant… Mais il me provoquait encore, glissant que je savais bien ‘allumer’. Ha-ha. Ce n’était pas mon avis, mais autant entrer dans le jeu n’est-ce pas? Du coup, l’air bien plus qu’innocent, je glissais sensuellement ma main contre sa cuisse. Son regard passait de ma main à mon visage, alors que j’affichais un sourire innocent, faisant l’idiot du genre ‘bah quoi? qu’est-ce qu’il y a?’, en me mordillant la lèvre. « Ne me regarde pas comme ça. » Je ne pus retenir un sourire amusé. Il craquait un peu. Puis il recommença ce geste de son pouce sur ma lèvre, qui me faisait la libérer de mes dents. « Je perds 30% de ma concentration, là. » Je le regardais, intrigué. « 30%? Je suis déçu. » Et il regardait à nouveau la route, allumant la radio pour faire taire ses pensées, j’imagine.

Mais je n’avais pas fini. Loin de là. Il m’avait provoqué, et je ne perdais jamais la bataille. « Oh, au fait, je devrais appeler Luis, lui dire que je suis désolé d’être parti comme ça et qu’on se verra un autre soir. T’en penses quoi? » alors que je sortais mon téléphone de ma poche, lui faisant croire que j’avais son numéro. Ma main, elle, s’aventurait un peu plus. Elle remontait lentement sur le haut de sa cuisse, glissant un peu plus vers l’intérieur. Et moi, je gardais mon air innocent. Je savais que ça le rendrait dingue que j’ai l’air aussi indifférent, bien qu’à l’intérieur, j’étais loin de l’être.


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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mer 4 Fév - 19:19


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30% et il est déçu ? J’esquisse un mince sourire parce que c’est vraiment beaucoup quand on essaie de conduire sans prendre le risque de se taper la voiture de devant. Non mais là, réellement, je suis vraiment perturbé et j’ai du mal même si je me concentre à fond sur la route et sur la musique qui passe à la radio. Je ne connais d’ailleurs même pas le morceau, mais je me concentre sur les paroles et cela m’aide. Je bouge la tête en rythme durant un court instant avant qu’Aless ne recommence et cette fois-ci, rien à faire, j’oublie toutes mes distractions et je me concentre de nouveau sur lui et sur sa main qui glisse un peu plus vers le haut de ma cuisse, et qui se dirige un peu trop vers l’intérieur de cette dernière. Je tire une longue taffe sur la clope et la balance ensuite par la fenêtre. Je recrache la fumée après quelques secondes et referme la fenêtre alors que ma mâchoire se crispe de nouveau. Je me retiens de dire des choses horribles à propos de Luis. Je me retiens autant que je peux.

« J’en pense que tu te dirige vers un terrain très, très glissant. » Oh, mais je ne sais pas pourquoi ça me soule autant qu’il parle d’un autre mec pendant que je suis avec lui, mais cela me gonfle très sérieusement. Et rien que l’idée qu’il ait son numéro, ça élève encore un peu plus mon énervement. Je ne sais pas ce qui cloche avec moi dans cette histoire, mais j’en ai marre de pas franchement me reconnaître. Et le pire c’est que je ne réfléchis pas correctement parce que j’ai trop conscience de sa main sur ma cuisse et du coup, je bouge un peu afin que la sensation soit moins importante, mais c’est peine perdue. Je profite qu’on s’arrête à un feu et je tourne mon visage vers le sien. « Tu sais qu’une bonne partie se joue à deux ? » J’esquisse un sourire qui n’a pas grand-chose à voir avec ceux que je lui donne habituellement. Là, c’est plutôt mon sourire de connard et j’ai pourtant dis que j’allais essayer de ne pas en être un avec Aless. « Et puis, quand tu parles de Luis, je débande. » Cette fois, je ris un peu parce que techniquement, c’est vrai. Certes, il n’est pas moche, mais il ne m’a jamais intéressé, contrairement à ce mec qui se trouve dans ma caisse et qui me rend complètement dingue en conservant son petit air innocent derrière lequel se cache, j’en suis certain, des tonnes de pensées perverses.

Mais du coup, je ne décroche pas mon regard du sien et je mordille un peu ma lèvre, parce que ouais, des pensées me traversent la tête et j’en oublie complètement où on se trouve, mais des crétins m’en font prendre conscience en klaxonnant derrière. Nouveau sourire de connard qui emmerde le monde. Je ne bouge toujours pas. « Le pire, c’est que je sais que tu l’fais exprès. » Je secoue la tête de gauche à droite alors qu’un soupir las m’échappe. Ouais, je le sais et je tombe encore dans le panneau comme un crétin. Je me concentre de nouveau sur la route et je démarre avant que d’autres derrière ne décèdent à force de s’énerver et puis, parce qu’il faut bien l’admettre, je ne suis pas certain de mes capacités au volant s’il continue encore à jouer avec mes nerfs. Alors je roule certainement un peu trop vite, mais ce n’est pas comme si je ne le faisais jamais.
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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mer 4 Fév - 19:53

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Il terminait sa clope et la balançais par la fenêtre. Et je parlais de Luis. J’sais pas pourquoi, juste que j’avais envie de jouer avec ses nerfs. « J’en pense que tu te dirige vers un terrain très, très glissant. » Oui, je sais, j’en ai conscience. Mais ça m’amuse de le voir jaloux. Ça me fait penser qu’il tient peut-être à moi autant que moi je tiens à lui. Ce qui veut dire un peu trop, sûrement. Je le sentais bouger pour essayer de réduire la sensation de ma paume contre sa cuisse, et il arrêtait la voiture. Sérieux, il ne pouvait vraiment pas conduire à cause de ça? Oh. D’accord, je remarquais qu’on était à un feu rouge. Il tournait la tête pour me regarder. « Tu sais qu’une bonne partie se joue à deux ? » J’arquais un sourcil, et il esquissait un sourire. Un sourire que je connaissais mais qu’il ne m’avait jamais adressé personnellement. Qui m’amusait quand je le voyais le lancer aux autres, mais que je détestais aussitôt qu’il me le lançait à moi. « Va te faire foutre. » Et je retirais aussitôt ma main. Ça n’avait aucun rapport avec ses réflexions, avec son barman, ou n’importe quoi. C’était son sourire qui m’avait foutu sur les nerfs. « Joue pas le connard avec moi Dean. » Parce que je sais que t'en es pas un. La fenêtre ouverte, j’y posais mon coude, tournant la tête pour regarder la rue, la mâchoire crispée. Et à sa réflexion suivante, je ne pris même pas la peine de répondre, ni de le regarder.

J’étais bien refroidi là, et ça m’importait peu à vrai dire qu’il se morde la lèvre devant moi ou qu’il soit trop perturbé pour réagir quand la file de voiture derrière nous klaxonnait à m’en crever les tympans parce qu’il n’avait pas vu que le feu était  passé au vert. Mais il ne bougeait pas, se contentant d’esquisser son nouveau sourire d’enfoiré. « Le pire, c’est que je sais que tu l’fais exprès. » Que je fais exprès? C’est pas moi qui agit comme le pire des connards. « Ta gueule. » Je réagissais peut-être un peu excessivement, mais je pensais être différent des autres à ses yeux, avant qu’il ne m’adresse son rictus qu’il adresse à tous ceux qui le font chier. Putain ce que j’avais envie de lui en foutre une. Comment il pouvait être aussi con? Le regard toujours dirigé vers l’extérieur — oui parce que si je le regardais lui, mon poing allait partir tout seul — je l’entendais soupirer. Oui, je l’avais fait exprès à propos de son foutu employé. Merde, ça crevait les yeux non? Il avait toujours pas compris qu’il n’y avait que lui qui m’intéressait, et ça depuis le premier soir? Je croyais avoir été plutôt clair pourtant. Pour moi, c’était évident que je le taquinais sur ça. Et j’avais l’impression qu’il le prenait un peu trop au sérieux.

Il démarrait enfin et la vitesse montait un peu trop haut comparé aux limitations. Je n’allais rien dire — bah oui, il faudrait pas que je me reprenne son sourire préféré non plus, parce que sinon j’avais bien peur que je sortirais de sa maudite bagnole et que je rentrerais chez moi en métro, peu importe le temps que ça prendrait. Je me contentais de garder le silence et de respirer profondément pour retrouver mon calme, faire redescendre ma pression nerveuse. Merde, sérieusement? Pourquoi je m’énervais autant? On n’était pas ensemble à ce que je sache, et il n’avait même pas l’air d’y penser de loin, vu qu’il se comportait avec moi comme avec le reste du monde, au final. Je venais de m’en rendre compte, et sur le coup ça avait fait un choc. Mais c’est vrai qu’en y pensant, ça faisait sens. Pourquoi je serais différent après tout? Oui, il m’a fait une pipe et je lui en ai fait une. Et alors? Ça s’arrêtait là. Il fallait que j’arrête de me prendre la tête et me torturer l’esprit pour un mec comme lui. Pourquoi il était si contradictoire aussi? Ça me facilitait pas la tâche…


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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mer 4 Fév - 20:37


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Il me balance d’aller me faire foutre et retire aussitôt sa main qui se trouvait sur ma cuisse il y a encore quelques secondes. Bien. Jusque là, je reste calme, je fronce juste les sourcils parce que je ne saisis pas trop pourquoi il change de comportement d’un coup, mais lorsqu’il me demande de ne pas jouer au connard avec lui, je percute un peu mieux. C’est donc à cause de ce sourire à la con ? Soit. Si on ne veut pas que je sois un connard, il ne faut pas qu’on m’oblige à l’être, c’est dans l’ordre des choses. Et là, quand on me fout les nerfs et qu’on attise une fichue jalousie que je ne possédais pas avant, et bien ouais, je me défends comme je le peux et je ressors mes vieux réflexes. Ces réflexes qui ne sortent que lorsque je suis avec un groupe de personne bien spécifique, mais que je n’adresse normalement jamais à mes proches. Ou juste lorsque je m’amuse, mais dans ces cas-là, ils le savent très bien et ne pensent pas à mal.

Sauf qu’en réalité, avec Aless, on ne se connaît pas tant que cela. Je veux dire, on connaît quelques détails sur nos vies, mais rien de plus et c’est certainement pour cela que certains mots, certains gestes peuvent être perçus d’une manière différente. Mais lorsqu’il me balance un ta gueule, ma mâchoire se crispe, au moins autant que mes doigts sur le cuir du volant, au point où ils deviennent blanc. Je respire longuement, cela calme légèrement mes nerfs, mais certainement pas assez. Je peux en entendre beaucoup et en accepter des tonnes aussi, mais dans un cas comme celui-ci, j’ai personnellement aussi mes limites. Je ne réponds rien de suite, je ne sais d’ailleurs pas si je vais répondre, et je ne fais que suivre la route, même si je roule au dessus des limites autorisées, j’en ai rien à foutre – le jour où j’en aurai quelque chose à faire des lois n’est pas venu.

J’ai comme l’impression d’être plusieurs années en arrière, quand on s’en fichait carrément de ma gueule et que je laissais indifférent la terre entière – et surtout ma propre mère. Oh putain, je ne supporte vraiment pas la situation dans laquelle on se trouve. Il me faut une clope. Je fouille dans ma poche et en sors le paquet ainsi que le briquet. J’en allume une rapidement et tire une longue taffe avant de relever la tête pour suivre le bon chemin. Et une connasse de voiture freine d’un coup, ce qui me pousse à faire la même chose et je passe mon bras devant Aless, comme un réflexe, afin qu’il ne parte pas trop en avant. Et comme à chaque fois, je lâche des jurons en espagnol avant de me diriger vers le parking d’un magasin à quelques mètres de là. Une fois la caisse garée, je retire la ceinture et pose la main pour ouvrir la portière. « T’as vraiment rien compris. » Je lâche finalement avant de quitter le véhicule pour le contourner et me poser contre le coffre. De là, je tire frénétiquement sur la clope, comme si ça pouvait vraiment me calmer alors que je sais bien que non. C’est juste que pendant ce court moment, j’essaie de faire le vide et l’air froid (bien trop froid pour mon propre bien) me permet de conserver les idées claires.

Je ferme ma veste en me maudissant de ne pas mettre de vêtements plus chauds juste parce que je n’aime pas ça et que c’est stupide. Ce n’est pas comme si les températures de cette ville à la con étaient différentes de celles que j’avais à Chicago à la même période de l’année. Mais comme dans mes relations, je n’en fais qu’à ma tête. Et on peut dire que ça ne me réussit pas franchement...
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mer 4 Fév - 22:17

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Je m’en voulais déjà de mes réactions suite à un simple sourire de sa part, mais j’avais tellement les nerfs que je préférais garder le silence sous peur de ne balancer quelque chose que je regretterai encore plus. Alors je me taisais, regardant simplement par la fenêtre. Je savais qu’il était énervé — vraiment énervé — rien qu’à l’entendre respirer. Ouais, foutu truc de médecin. Il essayait de se calmer, tout comme moi, en inspirant et expirant profondément. Je ne savais pas pour lui, mais pour moi ça n’aidait pas. Il s’enfermait dans le silence, et appuyais sur l’accélérateur, roulant bien trop vite à mon goût. J’avais moi aussi tendance à dépasser les limitations, et ça m’importait peu, mais quand j’étais le passager et que le conducteur le faisait, ça me stressait encore plus. Probablement parce que j’avais déjà eu un accident de voiture comme ça quand j’étais ado et que j’avais fini vraiment mal en point, et que maintenant j’en avais la trouille. Je l’entendais fouiller dans sa poche. Quoi, encore une clope? Gagné, puisque je sentais l’odeur emplir de nouveau la voiture.

Et sans même que je m’en rende compte ni que j’eus le temps de réagir, la voiture devant nous braqua violemment, ce qui força Dean à le faire également. Tout fut très bref, mais il avait passé son bras devant moi alors que je me sentais partir en avant — je mettrais ma ceinture la prochaine fois — et moi, j’avais agrippé vivement son bras au niveau de son biceps sous la surprise et la peur qui m’avait prise au ventre. Un réflexe. A l’arrêt après le freinage brutal, je gardais ma prise serrée autour de son muscle bombé, et ça eut le don de me rassurer. Ça me rappelait qu’avec lui, j’étais en sécurité. La respiration saccadée, je déglutissais quelque peu, ne prêtant à peine attention à ses nouveaux jurons en espagnol, alors qu’il se rangeait déjà dans un parking et sortait de la voiture, me laissant là. « T’as vraiment rien compris. » Quoi? Moi je n’avais rien compris? Et lui, il avait compris peut-être que j’étais dingue de lui? Trop secoué pour l’instant, je restais quelques instants dans le véhicule, essayant de reprendre respiration normale. Je tremblais légèrement, ayant vraiment eu peur de passer à travers le pare-brise. Je fermais les yeux et passa mes mains sur mon visage. Bon sang… Tout ça à cause de moi encore. Je le savais bien que je détruisais tout, pourquoi j’ai pu croire à un seul petit instant que ça serait différent avec lui? Quel naïf. Je soufflais doucement puis me décidais à sortir de la voiture à mon tour.

Le voyant posé sur le coffre, je contournais le véhicule pour me poster face à lui, gardant quand même une certaine distance. On ne sait jamais, je n’avais certainement pas envie de recevoir son poing dans la figure et de me retrouver avec le nez cassé, parce que j’imaginais qu’il savait se battre comme il faut et qu’il ne manquait pas de force. « Dean… » commençais-je alors, hésitant. Je tremblotais toujours un peu, et ça pouvait se sentir rien que dans ma voix que j’étais secoué, encore un peu sous le choc. Je ne savais pas vraiment quoi dire. Enfin, j’avais des tas de choses à lui dire, des centaines voire des milliers, mais est-ce que je pouvais au moins les dire? Je ne savais pas où ça me mènerait. Et j’avais peur de l’inconnu. J’aimais quand tout était bien cadré et organisé, et que l’on savait exactement ce qu’il allait se passer. Or, à chaque fois que j’étais avec Dean, tout ça s’envolait. Jamais je ne savais à quoi m’attendre, et j’avais cette partie de moi qui appréciait l’adrénaline, et cette autre qui me criait de fuir en courant. Mais à chaque fois, je ne pouvais me résigner à rester loin de lui. Merde. « Je… » Hésitant, je réfléchissais aux bons mots. Je soupirais quelque peu. « Écoute, je suis désolé, d’accord? Je voulais pas t’énerver ou quoi que ce soit… Avec ton barman il ne s’est absolument rien passé, je n’ai pas son numéro, je te taquinais juste. Quand il m’a demandé de venir chez lui, tout ce que je lui ai répondu c’est que je n’étais pas intéressé et que je venais te voir, toi. Et… t’es arrivé, et tu as commencé à être jaloux et… j’en ai joué — un peu trop sûrement — parce que ça me plaisait, parce que, ça me donnait l’impression que tu tenais à moi. Et après, dans la voiture, je me suis énervé parce que tu m’as souris comme tu souris à tous les autres, avec ton air de connard et ça m’a blessé, parce que je pensais pas faire partie de ‘tous les autres’. Et j’ai sûrement réagis trop vite, trop fort, je suis parti au quart de tour mais… bordel, il faut que tu comprennes que… » Oh et puis merde. Foutu pour foutu de toute façon. « …que tu m’obsèdes, depuis l’autre jour tu quittes pas mes pensées, et même depuis la toute première rencontre d’ailleurs, et j’en sais rien je suis complètement obnubilé par toi et tu me rends dingue et, j’ai pensé un instant que c’était réciproque je crois… Et puis tu m’as donné ce sourire et ça m’a foutu en rogne parce que je me suis rendu compte que je m’étais fait des idées et je m’en veux à moi-même de m’être laissé aller comme ça, alors que d’habitude ça n’arrive pas… C’est juste que, merde, j’ai la trouille comme pas possible, et j’ai du mal à réfléchir et à agir droit quand t’es dans les parages, et ce genre de truc ça m’est encore jamais arrivé et ça me fait peur. » Oh la vache. Pourquoi t’as dit tout ça Aless? T’es con ou tu le fais exprès? Bravo, franchement, tu pouvais pas faire pire là. Mes mots avaient été confus, j'en avais oublié la ponctuation dans mon monologue. Je pinçais les lèvres et détournais les yeux, regardant tout et rien, excepté Dean.


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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mer 4 Fév - 23:28


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Je ne sais pas pourquoi je m’acharne sur une fichue cigarette alors qu’elle ne calme absolument pas mes nerfs, mais au moins, ça passe le temps et durant ce court instant, j’oublie les quelques mots que nous avons échangés il y a quelques minutes. Non mais franchement, je me demande encore comment nous en sommes venus là alors que tout allait parfaitement bien entre nous. Putain, c’est tellement prise de tête que j’ai envie de ne plus jamais me perdre dans mes pensées, mais c’est impossible alors je cogite encore et encore et si ça continue ainsi, je sens que je vais être pris d’un mal de crâne énorme. Un soupir m’échappe, je penche la tête en arrière et recrache la fumée que j’avais dans la gorge. Le pire c’est que j’ai eu peur pour cet imbécile quand il a fallu que je freine brusquement. Quelle idée de ne pas foutre sa ceinture… J’ai bien cru qu’il allait se prendre le tableau de bord. Comme quoi, quand on pense qu’on ne peut pas vivre pire, on se trompe toujours lourdement.

J’entends la portière qui s’ouvre, mais je ne bouge toujours pas d’un pouce. C’est Aless qui finit par me rejoindre et qui se poste juste devant moi, à une certaine distance malgré tout, comme si on était deux foutus inconnus, j’en sais rien. Je continue de prendre sur moi et je baisse la tête lorsqu’il prononce mon prénom. Je sens qu’il hésite, mais comme je ne sais pas ce qu’il veut, je ne fais rien d’encourageant, j’attends juste que le temps passe en tirant une nouvelle fois sur la cigarette. Je ne parle généralement pas quand je suis énervé parce que ça me fait dire des trucs horribles et je n’ai pas envie qu’on n’en n’arrive là, franchement, ce n’est pas ce que je souhaite. Donc je ferme ma gueule. Parce que c’est mieux. Il reprend finalement la parole et enchaine un monologue qui me laisse carrément sur le cul.

Je l’écoute vraiment attentivement et je ne cherche pas du tout à l’interrompre une seule fois. J’attends qu’il ait terminé et lorsqu’il ne parle plus, je reste ainsi durant quelques instants. Je le fixe simplement avant d’être certain d’être  beaucoup plus calme que tout à l’heure. « Mais évidemment que je tiens à toi, crétin ! » Ouais, je ne pouvais pas être plus clair que maintenant, et au moins, c’est chose dite. Je n’ai pas besoin de revenir là-dessus pendant des heures. « Tu parlais tout à l’heure des vieilles habitudes qui reviennent, et bien moi, c’est celle-ci : quand on me pousse trop, j’ai ce réflexe d’être le pire connard du monde… et là, ce n’était qu’un sourire, ce n’est pas comme si j’avais vraiment eu l’attitude qui allait avec, et putain… » Je respire un coup. Voilà. Je tire sur la clope. Je recrache la fumée. Tranquillement. « Tu sais très bien que tu me rends dingue. J’te l’ai dis quand on s’est retrouvé chez moi et je te l’ai encore fais comprendre tout à l’heure. Tout ce que tu ressens est réciproque et… c’est nouveau pour moi. » Avant, je m’en fichais bien des relations et toutes ces conneries, mais là, je suis en plein dedans et je ne sais pas comment être.

« Je n’ai jamais été jaloux de ma vie. Tu captes ? Jamais. Et avec toi… C’est plus fort que moi. Je ne peux pas l’expliquer. Alors quand tu attise cette jalousie, ça me tue. » Parce que je ne sais pas comment je dois être, je ne connais pas les bonnes réactions, je ne décèle pas les plaisanteries du reste et au final, je balance probablement des choses atroces de temps en temps, je n’en sais rien. Je ne m’en rends compte de rien tant je me ferme facilement dans mon propre monde. « Je ne t’ai pas mis dans la case de ‘tous les autres’, bien au contraire. Et c’est ça que je pensais que tu avais compris. » Et je ne pensais pas que j’allais dire toutes ces choses, mais vraiment pas.
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Jeu 5 Fév - 0:05

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Mon petit discours à la con enfin terminé, je déglutissais à nouveau, puisque Dean ne répondait absolument rien. C’était fini alors? J’avais encore tout foutu en l’air? Je ne voulais pas me résigner à y croire. Non… Au moins il n’a pas cherché à m’interrompre et j’ai pu dire tout ce que j’avais si gros sur le coeur. Qu’est-ce que je pouvais me rendre sentimental parfois, ça me donnait presque envie de vomir. J’avais passé tellement de temps à refouler n’importe quel sentiment que là j’avais craqué et j’en avais sûrement trop dit. La seule personne avec qui j’étais bien niais c’était ma fille. Et voilà qu’en ce jour, je l’étais avec Dean.

Bien que j’eu le regard braqué sur le sol, je le sentais me fixer. Bordel, je détestais ça. Surtout qu’il ne disait rien, rien du tout. Qu’il me laissait seul avec mes aveux, à cogiter et à me passer le fouet seul sous la culpabilité. Je n’aurais sûrement pas du confier tout ça. Mais tant pis, c’était fait. « Mais évidemment que je tiens à toi, crétin ! » Il était toujours énervé… Ou du moins c’était l’impression qu’il me donnait. Mais, attends, quoi? Il tient à moi? « Tu parlais tout à l’heure des vieilles habitudes qui reviennent, et bien moi, c’est celle-ci : quand on me pousse trop, j’ai ce réflexe d’être le pire connard du monde… et là, ce n’était qu’un sourire, ce n’est pas comme si j’avais vraiment eu l’attitude qui allait avec, et putain… » Il reprenait sa respiration. Tirait sur la clope. Recrachait la fumée. Et mon coeur s’affolait, les battements redoublant de rythme. Bordel, pourquoi il me fait attendre comme ça? J’avais envie de lui tomber à genoux et me confondre en excuses, mais je ne voulais pas l’interrompre non plus. « Tu sais très bien que tu me rends dingue. J’te l’ai dis quand on s’est retrouvé chez moi et je te l’ai encore fais comprendre tout à l’heure. Tout ce que tu ressens est réciproque et… c’est nouveau pour moi. » Tout ce que tu ressens est réciproque. Oh. Mon. Dieu. Il était sérieux? J’espérais que ce n’était pas l’un de ses nouveaux jeux de connard, parce que sinon c’était clair qu’il se prendrait une baffe. L’ascenseur des sentiments, on ne plaisantait pas avec ça. « Je n’ai jamais été jaloux de ma vie. Tu captes ? Jamais. Et avec toi… C’est plus fort que moi. Je ne peux pas l’expliquer. Alors quand tu attise cette jalousie, ça me tue. » Oh. Jamais? Et donc, c’était bien de la jalousie… Moi j’ai déjà été jaloux, mais en même temps c’est ma nature. Je dirais même que c’est un peu trop excessif parfois. « Je ne t’ai pas mis dans la case de ‘tous les autres’, bien au contraire. Et c’est ça que je pensais que tu avais compris. » J’espérais qu’il disait vrai. En tout cas, il avait l’air sincère. Et j’avais envie de le croire. Cette confiance aveugle envers lui reprenait le dessus. Je guettais une parole de plus, mais rien ne vint. Du coup, je me lançais à nouveau.

« Je suis désolé… Non, j’dois être idiot, j’ai rien compris de tout ça… » Ça c’était dit. « Je savais pas que tu n’avais jamais été jaloux. Moi je le suis tout le temps. J’ai l’impression que je passe ma vie à être jaloux. J’ai juste tellement de mal à te cerner… Et j’ai aussi tellement de mal à comprendre pourquoi tu serais différent avec moi qu’avec les autres. Pourquoi moi, et pas un autre… » J’avançais de quelques pas vers lui, toujours incertain. Je ne savais toujours pas si c’était une bonne idée ou pas, s’il était toujours énervé ou autre. Je ne voulais pas faire quelque chose de travers à nouveau. « J’ai toujours été maladroit. Et… avec toi c’est puissance mille. J’ai l’impression de tout rater, et j’ai le don spécial de tout détruire autour de moi, et j’ai pas envie que ça arrive pour nous. J’ai pas envie de te détruire, toi. » Voilà, c’était dit aussi, il était prévenu. « Quand tu me dis que je te rends dingue, j’ai du mal à savoir si je dois le prendre au pied de la lettre ou pas… Je me dis que tu as connu tellement de monde, a eu des expériences avec des tas de gens, alors pourquoi moi je ferais la différence? J’veux dire, j’ai rien de particulier tu vois? J’sais pas… » Je me mordais la lèvre. Rien de sensuel, juste, embarrassé. Je glissais ma main sur ma nuque. « J’suis désolé de m’être énervé à ce point, c’est juste que ton sourire m’a foutu en rogne. Je sais que tu n’es pas un connard malgré les apparences, et je déteste que tu te comportes comme tel avec moi. J’ai l’impression de ne plus être si ‘privilégié’ que ça. Et ça me fait mal, si tu veux tout savoir. » Je réduisais finalement la distance qui nous séparait, à seulement un pas de lui. Je prenais doucement sa main dans les miennes, jouant quelque peu avec ses doigts. « Tu me pardonnes…? » lâchais-je d’une petite voix, tel un enfant qui avait cassé un verre. Mes doigts s’entremêlèrent aux siens, et je les serrais légèrement. « Dis-moi que tu veux toujours de moi, et que t’as pas changé d’avis pour cette nuit… Je sais faire la cuisine, si ça peut marquer des points? » Je relevais finalement les yeux vers lui. Je me comportais comme un gosse, mais qu’importe. Le tiroir « sensibilité » était largement ouvert dans mon cerveau à présent, après tous ces mots.


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undisclosed desires Ϟ dean

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