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undisclosed desires Ϟ dean

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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Jeu 5 Fév - 0:51


love is an irresistible desire to be irresistibly desired. → ALESSANDRO & DEAN



Et voilà que je balance tout ce que j’ai sur le cœur, chose que je n’avais jamais faite auparavant, avec personne, parce que les autres ne comptent jamais réellement. Avec Aless, c’est complètement différent et c’est fou parce que c’est venu en peu de temps et je ne m’explique pas le pourquoi du comment, mais c’est bel et bien là et les sentiments s’installent peu à peu, même si j’ai encore du mal à mettre tous les mots dessus. Je ressens vraiment quelque chose pour ce mec et ouais, je tiens réellement à lui. Je ne comprends pas pourquoi il en doute alors que mes gestes le prouvent aisément. S’il n’était qu’une conquête parmi tant d’autres, il l’aurait rapidement comprit parce que je le dis toujours très clairement alors que lui… il a mon numéro, mon adresse et il sait où je bosse. Franchement, si je ne voulais pas grand-chose avec lui, il n’aurait pas toutes ces informations.

Après mon petit discours, il reprend la parole et là encore, je l’écoute attentivement. Je peux comprendre qu’il ait du mal à me cerné, je ne suis pas facile comme mec et il n’est pas la première personne à me le dire. Mais il me faut toujours du temps avant que je ne me livre réellement et qu’on apprenne vraiment à me connaître. Après, je ne fais sans doute jamais assez d’efforts, mais je fais sans cesse de mon mieux avant les moyens que j’ai. Je n’ai jamais envie de me foutre dans une situation de merde, comme je pouvais le faire quelques années en arrière. Je le regarde et je vois qu’Aless se rapproche un peu plus. J’ai l’impression que je lui fiche moins la trouille pour le coup. Et plus il s’approche, mieux je me sens. Je sais que c’est bizarre. Mais je n’aime déjà pas qu’il y ait de la distance entre nous. Alors je tire une nouvelle fois sur ma clope et la balance plus loin au moment où il attrape ma main libre entre les siennes. Je le laisse faire. Et il me demande si je lui pardonne. Mais rha. Comment je pourrais encore lui en vouloir après tout ça ? C’est impossible.

Nos doigts entremêlés, je regarde nos mains et je replonge ensuite mon regard dans le sien. « Tu n’es pas comme les autres. » Je lâche d’abord, avant de prendre conscience que dit ainsi, ça n’a pas grand sens. « Tu fais la différence parce que tu n’es pas comme les autres. Tu as quelque chose en toi qui me fascine et c’est pour cela que j’ai eu envie d’en apprendre plus sur toi. Alors ouais, je ne vais pas dire des conneries et prétendre que t’es le premier que je rencontre, mais les autres n’étaient que des… aventures. Les aventures ne comptent pas. Elles ne s’immiscent pas dans ma vie comme tu l’as fais. » Parce que je ne l’autorise jamais. Je ne donne d’ailleurs que très peu d’informations à mon propos alors il serait difficile que ces aventures puissent faire quoique ce soit pour être avec moi. « Quand on se connaîtra mieux, tu me cerneras plus facilement, tout comme je pourrais le faire avec toi. Mais j’ai comme l’impression qu’on se ressemble plus qu’on ne le pense. Sérieux, tu crains de me détruire ? Aless, c’est une chose que je fais très bien tout seul. N’ai pas de crainte à ce propos. » Et comme je le dis souvent, mes conneries font souvent l’affaire et contribuent très bien à ma propre destruction. « Et merde, putain, j’ai jamais autant parlé que depuis que j’te connais ! Si c’est ça, c’est pas le signe que tu es différent des autres… » Et c’est vrai en plus. Je déteste être un moulin à paroles.

« Et j’suis désolé si j’t’ai blessé. » Je le pense sincèrement. Et je ne m’excuse pas tous les jours. Je crois même qu’il faudrait que je le note quelque part, c’est un miracle. « Et évidemment que j’te pardonne. » Je roule des yeux, l’air de dire que ça allait de soi, puisque c’est un peu le cas. Il n’a rien fait qui ne mérite pas un pardon. Je relève ma main libre et la glisse dans sa nuque afin qu’il se rapproche plus de moi et je dépose un instant mes lèvres contre les siennes. « Je veux toujours de toi. Je n’ai pas changé d’avis pour cette nuit. » Je murmure tout cela contre ses lèvres, mon souffle caressant sa peau. « Et oui, que tu sache faire la cuisine est un plus. » J’ajoute dans un sourire. Parce que oui, il faut bien sourire de nouveau, non ?
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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Jeu 5 Fév - 8:38

undisclosed desires

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Une fois à un seul petit pas de lui, je lui prenais doucement la main, et finis par entremêler mes doigts aux siens. Je lâchais un petit soupir, me sentant déjà beaucoup mieux. C’est quand même fou ça, il me calmait, m’apaisait, et rien qu’avoir sa main dans la mienne faisait disparaitre tous les problèmes, me faisait me sentir en sécurité et aimé. Aimé… Si seulement ça pouvait déjà aller jusque là. Mais je ne voulais pas trop lui en demander d’un coup. Déjà pour aujourd’hui, ça fait beaucoup de choses à accumuler et assimiler. Beaucoup d’aveux en un laps de temps si court, sur un pauvre parking de supermarché. On aurait pu rêver mieux, mais moi ça m’allait. C’était nous. C’était notre première engueulade, et première réconciliation. Et on n’était même pas encore ensemble. D’ailleurs, je ne savais pas si on le serait un jour. Peut-être que ce n’est pas ce qu’il veut, après tout. Il levait les yeux vers moi, s’accrochant à mon regard. Je ne suis pas comme les autres, qu’il me disait. Bah à mes yeux, si… Mais bon, si lui le disait, c’est qu’il le pensait, et c’était tant mieux. J’ai quelque chose en moi qui le fascine? Waouh, on ne m’avait encore jamais dit ça. Puis il m’avouait qu’il en avait connu du beau petit monde, mais qu’aucun n’avait compté. Et qu’aucun ne s’était immiscé dans sa vie. Jusqu’à moi. Je ne pus m’empêcher de sourire doucement, sincèrement, tendrement. « Quand on se connaîtra mieux, tu me cerneras plus facilement, tout comme je pourrais le faire avec toi. » J’hochais la tête. Et ça ira mieux. On évitera d’avoir des compromis, des malentendus idiots, et de se prendre la tête pour des choses inutiles. « Mais j’ai comme l’impression qu’on se ressemble plus qu’on ne le pense. » J’arquais un sourcil, légèrement curieux. « Comme? » Je voulais savoir ce qui l’amenait à penser ça. « Sérieux, tu crains de me détruire ? Aless, c’est une chose que je fais très bien tout seul. N’ai pas de crainte à ce propos. » J’haussais quelque peu les épaules. « On a tous un passé Dean… Je sais que le tien a été difficile — non, je ne t’espionne pas ; j’ai juste faillit être psychologue avant de partir en chirurgie — mais le mien n’est pas très glorieux non plus. Alors ne sois pas si sûr de toi… Je ne veux pas te faire de mal. » lui avouais-je d’une petite voix. « Et merde, putain, j’ai jamais autant parlé que depuis que j’te connais ! Si c’est ça, c’est pas le signe que tu es différent des autres… » Je riais doucement. Ça c’était bien vrai, la première chose que j’avais su de lui c’est qu’il ne parlait quasiment jamais et n’écoutait que d’une oreille, alors qu’avec moi, c’était carrément le contraire. J’avais l’impression qu’il buvait chacun de mes mots, et il se confiait énormément, à mon plus grand bonheur.

« Et j’suis désolé si j’t’ai blessé. » Je secouais la tête. « Non, chut, ça fait rien. Désolé d’être con. » lui répondis-je en retour. On avait chacun nos torts, après tout. « Et évidemment que j’te pardonne. » J’esquissais un sourire satisfait, alors que sa main glissait contre ma nuque, m’attirant un peu plus à lui pour déposer ses lèvres sur les miennes. Bon sang ce qu’il me rendait dingue. Il me faisait littéralement perdre la tête. « Je veux toujours de toi. Je n’ai pas changé d’avis pour cette nuit. » Bien, ça me rassure alors. Parce que je n’aurais pas supporté le voir tourner les talons pour rentrer chez lui et rejoindre mon appartement seul alors que j’avais imaginé cette soirée depuis un bail. Il murmura ces mots contre mes lèvres, et je sentais son souffle chaud contre celles-ci, ce qui m’arracha un nouveau sourire, alors que je reposais une nouvelle fois mes lèvres contre les siennes. « Et oui, que tu sache faire la cuisine est un plus. » Et je me mis à rire. Tant mieux. Maintenant, j’allais devoir cuisiner ce soir. « On y va, alors? » Après un ultime baiser, je me détachais de lui et remontais dans la voiture. J’attendais qu’il daigne me rejoindre, et je mis ma ceinture. « Je peux t’embêter une dernière fois? » lui demandais-je en le regardant. « Tu peux rouler un peu moins vite s’il te plait? C’est juste que, je suis pas vraiment à l’aise quand c’est pas moi qui conduit… J’ai eu un accident de voiture assez grave quand j’étais ado et depuis j’ai la trouille. Te moque pas d’accord? C’est pas drôle… J’ai failli faire une crise de panique tout à l’heure, je me voyais déjà à travers le pare-brise. » avouais-je. Bon, ma faute aussi vu que je n’avais pas mis la fameuse ceinture de sécurité. Heureusement qu’il avait mis son bras devant moi. « Merci, au fait. D’avoir pensé à me protéger en cas d’accident. »

J’attendais qu’il démarrait et se remettait en route, et tendais la main, paume ouverte, comme invitation. « J’te déteste tu sais? Tu me fais ouvrir mon coeur et me rends niais. » Je ne le détestais pas évidemment, et il pouvait entendre la plaisanterie dans le ton que j’employais. Mais je détestais parler de ce que je ressentais, et je devenais vite niais. Mais alors avec lui dans les parages… Ce n’était même pas la peine. « Tu vas vite en avoir marre de moi. » le mis-je en garde. Mais ne me laisse pas.


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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Jeu 5 Fév - 16:36


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Pendant un court instant, je me demande bien ce que cache son passé pour qu’il pense être en mesure de me détruire. J’avoue qu’en le voyant, je ne pense pas une seule seconde qu’il pourrait le faire et je me dis que je suis bien celui qui pourrait le faire sans le moindre problème, mais il parait tellement convaincu de cela que je fronce les sourcils en le regardant. Il est toujours difficile de mettre des mots sur un passé difficile, je le sais parfaitement, et parfois, on tente vraiment de le mettre loin derrière nous, mais quoiqu’on fasse, il refait toujours surface parce qu’il fait parti de nous et c’est à nous de faire en sorte que ces événements du passé ne détruisent pas ce que l’on construit au présent. « Heureusement qu’t’es pas psy, je les hais. » J’esquisse un petit sourire amusé parce que c’est vrai ; je n’ai jamais voulu mettre les pieds chez un psychologue tellement je les vois en horreur depuis toujours. « Mais puisqu’il en est ainsi et puisque nous avons tous les deux un passé chaotique qui peut nous détruire et détruire l’autre au passage, c’est à nous de faire en sorte que ça ne se produise pas. Après tout, y a pas la règle du moins par moins égal plus ? On a qu’à appliquer ça. » Ouais je sais, je dis un peu de la merde, mais sur le principe, c’est un peu ce que je pense. Si nos deux passés sont difficiles, on peut certainement faire en sorte qu’ensemble, le présent soit beaucoup mieux. Après tout, on semble bien connaître les souffrances, inutile qu’on s’en rajoute inutilement.

Heureusement que la pression est redescendue parce que je me sens quand même mieux à présent. Même si j’ai toujours été très bon dans les disputes, avec Aless, ça ne m’amuse pas le moins du monde, bien au contraire. Avec les autres, je m’en fiche complètement, mais lui est tellement différent que je ne supporte pas qu’on se tire la gueule. On s’excuse. On se pardonne. Tout va mieux. Je glisse même ma main jusqu’à sa nuque, l’attire à moi et l’embrasse durant quelques secondes. Et je lui assure que je veux toujours qu’on passe la soirée ensemble, je n’ai pas changé d’avis à ce propos. Il m’embrasse à son tour et on décide de se remettre en route. Ouais, il serait peut-être temps qu’on arrive enfin jusqu’à chez lui. Je le rejoins dans la voiture et une fois à ma place, je refous ma ceinture de sécurité avant de démarrer. Aless reprend la parole et je me tourne vers lui. « Ouais ? » Il me demande alors simplement d’être un peu moins à fond et de rouler moins vite puisqu’il a la trouille à cause d’un accident de voiture qui date de lorsqu’il était encore adolescent. Je hoche simplement la tête. « Je ne me moque pas. » Et je suis sérieux. Je ne trouve pas que c’est un sujet avec lequel on peut rire. « Je vais faire attention. » J’esquisse un sourire et finalement, je nous fais quitter ce parking pour rejoindre la circulation. Je n’ai plus qu’à espérer que les gens n’auront pas tous décidé de prendre la route à ce moment précis.

« C’est normal. Je n’allais pas te laisser partir en avant. » Et c’est vrai. Et puis, c’est un réflexe que j’ai depuis longtemps et je le fais même lorsque la personne a sa ceinture. C’est à cause de mon frère, il avait aussi cette foutue tendance à ne pas mettre sa ceinture et il fallait à chaque fois que je rattrape le coup lorsque je freinais trop fort et qu’il partait la gueule la première. Heureusement, toujours plus de peur que de mal. Et là, l’idée que ce serait arrivé à Aless m’a fait froid dans le dos. Je vois qu’il me tend sa main et dans un sourire, je pose la mienne dans la sienne, toujours en regardant bien la route, hors de question qu’une connasse me refasse le même coup que tout à l’heure. Mais les mots d’Aless me font bien rire. « Mais qu’est-ce que je devrais dire, moi… » Je réponds dans un sourire amusé. Parce que ouais, c’est bien la première fois que je me livre autant à quelqu’un. « Marre de toi ? N’importe quoi. » Je secoue la tête et soupir de manière théâtrale tant cette phrase me parait absurde. « Tu m’expliques pourquoi j’en aurais marre de toi ? » Je lâche un instant sa main pour passer une vitesse et je tourne un court moment la tête vers lui. « Et rien ne te dis que ce ne sera pas l’inverse. » Tout est possible, non ?
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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Jeu 5 Fév - 17:44

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Il hait les psys? Ça ne m’étonne pas. « T’aurais quand même craqué pour moi. Regarde-moi, c’est inévitable! » plaisantais-je en riant quelque peu. Alors il imaginait un présent avec moi? Sérieusement? Waouh, je crois bien que j’étais dans un rêve là. J’hochais de nouveau la tête à ses paroles, avant d’arquer un sourcil. « Les maths ont toujours été le plus gros problème de ma vie… Mais oui, je crois que je vois ce que tu veux dire. J’essayais de te trouver la même métaphore avec un exemple littéraire, mais un bouquin qui se finit bien c’est jamais un bon bouquin. » J’haussais les épaules. De toute façon, je ne me le pardonnerai pas si je lui faisais du mal, de n’importe quelle forme qu’il soit. Et je pense qu’il ne me fera pas de mal.

Ses lèvres qui se posèrent sur les miennes me consolèrent et me firent oublier tous nos quiproquos en une fraction de seconde. Je n’offrais pas le pardon souvent, mais je savais déjà que lui, je pourrais lui pardonner même s’il avait tous les torts du monde. Qu’est-ce que ça rend con, les sentiments. Heureusement, il veut toujours passer la soirée à la maison, et je lui offrais un petit baiser de remerciement. On décidait de reprendre la route — parce que faudrait bien arriver à un moment quand même, même si l’épisode du parking c’était bien romantique — et je lui demandais s’il pouvait rouler un peu moins vite, lui avouant pour l’accident. Et il m’assura qu’il ferait attention. J’hochais quelque peu la tête. « Merci. » Et on quittait le parking, rejoignant la route principale. Je le remerciais également d’avoir mis son bras pour m’éviter de partir en avant. Mais pour lui, c’était normal. « Tu sais, l’accident dont je t’ai parlé… Le conducteur était un de mes potes à l’époque. Il est mort, au final. Pas sur le coup, à l’hôpital. Mais il était bien amoché. Moi, j’ai failli passer à travers le pare-brise. On s’en foutait de mettre la ceinture à l’époque, tu vois le genre, les jeunes petits cons. J’ai été pas mal blessé. J’ai pas de séquelles, mais c’est pour ça que quand c’est pas moi au volant et que ça va un peu trop vite, ça me fait flipper. Alors que moi, je me gêne pas pour rouler vite… J’sais pas, c’est comme ça. » J’haussais les épaules. Je ne savais pas pourquoi je lui avais raconté ça. C’était venu comme ça.

Je lui tendais ensuite la main et il glissait la sienne à l’intérieur, alors que j’entremêlais instantanément nos doigts. C’était une façon cachée de m’accrocher à lui — j’avais l’impression dans ces moments là qu’il ne pouvait pas s’éloigner de moi, que je ne pouvais pas le perdre, et ça me rassurait. Puis je lui dis que je le détestais, puisqu’il me faisait m’ouvrir et pire, qu’il me rendait niais. Qu’est-ce qu’il devrait dire lui? Sourire amusé. Puis je lui avançais même qu’il en aurait vite marre de moi, à quoi il répondait que c’était ’n’importe quoi’. « T’es con. Tais-toi. » Je roulais des yeux. Qu’il me laisse avoir raison pour une fois, non? Il était têtu, presqu’autant que moi, et j’allais devoir m’y faire ou batailler à chaque fois jusqu’à ce qu’il craque et me laisse avoir le dernier mot. Pourquoi il en aurait marre de moi? « Bah je sais pas moi… C’est comme ça. Les autres en ont eu marre de moi bien rapidement tu sais? Je suis chiant, maniaque, têtu, niais, accro au boulot, je pique toute la couverture la nuit, et je dormirai probablement collé à toi et tu crèveras de chaud. Et pleins d’autres trucs encore. » J’hochais la tête, l’air de dire ‘c’est vrai, tu dois me croire !’. Il lâcha ma main, passant une vitesse, et je la repris aussitôt fait. Rien ne me dit que ce ne sera pas l’inverse? « Tu rigoles j’espère? Je pourrais jamais en avoir marre de toi. » Je le regardais sérieusement. « Sauf si tu rejoues le connard avec moi. Alors là, je te baffe. Compris? »


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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Jeu 5 Fév - 18:53


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« Possible. Mais j’aurai eu la trouille que tu analyse le moindre de mes gestes. C’est des tordus, les psys. » Je le pense réellement. Je suis certain qu’ils analysent toujours tout le monde, tout le temps, parce que c’est une habitude chez eux. Et personnellement, je sais que c’est un truc que je ne supporterais pas le moins du monde. Déjà que je n’aime pas qu’une personne tente de me comprendre si j’en ai pas envie, alors un psychologue, ça me tuerait très probablement. J’écoute sa petite réplique et affiche un petit sourire. On ne sait pas vraiment dans quoi on s’engage, c’est certain, mais j’ai comme l’impression qu’on peut faire de belles choses tous les deux. Alors certes, on aura certainement des moments où rien n’ira, mais qui connaît une relation sans nuage ? C’est impossible. Et putain, voilà que je parle d’une relation…

On retourne dans la voiture parce qu’il est bien temps qu’on se remette en route. En même temps, j’écoute Aless qui me raconte l’accident qu’il a eu lorsqu’il était plus jeune et je l’écoute attentivement. Je comprends mieux pourquoi il n’aime pas tellement la vitesse lorsqu’il n’est pas au volant. « C’est certainement lié au traumatisme que tu as eu. » Enfin, je ne suis pas psy non plus et je ne sais trop pas pourquoi il ne flippe pas quand c’est lui qui conduit, mais certaines choses demeurent inexplicables. « Mon petit frère faisait la même chose. Il ne mettait jamais sa ceinture et à mes yeux, c’était comme un suicide, peu importe la ville, mais à Chicago, c’était encore pire. Mon réflexe vient de là. J’ai passé une bonne partie de mon temps à l’empêcher de passer au travers du pare-brise. » Je ne sais pas pourquoi je lui raconte, mais je n’ai juste pas envie qu’il se perde dans de vieux souvenirs douloureux. Je sais que ce n’est jamais la meilleure solution alors j’enchaine sur autre chose.

Nos doigts entremêlés, il me balance encore une ânerie : ouais, il pense que je vais en avoir marre de lui. Je ne sais pas vraiment pourquoi il pense cela, ni pourquoi il ne s’estime pas, mais il faudra bien que je le questionne à ce propos. Parce que je ne comprends pas pourquoi il ne voit pas en lui, ce que moi, je vois. C’est dingue. Un sourire amusé étire mes lèvres lorsqu’il me demande de me taire. Décidément, personne ne m’a jamais autant demandé de me taire que lui. Et là il me donne des raisons qui expliqueraient peut-être le pourquoi j’en aurai marre de lui. Je ris même un petit peu à tout ce qu’il raconte, parce que ouais, c’est amusant. « Non mais en plus, il est violent… » Je roule des yeux et tourne dans une rue. Je suppose que j’en mérite des baffes, beaucoup même. « Mais tu sais, c’est naze de faire une liste de tout ce qui pourrait me déranger chez toi alors que ce n’est pas forcément ce qui va me déplaire. » Et puis, toutes les choses qu’il déteste, je serai certainement susceptible de les apprécier.

« Il faudra que tu m’expliques pourquoi tu as une si basse estime de toi-même. Et je ne veux pas d’une réponse bateau dans le genre ‘parce que c’est comme ça’. Je veux une vraie réponse. Ça m’intrigue. » Et j’ai bien envie de lui faire comprendre qu’il se trompe sur toute la ligne. Parce que ouais, moi, il me fascine et je ne saisis pas comment il peut ne pas s’en rendre compte. « Ah, et pour info, je ne suis pas ‘les autres’. » J’ajoute dans un petit sourire. Tant pis pour eux s’ils sont partis, tant mieux pour moi, dans un sens.
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Jeu 5 Fév - 19:35

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« Je passe mon temps à t’analyser, depuis la seconde où on s’est recroisés. Et tu vois, tu t’en es même pas rendu compte. Alors tais-toi et laisse moi faire. » Je le regardais sérieusement. Un peu trop d’ailleurs, et ça me faisait perdre de ma crédibilité. J’aimais bien analyser les gens. Si j’ai pas fait psy c’est parce que j’avais déjà bien trop de problèmes pour m’encombrer avec ceux des autres. Et puis, j’aurais passé mon temps à régler les problèmes des autres, chose à laquelle j’excelle, sans jamais régler les miens, ceux qui me bouffent toutes les nuits. Alors finalement, je suis bien au bloc. Quand j’opère et que je sauve une vie, c’est un problème moins sur mes épaules, pas un en plus. C’est mieux pour moi.

Puis je décidais de lui raconter l’accident. Ce n’était pas pour me justifier, mais plutôt pour qu’il sache, simplement. Il m’écoutait attentivement, et me parlait finalement de son petit frère qui lui non plus ne mettait jamais sa ceinture et c’est pour cela qu’il avait développé ce réflexe. « Tant mieux pour moi j’ai envie de dire… T’as un petit frère? Il a quel âge? T'as d’autres frères et soeurs? » J’étais curieux qu’il m’en apprenne plus sur lui.

Lorsque je lui dis de lui taire — encore une fois — il esquissa un sourire amusé, et je levais les yeux au ciel. Bon sang je crois que jamais il ne me prendra au sérieux quand je dirai ça. Du coup, je lui donnais quelques raisons bateau pour lesquelles il pourrait en avoir marre de moi. Et il s’en moquait. « Eh! » répliquais-je en lui donnant une petite tape sur l’épaule. Et il me rétorquait qu’en plus j’étais violent, comme un nouveau truc à ajouter sur la liste. « Bon, dis-moi ce qui pourrait te déplaire alors et je te dis si j’ai ces défauts ou pas. » Et je voulais qu’il soit honnête, savoir toutes les petites choses qui l’emmerdaient. « Moi j’te tue si tu me chatouilles. Sérieusement. » J’arquais un sourcil vers lui, l’air intense. Bon, je ne le tuais pas, mais sérieux, j’étais tellement sensible que je perdais ma respiration et j’avais l’impression de mettre des heures à m’en remettre. Parce que l’avantage avec une femme, c’est que si elle se mettait à me chatouiller, je pouvais facilement prendre le dessus et l’immobiliser. Alors qu’avec Dean… Je crois bien que c’était lui qui prendrait le dessus sur moi, et les doigts dans le nez en plus.

« Il faudra que tu m’expliques pourquoi tu as une si basse estime de toi-même. Et je ne veux pas d’une réponse bateau dans le genre ‘parce que c’est comme ça’. Je veux une vraie réponse. Ça m’intrigue. » Oups. Pourquoi il me demandait ça lui? On en avait déjà parlé par texto, et oui ma réponse avait été ‘parce que c’est comme ça’. Du coup, je réfléchissais un peu. Beaucoup, en fait. Je gardais longtemps le silence, essayant de trouver une vraie réponse, parce que je savais que ça lui tenait à coeur. « Je sais pas. Je crois que c’est aussi lié à mon passé. J’ai jamais été assez bien pour personne. Je pense que ça vient de ça. » J’haussais quelque peu les épaules. « Pour ça que j’ai peur de te perdre. » Oh merde, j’avais vraiment dit ça à voix haute? J’avais prévu de le penser, c’est tout. Au moins il le savait maintenant. Personne n’avait eu assez d’attaches pour rester auprès de moi, personne n’avait jamais eu suffisant à mes côtés. Et je ne voulais pas que ça arrive pour Dean. J’aimerais être capable de le combler entièrement, ses moindres envies, ses moindres requêtes, ses moindres désirs. Il ajoutait finalement qu’il n’était pas ‘les autres’. Je souriais doucement et serrais mes doigts entre les siens. « Je sais. Je l’ai déjà remarqué. » Dès la première seconde j’avais su qu’il serait différent.


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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Jeu 5 Fév - 20:21


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Il m’analyse depuis le départ ? Uh. C’est le genre de truc qui me fiche assez la trouille parce que je n’aime pas qu’on fouille dans ma tête de la sorte, ou qu’on analyse mes gestes ou mes mots, c’est un peu trop déstabilisant. Et à mon sens, c’est comme si on volait quelque chose à l’autre. Ouais, c’est bizarre. « Je vais finir par me taire, mais genre, vraiment. » J’esquisse un sourire et lui lance un regard entendu parce que ouais, il n’arrête pas de me le dire, c’est dingue ! « Mais vas-y, doc. Quelles sont vos conclusions sur le cas Westfield ? » Je demande dans un petit rire. Ouais, autant que je le prenne avec le sourire, c’est mieux. Et puis, dans l’ensemble, il peut se dire que j’ai un passé difficile, mais ne pas connaître les raisons, donc ce n’est pas comme si il savait absolument tout de moi et heureusement, certaines choses doivent se dire en temps et en heure et non pas comme ça.

Je lui parle quand même de mon frère, et il m’en demande plus à ce propos. Il est vrai que je ne parle quasiment jamais de ma famille et là, je le fais un peu plus facilement parce qu’avec Aless, tout est toujours plus évident. Je penche un peu la tête et décide finalement de lui répondre. « J’ai deux frères. Des demi-frères, pour être plus précis. Jamie a trente ans, Tommy, enfin, Tom en a vingt-cinq. On a tous les trois le même père, je suis le seul à avoir une… mère différente. Je suis la pièce rapportée. C’est une longue histoire. » Ouais, et pas qu’un peu. Et rien que dire le mot ‘mère’ m’a paru trop difficile pour moi. Je ne la considère tellement pas comme telle que c’est limite agaçant pour moi-même d’en parler. Et puis, je ne me vois pas lui dire l’histoire de ma vie alors qu’on est en bagnole.

Je me moque un peu de lui, aussi, à cause de sa petite liste et il me donne une tape dans l’épaule et cela me fait encore plus rire, autant l’admettre ! Je secoue même la tête et rattrape de justesse la bonne route parce qu’encore un peu, et on aurait été bon pour un chemin beaucoup plus long. « Mh, d’accord, pas de chatouilles. » J’esquisse un sourire, parce que techniquement, il m’offre une arme, là ! Mais chut, je ne vais pas le dire à haute voix. « C’est surtout chez les femmes que j’ai une longue liste de choses qui peuvent me déplaire… » Ceci est un euphémisme, presque tout m’insupporte chez les femmes. Il n’y en a vraiment qu’une qui fait exception. « Mais j’en ai une là… C’est un truc que j’ai jamais dis… Mais je ne supporte pas l’indifférence. » Je fais en même temps référence à notre dispute de tout à l’heure, lorsqu’il m’ignorait. « Même si je me prends la tête avec quelqu’un, je préfère qu’on m’en mette plein la gueule, qu’on me cogne, qu’on m’insulte, tout plutôt qu’être indifférent. » Je marque une pause et hausse les épaules. « Et c’est stupide parce que je suis bien trop souvent indifférent, dans beaucoup de situations, mais dès que ça me tombe dessus et que ça vient d’une personne à qui je tiens, je ne le vis pas bien. » Voilà. Dans le genre : j’accepte de me confesser, je ne pouvais pas faire mieux !

Et je lui demande finalement pourquoi il a une si basse estime de lui-même. Je ne comprends pas pourquoi il est ainsi alors que clairement, il a tout pour plaire ce mec ! Il devrait se voir avec mes yeux, je ne sais pas, ça l’aiderait probablement. Mais quand il me répond, je l’écoute de nouveau et fronce un peu les sourcils. Son histoire fait étrangement écho à la mienne. Et il ajoute que c’est pour cela qu’il a peur de me perdre. Je souris doucement et je serre un peu plus sa main dans la mienne. « Tu ne t’es jamais dis que c’est peut-être les autres qui n’étaient pas assez bien pour toi ? » Je coule un regard vers lui et en voyant la route, je me rends compte qu’on approche de chez lui. « Alors si tu as aussi remarqué que je n’étais pas ‘les autres’, tu remarqueras rapidement qu’on ne me perd pas si facilement non plus. » Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai pas envie qu’il ait cette crainte au fond de lui alors que franchement, ça ne risque pas.
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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Jeu 5 Fév - 22:18

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Mais non, il ne va pas se taire. Il m’adore, j’le sais — même quand je le taquine et que je lui dis de se la fermer — tout ça parce qu’il ne me prend pas au sérieux de toute façon. Puis il me demanda mes ‘conclusions sur le cas Westfield’, en me calant un ‘doc’ dans la question, qui me fit sourire. « T’es vraiment sûr que tu veux savoir? Ça se trouve tu vas me détester, comme tu détestes tous les psys. » Je lui retournais son regard entendu. « Tant pis, tu l’auras voulu ! » Je pris une voix assez sérieuse après m’être faussement raclé la gorge. « Le cas Westfield, donc, premièrement, est assez complexe. Pour le peu que j’en ai vu jusqu’au jour d’aujourd’hui, je dirais qu’il est tout le contraire de ce qu’il laisse paraître. De l’extérieur, on le voit comme un connard qui se fout de tout à part de lui-même, mais si on le connait un peu plus on se rend compte qu’il est très sentimental, qu’il s’est forgé une image, une carapace, et que il passe trop de temps dans ses pensées, à réfléchir et à se torturer l’esprit avec des questions existentielles plus ou moins inutiles. Je pense aussi avoir déduit qu’il a pas mal de peur, comme la peur de l’abandon et de l’indifférence. Et qu’il a un passé douloureux, qu’il a vécu des choses difficiles et peu agréables, qui le font avoir peur de blesser les autres autour de lui ou les entrainer avec lui dans un monde qu’il cache. Et aussi qu’il a des problèmes de famille. Maintenant, j’ai l’impression qu’il essaye de remonter peu à peu la pente ; il a un job important puisqu’il est proprio d’un bar, et a connu un gars récemment envers qui il s’est ouvert, et je pense que jamais encore il ne s’était ouvert comme il l’a fait avec lui. Et que ce gars le perturbe, et qu’encore une fois, il se pose énormément de questions sur lui, et sur ce qu’il devrait faire. » Je ne le quittais pas des yeux, prêt à me manger une claque. Oui, j’avoue que ça ne se faisait pas d’analyser les gens comme je le faisais. Mais je ne le faisais vraiment pas exprès. J’étais très observateur, et quand je me retrouvais seul, j’interrogeais mes observations et j’en tirais des conclusions. Et voilà où ça menait.

Oh, il a deux frères. Bon, frères ou demi-frères, pour moi il n’y a pas grande différence. « La vache. Trente et vingt-cinq ans. Dis donc, si ton petit frère a les mêmes orientations que toi, t’as pas peur que je te quitte pour aller voir plus jeune? » répliquais-je dans un sourire amusé. Bon, 'que je te quitte', tout était relatif vu qu’on n’était pas vraiment ensemble. Mais il me comprenait, et puis c’était sorti tout seul. Faut dire que j’avais déjà l’impression d’être dans une relation, avec lui. Le même père, et seul lui avait une mère différente. Il avait hésité sur le mot mère, mais je n’allais pas relever, me doutant que c’était sûrement un sujet délicat et dont il ne voudrait pas forcément parler. Pièce rapportée. Sérieux, il ne pouvait pas trouver une autre expression qui le rabaissait moins? « J’aurais plutôt dit la cerise sur le gâteau. » lui lançais-je dans un petit rire.

Ma tape dans son épaule ne fit qu’augmenter ses rires. « Putain j’hallucine comment tu te moques de moi ! Je te l’interdis d’abord. Sinon ce soir tu dors dans le canapé! Ou non, pire! Sinon tu dors avec moi, mais je garde chacun de mes vêtements. » C’était une meilleure punition. Être tout près de lui, collé à son corps, mais sans qu’il n’ait le droit de sentir ma peau, ni de me voir sans jeans ou t-shirt. Ça serait bien dommage, non? Et bien qu’il me confirmait ‘pas de chatouilles’, j’avais l’impression qu’il avait des idées derrière la tête. Probablement à cause du sourire qu’il abordait. Peut-être que je n’aurais rien du dire en fait, je sens que ça va se retourner contre moi ça! Je lui demandais de me dire alors ce qui lui déplaisait. Et là, comme une bombe, il lâchait ‘l’indifférence’. Il continuait son explication, que j’écoutais attentivement puis je caressais doucement le dos de sa main de mon pouce. « Désolé. » lui dis-je, me rendant compte que j’avais fait exactement tout ce qu’il venait de décrire tout à l’heure. « J’essayerai de travailler sur ça. J’ai tendance à agir de la sorte si il y a une dispute ou un quiproquo. Je déteste m’énerver et moi j’ai peur de l’affrontement. » En effet, s’il y avait bien un truc que je redoutais niveau dispute, c’était d’aller voir la personne face-à-face et lui dire ce que je pensais. Ça, ça me foutait clairement mal à l’aise et me faisait perdre mes moyens. Mais je ferais des efforts pour lui, je me le jurais.

Puis il me questionna sur mon estime de moi-même. Et je lui répondais alors que c’était sûrement parce que je n’avais jusqu’à alors été suffisant pour personne. Et toujours dans les confessions, je lui dis clairement que j’avais peur de le perdre. Il souriait et je le sentais serrer ma main au creux de la sienne. « Tu ne t’es jamais dis que c’est peut-être les autres qui n’étaient pas assez bien pour toi ? » Je le regardais, l’incompréhension se lisant sur mon visage. Je secouais alors doucement la tête de gauche à droite en signe de négation. Non, ça ne m’avait jamais traversé l’esprit tout simplement car je ne pensais pas ça possible. « Alors si tu as aussi remarqué que je n’étais pas ‘les autres’, tu remarqueras rapidement qu’on ne me perd pas si facilement non plus. » A mon tour de sourire niaisement. Je me mordillais la lèvre inférieure pour cacher cet air qui me rendait con à souhait. « Si un jour j’ai l’impression que tu me files du bout des doigts, j’ai le droit de te kidnapper et de te séquestrer pour te garder pour moi? Promis, je te nourrirai et tout ça. Tu seras juste privé de vie sociale, t’auras que moi pour compagnie. »


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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Jeu 5 Fév - 23:18


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Il faudrait sérieusement que je réfléchisse plus longuement avant de dire des choses parce que je ne m’attendais pas à ce qu’il me lâche un si long discours, mais là, je suis carrément sur les fesses. Non seulement il voit complètement juste parce qu’il tape dans le vrai à chaque phrase, mais je ne pensais tellement pas qu’il en savait autant à mon propos que je reste genre… sans voix. Pour le coup, je me tais bien ! Je détourne un instant mon regard de la route lorsque je m’arrête à un feu rouge et je fronce les sourcils parce que merde, il est sensé ne pas être psy, mais il tape vraiment dans le mille, au moins aussi bien qu’eux – même mieux, en fait, puisqu’à mon sens, dans un bureau, il est facile de faire croire tout et n’importe quoi. « Et avec tout ça, tu m’avance encore que t’es pas psy ? Je suis sûr y a tromperie sur la marchandise. » Ouais, j’en plaisante un peu parce que c’est quand même fou qu’il ait comprit autant de choses sur moi. « J’ai même pas besoin de te dire que t’es dans le vrai pour la quasi-totalité de ton discours, tu dois être déjà au courant. » Je marque une pause et secoue la tête. « Non mais c’est dingue… » Un nouveau sourire étire mes lèvres alors que je reprends la route, une fois que le feu est passé au vert.

Mais malgré qu’Aless sache tout ça, je continue encore les confessions et je lui parle de mes frères, et à demi-mot, de ma famille un peu (pour ne pas dire complètement) bizarre. Le pire c’est que j’évoque un petit peu « ma mère » et ça me tue littéralement parce que je ne parle jamais d’elle. J’ai décidé il y a longtemps qu’elle était morte et enterrée, même si je sais que ce n’est pas vrai, je préfère me dire que c’est le cas. Quand il parle de mon petit frère, je lui lance un regard avant de faire une petite moue faussement exaspérée. « Tommy est gay, en plus. Toujours dans le placard, par contre. Il n’assume pas auprès de notre père. » Je hausse les épaules, il me demande en plus de rejoindre Chicago pour faire son annonce, il pense que ma présence le rassurera. Tss, je ne suis pas sa mère. « Et tu songes déjà à me quitter ? Sympa… Si ça arrive, je vous castre, tous les deux. » Et bien évidemment, je balance tout cela avec le sourire le plus adorable du monde accroché aux lèvres. Parce que j’aime faire un contraste entre mon attitude et mes mots. Je ris doucement à sa remarque et rétorque, amusé : « la cerise qui a fait exploser le gâteau, ouais. » Quoique. Je ne sais pas vraiment si c’est à cause de moi si mon père et sa femme ne sont plus ensemble, mais je pense que déjà, son infidélité de l’époque avait pas mal contribué à toute cette merde.

Et voilà que je pars dans une hilarité sans fin lorsqu’il me donne une tape dans l’épaule et ça empire largement lorsqu’il me fait des menaces. Je fais mine d’être plus calme, mais j’ai qu’une seule envie : rire. Alors je tousse – pour faire genre – et me tourne vers lui, l’air plus innocent que jamais (j’aurai du faire cette tête au juge à l’époque aherm). « Ça ne m’empêcherait pas de te toucher… Et au final, c’est toi qui crèverait de chaud à mes côtés… Oh finalement, la perspective m’amuse assez. » Je mordille ma lèvre puisque j’ai cette vision dans un coin de ma tête. Respire Dean, respire. Attends au moins de ne plus être en voiture avant de t’emballer de la sorte ! « Ne t’excuse pas. Tu ne savais pas. » C’est vrai, ce n’est pas comme si je lui avais dis que je n’aimais pas ça… Et puis, on n’avait pas franchement prévu de se disputer, bien au contraire ! C’est venu si rapidement que je n’avais pas de suite compris ce qu’il se passait.

Quand on parle de l’estime qu’il a de lui, je lui demande finalement s’il ne s’est jamais demandé si ce n’était pas les autres qui n’étaient pas assez bien pour lui… puisqu’à mon sens, c’était complètement plausible. Et puis, ça l’est forcément. Mais il secoue la tête parce que non, il n’a jamais remit cela en doute, convaincu d’être la cause de tout. « Bon et bien moi j’te le dis : les autres n’étaient pas assez bien pour toi. » Voilà, il faut bien qu’il se le mette un peu en tête. Et je suis sincère lorsque je dis une telle chose. Mais lui, il enchaine de nouveau et affirme qu’il me kidnapperait et me séquestrerait. Oh merde. C’est quand même la deuxième personne qui me fait une telle annonce… Je ne sais pas s’il faut que je flippe ou que je sois flatté. « Ça m’effraie un peu… Je n’aime pas l’enfermement en plus. » Je le dis dans un sourire, bien que je le pense – surtout la seconde partie, en fait -. « C’est mignon sinon, hein… Au cas où t’es une sorte de dingue, je n’ai pas envie que ça te foute en rogne que j’balance que je n’aime pas ça. » Et je ris encore une fois. C’est amusant dans le fond, non ? Je retire finalement lentement ma main dans la sienne puisque je me gare sur une place libre avant de désigner son immeuble d’un signe de la tête. « On y est, doc. »
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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Ven 6 Fév - 5:21

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Je riais à sa remarque. Au moins, il ne l’avait pas mal pris. Il ne faisait pas la gueule et il ne m’avait pas foutu de claque. C’était bon signe non? « Je ferais un psy d’enfer ah ouais? » J’arquais un sourcil. « Tu m’en veux pas? Et je peux me tromper tu sais. » Je n’étais pas psy. J’étais juste un très bon observateur. J’en avais des tas et des tas de théories sur Dean, mais je n’étais vraiment pas sûr alors je n’en parlerai pas. Ce que je lui avançais, bien qu’il y ait toujours un petit pour-cent de doute, j’en étais presque certain. Et apparemment j’avais vu juste.

Il me parlait donc de sa famille — ses demi-frères principalement — et je lui lançais un petit pique en stimulant sa jalousie une nouvelle fois, disant que son petit frère, Tommy, était plus jeune que lui et qu’il devrait se méfier que je ne le quitte pas. Premièrement, il ne tiquait pas sur le verbe ‘quitter’, ce qui me conforta dans l’idée que, déjà là, pour lui comme moi, l’idée d’une relation n’avait pas l’air de nous déranger. Il fit la moue, en me confirmant qu’en plus, Tom est gay. C’est le pompon dans sa famille dis donc. « Pourquoi il n’assume pas à ton père? Il le sait pour toi? Ton père, je veux dire. » Oui, ne mélangeons pas tout. « Et tu songes déjà à me quitter ? Sympa… Si ça arrive, je vous castre, tous les deux. » Je riais à ces mots. « Bah ça se trouve avec l’âge, tu vas perdre de ton activité, et pire encore, de tes capacités… Si tu vois ce que je veux dire. » lui lançais-je, accompagné d’un sourire en coin, le ton de nouveau taquin.

Mais lui à côté il se foutait bien de ma gueule, et ça empirait même quand je la jouais menaçant. Je lui dis que je le forcerai à dormir avec moi tout habillé. Il toussait pour reprendre son sérieux et se tournait vers moi, la mine innocente. J’arquais un sourcil. Je commençais à bien la connaître, cette expression. « Ça ne m’empêcherait pas de te toucher… Et au final, c’est toi qui crèverait de chaud à mes côtés… Oh finalement, la perspective m’amuse assez. » Ça ne m’empêcherait pas de te toucher. Je déglutissais, mots qui semblaient directement connecté à mon bas-ventre puisque celui ci me démangeait vivement. Non Aless, pas maintenant. Concentre-toi. Tu vas pas lui sauter dessus dans sa bagnole quand même? Quoi que… Ça serait vachement excitant, quand j’y pense. Non. Aller. La ferme. « Tu n’arriverais pas à résister à la tentation de m’enlever mes vêtements. » Oh punaise, il se mordait la lèvre. « Arrête ça. Arrête de te mordre la lèvre comme ça. » C’est clair que ça me perturbait encore plus.

Puis il me dit de ne pas m’excuser pour avoir agit comme il le détestait. C’est vrai, on ne savait pas. Et on n’avait pas prévu de s’engueuler. Puis vint le sujet de mon estime. Sérieux, ce n’était pas mon sujet préféré. Ça serait les autres qui n’étaient pas assez bien pour moi, et non pas moi qui ne suffisait pas? Non non, impossible. « C’est toi qui a une trop grande estime de moi, Dean… » soufflais-je doucement. Je ne voulais pas le décevoir. Du coup, je lui disais que je le séquestrerai pour qu’il reste avec moi pour toujours. « Ça m’effraie un peu… Je n’aime pas l’enfermement en plus. C’est mignon sinon, hein… Au cas où t’es une sorte de dingue, je n’ai pas envie que ça te foute en rogne que j’balance que je n’aime pas ça. » Et mes rires se mêlaient aux siens. « J’rigole. Jamais je ne ferai ça. Si un jour tu as envie de me quitter, ça sera ton droit. Et je te laisserai faire, même si ça me fera un mal de chien. » Autant être honnête jusqu’au bout, non?

On arrivait enfin à mon immeuble et je sortais de la voiture, réprimant un sourire toujours à ce surnom. Je crois que je devrais m’y faire avec lui. Me dirigeant vers la porte, je tapais le code sans le cacher de Dean, comme lui l’avait fait pour moi. Puis je m’engouffrais à l’intérieur du bâtiment, lui prenant la main pour l’attirer avec moi. Je me dirigeais vers l’ascenseur, puis m’arrêtais et bifurquais vers les escaliers. « J’avais déjà oublié que monsieur n’aimait pas l’enfermement. » Je montais les quatre étages et me plantais devant la porte qui indiquait le numéro 3, sortant mes clés. Déverrouillant, je n’ouvrais pourtant pas de suite la porte, me tournant vers lui. « Attends, tu connais mon appart ou pas? Quand tu m’as ramené chez moi cette première nuit, tu m’as conduit jusque où? » Je supposais que j’avais du lui ouvrir la porte. Je n’avais vraiment aucun souvenir de cette partie là. Peut-être qu’il m’avait laissé au pied de l’immeuble en fait. Sérieux? Comment j’aurais fait pour monter quatre étages et me foutre au lit? J’arquais quelque peu un sourcil, le regard dans le sien.


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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Ven 6 Fév - 23:18


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« Tu serai un excellent psy. » Je le pense vraiment. Il analyse incroyablement bien les gens et les capte bien plus que nécessaire. Comme là, je ne pensais vraiment pas qu’il en saurait autant sur moi alors que je n’avais encore quasiment rien dit, mais comme quoi, certaines personnes sont bien plus observatrices qu’on ne le pense. « Et non, je ne t’en veux pas. » Pourquoi est-ce que je lui en voudrais ? Dans le fond, cela veut peut-être aussi dire qu’il s’intéresse vraiment à moi et ouais, cela me plait assez, même si je n’ai pas envie qu’il découvre mes sombres secrets rien qu’en analysant mes moindres faits et gestes, je pense que ça me mettrait plus mal à l’aise qu’autre chose. Mais heureusement, je me confie quand même un peu plus facilement et je parle aussi un peu de ma famille, notamment mes demi-frères ainsi que mon père. On ne se voit pas très souvent – et c’est tant mieux – mais je pense que nous avons quand même réussi à bâtir de bonnes relations. Alors, à la question d’Aless, je hausse doucement les épaules.

« Ouais, je lui ai clairement dis quand j’étais ado que j’aimais autant les femmes que les hommes et il ne l’a pas particulièrement bien vécu. C’était un peu genre : si on l’apprend, ma réputation va en prendre un sacré coup. Il ne pensait vraiment qu’à son image. Donc Tom n’a jamais eu le courage de lui dire, il craint qu’notre père ait la même réaction qu’il a eue avec moi. » Et puis, les relations ne sont pas les mêmes. Même si je ne doute pas que mon père m’aime, je sais qu’il est quand même plus proche de ses deux autres fils et ça lui ficherait un coup s’il apprenait que son dernier est gay, mais en comment peut-il ne pas s’en douter ? « Moi, je m’en fichais de son avis. Tommy lui, je pense qu’il le vivrait mal si notre père l’envoyait chier à cause de ça. » Et je n’ai pas vraiment envie qu’il déprime durant des semaines parce que je sais qu’il se tournerait vers moi puisque j’ai vécu la même chose.

Enfin, je pense à autre chose lorsqu’on évoque simplement nos deux corps dans un même lit, et lui qui garderait ses fringues. Ce serait de la torture, oui, mais je pourrais facilement lui donner envie de les virer et je lui fais comprendre simplement avec quelques mots et ce geste avec ma lèvre qui se coince entre mes dents. Oui, et à voir sa réaction, cela fait déjà son effet. « Pourquoi ? Ça te donne quelques idées qui te donnent chaud ? » J’esquisse un sourire amusé et lui lance un nouveau regard. « Mais tu as raison, je ne résisterai certainement pas l’idée de t’arracher tes fringues. » Parce que dans la précipitation et avec une bonne dose de passion, ce n’est pas difficile de perdre complètement le contrôle au point de déchirer des vêtements. Wow. Et voilà, des images me viennent encore en tête et je suis assez perturbé comme cela sans que je n’en rajoute une couche tout seul comme un con.

Lorsque Aless me dit que c’est moi qui ait une trop grande estime de lui, je secoue la tête et lui serre un peu plus la main. Non, je ne pense pas que ce soit le cas. Un jour, j’espère bien lui faire comprendre la manière dont moi je le vois et il prendra peut-être conscience du fait qu’il est un être spécial et unique. « Et si on ne parlait pas de se quitter, hein ? Attendons un peu de commencer notre histoire avant, non ? » Il me semble que c’est quand même plus évident et puis, je n’ai pas envie de me dire qu’on pourrait se quitter. Voilà. C’est certainement con, mais je n’ai pas envie que ça nous porte la poisse. Heureusement qu’on arrive assez rapidement en bas de son immeuble et je me gare à quelques pas de celui-ci. On sort de la voiture, il tape le code et nous entrons avant de prendre la direction des escaliers, puisque oui, même les ascenseurs ne sont pas mon fort.

Il déverrouille la porte, mais ne fait rien d’autre. Je fronce les sourcils et l’écoute lorsqu’il me demande si je connais son appartement. Un nouveau sourire étire mes lèvres et je secoue un peu la tête. « Je n’ai pas vraiment eu l’occasion de le visiter. » Je hausse doucement les épaules et plante de nouveau mon regard dans le sien. « Tu m’as ouvert, avec du mal, tu trouvais plus la serrure… » Oui, je sais, le rire que je lâche n’est pas sympathique, mais c’était drôle. « J’t’ai demandé où se trouvait ta chambre, tu me l’as dis et je t’y ai conduis. J’t’ai foutu au lit – bon, sans grand ménagement, je l’admets aujourd’hui- et je suis parti aussi vite que je suis venu. » Ça n’avait pas duré très longtemps et je n’avais pas pris le temps de faire une visite de son appartement. Non seulement je n’y étais pas invité, mais à mes yeux, c’était comme fouillé sa vie privée et c’est mon pas genre.
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Dim 8 Fév - 5:54

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« Merci. Mais j’ai pas envie d’être psy. J’ai déjà assez de mes problèmes pour devoir m’occuper de régler ceux des autres. J’ai le don de trouver des solutions pour tout le monde, sauf pour moi. » J’haussais quelque peu les épaules. Et je fus quelque peu soulagé quand il me confirmait qu’il ne m’en voulait pas. Bah oui, ça pourrait faire office de violation de la vie privée ou un truc dans le genre. Après tout, je m’intéressais à lui, alors j’avais encore plus prêté attention à ses faits et gestes que je ne le fais normalement pour les autres.

Je lui demandais si son père avait qu’il aimait les hommes, et il me répondit qu’il ne lui avait jamais caché qu’il avait « autant les femmes que les hommes », mais qu’il ne l’avait pas bien pris pour son image. « Ah sérieux, femmes autant que les hommes? C’est pas bon pour moi ça — deux fois plus d’adversaire et deux fois plus de raisons d’être jaloux. » Je lui lançais un regard entendu. « En tout cas, je comprends ton frère. Je réagirais pareil que lui… » J’aurais trop la trouille. Rien que d’annoncer à mes parents que j’aimais les gars, je serais mort de peur. Même si je n’eus jamais à le faire, je savais qu’ils auraient accepté sans problème. C’était des gens géniaux et très ouverts d’esprit. J’aurais aimé pouvoir leur présenter Dean, ils l’auraient adoré, j’en suis sûr. M’enfin…

On en venait à évoquer l’idée que je puisse dormir avec lui dans le même lit — le mien en l’occurence — mais en gardant chacun de mes vêtements. Finalement, je lui avançais qu’il ne résisterait probablement pas à l’envie de me dévêtir, chose qu’il me confirma en se mordant la lèvre en plus. Et je le priais d’arrêter. Il souriait, son fameux sourire charmeur, en me demandant pourquoi, si ça me donnait des envies qui me donnaient chaud. Je plantais mon regard dans le sien, faisant exprès de glisser le bout de ma langue sur ma lèvre inférieure, sachant très bien que ça le rendait dingue. « Peut-être bien. » Ah, j’ai raison? Il ne résisterait pas à l’idée de m’arracher mes fringues. Tiens tiens. « J’ai hâte de voir ça. Tu penses avoir assez de force pour ça? Pour m’arracher les vêtements et me dominer? Avoir le total contrôle sur moi? Que j’obéisse au moindre de tes désirs? » Et je pourrais continuer longtemps avec des expressions de ce genre, juste pour le provoquer et l’exciter davantage. Je savais qu’il aimait avoir le contrôle et moi, j’aimais être contrôlé. Alors si je pouvais lui glisser des images dans la tête et lui donner des idées… En attendant, c’était moi que ça excitait plus qu’autre chose tout ça. Je pensais pouvoir résister ce soir, quand je lui ai proposé de passer la nuit chez moi, mais cela s’avérait bien plus compliqué que ça en avait l’air. Plus facile à dire qu’à faire, comme le dit si bien la maxime.

Mais en attendant, il relançait le sujet de l’estime que j’avais de moi-même. Et je lui avouais que c’était lui qui voyait trop grand, trop spécial en moi. Je lui disais d’ailleurs que je séquestrerai pour éviter qu’on me le dérobe, puis quand il me confessait avoir peur de l’enfermement, je retirais la plaisanterie, précisant que si un jour il voulait me quitter, je le laisserais partir même si j’en souffrirai. Alors, il me serrait d’autant plus la main, et je levais le regard vers lui. « Et si on ne parlait pas de se quitter, hein? Attendons un peu de commencer notre histoire avant, non ? » J’esquissais un doux sourire à ses paroles. Comment se faisait-il qu’il ait toujours les mots justes? Notre histoire… « Alors t’en envisages vraiment une?… » Oui, c’était plutôt direct ainsi, mais il fallait que je demande, il fallait finalement que je sache pour de bon, c’était plus fort que moi. Il existait plus romantique comme approche, mais j’avais besoin d’être rassuré.

On arrivait en bas de l’immeuble, et peu de temps après on se retrouvait à l’intérieur, montant les quatre étages à pied. « C’est quand même vachement dommage ta peur de l’enfermement… Le fantasme de l’ascenseur s’envole, brisé en milliers de petits morceaux. » déclarais-je alors, le ton amusé, la mine faussement déçue et exaspérée. Le revoici, le petit jeu qu’on a, à se taquiner ainsi. C’est encore plus drôle quand c’est sur le sexe, vu qu’on finit tous les deux par avoir des idées malsaines en tête.

Je déverrouillais la porte sans l’ouvrir pour autant. Beuguant quelques secondes, je me tournais ensuite vers lui, me demandant s’il connaissait déjà mon appart avec la fameuse nuit quand il m’a ramené ici, épisode dont je n’avais absolument aucun souvenir. Un sourire étira ses lèvres avant qu’il ne secoue la tête. Il n’a pas vraiment eu l’occasion de le visiter. Oui, mais il y est entré non? Putain pourquoi je me suis autant laissé aller ce soir là? Je lui ai ouvert et… oh, voilà qu’il se fout encore de moi. « Oh aller Dean, sois sympa un peu! Je vais dormir dans le canapé sinon… » lui lançais-je en guise de gentille menace, comme une mise en garde, le regard faussement fâché. Oh, il m’avait mis au lit? Je fis une petite moue. « C’est pas du jeu, tu connais déjà ma chambre du coup… » Je lui ouvrais la porte et passais une fois qu’il était entré en premier. « Mets-toi à l’aise, fais comme chez toi surtout. Je reviens. Ash? » élevais-je un peu la voix sur ce dernier mot pour me faire entendre, alors que je retirais ma veste en cuir. Je la posais sur le dossier d’une chaise de la cuisine, m’éloignant vers un petit couloir, entrant dans une pièce qui s’avérait être la chambre de ma fameuse « princesse » du téléphone chez Dean. Mais elle était déjà endormie. Je soupirais doucement. Je m’approchais de son lit et lui ajustais les couvertures, la bordant correctement avant de déposer un petit baiser sur son front et de revenir dans la pièce principale où j’avais laissé Dean après avoir refermé la porte derrière moi. « Elle dort déjà. » J’haussais quelque peu les épaules. « Tu déjeunes quoi le matin? Oui parce que tu déjeunes ici demain, tu me fais pas le coup du connard qui s’en va avant le ptit-dèj, compris? » Je lui lançais un nouveau regard entendu. « T’as fait un tour? Tu veux quelque chose? Dis-moi si t’as besoin. » Je lui tendais les mains en guise d’invitation pour qu’il revienne auprès de moi.


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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Lun 9 Fév - 18:55


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J’écoute Aless et j’esquisse un sourire parce que je ne doute pas une seule seconde du fait qu’il soit doué en ce qui concerne les autres, mais un peu moins lorsqu’il faut qu’il s’occupe de lui. Je me demande encore quels sont les problèmes qu’il rencontre – parce que lorsqu’on le voit ainsi, on ne pense pas de suite que c’est un mec qui en a des tonnes, mais les apparences sont souvent trompeuses et il est plutôt facile de faire semblant de rien. Dans le fond, j’espère quand même que ce n’est rien de trop grave, parce que ouais, l’idée qu’il ne soit pas bien ne m’enchante réellement pas. Je crois que je m’attache beaucoup trop à lui ; c’est effrayant parce que ça ne m’arrive pas souvent, mais pour rien au monde je n’échangerai ma place. Au final, j’apprécie bien ce qui m’arrive actuellement et cela fait pas mal de bien de se dire qu’on peut avoir un passé chaotique et construire une vie plus stable. Et ce, même si on a un père complètement con qui préfère sa réputation et son image au bonheur de son fils. Je ne lui en ai jamais voulu, je m’en fichai plus qu’autre chose, mais je n’ai jamais compris son obsession d’être toujours bien vu alors qu’il n’était pas un modèle de vertu. « Rassure-toi, j’ai toujours été plus vers les mecs que vers les femmes. » Je coule un regard vers lui parce que je dis vrai. Les femmes ont toujours tendance à me dégouter les trois quart du temps…

Mais j’oublie rapidement les femmes lorsque j’imagine Aless à mes côtés, lui avec ses vêtements que j’arracherai très probablement, oui. Je crois que je ne pourrais pas résister à cette tentation et je n’ai aucun mal à le dire. Oh, et voilà qu’il passe sa langue entre ses lèvres – geste qui me rend complètement fou. Le pire, c’est qu’il en rajoute plusieurs couches et il me faut toute la volonté du monde (et de toutes les galaxies, probablement) pour ne pas craquer là, maintenant. Et je pense que c’est mieux puisque faire ceci alors que je suis au volant serait pas mal dangereux, mais il me cherche très sérieusement. J’ai des milliers d’images en tête et elles toutes plus folles les unes que les autres. « Je suis certain que je peux le faire. » Si je parviens à remettre de l’ordre dans mes pensées. Parce que là, je n’ai pu faire qu’une petite phrase, complètement incapable de dire plus de mots.

Je retombe un peu la pression et on parle un peu de la mauvaise estime qu’il a de lui-même, mais il ne semble pas prêt à se dire que ce sont les autres qui n’étaient sans doute pas assez bien pour lui. Alors qu’à mon sens, c’est clairement évident et je ne comprends pas pourquoi il a une si mauvaise image de lui. La preuve, c’est qu’il évoque déjà le fait que je pourrais le quitter alors que nous ne sommes même pas encore ensemble et que rien n’a vraiment commencé. Et lorsqu’il me demande si j’envisage vraiment une histoire, je me tourne vers lui, sourire aux lèvres. « Oui. » Je ne vois pas quoi répondre d’autre que ce simple ‘oui’ qui en dit pourtant beaucoup plus. Ouais, j’envisage quelque chose avec Aless et même si je flippe encore un peu au fond de moi, c’est moins que ce que j’aurai pu croire.

Enfin, nous sommes arrivés et nous montons les escaliers pour rejoindre son appartement. Évidemment, il me balance une petite remarque qui me fait bien rire et je hausse les épaules. « On se rattrapera sur un autre fantasme. » Parce que ouais, malgré ma bonne volonté, être dans un ascenseur durant plusieurs minutes, non merci. Ce n’est pas tant que je crains l’enfermement, c’est juste que je ne supporte pas – plus – cela. Ça me colle des sueurs froides. Alors les escaliers font l’affaire ! Et lorsqu’on arrive devant sa porte et qu’il l’ouvre, il me pose de nouvelles questions auxquelles je réponds le plus précisément possible. « Mais tu sais aussi qu’on peut faire beaucoup de choses sur un canapé… » J’arque un sourcil et sourit, amusé, en faisait référence à ce qu’il s’est passé dans mon appartement. Donc ouais, je connais déjà sa chambre – un peu -, mais rien de plus. J’entre finalement chez lui et je hoche la tête à ses mots avant de le voir disparaître voir sa fille, je présume. Je retire ma veste que je pose sur le dossier d’une chaise et mon regard parcourt un peu le salon, je me familiarise un peu avec les lieux qui sont nouveaux malgré tout.

Je regarde quelques petites choses avant que la voix d’Aless ne me tire de mes songes puisqu’il m’annonce que sa fille dort. J’esquisse simplement un sourire et hoche la tête. Dans le fond, ça me rassure un peu, j’ai du temps pour m’y préparer mentalement, là. « Tsss, comme si j’allais partir au petit matin… Quelle belle image que tu as de moi. » Je roule des yeux avec exagération. « Je ne déjeune pas. Je ne bois que du café. » Ouais, une bonne grosse dose de caféine qui fait beaucoup de bien, avec une clope, sinon, c’est un mauvais matin. Je m’en vais finalement rejoindre Aless et glisse mes mains dans les siennes en me rapprochant de lui, jusqu’à ce que nos corps soient collés. « C’est pas mal chez toi. » Finis-je par dire, mes lèvres à quelques centimètres des siennes. « Presque aussi charmant que toi. » Un petit rire m’échappe alors que je penche légèrement la tête avant de glisser mes lèvres contre les siennes ; il voulait savoir de quoi j’avais besoin, et bien voilà.
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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Lun 9 Fév - 22:17

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« Je suis certain que je peux le faire. » n’était pas vraiment la réponse que j’attendais, pour être honnête. J’espérais bien plus. Mais je croyais déceler qu’il se contenait vu qu’il était au volant. J’esquissais un sourire. Plus il se contiendrait, et moins il mettrait de temps à me sauter dessus une fois arrivé à l’appart. Au final, ça pouvait être très bien aussi comme ça. J’avais hâte de le voir craquer.

On parlait de mon estime — sujet que je détestais évoquer — et il devait bien remarquer qu’elle n’était pas très haute puisqu’aussitôt je parlais qu’il viendrait à me quitter, ce qui me semblait la seule issue. Je n’arrivais pas à imaginer qu’il pourrait ne pas se lasser, être heureux et comblé avec moi, et avoir envie d’y rester. Ça ne me traversait l’esprit ; de un, parce que ce n’était jamais arrivé et de deux, parce que je voyais Dean comme l’homme parfait et je me demandais bien ce qu’il pouvait me trouver pour ne pas avoir envie d’aller voir ailleurs. Alors quand il me dit d’arrêter d’envisager une rupture, et d’attendre plutôt qu’on démarre une histoire, je le questionnais inévitablement sur le fait qu’il avait vraiment envie d’une relation ou non. La question et le doute me trottaient depuis trop longtemps dans la tête. Et il me répondit par l’affirmative, un simple ‘oui’. Mais je sentais que ça en disait long. Je croyais deviner qu’il n’avait jamais eu de relation sérieuse, et que c’était peut-être bien la première fois qu’il en envisageait une. Et qu’il devait surement avoir la trouille. « C’est nouveau pour moi aussi. » me contentais-je de dire, pour lui montrer qu’il n’était pas le seul à avoir peur et à ne pas savoir comment agir, quoi faire. On n’aurait qu’à le faire à notre façon, non? Je prenais conscience que j’avais vraiment envie d’essayer cette fois. J’avais l’impression que ça valait le coup. Qu’il valait le coup. Qu’on en valait la peine. Et si ça ne marchait pas, je ne regretterais pas d’avoir pris le temps d’essayer. J’espérais qu’il en pensait la même chose. « Tu sais, pour moi l’histoire est déjà commencée. » lui avouais-je finalement. Oui, je me sentais déjà avec lui, officiellement. J’veux dire, c’était rapide mais c’était aussi ce qui donnait de la beauté à la chose. C’était un peu le coup de foudre, même si je n’y croyais pas.

On arrivait enfin, et je ne pus m’empêcher de lui lancer une petite blague sur l’ascenseur, à laquelle il riait et répliquait qu’on se rattrapera sur d’autres fantasmes. « D’ailleurs, ça m’intéresse de savoir les tiens! » Bah quoi… Il fallait bien s’informer non? On avait dit qu’on devait apprendre à se connaître… Bon d’accord, j’aurais pu commencer par lui demander sa couleur préférée mais l’occasion était venue à moi. « Ça te vient d’où cette peur de l’enfermement dis-moi? » Curiosité de retour.

J’ouvrais enfin la porte, et lui posais quelques questions auxquelles il se moquait ouvertement, alors je le menaçais de dormir dans le canapé, remarque à laquelle il répondit en faisant allusion à l’épisode de chez lui. J’esquissais un sourire en coin en y repensant. « Tais-toi. » lâchais-je une nouvelle fois. Ou j’te ferai taire, me soufflait à nouveau ma conscience qui avait refais surface. On entrait finalement, et j’allais premièrement voir Ashley, si tout allait bien, pour la trouver simplement endormie. Je revenais donc dans le salon auprès de Dean pour lui annoncer, avant de lui demander ce qu’il déjeunait, parce qu’il ne me ferait pas le coup de partir au petit matin. Il m’annonçait un café, non sans laisser passer une petite remarque exagérée. « J’aurais du m’en douter, monsieur est un vrai homme. » lui répondis-je dans un sourire, alors que je lui tendais les mains pour qu’il me rejoigne, ce qu’il fit. Il me prit les mains, et je lui demandais s’il avait besoin de quelque chose. Je glissais mes mains au niveau de ses clavicules, agrippant mes doigts à ses épaules, mon corps collé au sien. Trop longue avait été la distance durant le trajet. « C’est pas mal chez toi. Presque aussi charmant que toi. » soufflait-il sur mes lèvres. Je souriais pleinement. « Tant que ça ne l’est pas plus que moi… » Il riait quelque peu puis je ne pus en dire plus puisque ses lèvres se posèrent sur les miennes, me faisant taire. Je fermais les yeux et lui rendais le baiser un peu plus intensément, mes mains glissant le long de sa peau pour venir rejoindre sa nuque en s’y logeant confortablement.

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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mar 10 Fév - 0:09


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Naturellement, Aless m’annonce que c’est aussi nouveau pour lui, ce qui fait que je fronce légèrement les sourcils. Non mais il est en train de lire dans mes pensées ou quoi ? C’est limite flippant, mais je souris quand même parce que cela me rassure un peu qu’on soit dans la même situation. Je n’avais jamais rien envisagé avec personne, et voilà que je le fais maintenant, avec un mec que je ne connais pourtant pas si bien que cela, mais tout me parait si clair dans ma tête que je n’ai aucun doute là-dessus. J’ai comme une grosse envie que tout cela fonctionne bien – je pourrais être réellement déçu si ce n’était pas le cas -. « C’est que c’est probablement le cas, alors. » Ouais… Je le pense vraiment. Si il ressent le truc ainsi, c’est que notre histoire a déjà commencée, mais que moi, je ne m’en suis pas rendu compte puisque je ne me rends jamais compte de rien dans les relations de manière générale. Je plonge un peu dans le vide sans parachute, c’est l’impression que j’en ai. Ça ne me fiche pas la trouille. Ça me donne l’impression qu’une énorme dose d’adrénaline coule dans mes veines.

Et tout cela se poursuit dans l’immeuble du jeune homme, avec notre petit jeu durant lequel il me parle de fantasmes. Alors certes, celui de l’ascenseur, on l’enterre bien profondément, mais comme je le souligne si bien, il en existe beaucoup d’autres – heureusement pour nous. « Oh, tu les connaîtras bien rapidement… » Un sourire étire mes lèvres alors que je lui lance un regard entendu. Mais ce sourire s’estompe un petit peu lorsqu’il me demande la cause de cette crainte de l’enfermement. Légèrement gêné, je passe une main dans ma nuque et hausse les épaules. « Mh… Ça te dérange pas si on en parle plus tard ? J’ai pas vraiment envie qu’on ait cette discussion dans les escaliers. » Et aussi parce que je n’ai pas forcément envie qu’on aborde cette partie là de ma vie qui n’est pas amusante et qui m’emmerde assez.

Enfin dans son appartement, je regarde un peu autour de moi lorsqu’il disparaît rejoindre sa fille et je ne reprends pied dans le monde réel que lorsque j’entends sa voix. Je me tourne vers lui et répond à ses questions avant de rire légèrement à sa réplique. Je le rejoins ensuite et attrape ses mains avant de coller mon corps contre le sien. Mes mains glissent ensuite dans son dos dans lequel elles se rejoignent et le complimente sur son appartement. Je hoche la tête à sa nouvelle remarque, mais je ne lui laisse pas le temps d’en dire plus que mes lèvres rejoignent rapidement les siennes. J’en mourrais d’envie depuis qu’on se trouvait dans la voiture et je n’en pouvais plus d’attendre. Je resserre un peu ma prise dans son dos et lâche finalement ses lèvres. « Rien ne peut être plus charmant que toi. » Et même s’il en doute et s’il doute de lui-même, je le pense vraiment. Peut-être qu’à force de lui dire, il le comprendra plus facilement et son estime remontera en flèche.

« Tu sais que j’ai l’impression que je m’améliore à tes côtés ? » J’esquisse un sourire alors que je recule mon visage de quelques centimètres. Je m’améliore dans le sens où je suis clairement moins un crétin et que, grâce à lui, j’ai bien plus envie de construire quelque chose plutôt que vivre une simple aventure qui ne compterait pas. Aless me change, mais en mieux, c’est en tous les cas ce que je ressens et j’avais envie qu’il le sache, ça me semblait important.
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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mar 10 Fév - 6:33

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C’est que c’est probablement le cas? Attendez, je rêve ou il vient de me confirmer qu’on est ensemble? J’avoue que je suis un peu perdu là. Il n’a pas l’air de savoir non plus quoi faire, ni quoi dire. Il n’a vraiment aucune idée de comment fonctionne une relation? Une vrai je veux dire, pas un coup d’un soir ou une aventure… Je serrais encore une fois un peu plus sa main. Comme pour le rassurer. Lui faire comprendre que je serai là. Pour un bon bout de temps. Que je ne l’abandonnerai pas. Et que je ferai de mon mieux pour le combler et le rendre heureux.

Je lui demandais quels étaient ses fantasmes suite à ma blague sur celui bateau de l’ascenseur — qui à vrai dire ne me tentait pas du tout, donc tant mieux que Dean soit dans l’incapacité physique de le réaliser. Mais il me répondait simplement  que je les connaîtrai bien vite. « Ça me suffit pas, je veux les connaître maintenant ! » L’enfant boudeur et capricieux que j’étais remontait à la surface. Je savais que si je n’insistais pas, on allait finir par oublier et il ne me les dirait jamais. J’eus le malheur de l’interroger sur sa crainte de l’enfermement par curiosité, et sa réaction ne se fit pas attendre. Son précédent sourire s’estompait rapidement, et il se passait la main sur la nuque. Je connaissais bien ce geste ; moi même je l’avais comme tic quand j’étais gêné ou embarrassé. Il haussait finalement les épaules avant de me demander si on pouvait en reparler plus tard, parce qu’il ne tenait pas à avoir cette ‘discussion’ dans les escaliers. Alors c’était sérieux. Je crois que j’avais touché un point sensible avec cette question. « Bien sûr. Pardon. » lui répondais-je du coup d’une voix qui se voulait plutôt douce et confortante. En tout cas, on allait en parler à un moment ou à un autre — il n’avait beau pas vouloir parler de sa vie, moi je m’y intéressais, et s’il était l’homme avec qui j’allais passer la plupart de mon temps à partir de maintenant, on se devait de savoir le maximum de choses. Je me rappelais donc que moi aussi j’avais quelque chose à lui dire, mais que je lui avais dit que par texto je ne préférais pas. Est-ce que lui-même s’en souvenait déjà?

Une fois dans l’appart et ma fille vérifiée, il me prit les mains que je lui tendais. Quelques secondes après, les miennes venaient se glisser sur ses épaules carrées alors que les siennes passaient habilement dans mon dos, ce qui m’arrachait un frisson alors qu’il m’embrassait doucement, et que mes mains remontaient jusque sur sa nuque. Je lui rendais évidemment le baiser, et je sentais son emprise se resserrer sur mon dos. Il allait me faire perdre la tête. Perdre la raison. Perdre le contrôle. « J’ai l’impression d’être à toi quand tu fais ça… » Et ça me plaisait tellement. J'étais complètement d'accord avec l'idée de lui appartenir. Ça pouvait paraître anodin comme geste au premier abord, mais je le ressentais comme s’il voulait m’empêcher de m’éloigner, m’empêcher de partir, me serrant un peu plus contre lui à chaque fois pour se rassurer lui-même, et d’un autre côté pour me faire comprendre qu’il avait la force, et le contrôle. J’esquissais un petit sourire à sa remarque, et ne niais rien cette fois. Je voulais lui laisser le plaisir de ne pas refuser l’un de ses compliments pour une fois. Je crois qu’il allait falloir que je m’habitue, et que j’essaye de les tolérer, pour finalement les accepter entièrement. Ça allait sûrement prendre beaucoup de temps. J’espère qu’il était patient.

Et mon sourire s’étirait davantage à sa remarque suivante, bien plus qu’inattendue. « Tu sais que j’ai l’impression que je m’améliore à tes côtés ? » Je caressais doucement sa nuque du bout des doigts. Je me contentais de le regarder en silence, détaillant chacun des traits de son visage, une certaine admiration dans les yeux. Je ne savais pas vraiment quoi lui répondre. Je n’avais pas de mots assez forts, pas aussi forts que les siens en tout cas. Parce que oui, pour moi, cette confession était énorme. Il s’améliorait à mes côtés? Comment cela se pouvait-il? Je ne m’étais jamais senti capable de changer quelqu’un, en mieux du moins. Et voilà que la personne qui devenait la plus importante à mes yeux devenait ce quelqu’un. Ça me touchait énormément, d’où mon incapacité à répliquer. J’étais bouche-bée sous l’effet de l’émotion. Du coup, pour seule réponse, j’optais pour un baiser qui en dirait bien plus que des tas de mots juxtaposés les uns aux autres. Je ramenais une paume sur sa joue en laissant la deuxième sur sa nuque, qui continuait docilement ses caresses, alors que je vins déposer de nouveau mes lèvres sur les siennes. C’était très doux, très tendre, très… aimant. Oui, le verbe aimer était à présent inévitable.


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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mar 10 Fév - 18:31


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« Ah, tu es donc du genre impatient ? » Mes lèvres s’étirent dans un large sourire tandis que je coule un regard vers Aless. Et pendant quelques instants, je me perds dans mes réflexions et je me demande si je dois lui en dire un ou si, au contraire, je dois me taire parce que la moue qu’il fait est affreusement adorable – oui, j’ai dis ADORABLE, moi-même j’en suis assez choqué. « Je vais t’en dire un, alors. » Une nouvelle pause appuyée, je fais en sorte que sa patience soit bien consumée parce que cela m’amuse bien plus que je ne le montre. Mais en même temps, il me tend bien souvent les perches, et je ne peux pas faire autrement que mettre les pieds dans le plat à chaque fois ; et du moment que cela reste amusant entre nous, il n’y a aucun mal. Je passe le bout de ma langue entre mes lèvres et me tourne de nouveau vers lui, sourire taquin accroché aux lèvres. « Toi. » Dis-je simplement. Et je sais que cela peut paraître con de ne dire qu’un mot, ainsi, mais c’est pourtant évident, non ? Il veut que je lui parle d’un de mes fantasmes, il en est un. « Tu as pris la première position dans mes fantasmes. Tu es partout, dans chacun d’entre eux. Et bizarrement, il n’y a rien de fou ou de bien… je ne sais pas, extravagant. Rien que toi, nu dans un lit, je suis au comble de l’excitation, tu vois ? » Regard entendu, je me retiens de mordre ma lèvre, mais c’est bien difficile et je pense que tout passe dans mes yeux parce que là, je crois que je pourrais facilement le plaquer contre les murs et perde complètement le contrôle de mon corps.

Il n’y a que lorsqu’on parle de ma crainte de l’enfermement que je lui demande si on ne peut pas avoir cette discussion juste un peu plus tard parce que je n’ai pas du tout envie qu’on parle de cela dans les escaliers. Non seulement c’est bien trop sérieux à mon sens, et ce n’est pas une conversation que je souhaite qu’on aborde de cette manière. Heureusement, c’est une chose qu’il comprend bien et je lui adresse un sourire lorsqu’il me demande pardon. Ce n’est rien de grave dans l’absolu alors je ne m’en offusque pas. Il y a beaucoup de sujets qu’il faut qu’on aborde, lui comme moi, et je ne sais pas s’il existe de bons moments, et je ne sais pas comment on va les aborder, mais il faudra bien qu’on le fasse à un moment ou un autre. Mais en attendant, on se retrouve dans le salon de son appartement, et bien rapidement, nos corps se retrouvent, comme si on était bien capable d’être éloigné trop longtemps – et c’est sans doute vrai. Je me colle contre lui et glisse mes bras dans son dos afin que mes mains s’y rejoignent et lorsque je l’embrasse, je le serre davantage contre moi, toujours un peu plus, fermement – presque jalousement. Et lorsque nos visages s’éloignent un petit peu, je souris à sa remarque avant de planter mon regard dans le sien. « Tu n’en n’a que l’impression ? » Je demande dans un petit rire. Étrangement, c’est ainsi que je le ressens. Parce que, merde, ouais, il est à moi. Je ne supporte déjà pas le fait qu’il parle avec un mec, c’est un signe qui ne laisse aucun doute, pas vrai ?

Mais comme je lui affirme, je m’améliore à ses côtés. Je m’ouvre davantage, je parle plus facilement de moi, même si je ne dis pas tout – il ne sait rien de mon enfance en compagnie de ma mère, il ne sait pas toutes les conneries que j’ai pu faire, mon passage en prison et tout le reste. Il existe des zones d’ombres entre nous, mais c’est normal puisqu’on ne se connaît pas encore énormément… Si on ne compte pas la première soirée à La Taverne, ce n’est que la deuxième fois que l’on se retrouve vraiment à deux et on peut dire qu’on a déjà eu pas mal d’émotions tous les deux. Et cela continue puisqu’Aless m’embrasse d’une manière si tendre que j’en suis complètement perturbé, et le contact de sa main dans ma nuque me tire à présent des frissons incontrôlables. Je glisse une main contre sa taille alors que l’autre reste bien dans son dos, afin qu’il reste près de moi, tout contre moi. C’est une sensation que je n’avais jamais connu, mais qui me plait vraiment bien.
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mar 10 Fév - 20:00

undisclosed desires

I want to reconcile the violence in your heart
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I want to satisfy the undisclosed desires in your heart


Si je suis du genre impatient? Il se fiche de moi ou quoi? Il ne l’a vraiment pas déjà remarqué? Plus impatient que moi n’existe pas je crois. Je veux tout, tout de suite. Et si on me fait attendre, je m’impatiente, je ne tiens pas en place, je m’offense, je m’énerve, et je boude. Comme un gosse pourri gâté qui se ferait refuser la dernière batmobile qu’on peut contrôler à distance. Et le pire, c’est que ça l’amusait. Il jouait avec mes nerfs et ma patience — quasi inexistante au passage — puisqu’il m’annonçait qu’il allait me dévoiler un de ses fantasmes, mais qu’il n’en fit rien du tout. Sourire aux lèvres, bout de sa langue qui s’y glisse, idées malsaines prenant de nouveau possession de mon esprit. Raah. Quoi ? Moi ? S’il croyait que ça allait me suffire… « Tu as pris la première position dans mes fantasmes. Tu es partout, dans chacun d’entre eux. Et bizarrement, il n’y a rien de fou ou de bien… je ne sais pas, extravagant. Rien que toi, nu dans un lit, je suis au comble de l’excitation, tu vois ? » Et je le regardais. Je le fixais comme s’il venait d’une autre planète, d’un autre monde, d’une autre galaxie, d’une autre dimension. De n’importe où, mais pas de la planète Terre. Comment moi, je pourrais être en première position de ses fantasmes, à lui? Quelques secondes ainsi, essayant de comprendre en vain, en silence. C’était vrai qu’il était aussi devenu tout ce dont j’avais envie, et que rien que lui nu contre moi, je ne demandais pas plus. Mais bizarrement, je n’arrivais pas à concevoir cette idée chez un autre, étant moi au coeur du concept. Problème d’estime encore, j’imagine. Mais je finissais par le croire. Du moins, j’essayais de ne pas le contredire ou me plaindre. J’esquissais un simple sourire. « Je vois très bien, oui. » Il se mordait la lèvre et je voyais son regard brûlant de désir. Facile à reconnaître quand moi-même je l’arborais à chaque fois quand je le regardais et que mon imagination se laissait aller. Disons que si l’on continuait comme ça, l’un de ses fantasmes se réaliserait probablement ce soir.

Je laissais couler le passage de sa peur. Après tout, on ne se connaissait pas si bien que ça — bien que j’avais l’impression de le connaître depuis toujours quand j’étais à ses côtés — et on avait encore des tas de choses à apprendre l’un de l’autre, l’un sur l’autre. Et je crois que les choses les plus importantes à dire sont les plus difficiles. Mais je comptais bien les aborder, ce soir ou un autre jour — je voulais tout savoir sur lui, et sur sa vie, même si cette dernière me semblait bien chaotique. Peut-être pas au jour d’aujourd’hui, mais son passé me paraissait difficile. Peut-être même plus que l’était le mien… Mais en tout cas, rien ne pouvait me faire partir. Rien ne me ferait quitter son emprise, j’étais perdu, et j’avais atteint le point de non retour.

Heureusement, je me retrouvais bien vite contre lui au beau milieu de mon salon, ses lèvres rejoignant les miennes alors que mes mains passaient de ses épaules à sa nuque, et que les siennes se resserraient sur mon dos. D’où ma petite remarque, comme quoi ça me donnait l’impression de lui appartenir. « Tu n’en n’a que l’impression ? » J’esquissais un sourire à sa réplique. Alors c’était le cas? J’étais à lui? Je crois que rien ne pouvait me faire plus plaisir. Mais étant bien décidé à le taquiner quelque peu, je lançais : « Tu sais que ça se mérite? » le sourire accroché aux lèvres. « J’accepte de t’appartenir si tu en fais de même. Plus de petites aventures à droite à gauche, si ce n’est avec moi. » Oui, ça serait la condition. Et je crois qu’en fait, c’était les conditions pour former une relation. Un couple. Bordel, ce que ça me faisait bizarre de penser à ce mot. Couple. Ça paraissait tellement évident à la vue de la situation, et au vu de ce que je ressentais, mais mettre ce mot là dessus, enfin, je n’y croyais toujours pas. Et il me confiait en plus qu’il s’améliorait à mes côtés. Et je ne pouvais pas être plus touché que par ces paroles. Alors, pour simple réponse, je lui offrais un baiser plein de tendresse, de douceur et d’amour. Oui, d’amour. Une main sur sa nuque et l’autre sur sa joue, je l’embrassais plein d’émotions en tout genre. Et l’une de ses mains se posait sur ma taille, alors que l’autre restait bien logée dans le creux de mon dos, ne desserrant pas une seule son étreinte. Ma main sur sa joue venait finalement glisser le long de son torse, pour ensuite passer en-dessous de son haut pour se poser au niveau de ses abdominaux, à même la peau. Contraste déchirant, puisque ma paume était gelée, et sa peau brûlante.

Je détachais enfin mes lèvres des siennes, le sourire accroché à celles-ci. « Qu’est-ce que tu veux que je te cuisine, alors? »


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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mar 10 Fév - 23:12


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Il voit très bien. À ces mots, je ne peux m’empêcher de sourire parce que s’il voit la même chose que moi, je devine facilement les pensées qui l’animent et je suis bien heureux de ne pas être le seul dans cette situation. De mes souvenirs, je n’ai jamais eu autant envie d’être avec quelqu’un – et ce n’est pas seulement sur le plan sexuel, c’est vraiment un tout et j’ai comme l’impression qu’Aless représente tout ce dont j’ai besoin ; tout ce dont j’ai toujours eu besoin sans l’admettre et sans le comprendre. Et maintenant qu’il est entré dans ma vie, je n’ai pas l’intention de faire le connard, je n’ai pas envie qu’on fonce dans une histoire merdique et qu’au final, on se retrouve plus mal qu’on ne l’était auparavant. Avec lui, je souhaite réellement que ce soit différent et s’il faut que je prenne sur moi et que je fasse des efforts pour cela, je suis prêt à le faire, tout comme je me sens prêt à lui confier quelques secrets qui définissent mon existence et qui font de moi l’homme que je suis aujourd’hui. Ce sont des choses que je n’avais jamais envisagées avant, mais toutes mes perspectives changent grâce à lui.

Et même si on se taquine dans nos propos, ça n’en reste pas moins sincère. Je le garde contre moi, mes mains toujours dans son dos, incapable de faire autrement. Je lui demande s’il n’en n’a vraiment que l’impression qu’il est à moi et ce qu’il me balance ensuite me fait doucement rire. En somme, il faut que je lui appartienne, s’il je souhaite qu’il m’appartienne également et cela implique forcément de dire adieu aux aventures, à ces nombreuses conquêtes et aux coups d’un soir en tous genres. « Oh. » Fis-je en faisant la moue. Je le fais exprès, évidemment. Mais j’aime tellement le taquiner que je ne sais pas faire autrement, j’en rajoute toujours une couche. « Vraiment plus aucune aventure ? Genre, zéro, rien ? Chaud… » Je penche la tête sur le côté avant de rire franchement, assez fier de mes conneries, ouais, mais ça, ce n’est pas nouveau. « Tu seras ma grande aventure, alors. » J’ajoute finalement avant de déposer un simple baiser sur ses lèvres. Je m’en fiche des petites aventures, je m’en passe facilement. Et, Aless me semble bien plus important qu’une partie de jambes en l’air avec un(e) inconnu(e).

On s’embrasse de nouveau après mes mots et je le garde encore contre moi, toujours un peu plus près, et décale une de mes mains jusqu’à sa taille, mais l’autre reste bien en place dans son dos. Je n’ai pas envie qu’on s’éloigne, c’est plus fort que moi, j’ai besoin qu’on soit proches. Je sens en même temps que sa main glisse de ma joue pour rejoindre mon torse, glisser le long de celui-ci et passer sous mon t-shirt. Sa main froide contre ma peau brûlante me tire un long frisson ainsi qu’un soupir au moment où nos lèvres s’éloignent. Bon sang. Rien que le contact de sa main me rend fou… « Je n’sais pas. Je n’ai pas vraiment les idées claires quand nous sommes si proches. » Ou tout du moins, j’ai des tonnes d’autres idées, mais elles ne concernent pas franchement la bouffe, loin de là, même. Allez, je me concentre, je prends sur moi, je fais des efforts et je me comporte comme un homme civilisé. « T’es trop perturbant pour ma santé mentale. » J’ajoute dans un petit rire, bien que je sois complètement sincère.

Je glisse mes lèvres contre sa mâchoire que je mordille légèrement avant de les descendre dans son cou qui subit également quelques morsures et dans lequel je dépose quelques baisers. Je sais, si je continue ainsi, on n’arrivera jamais à quitter ce salon et au final, on ne fera pas grand-chose, si ce n’est toutes les pensées qui circulent actuellement dans ma tête et qui me donnent des tonnes d’idées. Bon, j’ai dis que j’allais être un mec civilisé. « Fais comme tu le sens, je ne suis pas bien difficile. » Finis-je par dire dans un sourire alors que je relève la tête afin que nos regards se rencontrent.
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Alessandro L. Wade
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mer 11 Fév - 8:39

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Cette nouvelle relation nous amène même à être possessifs. Bon, j’avoue que la jalousie et la possessivité chez moi, c’est comme une seconde nature quand j’aime la personne, mais ça ne m’a pas l’air le cas chez Dean. Alors s’il veut que je lui appartienne, il allait devoir m’appartenir aussi. Et ça voulait dire plus aucune aventure ou coup d’un soir — il fallait se contenter de moi, et rien que moi. Oh, dit-il en faisant la moue. Oh? J’arquais un sourcil. « Vraiment plus aucune aventure ? Genre, zéro, rien ? Chaud… » Je me desserrais un peu de son étreinte, reculant d’un pas. Il était sérieux là? J’analysais ses traits pour savoir s’il se moquait de moi, et évidemment, oui. Il se mit à rire. Il était clairement en train de me taquiner et de jouer une nouvelle fois avec mes nerfs. « Bah, si tu me laisses aller chez Luis et d’autres de son genre pour ‘faire connaissance’, tu fais ce que tu veux hein… » Je ne le laisserais pas gagner, il ne fallait pas rêver. Et je savais que cette réplique ferait son effet. Pauvre employé, j’espère qu’il ne se ferait pas renvoyer… Mais voilà qu’il me rétorquait quelque chose qui m’arracha un sourire. « Tu seras ma grande aventure, alors. » Il était adorable. Dites-moi comment je pouvais ne pas craquer devant ça? Je feins l’exaspération, roulant des yeux exagérément. « C’que tu peux être gnan-gnan quand tu t’y mets, j’en vomirais presque. » Puis, je replantais mon regard dans le sien, mon sourire amusé s’élargissant à la suite de son baiser. Dans ce qui s’approchait du murmure, je lui glissais : « Ça me va. Tu es déjà la mienne. »

Nouveau baiser, et je crois que je ne m’en lasserai jamais. Non, ça n’arrivera pas. Ma main glissait le long de son torse pour venir se loger sur ses abdominaux sous son t-shirt à même la peau. J’avais eu besoin de ce contact charnel, c’était comme nécessaire, ça faisait trop longtemps. Ma paume froide contre sa peau brûlante le fit frissonner, et lorsque nos lèvres se séparèrent, un soupir lui échappa, ce qui m’arracha un nouveau sourire satisfait. L’air de rien, je lui demandais alors ce qu’il voulait que je lui cuisine, comme convenu. Je n’étais pas un chef non plus, mais je me débrouillais. « Je n’sais pas. Je n’ai pas vraiment les idées claires quand nous sommes si proches. T’es trop perturbant pour ma santé mentale. » J’arquais un sourcil, l’air faussement surpris. « Ah? » fis-je, alors que mes doigts s’aventuraient à glisser habilement sur ses muscles, se dirigeant vers son bas-ventre  lentement, dangereusement.

Et ses lèvres rejoignirent ma mâchoire, alors qu’instinctivement je penchais la tête sur le côté pour lui donner le plein accès. Il la mordillait de ses dents, avant de glisser jusque dans mon cou pour lui faire subir le même traitement accompagné de baisers, alors qu’un long soupir s’échappait d’entre mes lèvres. Bordel. On n’allait pas avoir de quoi bouffer ce soir s’il continuait à me m’allumer comme ça. « Fais comme tu le sens, je ne suis pas bien difficile. » Et il stoppait ses gestes, relevant la tête comme si de rien n’était pour me regarder de son air faussement innocent. « Tu dirais quoi d’une pasta box qu’on mangerait tranquillement dans le lit devant la télé? » Ma main glissait de plus en plus bas, et je la retirais une fois que j’arrivais à la lisière de son jeans. Les pasta box, ce n’était pas ce qu’il manquait dans mon frigo, étant donné que c’était notre principale source d’alimentation à ma fille et moi. En plus, c’était rapide, et on pourrait aller tranquillement se poser pour dîner.

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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mer 11 Fév - 18:38


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Pourquoi parle-t-il encore de Luis ? Je fronce les sourcils et secoue la tête de gauche à droite alors que je plante de nouveau mon regard dans le sien. D’accord, c’est de ma faute, j’ai fais une mauvaise blague, mais on voyait bien que j’étais en train d’en rire, mais non, il faut encore qu’il me parle de mon barman… Je n’avais rien contre lui jusqu’à maintenant, mais je crois qu’à présent, ça va être différent (ouais, ce n’est pas très sympathique, mais soit). Mais après tout, il n’avait pas besoin de faire des avances à Aless… et même s’il ne savait pas pour nous, je m’en fiche. « Finalement, c’est peut-être moi qui vais t’enfermer… » Dis-je dans un petit sourire alors que je garde mon calme par miracle. Oui, j’aurai pu me foutre en rogne, mais je me contiens parce que je sais que c’est pour rire et qu’il n’en fera rien – après tout, je n’ai pas l’intention de vivre d’autres petites aventures maintenant qu’il est dans ma vie. C’est la première vraie relation que j’entreprends, je vais apprendre au fil du temps, mais je sais déjà que la fidélité est importante. Je lui annonce alors qu’il sera ma grande aventure et voilà qu’il se fiche gentiment de ma gueule. Un soupir m’échappe mais il disparaît bien rapidement lorsque mes lèvres se posent un instant contre les siennes, avant qu’il ne m’annonce que je suis déjà la sienne.

Et sa main qui glisse contre ma peau brûlante me tire des frissons. C’est vraiment dingue l’effet qu’il me fait, je ne résiste jamais et dès qu’il me touche, mes pensées s’envolent et ma conscience s’enterre parce qu’elle sait qu’elle ne sert plus à rien. Alors lorsqu’il me demande ce que je souhaite, je ne peux vraiment pas lui répondre quelque chose de cohérent parce que je n’en sais rien et qu’il me perturbe beaucoup trop, comme je lui fais comprendre. Et le pire dans l’histoire, c’est qu’il en joue encore plus – j’en ai la preuve et la confirmation avec ses doigts qui glissent contre mes muscles et qui se dirigent vers mon bas-ventre. Mes muscles se contractent automatiquement, je mordille ma lèvre et tente réellement de faire surface et ne pas me perdre dans l’ouragan des sensations.

Mais en guise de vengeance, je dévie mes lèvres jusqu’à sa mâchoire que je mordille lentement, doucement, presque tendrement, pendant quelques secondes avant de rejoindre la peau sensible de son cou qui subit les mêmes assauts. Je m’amuse ainsi, je me joue aussi de lui et je sais qu’il apprécie puisqu’il m’en offre l’accès sans le moindre problème. Et je m’arrête tout aussi brusquement avant de lui répondre autre chose. Sourire aux lèvres, j’écoute sa proposition et hoche doucement la tête, mais je suis bien incapable de dire quelque chose puisque sa main glisse encore et me bousille les neurones. Oh, bordel. Il veut ma mort, ou quoi ? Et j’ignore si je suis soulagé ou frustré lorsqu’il la retire, mais au moins, je retrouve un peu le contrôle de moi-même.

« Ça me va très bien. » Finis-je par dire en réduisant de nouveau l’espace entre nous, afin que nos corps soient collés. Je remonte mes mains au niveau de son visage et les glisse dans son cou avant de prendre possession de ses lèvres. Une main reste à sa place, alors que l’autre descend de nouveau dans son dos pour qu’il reste bien contre moi pendant que ma langue se fraie un chemin entre ses lèvres, venant rejoindre la sienne pour rendre cet échange encore un peu plus langoureux. Et c’est seulement lorsque le souffle me manque que je m’en détache, non sans mordre celle du bas, avant de lui offrir un sourire conquis. « Voilà. Maintenant, tu peux t’occuper du repas. »
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Mer 11 Fév - 19:08

undisclosed desires

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Je ne pus retenir un petit rire lorsqu’il fit une nouvelle fois preuve d’une gentille jalousie quand je mentionnais son barman un peu trop entreprenant. Il avait secoué la tête à ma proposition d’une relation dite libre qui irait dans les deux sens, à savoir qu’il continuerait ses milles et unes conquêtes, mais que moi j’irai faire connaissance avec son petit employé qui s’était bien plu à me draguer, et bien d’autres personnes. Ah, alors ça l’intéressait moins d’un seul coup? « Tu te sentirais inspiré par 50 Nuances De Grey qui sort au cinéma aujourd’hui? » lui répliquais-je dans un petit sourire mesquin. Bien sûr, je ne comptais certainement pas aller voir ailleurs. Dean me suffisait amplement, et j’étais toujours dans l’optique que j’avais de la chance qu’il s’intéresse à moi alors que je ne le méritais pas, donc hors de question de foirer cette relation, de n’importe quelle manière. Et si j’aimais, j’étais fidèle. Mais quand il devenait niais et m’annonçait que je serai sa ‘grande aventure’, je me moquais gentiment de lui, non sans lui avouer à mon tour qu’il était déjà la mienne, alors que je lui offrais un petit baiser.

Mais bien vite, ma main qui se trouvait sur sa peau se faisait baladeuse, glissant de plus en plus dangereusement sur ses muscles qui se contractaient instinctivement au passage de mes doigts, arrivant jusqu’à son bas-ventre que je caressais d’un simple effleurement. Il se mordait la lèvre, et je prenais un malin plaisir à le voir perdre pied. A voir qu’il perdait la raison, qu’il n’arrivait plus à réfléchir ni à penser droit, et j’imaginais bien tout ce qui lui passait par la tête. Et ça n’eut pas d’autre réaction que de me planter un sourire amusé sur les lèvres.

Sauf qu’il retournait la tendance dans un élan de conscience, venant me mordre la mâchoire et la fine peau du cou, et divaguant instantanément, je le laissais entièrement faire sans crier gare. Et quand je lui offrais l’accès total, il se retirait. Ah bordel, il voulait vraiment jouer avec moi? Parce que je savais exactement quoi faire pour le rendre dingue et je ne le laisserai pas gagner, pour rien au monde. C’était de la torture, ce qu’il venait de me faire subir. Du coup, je stoppais mes caresses sur son bas-ventre et retirais ma main. Bien dommage puisque j’arrivais à la partie la plus intéressante, à la limite de son jeans…

Pasta box dans le lit à mater la télé, voilà ce qu’était ma proposition de dîner romantique à la chandelle. Non, je me rattraperai un autre jour, je m’en fis la promesse, mais ce soir je n’avais juste pas envie. Je voulais simplement me remplir le ventre car j’avais faim, et ensuite me poser contre lui pour le reste de la nuit, à discuter, se raconter des histoires, et plus s’il le fallait. Après tout, quand je pensais à comment on réagissait rien qu’avec un simple contact, qu’est-ce que ça serait si on avait à notre disposition un lit deux places dans lequel on ‘dormirait’ à deux, corps contre corps? Je serais curieux de voir si Dean y résisterait. Non, la question serait plutôt de voir combien de temps il résisterait. M’annonçant que le repas lui irait, il me ramenait tout contre lui alors que ses mains glissaient dans mon cou, me tirant un long frisson coupé court par son nouveau baiser inattendu. L’une de ses mains se posait à nouveau dans mon dos pour me garder contre lui, alors que sa langue venait très rapidement rejoindre la mienne, rendant notre échange langoureux à souhait. Une main toujours sur sa nuque, j’y serrais mes doigts en intensifiant ce contact, y ajoutant une bonne dose de passion à m’en faire perdre le souffle. A Dean également à ce que je voyais, puisque quand il se détachait enfin de mes lèvres, il était à bout de souffle, mais un sourire ravi ornait ses lèvres. Bordel, j’étais sérieux quand je disais que je me damnerai pour lui. Maintenant je peux m’occuper du repas? « Je sais pas. Même si c’est qu’à mettre au micro-ondes, je risque d’être distrait tant t’es sexy. » Oui, il fallait bien l’avouer, si j’avais pas une faim de loup qui faisait résonner mon ventre, je lui sauterais dessus, là, tout de suite. Je m’éloignais enfin de lui pour rejoindre la cuisine ouverte. Ça valait mieux, il fallait que je reprenne mes esprits, que mon corps se refroidisse un peu. Je n’en pouvais plus de cette adrénaline qu’il s’amusait à faire monter en flèche à en faire exploser les records, et que je me devais de faire redescendre, sans cesse. Je sortais deux boites du frigo que je mettais au micro-ondes, puis trois minutes après, je les sortais et me dirigeais vers ma chambre. « Bah alors, tu viens ou tu veux passer la nuit tout seul sur le canapé à repenser à chez toi? » lui lançais-je dans un sourire malin.

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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Jeu 12 Fév - 17:15


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Ne plus vivre de petites aventures ne me dérange absolument pas, même si cela change radicalement ma vie puisque je ne me voyais pas du tout en couple. À mon sens, cela représentait une forme d’enfermement, une privation de liberté – être en couple demande de faire des efforts quotidiennement et avant Aless, je ne m’en sentais pas du tout capable. Je ne m’imaginais pas dans une vie à deux et encore moins avec un mec qui avait déjà un enfant, mais il faut bien admettre que mes perspectives ont changées et qu’à présent, je suis prêt à le faire parce que j’ai envie que cela marche entre nous et que je suis bien plus accroché à ce jeune homme que ce que je veux bien admettre. « Uh. » Oui, c’est la seule réponse que je sois en mesure de donner après sa question. Il y a certains moments où je ne parle plus, mais je ne fais que des bruits qui donnent pourtant des réponses très claires et précises – ou pas -. Mais en fait, je me concentre bien davantage sur lui, et sur le fait qu’il se fiche adorablement de ma gueule (un autre aurait pu s’en prendre une) et que cela me fait doucement sourire, bien que je soupir malgré tout.

Mais il n’est pas évident de feindre l’agacement lorsqu’une main baladeuse glisse contre sa peau, et qui créée un contraste entre le chaud et le froid ; un peu comme lui qui souffle sur les braises de mon désir, d’ailleurs. Lorsqu’il fait cela, je suis bien incapable de me remettre les idées en place et j’en oublie jusqu’à la terre entière. Un tremblement de terre aurait lieu que j’en aurai rien à fiche tant je suis perdu dans cette bulle que l’on semble se construire au fil du temps. Et je souris encore alors que je reprends un peu le contrôle de moi-même parce qu’il le faut bien et que je n’ai pas envie de perdre un peu plus la raison. Je l’embrasse une nouvelle fois et m’amuse à mordre sa mâchoire ainsi que la fine peau de son cou ; après tout, je ne vois pas pourquoi je devrais être le seul dans tous ses états.

Il faut que l’on mange, que l’on se sépare un instant, mais ça semble au-delà de mes forces puisque je reviens prendre possession de ses lèvres, plus langoureusement cette fois, avec toujours un peu plus de possessivité dans mes gestes, puisque je le tiens encore tout contre moi, comme si je craignais qu’il ne disparaisse à tout instant. Une pensée ridicule, mais elle me tiraille dès l’instant où quelqu’un s’installe dans ma vie. À bout de souffle, je recule mon visage et lui murmure quelques mots avant de rire en écoutant les siens. « L’avantage, c’est que rien ne brûlera quand même. » C’est certain qu’avec une petite cuisson au micro-onde, il n’y a aucun risque qu’on brûle la cuisine et c’est un avantage. Il s’éloigne de moi et je le laisse faire, cela me permet de reprendre un peu mon souffle et faire en sorte que la pression redescende un peu. Si je m’écoutais, franchement, on ne mangerait pas. Mais il faut réellement que je me calme, putain… Aless me rend tellement fou que j’en perds même le sens des priorités dans la vie.

D’ailleurs, je suis tellement perdu dans mon monde que je ne réagis pas de suite et je ne le vois pas qui prend la direction de sa chambre. Je ne retombe vraiment dans le moment que lorsque j’entends le son de sa voix et cette remarque qui me tire un sourire. « La ferme. » Parce que ouais, il ne faut pas qu’il me remette ces idées en tête alors que j’étais à peine en train de me remettre de nos échanges là. Je me décide quand même à le suivre et je le rejoins en seulement quelques pas afin que l’on aille jusque dans sa chambre. « T’as le chic pour me mettre des images perverses en tête. » C’est le moins que l’on puisse dire…
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Jeu 12 Fév - 19:36

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J’adorais me moquer de lui. C’était gentil bien sûr, loin d’être sérieux, mais ça m’amusait grandement. Il fallait qu’il s’habitue en tout cas parce que je ne comptais pas m’arrêter. C’est dingue, quand je regarde où on en est déjà je me dis que c’est impossible, et pourtant on en est là, à se dire des mots doux, s’embrasser sans cesse et devenir jaloux et possessif. Et le pire? C’est que ça me plait, et que ça ne me parait pas du tout déplacé. Je me sens tellement bien, tellement à l’aise, que j’aurais presque l’impression que c’est normal. Or, ça c’est fait tellement vite…

Oh, et l’attirance, on en parle de celle là? Non, parce qu’elle est toujours présente, elle ne me quitte pas d’une semelle. J’ai sans cesse besoin de le toucher, d’avoir une main sur sa peau, et je le prouve bien quand mes doigts glissent sur ses abdominaux jusqu’à son bas-ventre. Ça me lance des signaux, ça m’envoie des images dans la tête qui me donnent des envies pas nettes. Qui me donnent envie de balancer ces pasta box au diable et de le plaquer contre un mur pour assouvir le moindre de ses désirs. Et tout ça, je sais qu’il le comprend bien, je sais qu’il le partage. Il vient d’ailleurs me mordiller la mâchoire et la peau du cou, ce qui me laisse échapper un soupir, avant de se retirer brusquement, chose que je fis également avec ma main. C’était de la torture. Pure et simple. J’avais juste envie de lui crier qu’il arrête ça et qu’il me possède une bonne fois pour toutes, plutôt que de me faire languir comme il le faisait si bien.

En tout cas, il fallait que je mange. J’avais beau me répéter « non, t’en as pas besoin, ça ira », je savais que ça n’irait pas si je n’avalais rien. Je n’avais pas mangé de la journée, ça avait été assez le bordel à l’hôpital et j’avais pas eu une seule minute pour moi. Puis quand j’étais allé voir Dean à La Taverne, j’étais tellement stressé que la boule qui me tordait le ventre repoussait la faim bien loin. Mais là, maintenant que j’étais bien, elle revenait au galop et je savais que si je sautais le repas, j’allais faire une syncope. Et je ne voulais pas faire paniquer Dean pour rien. S’il voulait que je tienne toute la nuit, une portion de pâtes s’imposait. Mais non, il ne comptait pas me lâcher. Il revenait m’embrasser, sa langue rejoignant vite la mienne, sa main se resserrant dans mon dos, et je ne pus m’empêcher de sourire à l’idée qu’il était possessif. Il me libérait enfin, tous les deux à bout de souffle, me disant que je pouvais m’occuper de la bouffe. Sûr cette fois? Non parce que s’il m’embrassait de nouveau, j’allais craquer et ça serait fini. Je m’éloignais alors au plus vite pour aller les mettre au micro-ondes, lui lançant au passage qu’il me perturbait tant il était sexy, et il me rétorquait qu’au moins, rien ne brûlerait avec ce que je préparais. Ça c’est sûr, et ça valait mieux. Je m’imaginais déjà aux fourneaux, dos à lui, et lui qui viendrait derrière moi, collant son bassin contre mes fesses et… Raaah, non, stop. Le bip aigu qui annonçait la fin de la cuisson au micro-ondes me ramena à la réalité, et je sortais les box. Je me dirigeais vers ma chambre, une dans chaque main. Et je le rappelais à l’ordre, puisqu’il ne bougeait pas d’un pouce. Je lui lançais qu’il allait rester dans le canapé seul à repenser à ce qu’on a fait chez lui, s’il mettait encore plus de temps à me rejoindre. La ferme, me disait-il, et je souriais, satisfait. « J’aime quand t’es autoritaire comme ça. » le taquinais-je, même si je disais vrai. Il me rejoignait enfin et je pénétrais dans ma chambre, qui avait le volet fermé. « T’as le chic pour me mettre des images perverses en tête. » Ah oui? Tiens tiens… « Je serais curieux de savoir ce qui te traverse l'esprit... Tu partages? » me contentais-je de lui répondre dans un sourire évocateur. Il se devait de partager, ça me concernait après tout. J’allumais une petite lampe qui donnait une ambiance tamisée, sombre mais suffisant pour qu’on puisse quand même se voir. « Tiens. » lui dis-je en lui donnant son repas. « Tu vas voir, tu vas être épaté par mes talents de cuisinier. » lançais-je, l’air faussement sérieux. Je refermais la porte derrière nous, et allumais la télé, ne prêtant pas tellement attention au programme. Je retirais mes boots et me calais dans le lit, les jambes allongée et le dos reposant droit contre le mur. « Alors, tu viens, ou tu préfères réellement le canapé? Moi ça me dérange pas tu sais. » Je feins un air indifférent à cette idée, bien que je ne le laisserai certainement pas aller se pieuter dans le canapé alors qu’on était dans le même appart.

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Dean R. Westfield
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean Jeu 12 Fév - 20:18


love is an irresistible desire to be irresistibly desired. → ALESSANDRO & DEAN



Il aime lorsque je suis autoritaire ? Ces quelques mots me font rire alors que je secoue la tête de gauche à droite. Merde, il me désespère. Et je ne sais pas pourquoi, mais ces paroles, venant de lui, me font aussi quelque chose – ouais, en somme, ça me fait de l’effet. Non mais franchement, il n’a pas besoin de dire grand-chose pour que je sois complètement allumé et ça, c’est complètement dingue ! Pourtant, j’ai déjà eu de nombreuses attirances pour des mecs ou des gonzesses, mais jamais avec cette intensité qui me laisse parfois con. Je ne me l’explique pas et probablement que je n’ai pas envie parce que cela soulèverait trop de questions. « Ouais, je sais que ça t’excite. » Sourire aux lèvres, je le rejoins finalement afin qu’on aille jusque dans sa chambre et je lui balance aussi qu’il a le chic pour me mettre des idées perverses en tête et, merde, j’en ai tellement que je suis bien incapable de faire le tri parmi elles. Heureusement, on entre dans sa chambre, mais voilà qu’il veut que je partage mes idées. « Je ne sais pas. T’es pas assez sage. » Dis-je dans un petit soupir, comme si cela me fendait le cœur alors que non, je m’amuse encore un petit peu.

Il allume une lumière et me donne ensuite une boite avec des pâtes dedans, je le remercie simplement et secoue de nouveau la tête à sa remarque suivante, lorsqu’il se vante honteusement. « Je me sens trahi. » Je prends un air sérieux – bien que je ne le sois pas – et hausse les épaules en affichant une moue déconfite. « Je m’attendais à un repas prestigieux, digne de ma personne, quoi… Mais nada. Juste un truc qu’on réchauffe au micro-ondes. » Je poursuis sur ma lancée alors que je porte une main à mon cœur (oui, j’en ai un, salut). « Je suis meurtri, là. » Ouais, d’accord, j’en fais des caisses, mais quand même ! Il fallait bien que j’en rajoute quelques couches parce que c’est marrant et que je m’éclate d’un rien – c’est un avantage quand on se trouve en taule et qu’il faut trouver des occupations ! -.

« Dis pas des conneries. Toi et moi savons très bien que tu m’y rejoindrais. » Sourire en coin, je m’approche de l’autre côté du lit, m’assoit au bord juste le temps de retirer mes boots et m’installe aux côtés d’Aless, les yeux fixés un instant sur l’écran de télévision, mais je suis bien incapable de dire quel est ce programme et d’ailleurs, je m’en fiche totalement. « Avoue qu’tu fais une fixation sur mon canapé depuis la dernière fois ? » Je le taquine encore, parce que cela m’amuse et que bon, moi aussi j’y pense très souvent. D’ailleurs, j’y pensais encore lorsqu’on s’envoyait des messages, mais c’est normal. C’était franchement intense et je ne m’y attendais tellement pas que ça me laisse encore con lorsque j’y pense trop longtemps. « Je comprendrais tu sais… Je comprendrais même très bien. » J’ajoute dans un petit rire en tournant finalement mon regard vers lui.

Bon, il ne faut pas que je m’attarde trop longtemps parce que je ne risque pas franchement de manger – sauf si le manger lui pourrait me nourrir, hein -. Mais il faut sérieusement que je calme mes pulsions parce que cela devient franchement plus possible. Je soupir pour me remettre les idées en place et me concentre sur la bouffe. Je lâche un « bon app » avant de prendre la fourchette, piquer dans les pâtes et en manger une petite bouchée. « T’es vachement doué en réchauffage de plats déjà préparés ! Quel talent… ! » Oh, mais quel humour, dis donc.
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MessageSujet: Re: undisclosed desires Ϟ dean

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undisclosed desires Ϟ dean

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